ON A VU CA: MAUVAIS GENRE

« MAUVAIS GENRE » DISSÉMINE LA COLLECTION DE PHOTOGRAPHIES DE SÉBASTIEN LIFSHITZ AU SEIN DE LA GALERIE DU JOUR D’AGNÈS B. CELLE-CI RÉVÈLE LES JEUX DE CHANGEMENT D’IDENTITÉ SEXUELLE À TRAVERS LE TRAVESTISSEMENT PRATIQUÉS PAR DES ANONYMES DURANT UN SIÈCLE.

A L’INSTAR DE CERTAINS PAYS DU MOYEN-ORIENT OÙ AUJOURD’HUI LA MODE NE PEUT S’EXPRIMER QUE DANS LA SPHÈRE PRIVÉE SOUS PEINE DE SANCTIONS. PRATIQUÉS AUTANT PAR LES HOMMES QUE LES FEMMES, CES « JEUX INTERDITS » DEVANT L’APPAREIL PHOTO PRENAIENT PLACE DANS L’INTIMITÉ DE L’INTÉRIEUR.

LA SÉLECTION NOUS RAPPELAIT QUE CES TRANSFORMATIONS SONT ANCRÉES DANS LE FOLKLORE, LES BALS ET LES CARNAVALS DE NOS RÉGIONS DEPUIS DES SIÈCLES (CARNAVAL DU MARDI-GRAS, MIDNIGHT MASQUERADES À LONDRES AU XVIIIE SIÈCLE, BAL DU MAGIC CITY À PARIS OU LES HARLEM DRAG BALLS DE NEW-YORK, CIRCA 1920).

À TRAVERS L’ESPACE DE LA GALERIE ON DÉCOUVRAIT QUE CES BRAVADES CONCERNENT AUTANT DES ARTISTES, QUE DES MILITAIRES, QU’ELLES DÉPASSENT TOUTES CONSIDÉRATIONS ETHNIQUES ICI OU AILLEURS. LES FEMMES AMÉRICAINES DU XIXE SIÈCLE SONT BEAUCOUP PLUS LIBRES QU’EN FRANCE, CAPITALE DE LA MODE FÉMININE, OÙ ELLES SONT TRÈS SURVEILLÉES AVANT LE MARIAGE. VOILÀ QUI EXPLIQUE, EN PARTIE, LA FORCE DU MOUVEMENT FÉMINISTE AUX ETATS-UNIS ET LE PHÉNOMÈNE DES DRAG QUEENS.

PAR DELÀ LE VÊTEMENT (SA COUPE, SA COULEUR) ET L’ATTITUDE, LA « DROITURE » QU’IL NOUS IMPOSE, L’EXPOSITION NOUS MONTRE QUE CES TRANSFORMATIONS SONT AUSSI L’EXPRESSION D’UNE POSTURE CORPORELLE, UNE GESTUELLE.

LE CORPS EST UN OBJET CULTUREL ET POLITIQUE VECTEUR DE L’EXPRESSION D’UN RAPPORT DE DOMINATION ET DE POUVOIR (CF. MICHEL FOUCAULT).

L’EXPOSITION NOUS RENVOYAIT AINSI À NOTRE QUOTIDIEN OÙ L’EXPRESSION ET L’ACCEPTATION DE NOTRE IDENTITÉ EST ENCORE, QUOI QUE L’ON EN DISE, UN SUJET SENSIBLE. À TRAVERS CES PHOTOGRAPHIES AMATEUR C’EST NOTRE REGARD SUR NOTRE SOCIÉTÉ QUI EST CONVOQUÉ, QUAND ON SAIT QU’EN FRANCE LA LOI INTERDISANT AUX FEMMES DE PORTER LE PANTALON NE FUT ABROGÉE QU’EN 2013…

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UN DES NOMBREUX FAUX-MARIAGES (MOCK-WEDDING) TOLÉRÉS DANS LES UNIVERSITÉS AMÉRICAINES AU COURS DU XIXE SIÈCLE (INTERDITS EN 1910) QUI AFFOLAIT LES INSTITUTIONS.

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ONNAGATA, ACTEURS DÉVELOPPANT ET INVENTANT UNE GESTUELLE AFIN DE SYMBOLISER L’IDÉAL FÉMININ DANS LE THÉÂTRE JAPONAIS KABUKI.mauvais-genre-6 mauvais-genre-7 mauvais-genre-8 mauvais-genre-9

CI-DESSOUS,
À LA FIN DU XIXE SIÈCLE, DIVERTISSEMENTS, DISSIDENCE SEXUELLE ET POLITIQUE DANS LES MUSIC-HALL, « CAF’-CONC' », OU LES PREMIERS CABARETS, VÉRITABLES LIEUX DE MIXITÉ SOCIALE. UNE RENCONTRE ENTRE BURLESQUE ET CHARME.mauvais-genre-10 mauvais-genre-11 mauvais-genre-12

SÉBASTIEN LIFSHITZ, COLLECTIONNEUR DE PHOTOGRAPHIE AMATEUR ET CINÉASTE (LES VIES DE THÉRÈSE, 2016; BAMBI, 2013; LES INVISIBLES 2012)

A LIRE: MAUVAIS GENRE. LES TRAVESTIS À TRAVERS UN SIÈCLE DE PHOTOGRAPHIE AMATEUR

 

 

Archives | Walter Van Beirendonck & W&LT

Just found deep in my hard drives these old videos from 1995-1998 of Walter Van Beirendonck now-defunct brand W&LT (Wild and Lethal Trash).

Walter Van Beirendonck was one of the first fashion brand to have a website and CD-ROMs (what?). Back in the days, in a world where DSL or fiber optics mean nothing to the rest of us, the native dimension of these videos is ridiculous today. 320 x 240 pixels imagine that !

The videos are a compilation of fashion shows and a quick view of Walter Van Beirendonck’s unconventional world. Bold patterns and graphics, sex and fetish, creating neo-ethnic tribes and rituals on scene, aware of nature and loaded with a certain sens of humour. Till is debut in the middle of the 80′(he is a member of « The Antwerp Six »), the today head of fashion department of Royal Academy Antwerp through his collections has always questioning the concept of Beauty.

You will see transgender cyber punks raving on the catwalks, wearing fluorescent latex garments, ear vintage techno music and discover Puk Puk the virtual pet from planet Dork.

Sorry for the upscaling and the shitty quality of the videos…

Galerie Axolotl

Découverte de la galerie Axolotl dans un quartier de Toulon en plein rénovation. On y présentait cet été, quelques mois après LO/A à Paris deux projets d’édition.

pOster est un format 290 x 410 mm tiré a 500 exemplaires des éditions Guilt by Association. Propositions photographiques d’artistes autour du thème du corps, du genre et de la sexualité. Composé de 20 tirages de tête en impression pigmentaire (tirage en très haute définition réalisé généralement sur un papier neutre 100% coton et dont la longévité et la richesse de valeurs sont supérieures au tirage photo argentique) numérotés et signés par l’artiste et vendus 45 euros l’unité. Les 480 autres exemplaires de pOster sont distribués au public via LO/A, la galerie Axolotl et le Salon du Salon (galerie spécialisée dans l’édition d’art à Marseille).

La seconde présentation est un projet d’édition monographique sur tablette des éditions On your slate. Le coffret contient un DVD, une édition pigmentaire et une biographie, le tout numéroté et signé par l’artiste.

Quatre artistes ont jusqu’à présent été édités: Gio Black Peter (disponible sur iTunes Store), Nagi Gianni, Dorothée Smith et Ricci/Forte.

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Punk, féminisme, X-Girl (and beyond): Underground US scene mid-90

Tout débute avec « The punk singer », un documentaire sur Kathleen Hanna chanteuse et activiste américaine. L’exposé video réalisé par Sani Anderson revient sur plus de 20 ans de carrière de la leader successive des Bikini Kill, Le Tigre et Julie Ruin, son dernier projet en date. Un parcours musical intrinsèquement lié à son activisme au sein du mouvement féministe Riot Grrrl, qu’elle à d’ailleurs largement contribué à faire connaître.

Une des actions notoires des Bikini Kill en live était de demander aux filles de venir devant la scène. Quiconque à participé à des concerts « dans la fosse » comprendra ce que cela signifie.

Son engagement l’amène a croiser d’autres figures emblématiques de la défense de la cause féminine. Joan Jett ex-the Runaways. Kim Gordon, ex-Sonic Youth. Tavi Gevinson aka Style Rookie qui incarne la nouvelle génération de féministe américaine.

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Le reportage se veut aussi intimiste. Sans voyeurisme, il aborde la maladie au stade avancé :-/ de Kathleen Hanna (maladie de Lyme) ou son mariage avec Adam Horovitz, aka Ad-Rock des Beastie Boys.

Au mitan des années 90, ces jeunes gens ne sont prêts à aucune concession, pensons au radicalisme artistique d’Harmony Korine. Préférant le silence à toute exposition médiatique au risque d’une récupération. L’essence même de l’esprit punk et rebelle.

 

Extension

Au vu du documentaire, on se souviendra que la scène indépendante US des années 90 mêlait facilement cinéma, musique, mode et activisme. Durant cette période, Kim Gordon fut une des créatrices de la marque de vêtements X-Girl (une émanation du label X-Large). Kathleen Hanna en sera une adepte, Chloé Sevigny une ambassadrice jouant et maniant le genre.

X-Girl (vendue en 1998 à un groupe japonais) voulait créer des vêtements « cool » pour les filles, des vêtements « ajustés » mais pas « moulants ». Se démarquer de l’esthétique baggy appliquée uniformément aux filles et aux garçons d’alors. Montrer, comme le prônait sur scène Kathleen Hanna, que les filles « pouvaient faire mieux que les garçons ».

Une Chloé Sevigny androgyne déambule le long de « Sugar Kane » des Sonic Youth, défile nue pour Marc Jacobs créateur sorti de l’underground new-yorkais le tout sous le regard de Sofia Coppola et Spike Jonze.

Jusqu’à présent il n’y a pas eu de grande escroquerie, tous les acteurs de cette scène underground sont restés vingt ans plus tard, fidèles à leur idéaux.

On pourra consulter également l’ouvrage Art et Féminisme paru chez Phaidon et qui retrace 40 ans d’activités artistiques féministes

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Workshop | Genre & Mode

Le début de l’année à vu une polémique se développer autour de la théorie du genre. Abordée sous l’angle éducatif, touchant les plus jeunes, il s’est créé autour du thème un débat passionné.

La violence et les dérapages du débat politique combinés à la médiatisation savamment orchestrée et glamourisée d’icônes transgenres (Caitlyn Jenner pour ne citer qu’elle) à, on l’espère, permis à certains de découvrir le concept d’altérité d’Emmanuel Levinas et d’appréhender l’évolution inéluctable de nos sociétés.

La collection masculine d’Anne Kluytenaar (Festival d’Hyères 2014) inspirée par la maison Chanel et par son père qui a décidé « un jour » de changer de sexe étend la reflexion dans le domaine du vêtement, fuyant la caricature de la folle excentrique. Les vêtements de la créatrice néerlandaise sont en effet repensés dans les moindres détails pour la silhouette masculine, les proportions (col, poignet…) revues, les coupes sont masculines dans des matières féminines. Dès lors sa subtile démarche, dépasse la frontière de l’appartenance sexuelle et les conflits, ouvrant des possibilités créatrices tangibles.

Ci-dessous Anne Kluytenaar, « Lux is crossing », Festival d’Hyères 2014

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See also full « Lux is crossing » collection here

On peut songer au Giorgio Armani créateur des costumes de Richard Gere pour American Gigolo. Pour ce personnage dont le métier est de séduire la gente féminine il avait déconstruit le costume masculin, supprimant les paddings, le rendant fluide, le féminisant, le rendant précieux sans perdre sa masculinité.

Jean-Paul Gaultier jamais en retard d’une tendance avait semé le trouble en 2011 faisant défiler sa mariée haute-couture sous les traits d’Andrej Pejic. La même année, le mannequin transgenre sera le premier à poser en lingerie féminine.

Il était donc intéressant d’entamer un débat, suivi d’un quick-workshop avec les étudiants en création de mode sur ce sujet.

Nous avons passé beaucoup de temps à discuter, argumenter, échanger les points de vue. La démarche de réflexion voulant d’une part bousculer notre propre vision et à considérer le sujet de manière plus vaste, envisageant (modestement) tous les angles déjà étudiés par les universitaires (sexualité, sociologie, féminisme, psychologie, identité…).

Ainsi « alimentés » les étudiants abordent dans un deuxième temps l’“application créative” du sujet sur une affiche avec des contraintes techniques et esthétiques.

Les propos échangés furent riches, variés et sans tabous. Politique, anatomie, littérature, web, humour… furent autant de compléments au sujet.

Au même titre que les différences ethniques, l’économie responsable ou d’autres sujets de société, le futur créateur de mode se doit d’avoir une reflexion sur ces sujets. Il n’y a pas d’obligation pour lui d’ériger ses convictions en tant que manifeste, là n’est sans doute pas son rôle. Ses créations doivent être en phase avec son époque, d’être au fait des évènements de société, libre à lui et selon son talent, d’adapter ou de détourner ceux-ci à son profit.

 

NB: Le sujet est à l’étude au London College of Fashion, here

Académie Royale d’Anvers | Transmission

Transmission de connaissances entre l’équipe pédagogique dirigée par Walter Van Bereindonck et les étudiants de la Royal Academy of Fine Arts d’Anvers. Ce Show Off #4 présente les travaux de l’ensemble des étudiants (quatre années) de l’école flamande.

La manifestation se répète pendant 3 jours (le défilé durant plus de deux heures) pour un total de 6000 visiteurs! Un vrai spectacle dans une ville qui vit mode.

A Anvers comme à La Cambre, on peut constater la marge de progression énorme entre les travaux de début de cursus et les travaux de la promotion sortante. Le style entre les deux écoles est toutefois, assez différent. L’influence de Walter Van Bereindonck est énorme sur le travail des académiciens. L’univers très libre, ludique, peuplé de monstres et de proportions aléatoires qu’il affectionne, se retrouve dans de nombreux travaux.

L’enseignement est centré sur le développement de l’univers créatif de l’étudiant. La narration et l’histoire d’une collection priment sur le désir de suivre une quelconque tendance.

« Protéger nos étudiants est primordial » dit M. le directeur. Toutes les vannes de la créativité sont ouvertes. Ainsi, il est demandé à chaque étudiant un travail en profondeur très important. Il devra explorer le fond de sa personnalité, savoir l’exploiter et la mettre en forme. « Il ne devra connaître ni craintes ni doutes ». « Il devra faire fi des barrières intellectuelles et du bon goût ». Il devra « habiter » le vaste champ de créativité qui lui est proposé tout en maîtrisant le « sens » qu’il apporte à son travail. Il est aidé en cela par la très forte implication des professeurs.

2e années


Preuve de l’étendue du champ des possibles, le show débute par un long passage de costumes historiques réalisés par les étudiants de deuxième année, avant de prendre des chemins plus expérimentaux.

Si on est bridé à l’école, qu’en sera-t-il une fois sur le marché du travail?

Ci-dessous: comme à La Cambre, le travail se concentre sur les volumes pour les deux premières années.

Puis on passe à des exercices plus légers et subtils

Les 3e années


You Wie NG


Yoon Soon Kwon (3rd Bachelor)

Ci-dessous Claire Michel réinterprète le costume africain avec des silhouettes en forme de monstres colorés.


Claire Michel (3rd Bachelor), collection « Los Nahuales »

Un passage spectaculaire de Manon Kündig (3rd Bachelor) avec des modèles gonflables, dont cette dernière silhouette qui une fois dégonflée devient cape.


Manon Kündig, collection « Blowjob »

Une vidéo de la performance des mannequins.

Suivez ce lien pour lire une interview de Manon Kündig réalisée par Dazed & Confused il y a sept mois. Preuve encore une fois du dynamisme des écoles belges, qui placent leur étudiants dans les médias les plus pointus bien avant la fin de leur cursus.


Rey Pador (3rd Bachelor), collection « If you set me free, i will not run »

Les Provocantes avec cigarettes, nez ensanglanté et corps exposé…

… laissent certaines spectatrices admiratives.

Une tendance dans les tenues masculines cette année que j’ai pu constater dans plusieurs défilés d’école: Le porter de tout son barda sur le dos. On atteint le sommet ici avec les ailes d’avion… Vraoum !


Mathias Weber

Les 4e années


Frédéric Hornof


En-Ya Vandenhende


Jantine Van Peski

Quatre questions à Niels Peeraer (Lauréat de la promotion 2011) + vidéo

Your garments are… (gender question)

My garments are for both man or woman, i know there is difference in bodies, but for exemple, my jackets are all open, so it can be easily worn. Now I’m designing more accessories (headpieces, shoes, bags…)

Nils Peeraer has been chosen by Veronique Branquinho, Delvaux’ art director, to make a bag inspired by the japenese lunchbox. This accessory will be made in limited edition of 5 and will cost 3,300 euros. Made entirely by hand it has 70 pieces and requires 12 hours for the making.

Beauty is…

My beauty ideal is asian boys. In the show i want to present an other beauty ideal, different from all « this tall white boys » that you see in fashion.

Favorite designer

Sonia Rykiel, because it’s « happy », i don’t want to work in a completely « black » world, everything is already so serious…

Next

I move to Paris in august for love and because there is so many possibilities in there!

Niels Peeraer collection

Deux points sont à retenir:

– L’importance croissante prise par les accessoires, qui deviennent plus qu’un simple ajout à une tenue, un terrain d’expression à part entière.

– La collection de Niels Peeraer, n’est pas consensuelle, mais là n’est pas l’objectif de la formation à l’Académie Royale d’Anvers. En termes de débouchés professionnelles, l’historique de l’école n’a plus rien à prouver et le nombre des étudiants qui sont chassés dès la troisième année en dit long sur leur potentiel.

Reconnaissons à cette collection le désir de faire bouger les consciences et les idées reçues sur le genre. Les repères sont brouillés, un étudiant dessine des sacs à plus de 3000 euros , puis crée des vêtements qui n’en sont pas vraiment, fait défiler des garçons habillés en rose et blanc et prône une beauté différente à la silhouette, selon ses mots, « petite et androgyne »…

Ne pas laisser l’esprit créatif reposer en paix, doit être un bon postulat de départ à transmettre pour les futurs créateurs. S’éclater?