Sylvie Vartan | revue de mode

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Sylvie Vartan dingue de mode… attestée par cette publication de Paris Musées consécutive à une exposition sise au Musée Galliera d’octobre 2004 à février 2005…

Au mitan des années 60, celle que l’on appelait « Sylvie », est à la fois star de la chanson française, reconnue aux Etats-Unis comme « la jeune française idéale », muse pour les maisons Christian Dior, Nina Ricci ou Guy Laroche, mais aussi une créatrice de mode et une future femme d’affaires.

Grace à son image, au début des années 60, Sylvie Vartan tisse un lien entre les générations, de la Haute Couture au Prêt-à-porter naissant. Elle pose autant pour la maison Jean Patou que pour Prisunic (dont la direction artistique est alors assurée par Denise Fayrolle, future fondratrice de l’agence MAFIA avec Maïmé Arnodin).

Elle créera sa première collection en 1965, sera distribuée au cours des ans au Bon Marché, chez Franck & Fils et au Printemps. Elle ouvrira plusieurs boutiques en France (dont une à Paris avenue Victor Hugo) et en Belgique. En 1970 pour sa 9e et dernière collection ce n’est pas moins de 150 distributeurs qui commercialisent ses collections.

Les collections qu’elle élabore avec les stylistes « montants » de l’époque (Emmanuelle Khanh, Christiane Bailly) adoptent son style empreint de sagesse et de nouveauté. A travers ses créations elle vise les gens de sa génération et complète ses tenues avec des accessoires souvent ludiques.

A l’instar d’Axelle Red, dont je parlais ici, Sylvie Vartan est plus qu’une « fan de mode ». Tout comme la chanteuse d’origine belge, Sylvie Vartan a conservé, depuis le début de sa carrière, l’essentiel de sa garde robe. La porter aux yeux du public fut un précieux hommage à tout ceux qui l’ont accompagné: d’Yves Saint Laurent à Jean-Paul Gaultier en passant par Gianfranco Ferré, Marc Bohan, Bob Mackie, Michel Fresnay, Helmut Newton, Guy Bourdin, Jean-Marie Périer…

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Pierre et Gilles, Nuit de Neige, 1994

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Pierre et Gilles, Comme un garçon, 1996

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Nashville, 1963, par Jean-Marie Périer – Robe de Marc Bohan pour Christian Dior, 1964

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Collaboration entre le fabricant de montres Kelton et Sylvie Vartan, 1969 – Lunettes de soleil création Sylvie Vartan, 1968

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Concert à l’Olympia, 1968, création Yves Saint Laurent

Comme elle expliquera plus tard, la maison Saint Laurent était déjà  très Catherine Deneuve; « il ne pouvait y avoir deux blondes ». Sylvie Vartan portera alors Christian Dior à la ville et Yves Saint Laurent sur scène.

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Sylvie Vartan et son fils David Hallyday, 1968, Marc Bohan pour Christian Dior – Essayage avec Yves Saint Laurent, 1970

Les ré-interprétation du costume de Colombine (en haut à gauche ou ci-dessous), il y en eu plusieurs, sont parmi les pièces préférées de la chanteuse. A mi-chemin entre le costume de scène qu’elle affectionnait particulièrement (Sylvie Vartan voulait avant de chanter, faire du théâtre) et la robe de soirée.

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Pochette du 33 tours « De choses et d’autres », 1982, Marc Bohan pour Christian Dior

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Fac-similé de la revue du célèbre club parisien le Golf Drouot, 1965

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Marie Claire, 1964

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Robe de la première collection de Sylvie Vartan, 1966 – Robe-pull, Elle, création Sylvie Vartan, 1968

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Vogue, janvier 1973, Guy Bourdin – Elle, décembre 1970, Helmut Newton – Vogue, novembre 1969, Jean-Loup Sieff – Elle, décembre 1970, Helmut Newton

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Elle, décembre 1966 – Elle, août 1967

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Palais des sports, 1982, robe de Bob Mackie – Vogue, novembre 1972, combinaison Yves Saint Laurent

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Concert de la Nation, 1963, robe d’Arlette Nestat pour Real – Pochette du 33 tours « Aime-moi », 1970, photo Jean-Marie Périer

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Pochette du 33 tours « La Maritza », 1968, robe Yves Saint Laurent

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Vogue, mars 1974, photo Guy Bourdin – Vogue, avril 1973, photo Peter Knapp

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Robe de Michel Fresnay, 1977 – Justaucorps et cape de Bob Mackie, 1983

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Pochette du 33 tours « J’ai un problème », 1973, Yves Saint Laurent – Pochette du 33 tours « Sylvie Vartan, Show Palais des Congrès », 1975, veste de Michel Fresnay

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Veste et pantalon, North beach leather shop, 1973 – Combinaison Yves Saint Laurent, 1970 – Robe Yves Saint Laurent, 1970

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Défilé de la 3e collection, création Sylvie Vartan, 1966 – Cannes, 1974

 

Vivienne Westwood | Seditionaries and Pirates


« Pirate collection », 1981

Wanna be a pirate?

Remember (discover) the famous « Pirate » collection of Vivienne Westwood.

1976, Vivienne Westwood and Malcom Mc Laren are Seditionaries. Vivienne invented the punk outfit, a new urban silhouette, Malcom launched the Sex Pistols.

Five years later, the punk movement is dead, even the mothers are wearing punk-inspired outfits. Vivienne Westwood (must) reinvent herself with no nostalgia. She gonna take an unexpected road, the Sex Pistols used to said « there is no future », but what about the past?

Vivienne Westwood then decided to explore it, history of costume and the different civilisations (from Indians, to African). The first collection of this new era was called « Pirate », it took place in 1981 in London. From now, « explore the past to have new ideas » will be the motto of the british designer.


« Pirate » collection, 1981


« Nostalgia of Mud », 1982, show in Paris

One year later, Vivienne Westwood launch the « Nostalgia of mud » collection (above), she adapts the shapes of the past and introduced the « bra on top ». In 1983, in Paris, Jean-Paul Gaultier also show « bra on top » silhouettes during his show.


1984, Jean-Paul Gaultier in his atelier, rue Agrippa d’Aubigné, Paris

 

Jean Paul Gaultier | Souk & chic

Jean Paul Gaultier revisite ses classiques pour l’été 2012.

Jean Paul Gaultier Summer Spring 2012, on stage Miles Aldridge is taking pictures during the show for the next catalog.

Dans une mise en scène représentant un studio photo, les filles coiffées dans un style rétro-futuriste prennent la pose, suite à leur passage, devant l’objectif de Miles Aldridge, les photos trouveront place dans le prochain catalogue.

La « voix » de ce défilé, celle qui commente chaque modèle, fut confiée cette saison à Charlotte LeBon, qui malgré son humour singulier, ne parvient pas à nous faire oublier Elisabeth Quin dans cet exercice… Le trac peut-être?

Le tatouage qu’il réinterprète depuis 30 ans est présent partout, sur les collants, la peau, sur les blousons ou encore en broderie. On ne s’en lasse pas.

Le trench est dans tous ses états et les pantalons sont sublimes, larges, fluides, fendus au côté ou « à pont ».

L’élégance du souk-chic

C’est un trench « so british » raccourci et sans manches, porté sur une chemise blanche nouée à la taille, le tout agrémenté de bijoux d’inspiration orientale.
Ce sont des broderies monochromes très graphiques qui rencontrent des plissés qui rappellent Madame Vionnet.
C’est la marinère dont on attend la nouvelle version chaque saison.
C’est un « mix and match » fou entre une robe imprimé résille, un veste de jogging à capuche imprimée tatoo et des piercings.
C’est la rencontre entre calligraphie (voir sa signature brodée au dos des vestes) et typographie.
C’est Rachel de Blade Runner qui flirte avec Joan Crawford.
Ce sont des filles toutes différentes, mais au style à nul autre pareil (certaines, comme Lexy Hell ont même été recrutées sur Facebook)
Ce sont des couleurs très crues qui côtoient des tons nude.

On le dit impertinent et « enfant terrible », il est en fait un chroniqueur de la mode, de celle qui va de la rue aux podiums étoilés, d’aujourd’hui et d’hier, véritable miroir de notre société.

L’élégance selon Jean Paul Gaultier, c’est le métissage permanent. S’y mélangent des sons, des voix, des couleurs, des odeurs, un souk-chic et néanmoins bien français.

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Madonna in Jean Paul Gaultier corset by Jean-Baptiste Mondino for Harper’s Bazaar (1990)

Stéphane Sednaoui, Jean-Baptiste Mondino, Cindy Sherman, Bettina Rheims, Mert Alas & Marcus Piggott and David LaChapelle participated in the making of the image of Jean-Paul Gaultier.

Some of these photos have become true symbols of a style and an era. Above, for Harper’s Bazaar, Madonna photographied by Jean-Baptiste Mondino during The Blond Ambition Tour in her Jean Paul Gaultier corset is a good example.

Here are some photos of their photos i took during my visit of the exhibition of Jean-Paul Gaultier in Montreal, an other way to make the visit.

Polaroïds, collection of Maison Jean Paul Gaultier
Madonna and her dancers, Jean Paul Gaultier – Costume fittings for The Blond Ambition World Tour (1989-1990)

David LaChapelle, Hollywood Confidential (1998) – Cage-look satin corset dress w/ long train (SS 1989)

Cindy Sherman, Untitled n°131 (1983) – Jacquard jumpsuit, Dada collection (SS 1983)

Jean-Baptiste Mondino reinterprets Man Ray’s Noir et blanche (below)

Noir et blanche, Kiki de Montparnasse by Man Ray

Nathaniel Goldberg, Untitled (Nadja Auerman), 2004 – Leather corset (Hermès, AW-2004-2005)

Jean Paul Gaultier and his maternal grandmother (about 1958)

Bettina Rheims, Judith, London « Modern Lovers » series (december 1989)

Mert Alas & Marcus Piggott, Untitled (Daphne Groenveld), Vogue (Paris, october 2010)
Tuxedo-collared chiffon cape, Parisiennes collection (Haute couture AW 2010-2011)

Mert Alas & Marcus Piggott, White wings (Raquel Zimmermann), Vogue (Japan, july 2009)
silk crepe and satin organza dress with bra incorporated – Calligraphy collection, « Initiale » dress (Haute Couture SS 2009)

Mert Alas & Marcus Piggott, White wings (Raquel Zimmermann), Vogue (Japan, july 2009)
silk crepe and satin organza dress with bra incorporated – Calligraphy collection, « Initiale » dress (Haute Couture SS 2009)

Anton Corbjin, Depeche Mode, shooting for music video « It’s no good » from Ultra 1997
Men’s Ready To Wear (SS 1997)

Anton Corbjin, Nirvana, shooting for music video « Heart-shaped box » from In Utero (1993)
Men’s Ready To Wear (AW 1993-1994)

Stéphane Sednaoui, Ant woman (Claudia Huidobro) – The Face 1989
Zipped lurex dress, net body stocking, women among women collection (AW 1989-1990)

Herb Ritts, Jean Paul Gaultier, Tokyo (1990)

Notre ami Gaultier à  Montréal

Présentement, je suis à Montréal pour suivre De la rue aux étoiles, l’exposition (et non une rétrospective) magistrale consacrée au créateur français Jean-Paul Gaultier. Pourquoi Montréal et non Paris pour lancer un évènement d’une telle importance?
Quand on lit entre les lignes des interviews qui sont consacrées au créateur dans les journaux locaux, il semble, que de « bêtes » raisons politiques entre la France et le Canada soient à l’origine de ce choix…

Entre temps, Montréal profite de cet évènement au retentissement mondial pour damer le pion à Toronto, sa concurrente de toujours. C’est le résultat d’un travail de longue haleine, une vraie job de bras comme disent nos amis québécois, réalisé par les responsables de la politique culturelle. Réunissant quelques 140 pièces emblématiques couvrant 35 ans de création, il s’agit d’une manifestation qui fera date.

Jean-Paul Gaultier possède les qualités que tout créateur, même un jeune premier d’aujourd’hui, se doit de réunir: humilité, talent et créativité.

Jean-Paul Gaultier est un créateur qui arrive aussi bien à créer une panoplie punk, bondage, ethnique, urbaine ou chic, sans pour autant galvauder aucun de ces domaines.

Jean-Paul Gaultier est un créateur transversal, voire presque super-hybride (cf. Jorg Heiser). Il sait intégrer et réinterpréter les codes et les tendances de notre temps, utiliser les différents médias tout en y ajoutant la dose d’humour et d’intelligence nécessaires pour les rendre accessibles a tout un chacun.

Jean-Paul Gaultier est populaire sans être omniprésent. Il ne prend pas d’assaut notre espace quotidien comme d’autres designers le font au risque de se galvauder. Il défend ses valeurs, celles qui font de sa Maison une référence.

Diva Lady Gaga

Gaga inspiration – Ascension fulgurante pour Stefani Germanotta aka Lady Gaga, en 2007 inconnue ou presque, elle chante avec Lady Starlight en bikini brodé de petits miroirs « boule a facettes » lors du Lollapalooza festival, trois ans plus tard elle collabore avec le photographe Steve Klein.

Hypnotisante, agaçante, troublante, folle, ridicule, géniale, provocante, monstrueuse pour certains, sublime pour d’autres… Personnalité hors norme elle ne pas laisse pas indifférent.

Lady Gaga fait du bien à la scène artistique, elle stimule et défie comme d’aucun ne l’a fait depuis des années. Elle « impacte » en tant qu’artiste et pas seulement en tant que chanteuse (oui elle est transversale). Fascinante, elle est source d’inspiration pour maints créateurs, mais également hors de la scène artistique comme lorsqu’elle se retrouve être le sujet de ce cours donné dans une université américaine.

Qu’on le veuille ou non elle est un nœud sociologique et culturel, un point de convergence et de transfert pour l’art et la mode. Son parcours est aussi indissociable de la progression d’internet. Plus populaire que Björk qui a influencé la scène artistique alternative et branchée des années 90, Lady Gaga est plus proche d’une Ciccone 2.0.

A travers elle, des artistes comme Yazbukey, Jean-Claude Jitrois, la maison Thierry Mugler, Mouton Collet, Amylee, Brisa Roché, Alexander McQueen, Aurèle, Vainui de Castelbajac, Jean-Paul Gaultier ou Arnaud Pagès se sont exprimés ou ont collaborés avec elle.


Arnaud Pagès devant ses créations à la Reflex gallery, Paris

A l’heure de la fast food, de la fast fashion ou du fast love il existe aussi le fast show-business, « buy it, use it (…) trash it » chantent les Daft Punk (in Technologic). Ce que l’on attend d’une artiste comme Lady Gaga désormais c’est de nous montrer sa capacité d’adaptation pour ne pas finir dans la poubelle de nos iMac.

Transgressive et mainstream, c’est possible ?

Les attitudes borderline finissent tôt ou tard par devenir mainstream. Les MTV Awards sont une vitrine où elle a tantôt orchestré sa mort, paradé dans la robe-viande de Franc Fernandez et raflé un nombre impressionnant de trophées, so what else maintenant?

Quand Madonna choquait une fois par ci par là au travers d’un clip provoquant ou d’une collaboration sulfureuse, Lady Gaga se doit de braver l’opinion tous les six mois, voire tous les trois mois, adapté au rythme de l’époque, à la manière d’un designer de mode enchaînant les collections pre-fall, puis resort, puis automne-hiver, puis printemps-été…

Lady Gaga est-elle réellement créatrice? Comme le disent certains professionnels de la mode à l’instar de certains stylistes « on a rien créé en mode depuis 30 ans, on renouvelle » ne fait-elle qu’opérer un simple renouvellement de son style, une accumulation de faits provocants? Lady Gaga n’est-elle déjà  qu’une transgressive-mainstream artist?

Générationnel ?

Autre piste, la notion de durée a-t-elle cours aujourd’hui? Etre un artiste qui reste au top pendant 5, 10 ou 20 ans n’intéresse peut-être plus les générations actuelles. Il n’y a pas de place, ni d’envie de nouveau Michael Jackson. Ce qui compte désormais c’est la première impulsion, la force de celle-ci, le first-impact artistique, visuel et social. Les artistes ne sont plus des coureurs de fond mais des sprinters. CQFD.

Mugler x Gaga = coup de poker ?

La Lady relance Polaroïd et point de passage obligé, nous prépare sa fragrance pour l’an prochain. Mais c’est l’arrivée de Nicola Formichetti son styliste attitré dans l’équipe de Thierry Mugler qui suscite le plus d’attentes.

Le style de Thierry Mugler qui a habillé les plus grandes stars des années 80-90, se marie plus qu’aucun autre créateur avec le style détonnant de l’artiste américaine (à voir abso-lu-ment les vidéos du défilé époustouflant de 1995 célébrant ses vingt ans de création ici, ici, ici, ici -au début de cette séquence on y voit le fourreau porté par Lady Gaga-, ici et ici)

Rendre Thierry Mugler « gaga de Gaga » n’est-ce pas la meilleure façon de réinjecter de la vie dans cette maison en sommeil? Gageons que l’avenir sera riche en surprises car rien ne serait plus décevant, en effet, de voir disparaître l’interprète de Poker Face aussi vite qu’elle est apparue.


Alexandra Boucherifi, curator, portant un collier de Michael Pelamidis

Il vous reste quelques jours pour découvrir l’exposition Gaga expérience mise en place par Alexandra Boucherifi à la Reflex gallery. Vous y verrez du fan art d’amateurs et d’artistes connus ou inconnus, des toiles et une sélection de tenues de scène, soit une petite partie de l’iceberg créatif modelé par la diva.

Reflex Gallery, 62, rue Jean-Jacques Rousseau – 75001 Paris

GRAZIA TODERI, PERCEPTIONS

PORTO, UNE VISITE DU MUSÉE D’ART CONTEMPORAIN SERRALVES (FUNDACAO DE SERRALVES) L’OCCASION D’Y VOIR L’EXPOSITION DE L’ARTISTE ITALIENNE GRAZIA TODERI…

SES INSTALLATIONS RÉVÈLENT UN MIX ENTRE PHOTOGRAPHIE ET VIDÉO, LE TOUT MANIPULÉ PAR ORDINATEUR. DES VIDÉOS FASCINANTES REPRÉSENTANT ESSENTIELLEMENT DES CITÉS LA NUIT, LAS VEGAS, ENTRE MAGMA D’ÉTOILES, MÉGALOPOLES INSOMNIAQUES ET CITÉS SOUS LES BOMBES. LES FLASHS SONT ALORS DES EXPLOSIONS. AUTANT LE SILENCE, LE BRUIT SOURD ET LE RYTHME TRÈS LENT INHÉRENT À SES VIDÉOS PEUT ÊTRE APAISANT, AUTANT IL PEUT ÊTRE INQUIÉTANT ET ANGOISSANT.

DANS ROSSO BABEL OÙ L’ARTISTE EXPLORE LE MYTHE DE LA TOUR ÉPONYME, ELLE IMAGINE UN DIPTYQUE OÙ L’ON PERÇOIT UNE CITÉ-TOUR UPSIDE-DOWN.

DANS ATLANTE, TOURNÉ AU PORTUGAL, C’EST L’ABSENCE DE LIGNE D’HORIZON (VOIR AU DÉBUT DE LA VIDÉO) QUI NOUS INTERPELLE ET QUESTIONNE SUR LE RAPPORT ENTRE MONDE TERRESTRE ET MONDE CÉLESTE.

TOUT EST AFFAIRE DE PERCEPTION, C’EST CE QUE SEMBLE NOUS DIRE L’ARTISTE. UN PEU COMME LA PRÉSENCE DE CES IMPRIMÉS NÉO-PSYCHÉDÉLIQUES VUES LA SAISON DERNIÈRE, QUI EUX AUSSI STIMULAIENT NOTRE VISION… (VOIR CI-DESSOUS)

PORTO, WE VISIT THE FAMOUS MUSEUM OF CONTEMPORARY ART (FUNDACAO DE SERRALVES). I WAS IN A HURRY, BUT I HAD TIME TO BE MESMERIZED BY THE EXHIBITION OF THE ITALIAN ARTIST GRAZIA TODERI.

HER CITIES RISE UP FROM AERIAL PHOTOGRAPHS OF REAL CITIES, FROM COMPUTER MODIFIED NOCTURNAL VIEWS UPON WHICH THE ARTIST DRAW CARTOGRAPHIES OF INTERMITTENT LIGHTS. THESE CITIES MAY BE A LAS VEGAS, AS THEY MAY BE CITIES UNDER BOMBARDMENT. BOTH THE SILENCE AND THE SLOW PACE INHERENT IN HER VIDEOS CAN BE CONSIDERED AS SOOTHING, AS IT CAN BE UNEASY TOO.

IN « ROSSO BABEL » WHERE THE ARTIST EXPLORES THE MYTH OF THE TOWER OF BABEL, A DIPTYCH SHOW AN UPSIDE DOWN TOWER-CITY.

IN « ATLANTE », SHOT ON PORTUGAL COASTS, IS THE LACK OF HORIZON LINE (SEE THE BEGINNING OF THE VIDEO) THAT CHALLENGES US AND ASKS ABOUT THE RELATIONSHIP BETWEEN EARTHLY AND HEAVENLY WORLD.

GRAZIA TODERI TELL US THAT IT’S ALL ABOUT PERCEPTION. A BIT LIKE THE NEO-PSYCHEDELIC PRINTED SHIRTS SEEN LAST SEASON, WHICH ALSO, STIMULATE OUR VISION. SEE BELOW THE 3D PRINT AT JEAN-PAUL GAULTIER (MUST BE SEEN WITH THE PROPER GLASSES) OR THE « BROKEN WINDOWS » PRINTS AT JUUN J.

CURATOR: JOÃO FERNANDES

LES TENUES IMPRIMÉES « 3D » DES HOMMES DE JEAN-PAUL GAULTIER (À VOIR AVEC LES LUNETTES ADÉQUATES!) OU LES IMPRIMÉS « BRIS DE GLACE » DES GARÇONS DE JUUN J. VUS LA SAISON DERNIÈRE.


JEAN-PAUL GAULTIER, SPRING SUMMER 2011


JUUN J SPRING SUMMER 2011