Street | Voguing, part I


Two of the guest at New York Voguing club Escuelita

When i was in New-York city this summer i met my dear friend Karolina (dancer and designer), the one who brought me in this club. We were talking about a book dedicated to voguing: « Voguing and the House Ballroom Scene of New York ». Completely into street dancing Karolina gave me the whole story.

Fascinated i ask her to write a article about this moment of street culture, this a double post about it.

I guess it is fair to say that people in general connect Vogue or Voguing with Madonna and her song « Vogue » from the beginning of the 90’s. What Madonna did and still does is what might be her greatest skill; she highlighted an underground movement and showed it to the world. But she never was and probably never aimed to be part of these underground communities she « discovered ».


A legend has reached a certain level which includes winning trophies at earlier balls

The last past years Voguing has gone through a revival at least when it comes to the fashion and dance scene. It is part of our time to commercialize underground creativity and it is fashion forward to be inspired by it. When someone like Rick Owens plays typical « voguing music » by underground artist Zebra Katz at his show (AW12) it is automatically accepted, hyped and spread by the fashion world, as well as by other medias.

The scene

The voguing scene on the other hand is not really affected by this. It has been around since the 70’s with roots that goes back almost hundred years in time. Voguing developed in a New York African American and Hispanic gay community and was a form of social survival in a society one felt excluded from. The voguing community is playing with set normes and our society’s stereotypes and codes. It has its own social structures and it is within the community its members mainly want to win respect, prestige and climb the latter, be legendary!


World famous Waacking dancer Dallace Zeigler visited Escuelita, danced and won a voguing battle for the first time in her 30 something long career

The battles

Drag queen ballrooms (balls) existed in New York already in the 1920’s. It was about dressing up in extravagant outfits and show it off. In the 70’s and 80’s this evolved into what we today call Voguing. This happened in the form of battles where the main goal was to win Grand prize. Model poses were added to the runway walk and influenced by martial arts and acrobatic movements voguing started to develop in different dance forms and runway styles.


In the legend category at Voguing club Escuelita only people who have been recognized as legends can compete

It was a quite cruel and hard enviroment where this took place and the battles were sometimes a way of picking a fight on the dance floor. It happened that people brought weapon to be able to defend themselves. The balls or battles often started in the early hours of the morning when the « girls » got off work, prostitution was quite common, and continued into the day after. The battles were all about reputation but also about survival since there was prize money involved.

Text and photos by Karolina Brock
More info about Karolina Brock here

To be continued

 

Please to meet you Courtney

During the fashion week SS 2011 it was a pleasure to assist at miss Courtney Love’s showcase hosted by Le Printemps Paris, a party set by V magazine.

Enjoy the grungy-cover of Madonna’s « Like a prayer » and look at the Riccardo Tisci for Givenchy’s lace-only-nothing-to-hide outfit of the rock-goddess.

And yes, the shitty video is here !

Rencontre | Jean-Paul Gaultier Couture

Il y a quelques emaines, au sein de l’ex-Palais des Arts de l’Avenir du Prolétariat c’est déroulé une de mes rencontres majeures de cette année. C’est dans un bâtiment à vocation sociale du début du XXe siècle, où sont installés depuis 2004 son studio, l’atelier, les bureaux, le service de presse ainsi que et les défilés que j’ai eu l’honneur de rencontrer Jean-Paul Gaultier.
Un lei ubique, rassemblant toutes les activités de sa maison comme dans le Falbalas de Jacques DEcker son film culte.
Un lieu unique comme un véritable piede nez au maisons de l’avenue Montaigne.

Rencontre avec Jean-Paul Gaultier au sein de l’ex-Palais des Arts de l’Avenir du Prolétariat. C’est dans ce bâtiment à vocation sociale du début du XXe siècle que sont installés depuis 2004 son studio, l’atelier, les bureaux, le service de presse et où défilent ses créations.

Un lieu unique, rassemblant toutes les activités de sa maison comme dans le film Falbalas de Jacques Decker, son film culte.
Un lieu unique situé en plein cœur du quartier de la confection.
Un lieu unique et décalé, comme pour faire un pied de nez aux Maisons sises avenue Montaigne.

Du prêt-à-porter de rue à la Couture

De grands éclats de rire résonnent au sein du palais, Jean-Paul Gaultier est ainsi quand il connaît ses interlocuteurs. Il donne beaucoup. Par contre l’homme qui s’approche de notre petit groupe est timide, il est redevenu enfant. Il doit apprendre à nous connaître, nous les blogeurs et réciproquement. Mais on le sent curieux et généreux.

La rencontre prend un ton informel, il nous présente les lieux, les installations-morphing de Jurgen Bey qui lui avaient inspirés la sublime collection Couture AW 2003.
Cette installation confère à l’endroit « quelque chose de magique, un endroit à la Cocteau » dit-il, et il ajoute « … il faut se méfier des apparences, les choses peuvent avoir un autre degré de lecture ». Une partie de l’univers de Jean-Paul Gaultier est résumé dans ces deux phrases.

Ci-dessous les installations-morphing de Jurgen Bey

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Je l’interroge au sujet de son amour pour les stars, il confirme cet intérêt et nous rappelle que de Madonna à Lady Gaga (récemment habillée pour recevoir son MTV Award) il habillé plusieurs d’entre elles. Il nous reste alors juste le temps de prendre deux ou trois photos et pfuiiit le voilà qui disparaît, non sans nous gratifier d’un grand sourire.

On a envie de le tutoyer, de l’appeller Jean-Paul, de lui dire « reste avec nous ! » Il est un des rares créateurs sachant installer cette proximité. Un don qui lui vient sans aucun doute de son parcours atypique dans ce milieu, lui qui s’est hissé du prêt-à-porter de rue à la Haute-Couture (l’inverse des maisons de couture actuelles en somme).

Ses collaborateurs nous parlent alors de sa fidélité, mais on s’en doutait, envers ceux qui travaillent avec lui de la petite main anonyme là-haut dans l’atelier à Jean-Baptiste Mondino qui préside à la destinée du parfum Classique depuis 17 ans.

La fragrance

Classique, le parfum, avec sa boîte conserve et son buste habillé d’une jarretière fait parti de ces produits qui ont marqué l’imaginaire collectif (au même titre que la marinière, le jean couture, le bustier a sein coniques de Madonna, etc.). Ré-interpréter Classique pour en faire Classique X n’a donc pas été une chose facile. Il a fallu pour cela, tout le talent de Jacques Cavallier. Repartir de la fleur d’oranger du parfum d’origine et la ré-interpréter dans ce qu’elle a de plus virginal. S’affranchir, sans rupture, du caractère extraverti et de l’opulence du jus des années 90. Faire naître dans la nouvelle fragrance éclat et volupté, un mélange des genres à la limite de l’androgynie (mêlant en sus de la fleur d’oranger, bergamote, mandarine et une cologne masculine).

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Michelle Buswell, égérie de Classique X

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Les collections

On nous promène ensuite parmi certains modèles exposés de la Couture (thème cinéma) et du Prêt-à-porter (Collection X). X est fidèle à la précédente collection dont le thème était la calligraphie. Les collections s’enchaînent avec une vraie filiation, créant une histoire auquel on s’attache au fil des ans. La lettre X se décline de multiples façons (dans les coupes, les détails, les formes et les matières) jusqu’au thème du bordel (featuring les bijoux érotiques-chic de Betony Vernon). L’ensemble est assez monochrome et très graphique.

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La silhouette fascinante d’un imperméable made in Jean-Paul Gaultier Couture.

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Très suggestive… mariée Couture

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Rencontre réalisée grace à l’initiative de Balistik’art

Madonna in ou out ? (ou Madonna au Café Muller)


Prestation musicale, plutôt moyenne, qui ne restera pas dans les annales. Pochette de cédé, oscillant entre vulgarité et mauvais goût…

Régressive pour la couleur rose sucette et le bleu layette, la typo arrondie infantile;

Violente pour la photo légèrement sur-ex, les jambes écartées, engoncée dans un body-gaine noir, les cuissardes, la bague bling-bling deux doigts et la ceinture de catch WWE (1). Je passe sur le symbole christique qui fait partie de la panoplie de l’artiste.
(1) le catch, une tendance 2009 ?

Jouant sur deux registres apparemment opposés (régression et violence) Madonna est une trashmamie. Un badtrash qui laisse indifférent, décevant lorsqu’il s’agit d’une artiste que l’on apprécie. On sent un manque de conviction évident dans cette production.

Néanmoins pour la saison prochaine on retrouve Madonna toujours les jambes écartées (!), une once de provocation donc, de défi et de la sensualité… Une métamorphose signée Steven Meisel pour Louis Vuitton, ici point de vulgarité dans ce cadre qui s’inspire des cafés parisiens. Une collection chargée d’accessoires, le sac monogrammé est agrémenté de pampilles et de grosses perles, un été très african-chic mêlant des mini-jupes à larges plumes, des motifs animaliers et des chaussures à donner le vertige.
Rien d’étonnant à ce que l’on arrive à un tel résultat, une entente parfaite existe entre le célèbre photographe et la chanteuse puisqu’il ont réalisé ensemble le sulfureux livre Sex en 1992.


Louis Vuitton, campagne printemps-été 2009
A des lieux de Hard Candy, Madonna au milieu de toutes ces chaises vides, nous fait « son » Café Muller, certes en beaucoup moins tragique et beaucoup plus fashion. Osciller entre les extrêmes de la création, sans doute une part du talent de l’artiste.

 

VeryElle ou Elle bis ?

Le 17 avril est sortie simultanément en kiosque et sur le web la nouvelle publication bi-média et bi-annuelle du magazine Elle. Pour l’occasion, nous avons été une petite cinquantaine (!) de blogueurs et blogueuses à avoir été conviés au siège de la rédaction afin de participer à la présentation de ce nouveau magazine « plus mode, plus luxe et plus tendance ». Alors VeryElle/veryelle.fr, c’est comment ?

Cette rencontre « informelle » destinée à créer des échanges avec les blogueuses/blogueurs a débuté par une (longue) présentation des bureaux de la rédaction de Elle, de la salle PAO, du chemin de fer des deux prochains numéros et pour finir par une présentation de la (très cool) équipe de rédaction; du timide DA à la pétillante Sophie Fontanel, chacun ayant une petite anecdote ou réplique à nous donner. La visite s’est conclue par une visite « express » de l’équipe du VeryElle.

Why for God sake passer une heure à présenter les locaux de la rédaction papier à des blogueuses/blogueurs ?


Cà se bouscule dans les couloirs


L’équipe : Valérie Toranian, le DA, Sylvie Fontanel…

Rendez-vous ensuite dans un petit amphithéâtre de la tour Lagardère pour suivre le « core » de la soirée, la présentation de la nouvelle publication par la directrice du Elle, Valérie Toranian.

VeryElle le magazine qui flashe !

Encore une fois j’ai trouvé le temps long, une grande place étant accordée à la présentation de la version papier, j’avoue que jusque-là je me demandais ce que nous, blogueurs/blogueuses, faisions là…

Quelle différence entre VeryElle et Elle, me direz-vous ? Elle parle des femmes depuis plus de 60 ans, VeryElle ira plus loin et parlera des héroïnes. VeryElle est un glossy magazine. Les séries photos qui occupent la grande majorité du magazine sont splendides (big up pour la photo de couverture, la série avec Chloé Sevigny et Charlotte Gainsbourg), il y a très peu de rédactionnel – au point que parfois on a du mal à savoir si on est sur la page d’un annonceur ou dans un sujet. Valérie Toranian parle d’écrin et de rendez-vous collector, cependant je n’ai rien trouvé ni dans la maquette ni dans le contenu, d’ailleurs, qui allait fondamentalement dans ce sens, rien qui ne se démarque non plus de Elle magazine.

Quelques pages du VeryElle


La photo de l’amie des stars est de médiocre qualité (floue), d’autant plus surprenant puisqu’elle vient d’une photographe (!); les blocs de texte qui « mangent » littéralement les trois photos de gauche semblent plus masquer un défaut sur les dites photos qu’apporter un argumentaire graphique. Le texte touche les filets des bords des blocs et son interlignage mériterait d’être revu – dur pour l’ouverture d’un magazine chic


Blocs images décalés, inclinés, sans doute pour créer des « pages dynamiques » comme sur le web. Effet Stabilo(tm) (papier donc) rappelant le résultat d’une sélection de texte (numérique), ajoutez à cela le symbole « tiret bas » présent à chaque début de phrase, détail emprunté au web, très « geek », VeryElle-veryelle.fr ne font qu’un. On se retrouve plus proche d’un magazine à l’esthétique underground-chic-années-80 à base de Polaroïd(tm) et couleur fluo que du petit écrin mentionné plus haut.

Elle bis plutôt que VeryElle

Il y a certes les pages de mode (ci-dessous) dont la mise en forme a été confiée au duo Jonas & François


Effet découpage pas transcendant, mais à la limite on aurait bien aimé voir la direction artistique du magazine confiée intégralement à Jonas & François.

Lorsque la présentation du site a enfin commencé, j’étais à point. veryelle.fr est donc un e-magazine en full Flash(tm)(1), jusque-là rien de révolutionnaire en soi ; dans le domaine du graphisme les e-magazines sont légion sur le web et ressemblent le plus souvent à des pdf que l’on aurait mis online.

Vu le nombre d’occurences du mot « Flash » dans les interventions des rédactrices et les fous-rires qui s’en suivent, on a l’impression que c’est la grande découverte de ces derniers mois et que tout le monde ici n’est peut-être pas très à l’aise avec ça… Que se passera-t-il quand on leur parlera de Web 2.0, d’Ajax ou encore de rich-media?

Le site possède quelques rubriques qui lui sont propres et des liens qui renvoient à la lecture du magazine. On y retrouve le minimum syndical, évidemment des vidéos (celles de Fonelle, réalisées dans « sa cuisine » nous ont bien fait rire) et des rubriques modes traitées de façon ludique (cabine d’essayage, test de rouge à lèvres). Dans le domaine de la mode on n’a rien vu d’équivalent, le design est agréable (un bémol pour l’effet page qui tourne d’un kitsch absolu). Mais là où l’on s’attend à un site de grande envergure, plus ambitieux, avec beaucoup d’interaction, on se retrouve finalement devant un site fermé et qui ne se démarque pas autant que je l’espérais(2).

Il y manque, par exemple, la création d’une ou plusieurs communautés, d’une newsletter exclusive pour cultiver et informer les lectrices/lecteurs entre deux sorties (6 mois c’est long !), il y a certes un groupe FaceBook, mais celui-ci se trouve dans Internet & Technology/Cyberculture (!), je pense que Entertainment & Arts/Fashion serait plus… adéquat. Il faudrait également rectifier l’adresse mail de contact de ce groupe qui est actuellement l’adresse d’un site web (cf. ci-dessous)…


pas très à l’aise avec tout ça…

Free your mind

Cette idée de bi-média, pour ce nouveau magazine, me laisse finalement perplexe; toute nouvelle publication papier qui se lance a aujourd’hui son pendant « complémentaire » sur le web, comportant vidéos, animations Flash(tm), articles, communauté virtuelle, widgets… Pourquoi ne pas tenter l’expérience veryelle.fr seule au côté de Elle et de Elle.fr? Est-ce la peur de se lancer sur un nouveau média qui pousse le groupe à conserver une base arrière sous la forme d’un magazine?

Valérie Toranian propose aux blogueuses/blogueurs d’intervenir, mais sous quelles formes? Pourquoi ne pas avoir interrogé la communauté de blogueuses/blogueurs en amont du projet ? Voilà un comportement qui aurait été novateur, puisqu’il concrétiserait l’importance que certains blogs ont acquis au cours de ces dernières années et aurait permis la création d’un véritable contenu adapté…

Avec internet VeryElle doit faire face à un véritable défi et se débarrasser de ses réflexes print (free your mind, quoi !); un peu à la manière des marques de mode, VeryElle doit créer un nouveau style (lifestyle) en rupture avec le magazine historique (comme l’a fait Hélène Lazareff en 1945). En attendant Grazia (cet automne) et Femmes (mai), qui adoptent aussi un positionnement luxe, sans précision sur leur déclinaison web, VeryElle est le premier des grands magazines de mode français à vouloir faire bouger les choses sur le web, et risque de faire des jaloux(3); reste à attendre que VeryElle/veryelle.fr prenne ses aises et ses… ailes.

(1) je croyais le full Flash banni, vu la difficulté d’indexation de ce type de contenu, il n’y a que très peu de temps que Google commence à indexer ce type de données.
(2) l’expérience de la cabine d’essayage, j’en avais parlé il y a un an ici et on peut en voir une application, certes moins design, mais bien achanlandée, là.
(3) certains magazines plus « tendance » que le Elle, n’ont pas développé de stratégie spécifiquement adaptée au web…

Stylistes au bord de la crise de nerfs…

 

En lisant les news mode ce matin, j’ai listé rapidement la liste des « nouveaux stylistes » collaborant avec certaines marques de prêt-à-porter grand public. On trouve en vrac, il y en a surement d’autres :

  • Scarlett Johansson pour une collection rétro chez Reebok
  • Kate Moss styliste en chef chez Topshop
  • Lily Allen (collection Lily Loves) pour la marque Newlook
  • Mila Jovovich pour Mango
  • Madonna pour H&M

Moi qui cite souvent le crossover existant entre les métiers de la mode, du graphisme, de la photographie ou de l’art en général, je suis servi…
Je pense dire à mes étudiants, que pour être styliste il va falloir en plus, prendre des cours de chant et de comédie.

Madonna a trouvé un petit boulot…

Selon une dépêche AFP…
« La popstar se lance dans le design: elle signera la collection « M by Madonna » pour la chaîne suédoise H&M. La collection « reflètera le style intemporel, unique et toujours glamour de Madonna », selon le groupe. »
Traduction : H&M lance une collection s’inspirant de Madonna, la styliste de Madonna validera/invalidera les modèles ainsi créés. Les premiers porteront la griffe « M by Madonna », les recalés porteront la griffe « H&M »…
Autant les opérations précédentes de la firme suédoise pouvaient susciter un certain intérêt (cf les collections par Karl Lagerfeld, Stella Mc Cartney ou la dernière avec Viktor & Rolf) autant cette collection « par » la Ciccone peut laisser perplexe?