
Sylvie Vartan dingue de mode, vous le saviez?
Personnellement, pas avant être tombé par hasard, sur cette publication de Paris Musées consécutive à une exposition sise au Musée Galliera d’octobre 2004 à février 2005…

Sylvie Vartan dingue de mode, vous le saviez?
Personnellement, pas avant être tombé par hasard, sur cette publication de Paris Musées consécutive à une exposition sise au Musée Galliera d’octobre 2004 à février 2005…

Two of the guest at New York Voguing club Escuelita
When i was in New-York city this summer i met my dear friend Karolina (dancer and designer), the one who brought me in this club. We were talking about a book dedicated to voguing: « Voguing and the House Ballroom Scene of New York ». Completely into street dancing Karolina gave me the whole story.
Fascinated i ask her to write a article about this moment of street culture, this a double post about it.

Some pictures of The world of super heroes ball a vogue ball organised by François Chaignaud and Cecilia Bengolea at la Ménagerie de verre.
Continue reading ‘Street | Vogue ball at la Ménagerie de verre’
Honoré de figurer dans cette sélection de blogs de vogue.com aux côtés de Face Hunter et Clothes on film, ainsi que des quelques lignes élogieuses sur mon activité ici.
de quoi s’agit-il ?
Les métiers de la mode et du luxe sont une industrie majeure.
Il est difficile aujourd’hui – et encore plus qu’hier – d’être uniquement un créateur de mode, difficile de ne pas participer à d’autres projets appartenant à la sphère créative globale.
Après avoir longtemps travaillé pour le théâtre et le cinéma, les stylistes de mode investissent à présent le graphisme, l’art contemporain, la photographie, le design industriel, la musique et même le jeu vidéo; on constatera aussi que le mouvement inverse se produit, des illustrateurs, graphistes, photographes, artistes plasticiens, musiciens et industriels se rapprochent de la mode. Le styliste est devenu un designer, c’est une question de génération.
Le Modalogue porte un regard sélectif qui vise à raconter des histoires, décrypter les styles et les tendances.
Il s’agit de mettre en avant les transversalités avec d’autres domaines artistiques, de montrer l’hybridité de la mode.
Il s’agit de découvrir ceux qui feront la mode de demain, de l’héritage d’hier à celui de demain.
Il s’agit de mettre en lumière l’implication des marques dans notre quotidien aussi bien sur le plan créatif et culturel, mais aussi stratégique et économique.
Il s’agit de prendre son temps.
« Au XXIe siècle, la mode sera transversale ou ne sera pas. »
what this all about ?
The business of fashion and luxury goods are a major industry.
It is difficult today – and even more than yesterday – only to be a fashion designer, it’s difficult not to participate in other projects within the creative sphere overall.
Having long worked for theater and film, fashion designers are investing in graphic design, contemporary art, photography, industrial design, music and even video games. We also find that the reverse occurs, illustrators, graphic designers, artists, photographers or musicians are investing in fashion.
Le Modalogue understand the implications and selective aims to decipher the styles and trends. Through a place, an event or the heritage of a brand he puts forward cross-over into other areas.
It highlights their involvement in our daily lives both creatively and culturally, but also strategically and economically.

With Face Hunter and Clothes on film on vogue.fr check ithere !
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Non, Air France Madame, n’est pas un ersatz de feu Jours de France(1). Ce n’est pas seulement un club de desperate housewives reservé aux femmes des hommes qui travaillent (!). Air France Madame est un magazine d’art de vivre pour des femmes exigeantes. Pour celles qui voyagent dans les meilleures conditions et qui portent une attention particulière à la mode, la culture, au design et à l’art.
Il n’y a pas à ma connaissance de revival sixties, je suis juste tombé sur les pages d’un article issu de je-ne-sais-quel magazine (sans doute un vieux Vogue) au fond d’une armoire. J’ai jugé bon en numériser certaines parties afin de les partager et en même temps faire ressurgir quelques noms du passé de la fashion.
Et Mary Quant créa la mini…
En 63, Mary Quant, sur le point d’inventer la minijupe, se lance dans la diffusion. Le Ginger Group va porter sa réputation au-delà des frontières. En 63, Barbara Hunalicki, créatrice de Biba, commence sa carrière en vendant des modèles par correspondance. En 63, John Stephen, qui peut se vanter d’être le fournisseur officiel des « mods », étend son empire dans Carnaby street où il possède cinq magasins.
À l’origine, ‘The Knack » est le titre d’un film de Richard Lester, ayant remporté la palme d’or à Cannes. Deux films coup sur coup vont faire de lui un cinquième Beatles. « Hard Day’s Night » d’abord, et puis surtout « Help ! », ce bijou clinquant, qui annonce l’ère du clip.
Ces films semblent à des années-lumière de la production britannique (« Samedi soir, Dimanche matin », »La solitude du coureur de fond ») très influencée par le groupe des jeunes gens en colère, les « angry young men ». Pour les générations montantes, ces jeunes gens font déjà vieux jeu. Leur colère épouse des formes trop conventionneUes. La lutte des classes suppose un fond d’aigreur et d’acharnement assez éloigné de l’état d’esprit actuel des teen-agers qui ne pensent qu’à se distraire, s’habiller, rire, sortir, boire, danser et, pour les garçons, posséder une voiture de sport. « Je trouve la vie formidable » est toute la philosophie que l’on peut attendre d’une « Chelsea girl ».

(c)David Bailey
Les Beatles lancent la mode de l’insolence
L’album de « Help! » marque un premier sommet dans la carrière des Beatles. On a du mal à imaginer ce que fut la « Beatlemania, » déferlant comme une tornade qui ne laissa personne au sec. Les Beatles imposent un ton nouveau. Dans la musique, mais aussi dans la vie. Primesautier et irrespectueux. Les insolences de John Lennon, loin de choquer, ravissent le public. Un soir de gala, il demande aux ladies endiamantées des premiers rangs de secouer leurs bijoux pendant que les autres spectateurs applaudissent. Une critique déclare qu’ils sont dépravés de la façon la plus agréable qui soit.
Produits de consommation s’il en fut, les chansons des Beatles n’en conservent pas moins une bonne humeur efficace et un charme incomparable, dont la formule ne semble pas s’être transmise. Ils font pourtant éclore une abondance de vocations. Des groupes éclatent sur le gazon anglais en parterre coloré : Kinks, Animals, Bee Gees, Deep Purple, Monkees, Pretty Things, Cream, les Who, bien sûr, et combien d’autres?

(c) Getty Images
Les Rolling Stones, eux, décapent
Seuls concurrents sérieux des Beatles : les Stones. Les premiers se contentaient d’être insolents, les seconds seront corrosifs. Les Rolling Stones décapent et sentent le soufre à plein nez. Ce que l’on apprend de leur vie privée a de quoi faire frémir les concierges de sa très gracieuse Majesté. « Quelle image de la jeunesse britannique vont-ils donner! « Laisseriez-vous votre soeur aller avec un Rolling Stones? » interroge la presse.
La soeur, elle, en tout cas, serait sûrement d’accord. Surtout si elle peut choisir Mick Jagger. Oh Mick! Une place lui revient de droit parmi les séducteurs de sa génération. Son physique l’aide. Il correspond, trait pour trait, aux critères en vigueur chez les jeunes: une bouche luciferienne et des bouclettes dignes de l’archange Gabriel. Sur scène, il est pareillement irrésistible. Tout à son balancement, l’époque aime les garçons qui bougent et se déplacent avec grâce : Bailey et Jagger, mais aussi El Cordobès, Noureev qui vient de débarquer à Londres, Albert Finney, caracolant dans « Tom Jones », et Terence Stamp dont toutes les filles de Chelsea sont amoureuses.

(c)David Bailey
Twiggy, 40 kilos, faux cils compris
La « Chelsea girl » correspond à notre minette du Drugstore. Une écervelée en bas blanc avec de longues jambes et une jupe courte. Elle rêve de la Schrimp, de Twiggy et de Penelope Tree. Les cover-girls concurrencent les vedettes de cinéma. Leur cachet les met sur un pied d’égalité. Ces filles qui pèsent lourd en dollars ne sont pas épaisses. Twiggy sera l’aboutissement d’une génération de limandes : à peine quarante kilos, faux-cils compris.
Sur ces planches à pain, la féminité se réfugie dans le maquillage et la chevelure. Presque toutes les beautés de l’époque seront échevelées, disparaissant sous des niagaras de franges et de mèches folles. Catherine Deneuve, Julie Christie, Françoise Hardy, Anita Pallenberg, Jane Birkin, Marisa Berenson sacrifient à cette vogue. C’est indispensable. Quoi d’autre? Une bouche pulpeuse et hardiment fardée de rose pâle et des yeux comme deux morceaux de charbon, bordés d’eye-liner, ourlés de khôl et frangés d’une double balayette de faux-cils.
Qui dit mieux? Twiggy qui invente de dessiner au crayon des cils sur sa paupière inférieure. Elle leur laissera son nom. Cela ne fait pas un peu pot de peinture? Un peu, en effet.

D.R
Quand les valeurs basculent
Dans Chelsea, les modes se suivent et s’emboîtent à toute allure. Une culture se montre d’autant plus généreuse que ce qu’elle offre n’est pas de très bonne qualité. Celle-cii jette par la fenêtre des trésors de pacotille. La mode obéissant à la jeunesse gagne en fantaisie ce qu’elle perd en expérience. Les stylistes (un mot nouveau) démodent le savoir-faire d’un Balanciaga, d’un Dior ou d’une Coco Chanel. Plus besoin d’apprendre à couper, ni même à coudre. Trois sous de malice suffisent à réaliser des petites robes de rien qui ont le charme acide des fruits verts (et font parfois, avec le recul, grincer des dents).
Cette époque riche invente une mode pauvre, peu faite pour durer. C’est une volonté chez Mary Quant. Elle déclare dans une interwiew que si une cliente renverse un verre de vin sur un de ses modèles, elle peut le lendemain le jeter sans regret. Pierre Balmain, à qui on rapporte ce propos, s’étrangle qu’il ne veut en aucun cas que l’on renverse de vin sur ses robes. « Et puis quoi encore? Pourquoi pas du Ketchup? »
L’incompréhension s’installe quand les valeurs basculent. Et elles basculent : on en arrivera, après avoir épuisé les joies du P.V.C. (Poly-Vynil-Choloride), aux robes en papier et aux créations métalliques de Paco Rabanne.
J’ai retrouvé une perle au bureau, un supplément au Vogue de février 1949, où l’illustrateur Éric croque les trente créateurs qui font la Couture parisienne.

Encore et toujours dans l’inégalable Vogue Italie de décembre, une superbe série photo de Steven Meisel. Un époustouflant jeu de camouflage entre le corps des mannequins, les tenues et les décors, le tout inspiré par les imprimés de l’été 2008. Overdose inhabituelle de couleurs et de motifs à consommer sans modération.