Tag Archive for 'Paco Rabanne'

Pacoby me…

Women by are like unicorns: desirable, elusive and magical!
I imagine this digital illustration for Pacoby, Tumblr of Paco Rabanne.

Les femmes de Paco Rabanne sont comme des licornes: désirables, insaisissables et magiques !
Illustration numérique imaginée pour Pacoby, le Tumblr de Paco Rabanne.

PacoLab x Amélie Riech

Last evening at galerie Some/Things  presented the new collection of accessories (fall/winter 2012/2013) made with the collaboration of . Continue reading ‘PacoLab x Amélie Riech’

Curation | Nues: Rabanne x Clemmer

Un livre de mode où l’accent est mis sur l’érotisme. Publié en 1969, année érotique comme l’interprétait l’auteur du Poinçonneur des lilas, cet ouvrage se veut intégré à son époque où, dixit ,  un de ces auteurs, « toutes les formes d’expression sont baignées de sensualité ».

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Good Morning | Rebel Rebel !

Before the fittings — Safety pins in the ears, handcuffs necklace, pins of famous old bands ( and Dead Kennedys) on this young model, punk’s not dead in the backstages of ’s Summer Spring 2011 collection.

Can’t wait to see what the new artistic director of Paco Rabanne is planing now !

NB: If you don’t know David Bowie’s « Rebel Rebel » check it here.

Swinging London

Et Mary Quant créa la mini…
En 63, Mary Quant, sur le point d’inventer la minijupe, se lance dans la diffusion. Le Ginger Group va porter sa réputation au-delà des frontières. En 63, Barbara Hunalicki, créatrice de Biba, commence sa carrière en vendant des modèles par correspondance. En 63, John Stephen, qui peut se vanter d’être le fournisseur officiel des « mods », étend son empire dans Carnaby street où il possède cinq magasins.

À l’origine, ‘The Knack » est le titre d’un film de Richard Lester, ayant remporté la palme d’or à Cannes. Deux films coup sur coup vont faire de lui un cinquième Beatles. « Hard Day’s Night » d’abord, et puis surtout « Help ! », ce bijou clinquant, qui annonce l’ère du clip.

Ces films semblent à des années-lumière de la production britannique (« Samedi soir, Dimanche matin »,  »La solitude du coureur de fond ») très influencée par le groupe des jeunes gens en colère, les « angry young men ». Pour les générations montantes, ces jeunes gens font déjà vieux jeu. Leur colère épouse des formes trop conventionneUes. La lutte des classes suppose un fond d’aigreur et d’acharnement assez éloigné de l’état d’esprit actuel des teen-agers qui ne pensent qu’à se distraire, s’habiller, rire, sortir, boire, danser et, pour les garçons, posséder une voiture de sport. « Je trouve la vie formidable » est toute la philosophie que l’on peut attendre d’une «  ».

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(c)David Bailey

Les Beatles lancent la mode de l’insolence
L’album de « Help! » marque un premier sommet dans la carrière des Beatles. On a du mal à imaginer ce que fut la « Beatlemania, » déferlant comme une tornade qui ne laissa personne au sec. Les Beatles imposent un ton nouveau. Dans la musique, mais aussi dans la vie. Primesautier et irrespectueux. Les insolences de John Lennon, loin de choquer, ravissent le public. Un soir de gala, il demande aux ladies endiamantées des premiers rangs de secouer leurs bijoux pendant que les autres spectateurs applaudissent. Une critique déclare qu’ils sont dépravés de la façon la plus agréable qui soit.

Produits de consommation s’il en fut, les chansons des Beatles n’en conservent pas moins une bonne humeur efficace et un charme incomparable, dont la formule ne semble pas s’être transmise. Ils font pourtant éclore une abondance de vocations. Des groupes éclatent sur le gazon anglais en parterre coloré : Kinks, Animals, Bee Gees, Deep Purple, Monkees, Pretty Things, Cream, les Who, bien sûr, et combien d’autres?

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(c) Getty Images

Les , eux, décapent
Seuls concurrents sérieux des Beatles : les Stones. Les premiers se contentaient d’être insolents, les seconds seront corrosifs. Les Rolling Stones décapent et sentent le soufre à plein nez. Ce que l’on apprend de leur vie privée a de quoi faire frémir les concierges de sa très gracieuse Majesté. « Quelle image de la jeunesse britannique vont-ils donner! « Laisseriez-vous votre soeur aller avec un Rolling Stones?  » interroge la presse.

La soeur, elle, en tout cas, serait sûrement d’accord. Surtout si elle peut choisir Mick Jagger. Oh Mick! Une place lui revient de droit parmi les séducteurs de sa génération. Son physique l’aide. Il correspond, trait pour trait, aux critères en vigueur chez les jeunes: une bouche luciferienne et des bouclettes dignes de l’archange Gabriel. Sur scène, il est pareillement irrésistible. Tout à son balancement, l’époque aime les garçons qui bougent et se déplacent avec grâce : Bailey et Jagger, mais aussi El Cordobès, Noureev qui vient de débarquer à Londres, Albert Finney, caracolant dans « Tom Jones », et Terence Stamp dont toutes les filles de Chelsea sont amoureuses.

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(c)David Bailey

, 40 kilos, faux cils compris
La « Chelsea girl » correspond à notre minette du Drugstore. Une écervelée en bas blanc avec de longues jambes et une jupe courte. Elle rêve de la Schrimp, de Twiggy et de Penelope Tree. Les cover-girls concurrencent les vedettes de cinéma. Leur cachet les met sur un pied d’égalité. Ces filles qui pèsent lourd en dollars ne sont pas épaisses. Twiggy sera l’aboutissement d’une génération de limandes : à peine quarante kilos, faux-cils compris.

Sur ces planches à pain, la féminité se réfugie dans le maquillage et la chevelure. Presque toutes les beautés de l’époque seront échevelées, disparaissant sous des niagaras de franges et de mèches folles. Catherine Deneuve, Julie Christie, Françoise Hardy, Anita Pallenberg, Jane Birkin, Marisa Berenson sacrifient à cette vogue. C’est indispensable. Quoi d’autre? Une bouche pulpeuse et hardiment fardée de rose pâle et des yeux comme deux morceaux de charbon, bordés d’eye-liner, ourlés de khôl et frangés d’une double balayette de faux-cils.

Qui dit mieux? Twiggy qui invente de dessiner au crayon des cils sur sa paupière inférieure. Elle leur laissera son nom. Cela ne fait pas un peu pot de peinture? Un peu, en effet.

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D.R

Quand les valeurs basculent
Dans Chelsea, les modes se suivent et s’emboîtent à toute allure. Une culture se montre d’autant plus généreuse que ce qu’elle offre n’est pas de très bonne qualité. Celle-cii jette par la fenêtre des trésors de pacotille. La mode obéissant à la jeunesse gagne en fantaisie ce qu’elle perd en expérience. Les stylistes (un mot nouveau) démodent le savoir-faire d’un Balanciaga, d’un Dior ou d’une Coco Chanel. Plus besoin d’apprendre à couper, ni même à coudre. Trois sous de malice suffisent à réaliser des petites robes de rien qui ont le charme acide des fruits verts (et font parfois, avec le recul, grincer des dents).

Cette époque riche invente une mode pauvre, peu faite pour durer. C’est une volonté chez Mary Quant. Elle déclare dans une interwiew que si une cliente renverse un verre de vin sur un de ses modèles, elle peut le lendemain le jeter sans regret. Pierre Balmain, à qui on rapporte ce propos, s’étrangle qu’il ne veut en aucun cas que l’on renverse de vin sur ses robes. « Et puis quoi encore? Pourquoi pas du Ketchup? »

L’incompréhension s’installe quand les valeurs basculent. Et elles basculent : on en arrivera, après avoir épuisé les joies du P.V.C. (Poly-Vynil-Choloride), aux robes en papier et aux créations métalliques de .

Manifesto

Chers lecteurs,
après avoir longtemps collaboré principalement avec le théâtre et le cinéma, la mode s’hybride avec le graphisme, l’art contemporain, le fooding, la musique, les technologies numériques (…) et réciproquement.

La mode est une industrie artistique où le styliste est devenu designer, élargissant par la même le champ des possibles et ce de manière transversale.

Au sein de ce vaste réseau, Le Modalogue partage avec un ton singulier l’histoire d’une maison, décrypte les styles et les tendances et vous fait découvrir ceux qui feront la mode de demain.

NB: Toutes les photos sont réalisées par mes soins (lorsque ce n'est pas le cas, elles sont créditées)

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