Christian Joy ou la mode DIY (Do It Yourself)

Je suis allé voir les Yeah Yeah Yeahs en concert, groupe phare de la tendance electro-punk-clash qui sévit ces dernières années. Je suis tombé sous le charme des tenues de Karen O, la chanteuse.

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Christian Joy, américaine est la créatrice auto-didacte de ces panoplies abracadabrantes et improbables, voire un peu chamaniques.
A eux deux, ils ont recréé et surtout ré-actualisé ce côté DIY (Do It Yourself), propre aux groupes punk de la fin des années 70 et insuffleront peut-être un peu d’énergie brute au monde de la musique et par extension de la mode, qui en ont bien besoin. A suivre donc…

Le site de Christian Joy
Le site des Yeah Yeah Yeahs

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Hyères 2006

Le XXIe Festival de la mode et de la photographie d’Hyères à fermé ses portes la semaine dernière. Le lauréat Anthony Vaccarello à présenté une collection femme, organique et très graphique, les avis sont assez controversés, de ceux qui n’apprécient guère le côté SM de sa collection à ceux qui voit en lui un futur Alexander MacQueen ou Nicolas Ghesquière.

Photo de couverture Grégoire Alexandre

La collection
Visitez absolument le reste du site du Festival !

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Donna Franklin, la fibre réactive

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Donna Franklin, étudiante au Perth Institute of Contemporary Art réalise une robe « vivante » accueillant à sa surface des… champignons.
The most captivating work at the Perth Institute of Contemporary Art for me was Donna’s superb dress. It wasn’t until she was melting under the lights of the symposium guest speakers table with me that I fully understood what I was looking at and could slightly appeciate her art practice. Initially she immersed herself in the scientific realm of colour and growth with a large experiment with moulds, resulting in her first art fashion with a dress sewn in fabric highly patterned by mould stains.

Must read, Wired article

Despite being the opposite of what we perceive as being attractive in the normal scheme of social expectations, the dress has a tantalising elegant appearance with graceful white fabric and shades of grey patterning. Donna moved on to working with fungi resulting in the stunning ‘Fibre reactive’. This is a living garment, an experiment in a symbiotic relationship between the garment as a host for the fungi and the wearer.

When asked how long she expected the dress to live in its current form, Donna gave a slightly sad sigh and said she wasn’t ready for her garment to pass away! Her work is an exquisite blend of installation, fashion, science and feminine passion.

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Cybermode

Le groupe américain de commerce en ligne Amazon.com a annoncé lundi le rachat, pour un montant non divulgué, du site de vente de prêt-à-porter féminin Shopbop.com, qui doit venir compléter son propre rayon de vêtements et accessoires aux États-Unis.
La firme Shopbop, fondée en 1999 à Madison dans le Wisconsin, revendique aujourd’hui dans ses rayons virtuels plus de 75 marques de créateurs de mode, dont Marc Jacobs, Catherine Malandrino ou Diane Von Furstenberg, ont précisé Shopbop et Amazon dans un communiqué commun.
Le site Shopbop.com continuera à fonctionner et à être accessible indépendamment de sa maison mère, mais sera exploité «comme un complément» de la plate-forme où Amazon vend vêtements et accessoires aux États-Unis, ajoute le communiqué.
Cette intégration va lui ouvrir l’audience des «dizaines de millions» de personnes habituées à fréquenter les pages d’Amazon, s’est félicité Russ Grandinetti, responsable de la division «Apparel and Accessories» d’Amazon.

Source Agence France Presse, via Technaute

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Kris Van Assche, l’homme fleur

 

Garde-robe masculine résolument actuelle, poétique et accessible, la collection automne/hiver 2006/07 contient des costumes trois-pièces avec de sublimes pantalons affinant la silhouette, des cravates portées ton sur ton, un borsalino avec de nouvelles proportions, très allongé, très graphique, un peu expressioniste. Coup de coeur aussi pour ses caleçons noir et gris, très chic, portables à mon sens, au bureau, comme le week-end. Un élégance nonchalente, beaucoup moins « on the edge » que l’homme Dior d’Heidi Slimane, mais tout aussi intéressante.

Kris Van Assche est issu de l’Académie Royale des beaux-Arts d’Anvers, et fait partie de la nouvelle génération de créateurs belges dans la lignée de Raf Simons…

Site

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Le robot-mannequin d’Hanae Mori

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Ci-dessus le robot Palette

La styliste japonaise Hanae Mori a fait appel à un robot pour présenter une réplique d’une de ses créations les plus célèbres, à l’occasion d’une exposition consacrée à ses 50 ans de carrière dans la mode.

Surnommé « Palette », le robot bouge lentement ses bras, son corps et sa tête pour faire découvrir la fameuse robe rose « Chrysanthème » inspirée du kimono que la créatrice avait présentée pour la première fois à New York en 1966.

Ce robot-mannequin est montré dans le cadre de l’exposition Hanae Mori qui s’est ouverte mercredi à Tokyo.
« L’idée de faire appel à un robot au nom de la beauté est innovant, puisque les robots servent généralement dans des usines ou à la guerre », a plaidé le concepteur de « Palette », Tatsuya Matsui.

Mais en dépit de cette innovation, Hanae Mori, âgée de 80 ans, reste une ardente avocate de la création manuelle.
« J’aimerais transmettre l’importance de la création artisanale à la jeune génération, car il me semble que les capacités de l’être humain sont en train de disparaître dans cette ère de l’informatique », a déclaré Mme Mori à l’AFP.
« J’aimerais que le public redécouvre mes créations et l’importance de l’artisanat. Lorsque les êtres humains travaillent de leurs mains, leurs capacités créatrices s’amplifient », a-t-elle plaidé, en évoquant ses débuts à la machine à coudre dans des ateliers de couture parisiens.

Programmée jusqu’au 11 avril, l’exposition hébergée au nouveau théâtre national de Tokyo, propose plus de 80 créations d’Hanae Mori, notamment des costumes créés à l’occasion de spectacles à l’Opéra de Paris et lors du festival de Salzbourg (Autriche).
En 1977, Mori a été la première Japonaise admise à la Chambre syndicale de la Couture parisienne.

La dépêche AFP

Le robot-mannequin « Palette », imaginé par la société de robotique et d’architecture d’intérieure tokyoïte Flower Robotics, est exposé à Paris jusqu’au 27 octobre à la Maison de l’Amérique latine dans le cadre d’une rétrospective consacrée à la célèbre styliste japonaise Hanae Mori.

Spécialement conçu pour mettre en valeur les vêtements, ce robot bouge lentement ses bras, son corps et sa tête.

« C’est un grand honneur de présenter Palette à Paris, haut-lieu de la beauté », s’est réjoui dans un communiqué le concepteur du robot, Tatsuya Matsui (37 ans), semi-ingénieur, semi-artiste, diplômé de l’Ecole nationale supérieure de la création industrielle française.

« Je suis impatient de faire découvrir Palette, qui symbolise une nouvelle forme de la culture japonaise, à un maximum de visiteurs », a-t-il poursuivi.

Flower Robotics conçoit et commercialise des robots destinés à accompagner des créations artistiques, en collaboration avec la société de solutions informatiques Silicon Graphics (SGI) Japon.

Son autre robot Posy, surnommé « l’enfant aux fleurs », participe aussi à de nombreux événements culturels (défilés, concerts, expositions, films, etc.)

Conçue sur le thème « Rencontre entre l’Orient et l’Occident », la rétrospective des collections Haute Couture Hanae Mori avait pour sa part déjà été présentée en mars au Théâtre National de Tokyo.

Retraçant les 27 années de carrière de cette octogénaire, ardente avocate de la création manuelle, la rétrospective présentée à Paris se veut aussi un hommage à la capitale française et à la Chambre syndicale de la couture parisienne, où Mme Mori fut la première créatrice étrangère à être admise.

Hanae Mori a fondé sa « Maison de Haute Couture » sur la prestigieuse avenue Montaigne, dans le 8e arrondissement de Paris, en 1977.

 

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Tout est bon pour vendre… (NSFW)

 

ATTENTION le lien ci-dessous contient des séquences pornographiques !

WARNING Contain X-Rated pornographic scenes !

Shaê, une marque d’Urban wear à trouvé une formule « originale » pour faire la promotion de sa collection Été 2006, plutôt que d’habiller les mannequins, Shaï les déshabille… intégralement.
Et tant qu’à faire, ils ont demandé à des acteurs X de jouer le rôle des mannequins… Ce qui donne ceci

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Interview de Lidewij Edelkoort

Lidewij Edelkoort was born in Wageningen, Netherlands in 1950, she works in paris as coordinator of 2 research centers on trend-forecasting : studio edelkoort and trend union; she is publisher of bloom, interior view and view on colour 3 visionary magazines (united publishers) . li edelkoort is envolved in a humanitarian project heartwear, a non profit organization, helping third world producer with a concrete mail order catalogue, where consumer expectations meet local crafts. the profits remain to the comunity. since 1999 Li Edelkoort is chairwoman at the design academy of Eindhoven.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire l’interview

Milan the 14.04.2000, we met Li Edelkoort at the compact-presentation, during the milanese furniture fair —

what is the best moment of the day?
I like the earlier morning, I wake up rather early to have time to recover, so I have coffee in bed and watch the news on television, it’s a very nice private moment.

what kind of music do you listen to at the moment?
some new african music, I became godmother for a band in Paris, they make a fusion of african and western music.

do you listen to the radio?
not much, in france there is a fantastic cultural radio, so when I work at home I can have that all the day, but then it’s almost like background music.

what books do you have on your bedside table?
again african culture, a book written in dutch, a story how somebody comes from the middle of africa and goes to the netherlands and discovers this country.

do you read design magazines?
not much … because I make them. I read magazines when I fly, so since I fly a lot I read a lot of magazines, mostly fashion- and scientific magazines, well, design magazines … I try to keep track what everybody is doing. I’m not really reading, I’m looking at them.

where do you get news from?
my intuition, it’s not information directly, it’s more the climate, which evolves from day to day.

what kind of womenswear would you never put on?
most womenswear seen in all these shops.

do you have any pets?
I have two cats. adam and eve. they are siamese cats.

where do you work on your projects?
in any place, the best place to think is in the taxi or in the aeroplane, because at least I cannot be reached easily. somehow travel gives me wisdom, almost like being in trance, I speak to nobody and think. is there any designer from past you appreciate a lot? many of them, I think mies van de rohe, of course…

if it is possible to talk about colleagues, is there any particular you appreciate?
I find it difficult to say  » this is my favorite « .

which of your projects have given you a great satisfaction?
the making of a car, the nissan micra,  » lei è la mamma della micra  » they said it in an italian designbook. now I do the second generation, that is very ecxiting, I like to work on food and beverage and still I like very much working on textiles, it was my first love, I’m very keen on it, I’m a textile freak.

you teach at the academy of eindhoven…
I’m not teaching anymore, I’m the first possible freelance part-time chairwoman of a highschool. we are two, two woman, liesbeth in’t hout and myself, this can only be because we think exactly the same, liesbeth is there, every time I say ‘next time we should do this’ she already has thought about it too.

‘… the conventional linear model of – education/work/leisure – is being replaced by a cyclical new model…’ this is your enunciation, please tell us more
I said this? yes, one could make a design institute just about leisure, because leisure is almost everything, it can be a television show, a game, knitting, it can be food, sports, it’s everything exept work, it takes such a space, it is very hard to capture the whole.

You always consider ethical aspects, do your students carry attention that freetime is often used in slogans of a conservative rhetoric, used to hide social problems as unemployment?
of course, very early in our courses we have been working on social problems, people who have leisure first, which is unemployment, which is streetchildren, so it keeps coming up all the time, that to have freetime it’s not neccessary only positive, in our institute I think that there is a great feeling, that we must as well design for minorities, problem groups … and not just working on beautiful chairs and lamps. for the future we are planning a department on humanitarian design and I’m looking for sponsors for this course, because it’s very expensive, we have to send our students to the areas where are these problems.

at the news broadcast they said that the italians are afraid of the lack of work, criminality and pollution. what is making you afraid?
I think that there is enough work in europe, actually we have to reimmigrate people for certain work for the digital world, e- commerce… I believe that the criminal climate might change, we see that the soceity at large is slowing down, is not as much interested in speed, going very quickly, very crashed, this in particular is valid for young people, maybe they will go to slower drugs, away from ecstasy, maybe to … just smoking a little, some cigarettes, that will be very important to fight the criminality among the youngsters. I’m never afraid because I believe that the human kind can solve problems, what we just need is first to have a problem, then we work on it, we are not mastering the idea to prevent it.

Cet interview est tirée du site designboom, allez-y pour y avoir des informations complémentaires, photos, etc. Bien entendu, ne manquez pas le site de Li Edelkoort ici
Les bureaux de Li Edelkoort sont situés à Paris XIV.

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Londres | à  ville cosmopolite, mode cosmopolite…

 

LONDRES (AFP) – Inde, Japon, Brésil, Singapour, Serbie… la semaine de la mode de Londres est pour son édition automne-hiver résolument cosmopolite, à l’image de la capitale britannique.
Ni Paris, ni Milan, ni même New York n’accueillent sur leur « catwalk » autant de créateurs étrangers que Londres.

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En venant à Londres, ces créateurs espèrent se faire un nom dans l’industrie multimillionaire de la mode, et comptent sur l’ouverture d’esprit de cette ville où voisinent des dizaines de minorités parmi ses huit millions d’habitants.
Ils amènent avec eux un extrait de leur pays natal, enrichissent leur collection avec des tissus et des coloris rarement utilisés en Europe, pour nous offrir quelques saveurs de leur culture d’origine.

Le jeune créateur indien Manish Arora nous a ainsi projetés au beau milieu du Rajasthan, avec une collection osant les couleurs vives et brillantes de cette région du nord-est de l’Inde.

Les rose, vert, orange, bleu étaient partout, dynamisant des robes ou jupes à volants.

Avec la Brésilienne Issa, la « Fashion week » s’est retrouvée sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, en plein carnaval, entourée de robes à paillettes, de mini-strings, de seins nus et de corps peints en rouge, vert et jaune.

Le jeune Singapourien Ashley Isham a aussi fait sensation, en faisant défiler ses mannequins échevelés sous une pluie de pétales rouges ou dorés, dans de longues robes souples aux couleurs qui claquent (rouge vif, bleu turquoise…).

Quant à la collection de la Japonaise Michiko Koshino, elle était élégante et fraîche, avec un soupçon de la délicatesse d’une femme en kimono et un brin de la séduction d’une Geisha.

Nombre de ces créateurs connaissent un grand succès chez eux, à l’instar de Manish Arora, qui dessine des costumes de cinéma pour Bollywood.
Mais ils ont besoin d’une visibilité internationale, ce que Londres peut leur offrir, explique Andrew Tucker, un responsable du Conseil britannique de la mode, qui organise la manifestation.
Pour se faire une place dans le monde de la mode, il est impératif de défiler dans l’une des quatre capitales de la mode internationale, souligne-t-il.

Milan et New York sont très commerciales, Paris est inaccessible pour ceux dont le nom n’est pas encore établi, mais Londres est plus ouverte: c’est « assurément la meilleure piste de décollage » pour les jeunes créateurs, assure M. Tucker.
La capitale britannique s’est d’ailleurs faite une spécialité d’attirer les talents peu connus et de les lancer sur la scène internationale.

Parmi les autres créateurs étrangers au programme jeudi, la Serbe Roksanda Ilincic, les soeurs jumelles georgiennes Tata Naka ou encore le duo anglo-brésilien Bruno and Basso.

Les Britanniques Julien Macdonald et Paul Smith, ou l’Irlandais Paul Costelloe, sont apparus plus classiques dans leur collection, mais le chanteur anglais Boy George promet un bouquet final aussi branché que provocateur samedi.

photo:créateur Manish Arora
Visitez le site de la Fashion Week de Londres, les pages des créateurs, ainsi que la rubrique tendances (Trends)
Site de la Fashion Week

source: Yahoo et AFP

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