Virgule, les archives Roger Vivier

Le Palais de Tokyo sous le commissariat d’Olivier Saillard, propose une exposition de 140 créations de Roger Vivier. Passionné par « la ligne », celui dont la carrière débuta dans les annes 30, s’est toujours vu comme un sculpteur plutôt qu’un chausseur.

Inspiré par la peinture française, l’Orient, l’Afrique, le XVIIIe siècle… partenaire exclusif de la Maison Dior vers la fin des années 50, il lança le talon aiguille en 1954 et créera l’emblématique talon « Virgule » en 1963 année de la création de sa marque.

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« Who is affraid by blue, red and yellow? » Sérigraphie

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Masque à déformation faciale, culture Fang, Nigéria

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Tête réduite, culture Jivaros Equateur

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Tête gardienne de reliquaire

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« My sweet rose », étude sur toile à l’encre de Seiche

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De gauche à droite: « Coquille de Murex » eet »Ex-Voto aux moissonneurs »

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« Madone aux pompes blessées », marbre jaune de Sienne

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Grand Sphinx

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« Anywhere, Anywhere, Out Of The World », Philippe Parreno au Palais de Tokyo

« Anywhere, Anywhere, Out Of The World » est le nom de l’installation en cours au Palais de Tokyo. Philippe Parreno, artiste aux pratiques diverses, investit les lieux à coup de LED, vidéos et montages mécaniques le tout sur fond d’Igor Stravinsky. La topographie de Palais de Tokyo se prête parfaitement à la carte blanche allouée à l’artiste. Le long d’un parcours protéiforme, on circule, hypnotisé par les flashs lumineux et les couleurs vives des diodes au sein de l’œuvre mouvante de Philippe Parreno.

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New Wave, Nouvelles Vagues

La Nouvelle Vague c’est Godard, Truffaut… Bernadette Lafont (RIP).

Nouvelles Vagues s’inspire de cette époque du cinéma français pour titrer une immense exposition qui se tient principalement au Palais de Tokyo et se diffuse dans toute la ville de Paris, jusqu’au 9 septembre. Au menu 21 commissaires d’expositions ont sélectionnés des centaines d’œuvres, éclectisme et richesse des propositions sont au menu.

Au fil de cette monstration naît une réflexion sur le métier de « curateur » (« celui qui prend soin » en français) dont on parle tant aujourd’hui. Le curateur est multidisciplinaire, transversal. C’est une nouvelle génération qui emmène avec elle une nouvelle façon d’appréhender l’art. Le curateur « met en scène » une exposition, il est story-teller, raconte une histoire autour d’un thème ou d’un artiste.

On est tenté de rapprocher le terme de « curateur » de celui de « sélecteur » (cool-hunter) employé depuis une dizaine d’années par les spécialistes de la mode et de tout ce qui touche de près ou de loin au lifestyle? Sarah de chez Colette n’est-elle pas « curatrice » d’objets certes « de consommation » mais qui sont souvent produits en édition limité? Andy Warhol disait bien « Quand on y songe les grands magasins sont un peu comme des musées. »

Pour compléter: Lire l’article passionnant d’Emmanuelle Lequeux, « Curateur, le plus jeune métier du monde ».

Ci-dessous: Ricardo Brey, Wing Beats, 2006, curateur Jesse McKee (Canada)

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Emilie Pitoiset dont les réalisations et la démarche rappellent celles du collectif berlinois Bless. Ici l’objet (le vêtement) est dans un entre-deux temporel, passant du rang d’objet à celui d’objet ritualisé (objet d’art).

Ci-dessous: Emilie Pitoiset, The story teller, 2013, curatrice Sinziana Ravini (Suède)

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Ci-dessous: Emilie Pitoiset, La Doublure, 2013, curatrice Sinziana Ravini (Suède)

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Ci-dessous: Emilie Pitoiset, Les indiscrets, 2013, curatrice Sinziana Ravini (Suède)

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Au sein du Palais de Tokyo, les passages entre les différents lieux d’expositions sont laissés à l’état brut.

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Un dessin représentant le Palais de Tokyo, méticuleusement gratté par l’artiste Leyla Cárdenas. Œuvre éphémère, où le mur support de la création, révèle ses secrets et son histoire avant d’être nettoyé et recouvert par la peinture blanche, prêt à recevoir les nouveaux accrochages.

Ci-dessous: Leyla Cárdenas, Removido, 2013, curatrice Anca Rujoiu (Roumanie)

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L’installation « Going away » réalisée par les étudiants de la Columbia University’s Graduate School of Architecture et avec le concours de Phillip Anzalone (directeur du LABS) et de Michel Serratrice (architecte) étudie les frontières entre art plastique et architecture et notre rapport à l’espace.

Les étudiants de la Columbia University’s Graduate School of Architecture (Arkadiusz Piegdon – Claire Kao – Da vi Weber – Diego Rodriguez – Harry Byron – Jaclyn Jung – Jim Stoddart – Mondrian Hsieh – Sissily Harrell – Taylor Miller – Tianhui Shen – Vahe Markosian) avec l’artiste Tomas Saraceno, « Going away », 2013

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Véritable nœud gordien, les hybridations « synaptiques » urbaines et végétales de l’artiste brésilien Henrique Oliveira (ci-dessous). Tout comme chez Leyla Cárdenas (plus haut), la structure du bâtiment fait corps avec l’œuvre et semble ouvrir une troisième voie d’interprétation.

Ci-dessous: Henrique Oliveira, Baitogogo, curateur Marc Bembekoff (France)

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Ci-dessous: Henrique Oliveira, Baitogogo, curateur Marc Bembekoff (France)

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M/M (Paris)

 

Les graphistes M/M sont Michael Amzalag et Mathias Augustyniak issus de la prestigieuse école des Arts Décoratifs sont aujourd’hui des stars du graphismes. Ils embrassent largement, depuis près de dix ans, le spectre art-graphisme-mode. On ne compte plus leurs collaborations avec des « stylistes-artistes » comme Yohji Yamamoto, Jil Sander ou encore avec le Palais de Tokyo. Ils sont actuellement une référence incontournable du domaine de la création artistique et des métiers de la création.

Leur site (un peu hermétique, quand on y est pas habitué)

A lire

Article du journal Le Monde