PFW | AVOC, proto-punk

La dernière fashion week parisienne à ouvert ses portes à de nouvelles marques, et il y avait beaucoup de monde pour le premier show de la jeune marque AVOC.

AVOC se sont des vêtements aux coupes qu’ils qualifient d’architecturales…

Des silhouettes « basiques » et unisexe empruntant tantôt au vêtement utilitaire (larges poches plaquées qui font comme un large empiècement graphique…) tantôt au sportswear, des sweats, de larges chemises à col classique ou col officier, des bermudas XXL, la pièce la plus intéressante? Peut-être un manteau à double ceinture négligemment noué.

On est galvanisé par l’énergie du défilé, par la musique mais au final l’ensemble (d)étonne peu.

Les mannequins défilant parfois avec des masques d’hommes et de femmes politiques restent anecdotiques, du moins pas suffisant pour critiquer quoi que ce soit. On aurait préféré qu’ils invoquent les visages fardés, le maquillage de clown à la symbolique plus forte, que l’on voit dans la vidéo présente sur le site. Le visage du clown est détourné dans l’imagerie populaire autant par des groupes de punk-rock ou de rock alternatif que dans les films d’horreur. Les designers d’AVOC l’ont stylisé et apposé sur certains vêtements. Personnage grotesque, symbole de notre époque(?) le clown fait rire et effraie en même temps.

On vit une époque où l’expérience procurée au client prévaut sur le produit. Plus que le vêtement, l’image importe et celle du clown est la caution de la subversion d’AVOC, de son désir de dénoncer.

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Workshop | Genre & Mode

Le début de l’année à vu une polémique se développer autour de la théorie du genre. Abordée sous l’angle éducatif, touchant les plus jeunes, il s’est créé autour du thème un débat passionné.

La violence et les dérapages du débat politique combinés à la médiatisation savamment orchestrée et glamourisée d’icônes transgenres (Caitlyn Jenner pour ne citer qu’elle) à, on l’espère, permis à certains de découvrir le concept d’altérité d’Emmanuel Levinas et d’appréhender l’évolution inéluctable de nos sociétés.

La collection masculine d’Anne Kluytenaar (Festival d’Hyères 2014) inspirée par la maison Chanel et par son père qui a décidé « un jour » de changer de sexe étend la reflexion dans le domaine du vêtement, fuyant la caricature de la folle excentrique. Les vêtements de la créatrice néerlandaise sont en effet repensés dans les moindres détails pour la silhouette masculine, les proportions (col, poignet…) revues, les coupes sont masculines dans des matières féminines. Dès lors sa subtile démarche, dépasse la frontière de l’appartenance sexuelle et les conflits, ouvrant des possibilités créatrices tangibles.

Ci-dessous Anne Kluytenaar, « Lux is crossing », Festival d’Hyères 2014

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See also full « Lux is crossing » collection here

On peut songer au Giorgio Armani créateur des costumes de Richard Gere pour American Gigolo. Pour ce personnage dont le métier est de séduire la gente féminine il avait déconstruit le costume masculin, supprimant les paddings, le rendant fluide, le féminisant, le rendant précieux sans perdre sa masculinité.

Jean-Paul Gaultier jamais en retard d’une tendance avait semé le trouble en 2011 faisant défiler sa mariée haute-couture sous les traits d’Andrej Pejic. La même année, le mannequin transgenre sera le premier à poser en lingerie féminine.

Il était donc intéressant d’entamer un débat, suivi d’un quick-workshop avec les étudiants en création de mode sur ce sujet.

Nous avons passé beaucoup de temps à discuter, argumenter, échanger les points de vue. La démarche de réflexion voulant d’une part bousculer notre propre vision et à considérer le sujet de manière plus vaste, envisageant (modestement) tous les angles déjà étudiés par les universitaires (sexualité, sociologie, féminisme, psychologie, identité…).

Ainsi « alimentés » les étudiants abordent dans un deuxième temps l’“application créative” du sujet sur une affiche avec des contraintes techniques et esthétiques.

Les propos échangés furent riches, variés et sans tabous. Politique, anatomie, littérature, web, humour… furent autant de compléments au sujet.

Au même titre que les différences ethniques, l’économie responsable ou d’autres sujets de société, le futur créateur de mode se doit d’avoir une reflexion sur ces sujets. Il n’y a pas d’obligation pour lui d’ériger ses convictions en tant que manifeste, là n’est sans doute pas son rôle. Ses créations doivent être en phase avec son époque, d’être au fait des évènements de société, libre à lui et selon son talent, d’adapter ou de détourner ceux-ci à son profit.

 

NB: Le sujet est à l’étude au London College of Fashion, here

Is Luxury an environmentally aware industry?

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Excerpts from Planet Fashion, Wallpaper april 2015

The luxury goods industry is an environementally aware spin as consumers demand ethics to match their aesthetics.

+ Dilys Williams, professor, director of the Centre for Sustainable Fashion at London College of Fashion says:

‘Sustainability is a hugely complex discipline. It is technical, mathematical, and psychological, and it is also about economics. Fashion is about navigating how we live today – it is a snapshot of our world. Fashion and sustainability have to be a good match.’

+ Francois-Henri Pinault, CEO of Kering –which own Gucci, Saint Laurent and Bottega Veneta among other brands – hire a chief of sustainability officier in 2012. Marie-Claire Daveu, formerly of the French Ministry of ecology, is now three years into the newly created role. Daveu says unequivocally:

‘Sustainability is the most important issue of our century. My role is to provide an overview, a strategy, a vision and create an action plan. If we are speaking about a vision, for Pinault it is about putting sustainability at the core of the business strategy.’

+ It is to Daveu and her team’s job to make this mind-boggling amount of data tangible to the CEO.

+ ‘You have to be able to identify weakness and strengths and make a strategy for investment and implementation of the most efficient methods’ says Daveu. It is about developping a common language with the financial team.

+ What is good practice for Gucci might not make sense for Saint Laurent or Brioni. Brand-specific plans have to be drawn up. In 2014, achievements included introducing LED lighting in Saint Laurent stores; the use of sustainable wool at Stella McCartney; and the aforementioned heavy-metal-free tanning at Gucci.

+ Daveu believes in the power of fashion to change the mindsets, ‘Luxury sets the trends’, but we need to engage more people to change the paradigm.

+ Sharing information, Daveu said, is essential even if it runs counter to ingrained thinking for the luxury goods groups.

+ LVMH runs its LIFE program (LVMH Indicators For the Environment) across its five business groups: wines and spirits; fashion and leather goods; perfumes and cosmetics; watchs and jewellery. The initiative set in motion in 2011 identifies key areas including eco design, raw materials, and supply chains,material tracebility, supplier relations, reduction of greenhouse gases…
Last year the programme overseen by Sylvie Bénard, director of environment at LVMH, was incorporated into the strategy af all the maisons.

+ The consensus among top-tier luxury brands seems to be that products do not need badges, but rather that we can assume that sustenability is now built in to the broader quality assurance.

+ Some luxury goods chiefs will privately admit that sustainability is not an issue for many of its current customers, and the brands don’t want to ram (faire adopter) it down to their throats.

+ All the same, they are betting that the next wave of luxury consumers will care about sustainability — and care very deeply.

+ Bruno Pieters set up the website Honest By in 2012, to be transparent about footprint behind his designs and those of six like-minded brands
The achievement is making geeky data compelling. Last year Pieters founded the Future Fashion Designer scholarship – a €10 000 award for young designers wanting to learn how to work in a transaparent, sustainable way.

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+ Diane Verde Nieto, founder of sustainability consultancy Clownfish, and the Butterfly Trust Mark (list is from Acne to Veuve Cliquot)
She helps brands to communicate their commitment to creating the best quality, design, craftmanship, service and sustainability

Download a PDF about DVN and Clownfish here

Below Diane Verde Nieto

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+ Brands are always looking at ways to prove and profit for their sustainability credentials.

+ With a growing demand for luxury brands to get an ROI on their sustainability communications, more and more are looking for tools like Verde Nieto’s one to use across their digital marketing strategies.+ Sustainability is also becoming a recruitlent issue as young designers look for training that addresses sustainability and then look to work for companies that take the matter seriously.

+ London College of Fashion offers an MA in sustainability as well as being a research centre and an advisory body to business.

+ The centre is currently collaborating on a project called Design for Biodiversity part of the Responsible Ecosystemes Sourcing Plateform. It is a five-year research project into the impact on biodiversity of sourcing for luxury brands such as Armani and Hermès. The results should see a shareable set of tools that can be used by designers and brands to assess the impact of cultivation and sourcing.

+ The centre also work with Nike Lab. The project was about humanising data and working with the brand to build an app that could ascertain the relative impact of making something, whether that be in silk, cotton or wool – to encourage designers to be more explorative.

+ For new brands there is the opportunity to be sustainable from the start. In New-York, fashion brand Maiyet seek out craftsmen from around the world (Mongolia, Kenya, India, Indonesia, Peru, Italy…) and create a viable, modern luxury brand around them. The philosophy of the brand is that they want to create sustainable employment opportunities in places that need it most.

+ Millennials are expecting more than ever from brands, and they’re increasingly starting to lead in the luxury field. They expect high transparency, ethical behaviour, sustainability and values from the brands they consume.

+ Provenance is as important as “good looks”

+ Stella McCartney leads the way, she recently created a Green Carpet collection in collaboration with the Green Carpet challenge founded by Livia Firth. For Stella McCartney it a way to prove that it is possible to create and deliver beautiful, luxurious evening wear causing little no harm to the environment.

“In luxury, every brand has an obligation to integrate sustainabilituy practices. There is no choice, it’s essential for ethical values but also to be able to continue to do business. Marie-Claire Daveu, Kering

Young blood | KLAR

Minimalistic design, KLAR garments sounds like a manifesto spread by a combo composed by visual designer Tiago Carneiro and fashion designers Alexandre Marrafeiro and Andreia Oliveira.

Clearly the trio want to say many things about technology and sustainability and since 2012 their style has evolved. But it’s always extremely difficult to reinterpret in garment your universe especially when you are a young designer.

But what we saw during Bloom (Portugal Fashion week)  seems to be the beginning of a promising exploration. Wait and see.

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Portugal Fashion Week | Susana Bettencourt

Dear readers,

born in the Azores islands, Susana Bettencourt is one of the emerging designer of Portugal. The collection she presented last week during Portugal Fashion is lying between tribal prints and glitch design, between nature and digital.

The abundance of the prints and perhaps a sort of redundancy is offset by the various shapes and silhouettes the young designer has created. An urban and easy to wear set of garments for girls with sporty details (zippers, tech-fabrics…), large sleeves and long slitted skirts.

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Education

« My professors at Central Saint Martins told us that everyone can be a designer, so we need to bring something new. They show me where my strength is, mine is handwork, so they push me in. »

Inspiration

« My new collection is a closing of a cycle of 4 collections.

Since two years  i’ve been working on the contrast between nature and digital. For this collection I focus on the texture of the leaf, the trees, the sea, the waves… If you look on a digital point of view all colours have changed, the sea is green, the green turns yellow… »

Craftmanship and digital fashion

« I made all the work by myself from the handwork to the prints using digital softwares.

I try to bring back to life the craftmanship as it connect more with nature. There is a mix of techniques, the knitwear handwork, the embroideries and some very old technique used by old ladies.

Craft can be digital, but we still have a lot of years to go before everyone can understand that digital can be a lot of crafting. Some of my garments or some digital jacquards takes months to develop. »

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Menswear is completely different

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Susana Bettencourt in the backstages

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Portugal Fashion Week | Generations

Sous une température estivale, la saison des fashion weeks se termine avec la fashion week portugaise (Lisbonne et Porto).

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« You can find inspiration everywhere » est le titre de l’ouvrage que M. Paul  Smith à écrit il y a quelques années. « You can find creativity everywhere », tel pourrait être le slogan de toute fashion week, chacune réservant son lot de surprises à qui désire les chercher.

En cette période globalisée et mondialisée, la mode se crée aussi bien à Istanbul, Porto, Londres, Séoul ou Rio. Reste à se donner les moyens de le faire savoir et d’être reconnu, apprécié, distribué et… vendu! C’est ce que s’emploie à faire Portugal Fashion depuis 19 ans.

La crise économique sévère qui à touché le pays en 2010 à compliqué les choses et ralenti bon nombre d’investissements. Depuis le second trimestre 2013, la reprise qui a lieu semble aller de pair avec la nouvelle identité graphique de Porto, la seconde ville du pays. Présentée il y a peu, elle est en rupture. Très graphique, tenant plus du logotype d’une marque à la mode que du blason héraldique, modernisant les azulejos, elle semble témoigner d’un désir d’internationalisation, un désir de conquête tenu par l’ensemble des jeunes créateurs lusitaniens rencontrés pendant cette fashion week.

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Le Portugal qui à acquis un certain savoir-faire dans le domaine de la confection (bon nombre de marques font fabriquer dans la province de Porto) se considère comme un jeune pays de mode. La France à des maisons de couture plus que centenaires (Lanvin fête ses 125 ans cette année, soit plus de 4 générations).

La première vague de créateurs portugais menés par Felipe Olivera Baptista, Fatima Lopes et Luis Buchinho a obtenu, après plusieurs années, une reconnaissance internationale. Jose Neves, le fondateur de Farfetch, le site marchand réunissant des boutiques de modes indépendantes est lui devenu une référence sur le web.

La deuxième génération emmenée par Daniela Barros, Hugo Costa, Susana Bettencourt ou encore João Melo Costa veut aller plus vite. A peine sortis d’école (Modatex, Central Saint Martins…) ces jeunes designers pensent à l’international, la reconnaissance locale n’est plus suffisante. Soutenus par Portugal Fashion au sein du salon Bloom (réservé aux jeunes créateurs) ils multiplient les salons (Londres, Berlin, Paris…) les rencontres avec les acheteurs, les journalistes, ouvrent leur boutiques en ligne, etc.

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Portugal Fashion qui se déroule entre Lisbonne et Porto (sur 4 lieux) offre une vision élargie de la création de mode portugaise (des défilés d’école à ceux de designers établis). Le challenge est double, hisser la manifestation au sommet en terme de logistique et de visibilité et accompagner ces designers sur le devant de la scène.

Il n’existe pas au Portugal les nombreuses initiatives privés que l’on trouve ici (concours, partenariats, défilés, festivals, etc.) permettant de générer expérience, visibilité et aide au financement d’une petite collection.

Luis Buchinho et Fatima Lopes diffusent leur aura de part et d’autre de la Méditerranée présentant leur collection autant à Paris qu’au Portugal. Pour la jeune garde, les conditions sont plus difficiles. Leur priorité est de pouvoir répondre en terme de production or très peu d’entre eux, comme souvent quand on en est à ce stade, ont les moyens d’avoir un petit atelier, ni de s’offrir les services d’un bureau de presse. Ils travaillent souvent seuls ou aidés par des parents et quelques amis. Une situation qui peut devenir un handicap lorsque, comme certains d’entre eux, ils doivent transformer l’expérience du podium en réalité commerciale.

Mais peut-on demander à un jeune designer de ne pas créer de collection parce qu’il n’a pas les moyens financiers et/ou techniques de la produire? Ou au contraire ne faut-il pas stimuler l’initiative privée et publique? Il s’agit alors d’une décision politique culturelle et industrielle, un marché pesant plusieurs millions d’euros.

Hyères 2014 | A quick overview

Dear readers,
A quick overview before the finale

Agnese Narnicka

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+ White, chalk colours
+ A cosy, lazy man
+ Hats made with polyéthylène
+ Synthetic material « because is more cosy and less strict »
+ Handmade paintings

Anne Kluytenaar

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+ One day her father became a woman
+ She retains a real fascination with dress codes
+ The shape of women garments on men looks unflattering, so « i decided to reshape it »
+ Found in House of Chanel the definition of elegance (details, fabrics…)
+ As much as possible a Couture collection
+ Not for guys who want to be a woman. Men must keep their masculinity
+ Pants with a masculine cut in a feminine fabric
+ Models said that they were « very happy » to wear this clothes

Coralie Marabelle

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+ Inspired by traditional outfits from Iran
+ Organza hand painted on the edges
+ Modern elements from architecture and design
+ 3D effects with satin broderies (also hand painted)
+ Men outfits turns into feminine
+ Coralie wants to work in a couture house « to make crazy pieces »

Kenta Matsushige

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+ Influenced by Yohji Yamamoto and Tadao Ando
+ « The countryside of beauty »
+ Minimal structure mixed with Japan traditional clothes
+ Two colours grey and light green
+ The idea of the collection is to express the balance of the confrontation: nature/urban and modern/traditional
+ Original accessories

Liselore Frowijn

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+ Sportswer meets Luxury
+ « Luxury is the attention you paid to dress »
+ Influenced by Henri Matisse’s lasts works, when he was unable to paint
+ A multilayered silhouette
+ A voluminous silhouette to underline the strength of women

Marit Ilison marit-ilison-2marit-ilison-4marit-ilison-3

+ Used to play in a psychedelic band
+ Want to create « an experience » as we live in a very realistic world
+ Large coats like blankets
+ Want to create sensations linked to sleep and the warmth of the bed
+ Some inside of the coats are embroidered with Swarovski crystals

Pablo Henrad

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+ Influenced by the darkness of the ocean, the Abyss
+ Influenced by the official sailor uniform and Captain Nemo
+ Want to bring elegance, sophistication and sensuality in the menswear wardrobe
+ show legs because « i found this sexy and masculine »

Roshi Porkar

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+ Try to translate the shapes of Afghan feminine statuettes from 2000BC
+ The shapes are more extremes, the hips are exaggerated, etc.
+ Add more « dynamic » by adding a belt (also Japanese inspired)
+ Only dark-green colours
+ Furs, furs, furs

Yulia Yefimtchuk

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+ Influenced by Constructivism and the « Black square » painting of Kasimir Malevitch
+ 3 main colours: red, black and white
+ On the garments, the writings are positive messages of 1920’s posters (« Peace to everyone », etc.)
+ The belts to illustrate the protection of women
+ A sophisticated work on the back

Semaine de la mode | Iris van Herpen

Chers lecteurs,

Piet Mondrian, Li Edelkoort, Droog design, Viktor & Rolf… non la Hollande n’est pas que le pays des fromages et des tulipes…

Mélange des genres chez la créatrice néerlandaise Iris Van Herpen où Art et Mode ne font décidément qu’un. A la Cité de la Mode et du Design on découvre une mise en scène étonnante, qui fait crépiter d’excitation les heureux invités de ce qui promet d’être un show singulier, certes un euphémisme quand il s’agit d’Iris Van Herpen.

Trois mannequins emballés sous vide dans d’immenses pochettes plastiques, une installation réalisée avec l’artiste belge Lawrence Malstaf, laissent un brin perplexe. Inside et outside, vie et mort, entre position fœtale et congélation pre-mortem (en vue d’une cryogénisation?) on oscille entre malaise et enthousiasme, un constant va et vient émotionnel, essence du travail d’IVH. La créatrice (doit-on dire l’artiste?) par cette collaboration, nous invite dans cette présentation pré-défilé, à une réflexion sur le corps et son interaction avec son environnement.

interdisciplinarité

Les chaussures toujours réalisées en collaboration avec United Nude sont l’expression parfaite de cette interaction vêtement/corps, ou quand la forme vient modifier le comportement, le mouvement.

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Iris Van Herpen n’envisage pas son travail sans collaboration avec des créateurs venus d’autres horizons, ce qui n’est pas monnaie courante dans la mode. Architecture (les robes en 3D sont issues d’uen collaboration avec l’architecte australienne Julia Koerner), science, technologie ou design industriel, l’Homme est toujours au centre de ces disciplines, il en va de même, pour un designer de mode.

Elle pratique l’interdisciplinarité au-delà des « classiques » imprimés réalisés par un artiste pour une collection… Les choix et les collaborations artistiques d’IVH n’ont pas de visées commerciales préméditées.

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La collection, pour ceux qui en seraient restés aux vêtements sculptures, est saison après saison de plus en portable. Il y a de nouvelles fluidités et proportions. La technologie évoluant, l’impression 3D permet de réaliser des vêtements de plus plus souples commente la créatrice. Robes, jupes (le flou), vestes (tailleur) et pantalons côtoient les robes-sculptures issues de son imaginaire.

À la sortie du défilé, il y a inévitablement quelques piques de ci de là: « ce n’est pas un défilé de mode, il n’y a pas d’accessoires, pas de sacs » entend-on. Et l’envie de répondre que dans cette fashion week marathon, des shows comme celui-ci sont aussi de véritables ballons d’oxygène, abolissant les frontières et permettant d’étendre le champ d’attention sur la discipline. Rick Owens, autre décloisonneur des diktats, Felipe Oliveira Baptista, Michèle Lamy et Jean Jacques Picart (ci-dessous) ne s’y sont pas trompés.

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artisanat 2.0

Autre versant important du travail d’IVH est le rapport intime qu’entretiennent artisanat et technologie, cela va d’une robe élaborée entièrement à la main (2 à 3 mois de travail) jusqu’à  un modèle confectionné par une imprimante 3D (pouvant nécessiter 8 mois de travail). Pour l’hiver 2014, plusieurs modèles de la collection (ci-dessous) montrent des broderies originales faites de grosses perles intriquées dans des fibres.

Iris Van Herpen est une de rares créatrices à mettre en avant de manière aussi poussée, l’inclusion de la technologie dans la mode ou la naissance d’un artisanat 2.0 en quelque sorte. Une vision de la mode de demain où l’on imprimera chez soi des vêtements téléchargés sur le réseau.

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Oui, c’est bien Hannelore Knuts qui s’est faite emballée…

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Pour continuer la lecture:
+ Iris Van Herpen Explains Her Plastic Costumes for the New York City Ballet (ici)