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ANA KHOURI, DESIGNER EN JOAILLERIE À REMPORTÉ LE PRIX DE L’ANDAM 2017 DE LA SECTION ACCESSOIRES.

AVANT LA JOAILLERIE ANA KHOURI À APPRIS LA SCULPTURE DANS SON BRÉSIL NATAL À LA FUNDAÇÃO ARMANDO ALVARES DE SAO PAOLO. PENDANT CES ANNÉES ELLE À COMMENCÉ À RÉFLÉCHIR ET CRÉER DES PETITES SCULPTURES QUI ÉPOUSAIENT LES COURBES DU CORPS.

CETTE CORPORÉITÉ ET SES AMBITIONS CRÉATRICES L’EMMÈNENT LOGIQUEMENT À SUIVRE LES COURS DU GIA (THE GEMOLOGICAL INSTITUTE OF AMERICA), LA PARSONS ET POUR FINIR CEUX DE LA CENTRALE SAINT MARTINS.

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Utilisés quotidiennement pour nos multiples besoins, nos téléphones multifonctions, iphones greffés à nos mains font de nous ce que l’on appelle un Homme Augmenté. Mesurant notre pouls, secrétaire virtuel, preneur d’images, assistant de notre vie sociale, l’un des principaux usage de ces terminaux reste sans doute, de nous donner… l’heure.

Paradoxe ou vision, la firme responsable du sus-nommé smartphone à mis au point ces derniers mois une… montre avec le souhait avoué de bousculer le monde de l’horlogerie.

Une preuve, peut-être, que la mesure du temps reste un élément essentiel de notre vie.  Du cadran solaire à la montre connectée l’Homme à toujours souhaité maîtriser le temps qui passe.

Depuis que l’Homme à fondé des sociétés, il observe le rythme de la vie (de la naissance à la mort), le rythme des saisons pour la culture aux champs, le temps qui le sépare du village voisin…

Mesurer le temps avec précision est affaire de mécanique.
Chez Van Cleef & Arpels les créations horlogères prônent aussi une dimension poétique, mesurer le temps est affaire d’histoires, de rencontres et d’émotions. La mécanique est au service de l’esthétique.

Sobre, la dernière réinterprétation de la montre Pierre Arpels (du nom de son créateur) au design ultrafin, dont le cadran semble flotter entre deux attaches vise, elle, à l’intemporalité.

Le temps et ses précieux instants, dernier luxe de notre époque, est pour le « garde-temps » de Van Cleef & Arpels une invitation au voyage à travers le temps et l’espace.

“Heure d’ici et heure d’ailleurs” telle une maxime, un vers, est inscrit sur le cadran. « Ici » est maintenant, « ailleurs » sera demain et vice-versa.

Le temps est insaisissable c’est ce qui le rend si cher, il est multiple. On le perd, on le gagne, il est assassin, il nous file entre les doigts. C’est le temps des amours ou comme le chante Aznavour

« Le temps qui va / Le temps qui sommeille / Le temps sans joie / Le temps des merveilles / Le temps d’une jour / Temps d’une seconde (…) Le temps et rien d’autre / Le tien le mien / Celui qu’on veut notre” (Le temps, 1964)

Une série de photos prises ici, à Paris et ailleurs (Saïgon, Marrakech, Marseille, New-York), des instants suspendus et passionnés tentent d’illustrer ces temps.

Des « ici »

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Merci pour les photos à M. Philippe Margeault et Mlle Gaëlle Charles

Des « ailleurs »

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La montre-cadenas créée en 1935 (mais baptisée sous cette appellation en 1938, après s’être nommée Agrafe) était à l’honneur cette semaine dans les salons privés de l’Hôtel George V.
Inspiré par la Duchesse de Windsor, le fameux bijou « mis au centre de plusieurs vitrines est ainsi replacé dans le contexte artistique de son époque” me dit Catherine Cariou, responsable du patrimoine chez Van Cleef & Arpels.
« C’est l’occasion pour nous de montrer que Van Cleef & Arpels n’est pas que le Serti Mystérieux ou des créations aériennes » ajoute-t-elle.

Vendue aux enchères il y a 4 ans pour près de 400000 francs suisses (estimée alors à 40000 francs) l’emblématique montre-cadenas fut portée par de nombreuses femmes de caractère dont Paulette Goddard, épouse de Charlie Chaplin ou l’actrice britannique d’origine indienne Merle Oberon.

Ci-dessous:

Montre-cadenas en or jaune et saphir, 1943 van-cleef-arpels-cadenas-7

Montre-cadenas à couvercle

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Bracelet Ludo, platine et diamants, de la collection de Barbara Hutton. Pendule en cristal de roche, 1934, une récente acquisition des archives dans un style moderniste à la « Palais de Tokyo » (construit en 1937) et montre-cadenas en platine et diamants, identique à celle portée par la Duchesse de Windsor.van-cleef-arpels-cadenas-15

Au mitan des années 30 la Maison de haute-joaillerie proposait des créations plus massives et architecturées en résonance avec les travaux de Mallet-Stevens, Le Corbusier ou Sonia Delaunay.

Montre de poche en platine, cristal, saphir et diamants, 1930van-cleef-arpels-cadenas-6

L’idée de cette installation est de montrer le profil très moderniste de certains bijoux de l’époque qui s’appelaient alors « roulements à bille », « caterpillar « ou encore « tuyaux à gaz » à la même époque que la création de la Pivoine et son style floral en Serti Mystérieux.

Publicité parue dans Vogue, 1936

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Ci-dessous clip Chardon en or jaune et saphir, porté par la Duchesse de Windsor, 1937

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Les minaudières, petits coffrets destinés à recevoir tous les accessoires d’une femme du monde (carnet de bal, rouge à lèvres, poudrier…) sont toujours fabriqués mais seulement sur-mesure, chaque compartiment étant fait selon les désirs de la cliente. Le jour elle était glissée dans un sac en tissu de soie ou shantung, le soir directement à la main.

Ci-dessous minaudière avec montre en styptor, or jaune et saphir, 1934. Le styptor fait partie des nombreux brevets déposés par Van Cleef & Arpels durant les années 30. Il s’agit d’un alliage d’argent et d’étain donnant l’illusion du platine. Veuillez noter l’ouverture dans la sac en tissu laisse entrevoir la montre.

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Les bijoux de chaque vitrines sont accompagnés d’un petit carton illustré, dit “pancarte” dans le jargon des archivistes.van-cleef-arpels-cadenas-4

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Ces pancartes répertorient tous les bijoux et objets créés par la Maison depuis son installation Place Vendôme en 1906. Avec la première guerre mondiale les archives de 1906 à 1917 furent stockées en région parisienne et non récupérées.
Chaque pancarte comporte un numéro correspondant au numéro gravé sur le bijou, une gouache, le nom du bijou ainsi que le nom de son premier acheteur. Au dos on retrouve le poids de la pierre, du métal, l’atelier qui l’a réalisé, le prix à l’époque de sa fabrication, etc. soit “tout l’ADN du bijou”. Par confort d’utilisation toutes ces pancartes ont depuis été numérisées.

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Chers lecteurs,

en mai dernier, c’est à la terrasse d’un célèbre café germanopratin que la dynamique Delphine Hervieu et l’élégant Philippe Airaud ont décidés de se lancer dans l’aventure des bijoux d’oreilles Otzar.

Elle, ex-écrivain de presse (Stiletto, Air France Madame) et après un passage dans les maisons Versace et Dolce & Gabbana à développé une expertise en gemmologie en obtenant deux diplômes français et américain.

Lui, designer, à débuté sa carrière à l’aube des années 90 auprès de Loulou de la Falaise chez Yves Saint Laurent, il créait les bijoux de défilés. Aujourd’hui il développe “0.88”, un concept de bijoux basé sur la résistance extrême du fil d’or. Il a la pratique du design de bijoux.

Otzar, un nom qui rayonne et qui signifie « trésor » en hébreu, c’est la célébration de la pierre unique. Nul diamant ici, mais un hymne à la pierre de couleur.

Passionnée, éloquente et volubile, Delphine nous explique que le design des bijoux est inspiré par les pierres qu’elle achète régulièrement. « Il y a une dimension ludique, nous cherchons les meilleures associations pour faire des séries et non des collections ». La série présenté ce jour-là dans un appartement de la rue de Varenne est composée de sept pièces et sera au fur et à mesure des ventes, mise-à-jour de sorte qu’il y aura toujours sept bijoux.

Chaque pièce est unique, faite main et ne peut être reproduite en série. « Nous aimons le caractère rare et la préciosité des pierres mais nous tenons aussi à garder une certaine éthique et à garder un œil sur la traçabilité » nous confesse Philippe.

L’ensemble de la série part prochainement à Los Angeles où elles sont attendues dans un atelier chargé de réadapter ces délicates parures aux clients qui les ont déjà pré-commandées (dans une gamme de prix allant de 17000 à 55000 euros). Chaque bijou sera alors finement disposé dans un gant de la Maison Fabre et livré avec son support.

« Otzar, c’est une histoire, un trésor humain qui tisse des liens ». Une belle aventure où se rencontrent un graphiste roumain, un photographe italien et un orfèvre qui devait partir  à la retraite, mais « qui a toujours des étoiles dans les yeux » nous dit Delphine. Otzar, des bijoux contemporains, dans l’air du temps, que l’on envisage de porter en jean et perfecto (de luxe) plutôt qu’en robe de soirée.

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Delphine Hervieu

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Une des pièces phares, tour d’oreilles avec studs de corail (issus d’un lot vieux de 15 ans!), chrysoprase, spessartite et tourmaline mandarine.

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Philippe Airaud

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Chers lecteurs,

j’ai rencontré Hannah Martin il y a deux ans, lors d’un délicieux dîner organisé par Hélène Leblanc. Basée à Londres, elle crée des bijoux pour homme et femme au style très singulier. Il y a quelques semaines, de retour à Paris, elle présentait dans l’intimité, sa nouvelle collection.

Il s’agit d’une des très rares maisons de joaillerie fine s’adressant à la clientèle masculine. Equilibriste, Hannah cultive sur elle, un style punk-rock & chic non galvaudé. Tout dans son regard et dans sa voix laisse deviner cette préciosité et cette excentricité propre aux sujets de sa majesté.

Comme son style, ses collections sont le fruit, elles aussi, d’une délicate harmonie. Androgynes ses bijoux se conjuguent autant au féminin qu’au masculin et le diamant n’est lui pas réservé à la femme. L’homme porte collier à double rang de perles noires Akoya. Alors les filles ne se gêneront pas et iront piquer dans la boîte à bijoux de leurs boyfriends, les boucles d’oreilles en or rose ou encore l’iconique (au poids phénoménal) Eagle gun icon ring de la collection Aguila Dorada!

Ci-dessous: L’Eagle gun icon ring, or jaune et or rose, édition limitée à 25 exemplaires (c) Hannah Martin

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Le talent d’Hannah Martin est dans sa capacité à synthétiser, dans ses mini-sculptures faites entièrement à la main, à la fois un design contemporain, élégant et surtout non caricatural comme s’est malheureusement souvent le cas dans cet artisanant et ces thématiques.

Ces créations, en quantité limité, où se marient lignes fortes et faibles, droites et courbes, évoluent et s’agrémentent ces dernières saisons de pierres précieuses, saphirs et rubis, pour répondre aux demandes de la clientèle toujours plus exigeante et désireuse de nouveauté.

Bijoux de dandy décadent façon David Bowie, de trader au style décomplexé ou d’anonymes au goût affirmé, la luxueuse joaillerie rebelle d’Hannah Martin crée de futurs classiques.

Hannah Martin

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Nichée au coeur d’un hôtel particulier du XVIIIe siècle, l’École Van Cleef & Arpels, ouverte depuis deux ans à l’initiative de Marie Vallanet-Delhom, la présidente de l’école, nous invite au sein de sa nouvelle adresse, place Vendôme. Un environnement où l’on se sent vite à son aise, tant les locaux sont étudiés avec raffinement et élégance. Du pur luxe tout en discrétion à l’image de la maison.

Nous sommes guidés le long d’une balade pédagogique au cœur de l’école, une évolution étudiée avec goût et ingéniosité.

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Destinée à révéler une partie du monde très confidentiel de la Joaillerie et de l’Horlogerie, L’École Van Cleef & Arpels met en œuvre des rencontres intellectuelles avec des professionnels renommés, tels que des historiens, des gemmologues, des joailliers, des illustrateurs et bien d’autres.

Le but premier de cette rencontre? Donner une approche émotionnelle, sensorielle et professionnelle de ces métiers d’exception, partager une histoire et un savoir-faire unique avec un public venu du monde entier et découvrir les trésors de la grande maison parisienne. Une expérience de qualité aussi rare qu’exceptionnelle, aussi enrichissante que singulière.

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L’École se dissocie par son programme pédagogique. Il se regroupe sous treize cours d’une durée de quatre heures chacun, dispensés en français et en anglais, répartis sous trois thèmes: l’histoire de l’Art, le Savoir-Faire, le Monde des Pierres.

Le succès de l’École Van Cleef & Arpels semble reposer sur la pédagogie professionnelle et innovante qu’elle offre à ses 2200 élèves.

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Texte Juliette Druelle + Karen N’Zila

Photos Juliette Druelle

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Olivia Hainaut and I met during october at Showroom Belgium. We only spend a few minutes talking and exchanging business cards. I took a quick look at the jewels she creates and then go to see the others designers, my schedule was tight.

Two weeks ago i was in Brussels and we take time with Dominique Lefèbvre (WBI) to have a lunch with Olivia at Junkfood Deluxe by Quentin, speak freely and visit her atelier.

Olivia is from the french side of Belgium, studied at Les Beaux-Arts then at La Cambre. Her parents, a psychoanalyst mother who used to wear Sonia Rykiel, Paco Rabanne, smoke cigars and a father who used to grow sideburns and had a little monkey who play in his textile factory, were « eccentrics in love with fashion » she said, « they spend time organizing parties in their Vasarely-like apartment ».

From this era Olivia keeps the taste of beautiful things, fashion and luxury.

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Olivia Hainaut’s window shop

Inside the workshop and showroom

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Paco Rabanne’s « 1969 » iconic chainmail bag

Passionate about movies, she first want to work for the cinema and did photo styling. Romy Schneider, her favorite actress, was one of our first subject of discussion talking about her beauty and the movies La Piscine, Les Choses de la vie or L’Enfer.

Olivia is also a big fan of all the hottest actress of the seventies, Gina Lollobrigida, Sophia Loren, Ursula Andress, Monica Vitti. During the dessert we talk about Madness on the roofs of Buckingham Palace for the diamond jubilee. We sung Lovecats, from The Cure(!), remember Blondie, Siouxsie and all that punk-rock music. We talked about the looks of these bands especially Olivia who we wore them all (from rockabilly to new-wave)!

After this experience she starts her own collection of jewelry and show it to Natan, the great belgian fashion house. Immediately they ask for her skills and she starts making beading, embroideries for cocktail and weddings dresses for more than ten years. At that time all that she learned and earned was invested in her personal collection. Things were going well, her creations were sold in Paris at Le Bon Marché until september 11th…

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A finely crafted leather scarf, each model is cut in a full animal skin and therefore is unique. I couldn’t resist to buy one in black,.

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From gold, metallic, fluo or mat, dozens of colors are available. Everything is carefully crafted in Italy

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Today she’s no longer collaborate with Natan, developing her brand is the main goal. But as she told me it’s difficult nowdays for independents designers and she need more collaborations or internship in a more established house (Jean-Paul Gaultier, Alexander McQueen will be a must).
Most of the time belgian people (french) prefer buy foreign brands than local ones, while the flemish support their Ann Demeulmesteer, Dries Van Noten or Bruno Pieters. In general belgian designers have better recognition outside the country.

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All these experiences and influences are the core of her work, her main creations mix something dark and shiny, sophisticated and raw, sharp and soft.

More at Olivia Hainaut’s website

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I met Estefania two years ago in Porto, during the fashion week. We were wandering in the corridors. She was with her friend, Hector Olguin, photographer. We exchange smiles, have a cocktail, look at the Douro by the window and we became friends.

Estefânia is the kind of person you can’t live without. She always have a good or amazing story to tell. Last time it was all about punk music in Portugal.

In Adorna Corações, her boutique/showroom where she host others designers and artists she spend time telling me the story of portuguese punk bands, then leave to kiss a client and come back to the story. Estefânia is exuberant. Most of this bands are friends as she used to work for them as a producer, famous Paulo Furtado himself (aka Legendary Tigerman and singer of ska band Wraygunn) is also a good friend.

I was fascinated and i promise you a post about this era and those bands!

The animated gif above was taken during a lunch. Estefania gave us a good laugh when she got up from table to explain how she tried to descend the stairs of Palais de Tokyo with her rollers(!) avoiding photographers who took pictures… of the movie star just behind her (yes she thought she was paparizzed).

We agreed to say that this movie star was just a @&#$ !

Estefania is a internationally renowned contemporary jeweller and curator, more in a next post i promised. She also have a great look (yes it could be also an other post).

Yesterday was her birthday and this post is my present.

Thanks for your « bonne humeur » Estefania. Love !


Adorna Corações, centro comercial Bombarda, rua Miguel Bombarda

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Rendez-vous fut pris avec la Fondation de la Haute Horlogerie à l’Hotel d’Evreux sis place Vendôme pour la présentation de l’ouvrage « La Conquête du Temps, l’Histoire de l’horlogerie de l’origine à nos jours: découvertes-inventions-progrès ».

Lors de cette rencontre, étaient présents Fabienne Lupo, Présidente Directrice Générale de la Fondation de la Haute Horlogerie (FHH), Franco Cologni, Président du Conseil culturel Fondation de la Haute Horlogerie ainsi que Dominique Fléchon, l’auteur,  qui à répondu à quelques questions sur l’origine des montres, la notion du temps ou ses choix rédactionnels en voici quelques extraits.


Dominique Fléchon, historien expert en horlogerie et auteur de l’ouvrage

La difficulté de ce livre est devant un sujet aussi vaste, quand commence t-on et quand fini t-on?

J’ai voulu commencer avec le Big Bang, mais cela risquait de poser un problème avec une montre célèbre qui s’appelle la Big Bang!

A quand remonte la première montre?

La trace la plus ancienne est la montre-bracelet d’Elisabeth Ire datée du XVIe siecle. La montre de poche se retrouve un peu avant 1475. Avant cela on trouve l’horloge à poids et la pendule a ressort. Entre les deux il a fallu faire d’énormes progrès pour faire des ressorts entraînant un rouage!

Remontons dans le temps et nous trouvons des appareils de mesure du temps non mécaniques. En Egypte, les cadrans solaires (1500 avant JC), en Mésopotamie l’horloge à eau (2500 avant JC).

Avant cela il faut revenir au passage de la Préhistoire à l’Histoire, aux alentours de 4000 avant JC. A cette époque on débute l’observation des astres, l’horlogerie étant la fille de l’astronomie, on invente l’écriture, car observation induit nécessité d’une trace écrite. C’est à cette époque que débute la mesure du temps, c’est mon point de départ, bien qu’il existait antérieurement à cela des systèmes de mesure du temps (notamment pour situer les équinoxes et les solstices d’hiver) comme les menhirs ou les champs de pierre alignées.

Nous nous sommes arrêtés en 2010, quand la plupart des publications s’arrêtent à 1823, date à laquelle est mort Breguet, une époque où la montre-bracelet n’était encore qu’un bijou.


Fabienne Lupo, Présidente Directrice Générale de la Fondation de la Haute Horlogerie


Franco Cologni, Président du Conseil culturel Fondation de la Haute Horlogerie


Dominique Fléchon, historien expert en horlogerie, l’ambassadeur de Suisse et son épouse

L’échelle du temps change avec l’arrivée de l’Homo Sapiens, qu’est-ce que cela induit?

L’alternance des saisons est très importante pour l’Homo Sapiens, plus que le passage du jour et de la nuit.

C’est à ce moment que l’on constate une importante évolution du développement l’homme et de sa culture, il se met à vivre dans des agglomérations et se crée une notion de calendrier, une règle, une échelle se basant sur le passé et le présent afin de prévoir et de préparer l’avenir (les travaux agricoles, l’élevage, les fêtes religieuses…).


Astrolabe a roues dentées, Mohammed ibn Abu-Bekr, Ispahan, 1221-1222


Horloge à coucou, (une des plus ancienne connue qui soit signée par son constructeur) Johannes Wildi, Eisenbach, v. 1780


Pendule française en porcelaine dure, manufacture de Nast, v. 1795


Montre mystérieuse décor Chimère, Cartier, 2007


Montre-bracelet Pont des amoureux, Van Cleef & Arpels, 2010

Pourquoi les appareils de mesure de temps ont longtemps été des symboles de puissance (intellectuelle, politique, économique)?

Dans les premières horloges deux phénomènes scientifiques sont intimement mêlées: l’astronomie (la base de l’horlogerie) et l’astrologie (comme on l’entend aujourd’hui). Les premières horloges donnent ces deux types d’informations.

Il fallait donc une culture à la fois scientifique et mécanique mais aussi être extrêmement riche pour acheter une horloge qui allait être le fleuron d’une ville, d’un palais ou d’un château.

L’invention de la précision (entre XVI et XVIII).

Notons tout d’abord, que le mot précision est une terminologie contemporaine, mais il y a eu deux inventions importantes: l’horloge à pendule et le balancier-spiral.

Christiaan Huygens, physicien et astronome hollandais adapte en 1657, en complément des travaux de Galilée, le pendule sur l’horloge, il crée l’horloge à pendule. Avec cette adaptation d’un instrument de physique pure, la précision de l’horloge est passé de de 45 mn a 4-5 mn par jour, sur les horloges les plus élaborées.

A l’époque les horloges était fabriquées par les forgerons et les serruriers, la précision n’était pas maîtrisée en terme de savoir-faire.

En 1675, Huygens adapte le balancier-spiral sur la montre et fait passer la précision de 20 mn a 4-5 mn. Cette invention majeure est toujours présente sur nos montres mécaniques.


Invitation au cocktail


Chloé Jay, Directrice Marketing et Communication (Europe, Moyen-Orient et Asie) chez Van Cleef & Arpels et Yannick Emery, Responsable Projets Website à la Fondation Haute Horlogerie

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