Curation | City magazine, logo

City, magazine international, revue mythique des années 80.

Une publication qu’aujourd’hui nous qualifierions de lifestyle et dont j’ai reçu il y a quelques mois une trentaine d’exemplaires couvrant la période 1984-1991.

En rouge et noir

City magazine c’est aussi la force d’un logo. Quatre lettres batons rouge vif mises en relief par une section blanche de 5 mm forment le mot « CITY ».

Une baseline en lettres capitales noires épaisses: « MAGAZINE INTERNATIONAL », le tout est encadré par un double rectangle noir au fond légèrement gris. Ce logo est imposant, percutant, dévorant presque la couverture. Les portraits souvent cadrés serrés, en noir et blanc ou vaguement sépia occupent la pleine et font jeu égal avec le logo, même lorsqu’il s’agit de Paolo Roversi, Peter Lindbergh ou Jean Baptiste Mondino! La ville est omnipotente.


n°10, avril 1985


n°28, décembre 1986-janvier 1987

Certains numéros ont su laisser place à des jeux typographiques bicolores en couverture.


n°30, mars 1987


n°48, décembre 1988-janvier 1989
Le logo sait passer au second plan dans une des rares couvertures en couleur, mais aussi une des plus belles, illustrée par Pierre Le Tan.


n°60, mai 1990

A l’aube des années 90, la taille du logo s’est réduite et son style s’est lissé avec l’arrivée de la PAO. Le logo est plus froid désormais et moins impactant que la version précédente.

La baseline et le nom des villes sont désormais écrites dans une typographie « light », plus élégante. La baseline est justifiée désormais jusqu’au bout du « Y ».


n°61, juin1990

Les portraits sont moins sérrés, la couverture est plus aérée, plus « blanche ». Maintenant les titres vont et viennent et ne sont plus confinés au bas de la couverture. Le texte adopte une nouvelle dynamique, plus libre.


n°64, octobre 1990


n°66, décembre 1990-janvier 1991

On rompt une tradition en remplaçant le rouge emblématique par une couleur jaune d’œuf. Paradoxalement la PAO et les logiciels de mise en page, ont parfois généré une certaine forme d’uniformaisation dont semble pâtir le logo de ce magazine. On reste nostalgique, car la première version du logo n’a jamais été égalé et les multiples retouches de celui-ci au début des années 90 semblent annoncer la fin de publication de ce magazine de prestige.

Le Modalogue Weekly #7

Cette semaine, entraîné par la voix de la sulfureuse Florence Welsh (aka Florence and the Machine, dont j’ai bien aimé l’album situé quelque part entre Janis Joplin et Kate Bush) je me suis arrêté sur Guy Aroch, photographe de son état. Ses derniers travaux ont une douce esthétique oscillant entre seventies et eighties, ne manquez pas dans le diaporama, la superbe Lily Cole vêtue de rouge-fatal !

J’ai re-découvert les jolies filles so eighties peintes par Patrick Nagel (1945-1984). Toujours dans un registre très mode, mais plus contemporain, je vous invite à voir les fashion film de Jason Last et écouter Domenico Dolce quand il dit « The web, for luxury brands, is not the future but the present. »

Si vous passez par Bruxelles profitez-en pour visiter Papers un nouvel espace (créé par Jean-Philippe Arnould) consacré au papier sous toutes ses formes, lieu d’exposition (dont la première fût inaugurée par Pierre Le-Tan), lieu de collection (on y trouve des feuilles vierges issues des manufactures européennes encore en activité) et lieu de rareté (on y trouve entre autre des gouaches de Georges Lepape pour Paul Poiret).

Pierre Le-Tan

 

En fouillant dans ma bibliothèque, j’ai (re-)trouvé quelques ouvrages de l’illustrateur Pierre Le Tan, voici l’occasion de faire un petit billet à son sujet…

Dessinateur, illustrateur, Pierre Le-Tan est né en 1950 à Paris, fils d’un peintre indochinois, Le-Pho, et d’une mère parisienne.
Vous connaissez peut-être mieux sa fille Olympia (so hype), mais le lecteur des magazines « New Yorker« , qui le révèlera en 1969, « Vogue Décoration » ou encore « The world of interiors » le connaît bien ainsi que le lecteur des romans de Patrick Modiano dans la collection Folio.
Il expose régulièrement ses dessins mêlant encre de chine et aquarelle à Paris, New York et Munich. Ses sujets sont variés, parmi lesquels on retrouve souvent les gens de la mode et des arts.
Il vit et travaille à Paris.

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