PATRIMOINE: MAISON CHLOÉ

CHERS LECTEURS,

NOUS ÉTIONS INVITÉS CETTE SEMAINE À LA MAISON CHLOÉ, NOUVEAU LIEU D’EXPOSITION ET D’ARCHIVAGES DE LA MARQUE ÉPONYME POUR Y DÉCOUVRIR L’EXPOSITION CONSACRÉE AU PHOTOGRAPHE GUY BOURDIN.

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Trompe l’œil au Musée des Arts décoratifs

 

Below down the rabbit hole, the new domestic landscapes, +41//DIY , 2008

Opening last night, at the Musée des Arts Décoratifs, of the exhibition Trompe l’oeil (Trick the eye) spread upon twelve themes, more than 400 objects and curated by Véronique Belloir.

Trompe l’œil, game of illusions, can take various forms: temporal, visual or functional. Fashion was no exception and became the theatre of the most outrageous illusions (see below).


Détail d’une robe Chloé par Karl Lagerfeld, satin, broderies de tubes, 1984


Sonia Rykiel, robe de jersey, prêt-à-porter, 2008


Maillot de bain Jantzen, début XXe siècle


Veste trompe l’œil, Jean Paul Gaultier


Au premier plan, la plus belle pièce de la partie mode, robe Hermès, 1952

D’autres modèles Hermès, visibles ici


Catalogue, Trompe l’œil sur linoléum, 1898-1899


Armoire surréaliste, bois peint verni, Marcel Jean, 1941

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PFW | Chloé, ode au beige

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En couleur beige, sable ou camel, les jeunes dames de la maison de prêt-à-porter de luxe Chloé, dans une version ré-actualisée de Cheryl Ladd de feu Drôles de dames, s’élancent sur le podium.

Ce défilé fut un des plus séduisant de la dernière fashion week. A noter les beaux volumes créés par la discrète Hannah MacGibbon, avec une mention spéciale pour la silhouette comportant une chemise en jean (à voir à la fin de la vidéo), qui a fait l’unanimité.

Des volumes où plane un désir de destructuration de la silhouette. Tendance vue aussi chez Matthew Ames ou Damir Doma.


Pas de pinces, des plis qui donnent du blousant, des lignes d’emmanchures basses, très sport


Ce duffle-coat semble avoir trois tailles de trop, mais non il est généreux.




Quelque soit la matière et la manière, des pantalons qui s’évasent à partir des hanches


Robe chasuble ou robe trois trous et sans entrave


Grosse cape en maille, enveloppante à souhait


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Le Modalogue x James Bort pour Le Mont St Michel

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Natural light for this photo shoot in the old factory of the french fashion house Le Mont St Michel.

Alexandre Milan, owner, let us, James, Bent Van Looy (singer of belgian pop band Das Pop) and I bring to life the preppy rock atmosphere of this centennial brand…

Les collaborations entre marque de prêt-à-porter et blogueurs ne sont pas légions, mais les choses semblent évoluer. C’est donc avec joie que je vous présente une série de photos réalisées avec James Bort pour le compte de la communication de la collection homme de l’hiver 2009-2010 de la marque Le Mont St Michel. Griffe presque centenaire, partenaire privilégié d’Agnès B., Vanessa Bruno, Paul & Joe ou Chloé, Le Mont St Michel est aujourd’hui reconnu pour être une des marques les plus créatives du secteur de la maille.

La série photo a été réalisée en lumière naturelle dans l’ancienne usine de la marque sise au sein d’un superbe domaine appartenant à Alexandre Milan, directeur artistique et arrière petit-fils de la fondatrice. James était responsable de la photo tandis que je m’occupais du stylisme, nous avons ainsi mis en image l’univers décalé et tradi-rock de cette collection réalisée avec Bent Van Looyle, chanteur du groupe belge Das Pop. J’espère que vous apprécierez le résultat de notre collaboration.

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L’allure néo-romantique de Bent Van Looy se marie parfaitement avec l’univers de la marque.


Le site de Le Mont St Michel

NB:
Je tiens a remercier tout particulièrement Nadia aka Nizzagirl sans qui cette opération n’aurait pas été possible (Big up pour elle !).

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Mercato d’hiver

Lu la semaine dernière dans la presse (Le Figaro), un état des lieux des directions artistiques des différentes maisons de couture. Force est de constater que cela a énormément bougé, que ce soit pour la mode homme ou la mode femme.

La tendance est d’intégrer sur la plus haute marche de la création non pas une diva, mais un créateur au profil « studio de création ». Chloé et Gucci avaient lancé la tendance, précise l’article ; en effet Phoebe Philo a remplacé Stella Mc Cartney et Frida Giannini a succédé à Tom Ford ; le mouvement s’est accéléré et d’autres maisons ont suivi (Calvin Klein…).

En plus de cette tendance de fond, une série de « transferts » se sont opérés depuis le début de l’automne, chamboulant la carte des DA des maisons de couture parisiennes ; ainsi on retrouve Paulo Melim Andersson chez Chloé (exit Phoebe !), le talentueux Olivier Theyskens chez Nina Ricci, Dai Fujiwara chez Issey Miyake, Giles Deacon chez Daks, Nicolas Andreas Taralis chez Cerruti, Sophia Kokosalaki chez Vionnet, Damian Yee chez Guy Laroche ou encore Peter Dundas chez Ungaro.

Plus dure est la situation de la mode masculine : plusieurs maisons ont en effet pris le virage du relifting, mais sans le succès connu par Dior Homme, hélas… Au vu du travail réalisé par Oswald Boateng chez Givenchy, ou encore Jason Basmajian pour ST Dupont, cela me semblait prendre bonne tournure, les lignes se modernisant, attirant de facto une nouvelle clientèle. Mais les résultats financiers n’étant pas bons, ou en tout cas pas assez rapidement bons, Franck Boclet a ainsi quitté Smalto, Oswald Boateng est sur le départ, Jason Basmajian a été remercié et Pierre-Henri Mattout est également sur le départ chez Dormeuil…

Les maisons de couture masculine ou féminine n’ont aujourd’hui plus le temps, ni l’argent, les résultats financiers doivent se voir quasi-immédiatement ; les créateurs ont donc pour mission de « générer du cash » le plus rapidement possible, sous peine de se voir remercier rapidement, et ce, quel que soit leur talent.

Dans un autre registre, mais concernant toujours les changements de créateurs, Irène Leroux a quitté Erès (groupe Chanel), LA marque de maillots de bain et de lingerie qu’elle avait créée en 1968. Elle sera remplacée par la styliste Valérie Delafosse. Il sera intéressant de suivre les nouvelles (?) orientations de style que cette dernière va y apporter.

Au milieu de ce constat, seule la maison LVMH et ses énormes moyens financiers peut se donner le temps de « recadrer » un John Galliano – avec le succès que l’on sait – et de redéfinir la mode masculine avec Hedi Slimane. Karl Lagerfeld et ses 24 ans chez Chanel fait figure de héros… génial héros, qui a su relancer, moderniser, recréer et propulser la maison de la famille Wertheimer. Quel créateur intégrant une maison peut « espérer durer » autant que lui aujourd’hui ?

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Karl Lagerfeld Remixed

Qui n’a pas entendu parler des 70 iPods de Karl Lagerfeld ?

Là où certains créateurs de son âge seraient ridicules, Karl Lagerfeld, lui ne l’est pas. De l’homme à l’éventail, il est devenu, avec sa vingtaine de kilos en moins (et après avoir revendu tout son mobilier), un nouvel homme ; il s’est réinventé une image, une espèce de techno-gothico-rock-metal-Lagerfeld, il s’est redéfini à l’entrée de ce XXIe siècle.

De l’homme à l’éventail…

Ses apparitions et prises de position frisent la caricature, parfois, inévitable lorsque l’on recrée son image de la sorte, mais il semble toujours être maître de cette image, même lorsqu’on le provoque. Peu de créateurs ont eu l’audace ou l’idée de se redéfinir en prenant un tel virage, préférant conserver leur image-icône qui les à fait connaître et qui, « leur semble-t-il », doit toujours plaire, même trente ans plus tard… (Sonia Rykiel, Chantal Thomass en sont les vivants exemples).
Érudit, incollable sur le XVIIIe siècle européen, frénétique, Karl Lagerfeld est plus que jamais présent sur tous les fronts de la création artistique. Il est un des premiers designer « de mode » au sens moderne du terme.
Directeur artistique chez Fendi depuis 1965, chez Chloé (1963-1983, puis 1992-1997), chez Chanel depuis 1983, photographe, à l’écoute des tendances et parfois passage obligé pour une jeune génération en mal ou en recherche de reconnaissance, tel un mécène. Karl Lagerfeld est comme Kate Moss, partout.

… à la version remixed

On l’a vu tout d’abord fan d’Hedi Slimane, puis collaborateur des arty Chicks on Speed, ensuite chez H&M ou encore au côté de Devendra Banhart (ils ont d’ailleurs fait la musique du dernier défilé Chanel et s’habillent en Chanel !) et enfin écoutant un des groupes hypes du moment, The Pipettes.

Son dernier projet (avec l’aide de Michel Gaubert, gourou musical des défilés parisiens), c’est une compil « Les musiques que j’aime » At Home/At Work, où il réunit aussi bien Xavier Cugat que Siouxsie and the Banshees, en passant par Stravinski et LCD Soundsystem.
Respect.

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