Participants: Elsa Janssen, responsable du pôle Art et Création aux Galeries Lafayette, Lorraine Audric, professeur à la Parsons School, Caroline Champion, spécialiste des relations entre art, mode et haute-cuisine, Émilie Faïf, scénographe-plasticienne, Alexandra Fau, journaliste et critique pour différentes revues d’art contemporain, Christophe Rioux, professeur d’économie.
Voici une petite vidéo capturée ce week-end lors du dernier jour de la grande exposition consacrée à Madeleine Vionnet.
La coupe en biais inventée par Madeleine Vionnet apporte un tomber fluide au vêtement, le corps est « enveloppé » naturellement, sans contrainte, le corset est mis dé-fi-ni-ti-ve-ment sur la touche.
Outre sa maîtrise de la coupe, son travail est également basé sur la structure du vêtement et les formes géométriques de base (cercle, carré,…). J’ai même vu certains croquis agrémentés de formules mathématiques!
La première vidéo est une modélisation 3D simulant la réalisation d’une robe de la saison hiver 1920 et composée de quatre panneaux identiques (dite « robe quatre mouchoirs ») taillés dans le biais et d’une ceinture. Époustouflant de simplicité et d’ingéniosité.
« Finger prints of fashion », la seconde vidéo, évoque les problèmes de copyright qu’elle est une des premières couturière à aborder. Pour y remédier, elle mettra en place un système mêlant sur l’étiquette de ses créations, griffe, numéro de série et son empreinte digitale. Autre précaution prise par la maison Madeleine Vionnet, chacun de ses modèles est pris en photo de face, de côté et de dos, puis est archivé dans d’énormes classeurs. Elle sera à l’origine de la création de « l’Association pour la défense des Arts Plastiques et Appliqués » dont l’objectif est de protéger les intérêts de la Haute-Couture.
À la suite de l’exposition on comprend aisément que les principaux créateurs de mode vouent un véritable culte à cette visionnaire. De John Galliano qui affectionne si particulièrement la coupe en biais, à Pierre Cardin et son « obsession » du cercle géométrique, en passant par la fluidité chère à Azzedine Alaïa, voire le travail conceptuel d’Hussein Chalayan ou d’un Yohji Yamamoto, la liste est longue.
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Rodolfo Paglialunga est le nouveau designer de la maison Vionnet depuis l’an dernier. Sa première collection Croisière est visible ici
A propos du Modalogue Weekly Le Modalogue Weekly est un mix de mes rencontres web/lectures/rencontres/musicales (…) de la semaine, sans autre désir que celui du partage.
Nulle raison de mettre en veille notre curiosité en cette période de fêtes, n’est-ce pas ?
Cette semaine, mes découvertes tournent autour d’un seul homme: Dieter Rams.
L e plus difficile lors d’un festival comme celui d’Hyères est de savoir faire la part des choses, différencier les créations coup de cœur des créations qui augurent d’un réel potentiel. L’an dernier Jean-Paul Lespagnard et Matthew Cunnington se trouvaient aux antipodes l’un de l’autre stylistiquement parlant, mais tous les deux jouissaient d’une certaine crédibilité.
Cette année, je suis un peu passé à côté des choses; n’ayant pas pu assister à la première journée du festival, je n’ai pas pu prendre le temps d’apprécier l’ensemble des collections et des expositions. Dimanche j’en étais encore à mes coups de cœur et ne portais qu’une légère attention au buzz autour du duo letton, futur lauréat de l’édition 2009.
1998, vêtement refuge pour 4. Le matin la tente se dézippe libérant ainsi 4 tenues « urbaines », munies de multiples poches. Le soir les 4 personnes se retrouvent au point de rendez-vous et reforment la tente à partir de leur tenue.
J’ai déjà parlé très brièvement de la styliste (artiste ?) Lucy Orta il y a quelques temps; tout comme Rei Kawakubo ou Hussein Chalayan cités dans l’article ci-dessous, Lucy Orta interroge le vêtement, étudie son interaction avec l’environnement urbain dans lequel la plupart d’entre nous évoluent. Green attitude avant l’heure, ses réalisations sont éthiquement correctes, souvent dignes d’un film d’anticipation, ses « vêtements-refuges »(1) n’en sont pas moins dénouées d’une certaine poésie. Continue reading ‘Lucy Orta et les tribus urbaines’
Le futur est à la mode, vous l’avez remarqué, tous les magazines en ont fait leur couverture le mois dernier. Quant à savoir si c’est une réelle tendance ou une tendance « bouche-trou », seul le futur proche nous le dira (!). En tout cas une chose est certaine, les textiles de demain sont déjà là, ils sont sortis des labos depuis un moment et étendent leur champ d’investigation aussi bien sur nos corps qu’à l’intérieur de celui-ci, sur les stades mais aussi sur la Lune… Hussein Chalayan, si tu me lis suis donc ce lien ci dessous, tu vas adorer. Les textiles du futur