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Tag "jean"

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Le nouveau flagship de Levi’s sur les Champs-Elysées à ouvert la semaine dernière présentant la collaboration avec Pedro Winter (boss de Ed Banger records) et James Murphy (boss de DFA records).

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Pedro Winter (aka Busy P)

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Cara Delevigne

L’étage supérieur est consacré aux modèles réédités, de quoi se couler dans la tendance rétro ambiante.

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Blue Bell Overall c’est le nom de la maison-mère de Wrangler.

La marque qui fait son apparition en 1947 vend aujourd’hui 1 jean sur 5 aux États-Unis, elle est fortement inspirée du cow-boy way of life. En Europe, elle reste une marque confidentielle et j’en avais gardé personnellement une image plutôt ringarde, oubliée quelque part entre les années 70 et 80.

Vous vous rappelez la géniale campagne « We are animals » c’était eux ! Cette campagne primée par le Grand Prix Presse à Cannes le 24 juin 2009 m’avait beaucoup plût mais je n’avais pas retenu le produit…

Et ce jean il est comment ?

La collection reste très inspirée des années 50, la ligne Blue Bell reste fidèle aux détails qui ont forgés la réputation de la marque préférée des cow-boys: rivets plats fixés à l’intérieur des poches dos, poche briquet arrondie, sept passants de ceinture (oui le jean que vous portez actuellement n’en a que 5 !).

Qui ne tente rien n’a rien et j’ai fini par me rendre en cabine essayer le jean le plus cool de la collection. Mais rien à faire Eddy et moi çà ne colle pas (Eddy c’est le nom du jean, c’est comme les sacs de Jérôme Dreyfuss, ils ont tous un petit nom masculin). Je me décide à lui faire des revers (haut les revers hein !) façon Rebel without a cause. Et là c’est nickel, tout me convient, sa couleur (comme quoi), sa coupe loose, tout tout tout, je l’adopte illico !

Désormais le W surpiqué sur les fesses revêt un caractère précieux, connu de quelques initiés.

Dans un style arty-preppy, a porter avec des chaussettes de couleur contrasté. Avec les revers il adopte presque la forme d’un carrot-pant. A consommer sans modération donc.

Wrangler Blue Bell à découvrir ici 

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Je pensais récemment au concept de la beauté, à la définition d’un chef-d’œuvre et toutes ces choses. Posé à mes côtés un magazine de mode annonçait un « spécial beauté » avec une couverture des plus morbide… Qu’est ce qui fait que l’on trouve une robe, une paire de chaussures, un manteau ou tout autre vêtement beau ? Je ne parle pas du vêtement porté, mais de celui que l’on voit en vitrine, sur un portant, en photo dans une revue, un vêtement qui exhale la beauté par sa seule présence…
Ci-dessous nulle explication, juste une expérience, du vécu.

Ce jour-là au sortir d’un rendez-vous je m’engouffrais dans la boutique sise au 213, rue Saint honoré, pour flâner. Arrivé au premier étage du concept store parisien, je tombais en arrêt devant une robe que j’attribuais à quelque créateur japonnais. Gris anthracite, toute en bandelettes sculptant la silhouette, sa conception, sa modernité me confortait dans mon choix. Quelques pas et je vis une veste appartenant à la même collection, bandelettes enroulant le corps, pas de boutons, une ligne simple, un zip discret, à côté la jupe complète le tailleur, toute en rubans modelant la taille, les hanches et les cuisses, pas de détails inutiles, une construction complexe qui ne laisse voir que simplicité, élégance et suscite le désir : beau.

Automne-hiver 2009 (c) vogue.fr

Automne-Hiver 2009 (c) vogue.fr

Il y a quelques années, alors que j’achetais ma place dans un cinéma d’art et d’essais du quartier Beaubourg je me retrouvais nez à nez avec ce drôle de monsieur qu’est Alber Elbaz. Il venait juste de quitter la maison Saint Laurent où son passage n’avait apparemment pas fait l’unanimité (puisque remplacé par un designer radicalement différent en la personne de Tom Ford). Il semblait si fragile dans ce petit cinéma de quartier, me dis-je, des tonnes de talents et de sensibilité en sourdine, comme sous cloche, attendant le moment propice…

Je me décidais enfin à regarder l’étiquette : Lanvin bien sûr ! Quelques jours avant j’avais acheté le livre Lanvin de Dean L. Merceron.

Il y a maintenant chez Alber Elbaz de l’assurance, quelque chose de paisible, de la maîtrise. Avec le départ de M. Saint Laurent, Alber Elbaz serait ainsi le garant d’un prêt-à-porter de luxe sans spectacle inutile, sans heurts et sans concept touffu et confus, juste la recherche de la « beauté », ce que certains appellent le luxe à la française.

On dit souvent de Karl Lagerfeld qu’il est la réincarnation au masculin de Mademoiselle Chanel, même goût de l’exposition médiatique et des mondanités. On pourrait en dire de même pour Alber Elbaz et Jeanne Lanvin qui ont en commun le goût de la discrétion et du mystère, avec pour résultante, la même ignorance de la part du grand public, alors que le talent est identique.

On pourrait en rester là, mais la marque se projette et noue des partenariats fort intéressants qui l’éloignent par la même de tout risque de mémérisation, tentant lorsque l’on crée des nouveaux classiques dans l’ombre.

Tout d’abord un positionnement plus que réussi sur le marché des sneakers de luxe en proposant des chaussures « so dope »(1) dessinées par Lucas Ossendrijver, designer de l’Homme Lanvin ou encore lancement d’une ligne de jean (très attendue) en collaboration avec la marque suédoise « so hype » Acne: Lanvin (love) Acne. La dernière campagne de communication est, à mon sens, très bien aussi, abandonnant les symétries ou les déformations du corps des campagnes précédentes.

Sneakers « à tomber », (c) photo Mathieu Lebreton

sneakers, (c) photo Mathieu Lebreton

Lanvin (love) Acne, collection « jean » pour homme et femme

Lanvin (love) Acne, collection "jean" pour homme et femme

Printemps-été 2009, prêt-à-porte de luxe narcissique sur un canapé lacéré… Attention rien est acquis semble signifier la photo.

printemps-été 2009

Pour finir, deux visuels montrant que le travail de bandelettes chez Lanvin est depuis longtemps inscrit dans l’histoire de la maison.

Brimborion (1923), Jeanne Lanvin lacère et réactualise les manches d’un kimono

brimborion (1923), Jeanne Lanvin lacère et réactualise les manches d'un kimono

Brimborion (que l’on pourrait traduire par robe de « peu de rien ») revue pour l’automne-hiver 2005, sensualité a fleur de peau par Alber Elbaz

automne-hiver 2005

Actuellement chez Lanvin tout est Beau.

Et si vous avez manqué les photos du Préfall 2009, çà continue ici

(1) Kanye West, ici

 

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