DRAGUE DEUX: NEW SEDITIONARIES

DRAGUE DEUX

LE MODALOGUE AIME DRAGUE DEUX DE ROSIE BROWNING

ANGLAISE, ELLE À ÉTUDIÉ LA MODE À PARIS TOUT EN CONTINUANT SA PASSION POUR LA PHOTO, CE QUI L’A EMMENÉ À TRAVAILLER POUR LE COMPTE DE VANITY FAIR, HARPERS BAZAAR ET CR FASHION BOOK SUR DIFFÉRENTES FASHION WEEK (NEW YORK, LONDON, MILAN ET PARIS).

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YOUNG BLOOD | NEITH NYER

PARCE QUE FLORENCE TÉTIER, UNE DES FONDATRICES DE NOVEMBRE EST À LA PHOTO, QUE GEORGIA PENDLEBURY, FASHION EDITOR DU MAGAZINE  NOVEMBRE, EST RESPONSABLE DU STYLE ON SE DIT QUE L’UNIVERS DE FRANCISCO TERRA, DESIGNER DE NEITH NYER, FORMÉ À L’INSTITUTO MARANGONI DE PARIS SE DOIT D’ÊTRE TOUT AUSSI PASSIONNANT QUE CELUI DE CES DEUX CRÉATRICES.

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ICOSAE SS 2017

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Chers lecteurs,

Ravi de retrouver ICOSAE cette saison. Les frères Glemarec défilent pour la première fois dans le cadre du calendrier officiel de semaine de la mode

Des photos prises à la sortie des backstages, sur le vif. Beaucoup d’envies de tailoring, des vêtements structurés. Les jeunes hommes portent parfois des manteaux aux volumes sur-dimensionnés à la carrure oversize et aux manches trop longues, comme le veut la tendance actuelle. Valentin et Florentin Glemarec citent des références africaines pour des détails de bas de manche. Des vêtements avec fermeture à glissière aux épaules ou sur les côtés forment en s’ouvrant des crevés à la mode urbaine.

Sur les vêtements, des imprimés photos d’identité au regard barré d’une suite de chiffres façon numéro de série ou numéro d’écrou et des chaussures fournies par Dr Martens contribuent à une démarche martiale. Sur place, des affiches « Fuck me » au mur. Perfecto, chaussures de chantier, bomber, symboles classiques pour une ambiance underground. Et parfois un costume rayé (numéroté lui aussi), une chemise ouverte jusqu’au nombril laissent entrevoir moins de rigueur militaire.

Avec un style oscillant entre punk, officier de la Stasi ou membre de la police soviétique de la fin des années 90 mâtiné de décontraction sportswear les bretons réinterprètent les tendances actuelles.icosae-aw17-61 icosae-aw17-62 icosae-aw17-63 icosae-aw17-64 icosae-aw17-65 icosae-aw17-66 icosae-aw17-67 icosae-aw17-68 icosae-aw17-69 icosae-aw17-70 icosae-aw17-71 icosae-aw17-72

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ANCOR | AW 2016

Quatre jeunes gens dans le vent croisés dans un store éphémère pendant la fashion week homme rue richer, 75010 Paris
Une mode inspirée des rigueurs de certaines lignes de fuite des architectures brutalistes.

De la gabardine, de la popeline, pour des lignes sobres et actuelles made in France. Une mode pour homme qui ne fait pourtant pas genre.
Encore ici

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PFW | AVOC, proto-punk

La dernière fashion week parisienne à ouvert ses portes à de nouvelles marques, et il y avait beaucoup de monde pour le premier show de la jeune marque AVOC.

AVOC se sont des vêtements aux coupes qu’ils qualifient d’architecturales…

Des silhouettes « basiques » et unisexe empruntant tantôt au vêtement utilitaire (larges poches plaquées qui font comme un large empiècement graphique…) tantôt au sportswear, des sweats, de larges chemises à col classique ou col officier, des bermudas XXL, la pièce la plus intéressante? Peut-être un manteau à double ceinture négligemment noué.

On est galvanisé par l’énergie du défilé, par la musique mais au final l’ensemble (d)étonne peu.

Les mannequins défilant parfois avec des masques d’hommes et de femmes politiques restent anecdotiques, du moins pas suffisant pour critiquer quoi que ce soit. On aurait préféré qu’ils invoquent les visages fardés, le maquillage de clown à la symbolique plus forte, que l’on voit dans la vidéo présente sur le site. Le visage du clown est détourné dans l’imagerie populaire autant par des groupes de punk-rock ou de rock alternatif que dans les films d’horreur. Les designers d’AVOC l’ont stylisé et apposé sur certains vêtements. Personnage grotesque, symbole de notre époque(?) le clown fait rire et effraie en même temps.

On vit une époque où l’expérience procurée au client prévaut sur le produit. Plus que le vêtement, l’image importe et celle du clown est la caution de la subversion d’AVOC, de son désir de dénoncer.

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Workshop | Genre & Mode

Le début de l’année à vu une polémique se développer autour de la théorie du genre. Abordée sous l’angle éducatif, touchant les plus jeunes, il s’est créé autour du thème un débat passionné.

La violence et les dérapages du débat politique combinés à la médiatisation savamment orchestrée et glamourisée d’icônes transgenres (Caitlyn Jenner pour ne citer qu’elle) à, on l’espère, permis à certains de découvrir le concept d’altérité d’Emmanuel Levinas et d’appréhender l’évolution inéluctable de nos sociétés.

La collection masculine d’Anne Kluytenaar (Festival d’Hyères 2014) inspirée par la maison Chanel et par son père qui a décidé « un jour » de changer de sexe étend la reflexion dans le domaine du vêtement, fuyant la caricature de la folle excentrique. Les vêtements de la créatrice néerlandaise sont en effet repensés dans les moindres détails pour la silhouette masculine, les proportions (col, poignet…) revues, les coupes sont masculines dans des matières féminines. Dès lors sa subtile démarche, dépasse la frontière de l’appartenance sexuelle et les conflits, ouvrant des possibilités créatrices tangibles.

Ci-dessous Anne Kluytenaar, « Lux is crossing », Festival d’Hyères 2014

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See also full « Lux is crossing » collection here

On peut songer au Giorgio Armani créateur des costumes de Richard Gere pour American Gigolo. Pour ce personnage dont le métier est de séduire la gente féminine il avait déconstruit le costume masculin, supprimant les paddings, le rendant fluide, le féminisant, le rendant précieux sans perdre sa masculinité.

Jean-Paul Gaultier jamais en retard d’une tendance avait semé le trouble en 2011 faisant défiler sa mariée haute-couture sous les traits d’Andrej Pejic. La même année, le mannequin transgenre sera le premier à poser en lingerie féminine.

Il était donc intéressant d’entamer un débat, suivi d’un quick-workshop avec les étudiants en création de mode sur ce sujet.

Nous avons passé beaucoup de temps à discuter, argumenter, échanger les points de vue. La démarche de réflexion voulant d’une part bousculer notre propre vision et à considérer le sujet de manière plus vaste, envisageant (modestement) tous les angles déjà étudiés par les universitaires (sexualité, sociologie, féminisme, psychologie, identité…).

Ainsi « alimentés » les étudiants abordent dans un deuxième temps l’“application créative” du sujet sur une affiche avec des contraintes techniques et esthétiques.

Les propos échangés furent riches, variés et sans tabous. Politique, anatomie, littérature, web, humour… furent autant de compléments au sujet.

Au même titre que les différences ethniques, l’économie responsable ou d’autres sujets de société, le futur créateur de mode se doit d’avoir une reflexion sur ces sujets. Il n’y a pas d’obligation pour lui d’ériger ses convictions en tant que manifeste, là n’est sans doute pas son rôle. Ses créations doivent être en phase avec son époque, d’être au fait des évènements de société, libre à lui et selon son talent, d’adapter ou de détourner ceux-ci à son profit.

 

NB: Le sujet est à l’étude au London College of Fashion, here

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La mode dans le monde occidental

Un bref résumé de la seconde journée du colloque international « Faire l’histoire de la mode dans le monde occidental » qui à pris place aux Arts Décoratifs en mai dernier.

« Depuis quelques décennies, la mode a cessé d‟être conçue comme un répertoire de formes en perpétuelle évolution, que le chercheur s’épuiserait à observer pour en faire l‟inventaire, aussi illusoire qu’inutile. A la suite des travaux de Georg Simmel, Norbert Elias, Roland Barthes, etc, les manières de vêtir et de parer le corps ont été abordées à partir de concepts qui ont inscrit l’individu dans un réseau de normes sociales. Les recherches menées en histoire du corps ont ajouté de nouvelles dimensions à ce domaine de recherche. Sur ces bases, et par référence aux processus contemporains qui promeuvent les modes de masse ou uniformisent la gestion des attitudes et des postures, les quelque soixante dernières années auraient pu voir naître des coopérations internationales plus nombreuses, plus ouvertes. Tel n’a pas été le cas et bien des cloisonnements demeurent.
Ce colloque international propose une réflexion pluridisciplinaire sur les expériences, les concepts et les discours des musées ou des universités, sur leurs origines intellectuelles et les cadres institutionnels qui permettent de les produire, dans la diversité des contextes locaux ou nationaux. L’objectif est de mieux comprendre les différentes logiques scientifiques pour faire apparaître de nouvelles convergences dans le domaine de la recherche, ouvrir sur une coopération internationale renouvelée. » —ArtsDécoratifs
Lien vers le programme

Le couvre-chef dans la première moitié de l’époque moderne, absent omniprésent

par Tiphaine Gaumy, doctorante, École nationale des Chartes – Paris Sorbonne.

– Le couvre-chef d’infamie
– La question du « salut, »,  qui consiste à retirer le couvre-chef (même le roi salue le paysan)

L’art du tailleur : étude des publications sur la coupe et de la construction des vêtements du XVIe au XVIIIe siècle

par Sébastien Passot, formateur en histoire de la mode et de costume au GRETA CDMA.

– Dresser un état des lieux des différentes sources pour étudier et refaire des vêtements anciens
– Ouvrages des tailleurs. Au XVIe siècle les vêtements ont atteint un certain niveau de complexité et ce depuis le XIVe siècle (cf. le pourpoint, le vêtement ajusté…)
– Les livres de “chef d’œuvre” (quelques exemples ci-dessous) sont des ouvrages conservés secrètement au sein de la guilde. Ils sont mis-à-jour (ce qui entraîne les modèles “démodés”)

La première source d’information sont des ouvrages du XVIe siècle dont 8 ou 9 sont conservés aujourd’hui, on y trouve:

♦ 1580, « POLISH TAILOR CUTTING GUIDE »

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Lien

♦ 1580, « LIBRO DE GEOMETRICA, PRATICA Y TRAÇA »

Le livre numérisé (ce qu’il en reste!): lien

Il s’agit de la première publication imprimée basée sur la coupe (disposition sur le lé, soit une coupe économique) et non l’assemblage. L’ouvrage s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Auteur:  Juan de Alcega

♦ 1618, « GEOMETRIA Y TRAÇA PERTENECIENTE AL OFICIO DE SASTRES »

Un livre de patrons, 323 pages. Auteur: Francisco de la Rocha de Burguen

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Le livre en version numérique

Vêtement réalisé à partir d’un des patrons du livre: lien

– Le tissu est extrêmement cher et précieux au XVIIe et XVIIIe siècle, donc l’économie de celui-ci est très importante. Toutes les chutes doivent être restituées. Le sujet est largement légiféré.

♦ 1671, « LE TAILLEUR SINCÈRE »

C’est le 1er ouvrage français sur la coupe. On y traite de vêtement atypiques, du vêtement militaire, ecclésiastique et du vêtement “de pauvre”. Auteur: B. Boullay

Le livre numérisé: lien

♦ 1769, « L’ART DU TAILLEUR »

Auteur: M. de Garsault qui a aussi écrit « L’art de la lingerie » (lien) et « L’art du perruquier » (lien)

– 1775, les femmes sont autorisées à exercer le métier de tailleur

Autre source d’informations…

– Par des savants et des peintres qui souhaitent transmettre l’information, une préoccupation très présente au XIXe siècle
– « A history of Costume », par Carl Kolher, 1928 à pour originalité de montrer les vêtements sur des modèles vivants. Le livre en pdf (lien)

– L’illustrateur français Maurice Leloir (Biographie)

– « The cut of women’s clothes, 1600-1930. », publié en 1968, auteure Norah Waugh, fait référence parmi les costumiers
Aperçu du livre: lien

– « Corsets & Crinolines », publié en 1954, auteure Norah Waugh et la question des dessous féminins
Aperçu du livre: lien

Ci-dessous Costume in details, Nancy Bradfield

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– « Patterns of fashion », publié en 1964 et « Queen Elizabeth’s wardrobe », publié en 1988, auteure Janet Arnold
Où l’on trouve pour la premiere fois des détails et des notes de construction.

Janet Arnold sur Pinterest: lien
Nécrologie de Janet Arnold: lien
Aperçu du livre Pattern of fashion: lien
Aperçu  de Queen Elizabeth’s wardrobe: lien

– Nancy Bradfield, présente les vêtements sous la forme d’un carnet de notes
Aperçu du livre: lien

… via une approche plus scientifique…

…s’adressant aux professionnels des musées

– « Costume close up  (1750-1790) » est un ouvrage essentiel publié en 1999 par les auteurs Linda Baumgarten, John Watson et Florine Carr, un examen en détail de la mode du XVIIIe

– « Seventeenth-century Women’s Dress Patterns » publié en 2012 par les auteurs Susan North, Jeremy Tiranami est un ouvrage très détaillé

– A consulter: « The school of historical dress » à laquelle font partis les écrivains sus-cités: lien

 … ou qui ne s’adresse pas forcément aux costumiers

À partir des années 80 plusieurs ouvrages seront publiés dont ceux de Johannes Pietsch (ci-dessous) qui à étudié le vêtement bourgeois du XVIIe siècle: lien vers son site et un passionnant Creative Mornings sur l’histoire du sac (lien)

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A voir à la rentrée Tulip Fever (avec Judi Dench, Cara Delevingne et Cressida Bonas ci dessous) ou l’actualisation du costume du XVIIe siècle.

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– Tout ces écrits permettent de connaître celui qui porte le vêtement, sa silhouette et son statut social, mais aussi celui qui à fabriqué le vêtement.

– Il est possible d’en savoir plus sur l’état du vêtement, sa datation ou s’il a été réutilisé pour des bals costumés par exemple.

– Etudier la coupe et la construction permet de transmettre au public quelque chose de rigoureux. Ce qui n’est possible que par l’étude.

Some famous british designers

– Norman Harnell, famous british designer of the british royalty: lien
– Brenda Naylor à écrit « The technique of fashion design », 1975: lien

Researching and Teaching from Things – Université de Brighton

Dress History Teaching Collection par Charlotte Nicklas, docteure, Dress History Collective, School of Humanities et Lou Taylor, professeure, Dress History Collective, School of Humanities, Université de Brighton.

– Enseignement à partir de la collection de l’école qui embrasse la période de 1775 à 2015 – Design history and museology based program (european, american and african)
– Les vêtements sont collectés grace à des donations, des achats dans des friperies, etc.
– L’objectif de l’école est d’accompagner l’enseignement par l’étude du vêtement ancien ou contemporain. Permettre aux étudiants de « toucher » et étudier les vêtements anciens.
– Promouvoir l’étude du vêtement du quotidien rarement présenté dans les collections des musées.
– L’université de Brighton collabore régulièrement avec Dominique Veillon, historienne, directrice de recherche honoraire au CNRS. Lien vers le site Histoire de Mode, de l’Institut d’Histoire du Temps Présent (IHTP) et les écrits de Dominique Veillon.
– A voir (ci-dessous) les nombreux imprimés de Walter Fielden Royle (1900-1981). Lien vers les archives digitales

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An unexpected story, exemple de cas d’étude autour d’un parasol ou la recherche depuis les objets (research and teaching from things)

– Notion de matérialité des objets

Ci-dessous parasol, circa 1850parasol-1850

Démarche des étudiants:
Observation > Prise de mesures > Observation du tissu et des franges > (…) > Les étudiants remarquent des écrits et notent que c’est une adresse (celle de la boutique) > Retour sur les lieux > Remontée dans le temps, à l’origine de la création de la boutique > (…) > Recherche online permet de trouver que cette ombrelle est un carriage parasol family > La recherche permet de retrouver sa gamme de prix qui est basse et donc d’appréhender le statut social de son propriétaire > (…) > Pendant toute leur recherche les étudiants collectent des données textuelles, iconographiques et sonores > Ils trouvent des tableaux d’artistes > (…) > Découvrent que ces parasols servaient à maintenir la pâleur du teint des anglaises > etc…

Il s’agit donc d’une veritable enquête, une investigation utilisant tout les moyens possibles: visite de musées, consultation en bibliothèque, Google search. À la suite de çà les étudiants produisent un mémoire de plusieurs centaines de pages.

Au sujet des « damaged clothes » – Université de Brighton

– L’université dispose d’une vaste collection de « damaged clothes », un matériau d’étude.
– Depuis le moyen-âge les vêtements en fin de vie étaient donnés à des chiffonniers contre « l’assiette du chiffonnier » (poteries, verres, etc.): lien,  puis vendus en gros.

Ci-dessous Chiffonniers, cité Valmy, Porte d’Asnières, photo Eugène Atget , 1913, épreuve argentique N&B
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– Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les chiffoniers ont disparus et les vêtements sont restés à l’appétit des rats !
– Successivement pendant les années 60 puis au début des années 90 est apparu la vague du vintage et de l’upcycling auquel ces vêtements usagés ont participés avec des designers comme Marc Jacobs ou Xuly Bet

Ci-dessous, « damaged pull » vu chez Cosmo & Richard Wise, Londres

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– Cosmo & Richard Wise, célèbres vendeurs à Spitafield de vêtements (très) usagés sous le label De Rien, vend également aux studios de création pour l’inspiration. Voir le reportage de The Selby: lien
– En découle le courant hobo chic (littéralement clochard chic) qui est rapidement devenu un business pour Ralph Lauren et Philippe Plein (celebrity endorsement) vendant des vestes et des jean entre 1300 et 1700 euros. Chez Cosmo Wise la veste sur mesure est à 800 euros.
– « Where is the morality in the social media exploitation of actual hobos? »

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– Ce vêtement définit aussi ce que l’on appelle le working class hero, célébré par Bob Dylan, Bruce Springsteen, John Steinbeck et John Galliano
– Toucher les vêtements anciens permet aux étudiants d’améliorer leur connaissance, cependant on ne peut pas porter un vêtement des années 50 aujourd’hui comme on le portait à l’époque. Une des principales raison est que l’on ne porte pas les mêmes sous-vêtements qui « sculptaient » le corps différemment.

– A visiter la boutique de Jocelyne Milani aux Puces de Vanves, Paris
– A voir: le site de Lois Davidson: lien

A lire les écrits de Lou Taylor (lien), professeure université de Brighton qui sont des références: lien

Fashion Victims

– A lire à la rentrée, une histoire du vêtement vue à travers ses victimes. Transmission de maladies (variole…), par empoisonnement, par accident ou enchevêtrement (cf. Isadora Duncan ou les process industriels) par transmission de substances toxiques employés dans leur fabrication (mercure…)

– A lire (septembre 2015): Fashion victims, The Dangers of Dress Past and Present : lien

– A lire un ouvrage sur l’usage de l’arsenic dans la coloration des robes au XIXe siècle et la phobie que cela à généré. James C. Whorton, « The Arsenic Century »: lien

Des peintures murales médiévales aux reconstitutions pédagogiques

par Nadège Gauffre Fayolle, doctorante EHESS, commissaire scientifique de l’étude et Pascale Court, responsable de l’unité Publics, Musée savoisien, Chambéry

Ci-dessous, fresque du château du Cruet, Savoie (source)

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Des peintures murales de la fresque du Cruet (XIVe siècle), d’après le Roman de Girart, une étude à été menée et une reconstitution historique des costumes commandée.

– Le désir est d’accompagner le public avec la vérité scientifique, un travail de vulgarisation.
– Ne pas laisser ces discours uniquement aux scientifiques, désir de concrétisation
– Replacer le vêtement dans le contexte de l’évolution de la mode
– Identifier les matières des vêtements et des accessoires
– Transmettre la sociologie du fait vestimentaire (pas seulement la forme)
– Toutes ces informations sont rassemblées grace aux inventaires après décès, aux fouilles, etc.
– Le projet fait intervenir une historienne du costume et une couturière à qui ont été transmis toutes ces informations
– Il s’agit d’un travail d’adaptation de la coupe et des matériaux pour des modèles pédagogiques

Au sujet de Martin Margiela…

– « It’s not about fashion, but clothes, it’s timeless » —Marlene Mock

– « Fashion is sexy, art is up in the clouds. This is what makes Margiela’s case a bit more difficult to work out. He is both. » –Simon Grant

– « If you want a well considered knit, a fabulously tailored jacket, or a drapy tee that works so much harder than a basic should, then Margiela is the go-to brand. » –Claudia Croft

 

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Is Luxury an environmentally aware industry?

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Excerpts from Planet Fashion, Wallpaper april 2015

The luxury goods industry is an environementally aware spin as consumers demand ethics to match their aesthetics.

+ Dilys Williams, professor, director of the Centre for Sustainable Fashion at London College of Fashion says:

‘Sustainability is a hugely complex discipline. It is technical, mathematical, and psychological, and it is also about economics. Fashion is about navigating how we live today – it is a snapshot of our world. Fashion and sustainability have to be a good match.’

+ Francois-Henri Pinault, CEO of Kering –which own Gucci, Saint Laurent and Bottega Veneta among other brands – hire a chief of sustainability officier in 2012. Marie-Claire Daveu, formerly of the French Ministry of ecology, is now three years into the newly created role. Daveu says unequivocally:

‘Sustainability is the most important issue of our century. My role is to provide an overview, a strategy, a vision and create an action plan. If we are speaking about a vision, for Pinault it is about putting sustainability at the core of the business strategy.’

+ It is to Daveu and her team’s job to make this mind-boggling amount of data tangible to the CEO.

+ ‘You have to be able to identify weakness and strengths and make a strategy for investment and implementation of the most efficient methods’ says Daveu. It is about developping a common language with the financial team.

+ What is good practice for Gucci might not make sense for Saint Laurent or Brioni. Brand-specific plans have to be drawn up. In 2014, achievements included introducing LED lighting in Saint Laurent stores; the use of sustainable wool at Stella McCartney; and the aforementioned heavy-metal-free tanning at Gucci.

+ Daveu believes in the power of fashion to change the mindsets, ‘Luxury sets the trends’, but we need to engage more people to change the paradigm.

+ Sharing information, Daveu said, is essential even if it runs counter to ingrained thinking for the luxury goods groups.

+ LVMH runs its LIFE program (LVMH Indicators For the Environment) across its five business groups: wines and spirits; fashion and leather goods; perfumes and cosmetics; watchs and jewellery. The initiative set in motion in 2011 identifies key areas including eco design, raw materials, and supply chains,material tracebility, supplier relations, reduction of greenhouse gases…
Last year the programme overseen by Sylvie Bénard, director of environment at LVMH, was incorporated into the strategy af all the maisons.

+ The consensus among top-tier luxury brands seems to be that products do not need badges, but rather that we can assume that sustenability is now built in to the broader quality assurance.

+ Some luxury goods chiefs will privately admit that sustainability is not an issue for many of its current customers, and the brands don’t want to ram (faire adopter) it down to their throats.

+ All the same, they are betting that the next wave of luxury consumers will care about sustainability — and care very deeply.

+ Bruno Pieters set up the website Honest By in 2012, to be transparent about footprint behind his designs and those of six like-minded brands
The achievement is making geeky data compelling. Last year Pieters founded the Future Fashion Designer scholarship – a €10 000 award for young designers wanting to learn how to work in a transaparent, sustainable way.

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+ Diane Verde Nieto, founder of sustainability consultancy Clownfish, and the Butterfly Trust Mark (list is from Acne to Veuve Cliquot)
She helps brands to communicate their commitment to creating the best quality, design, craftmanship, service and sustainability

Download a PDF about DVN and Clownfish here

Below Diane Verde Nieto

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+ Brands are always looking at ways to prove and profit for their sustainability credentials.

+ With a growing demand for luxury brands to get an ROI on their sustainability communications, more and more are looking for tools like Verde Nieto’s one to use across their digital marketing strategies.+ Sustainability is also becoming a recruitlent issue as young designers look for training that addresses sustainability and then look to work for companies that take the matter seriously.

+ London College of Fashion offers an MA in sustainability as well as being a research centre and an advisory body to business.

+ The centre is currently collaborating on a project called Design for Biodiversity part of the Responsible Ecosystemes Sourcing Plateform. It is a five-year research project into the impact on biodiversity of sourcing for luxury brands such as Armani and Hermès. The results should see a shareable set of tools that can be used by designers and brands to assess the impact of cultivation and sourcing.

+ The centre also work with Nike Lab. The project was about humanising data and working with the brand to build an app that could ascertain the relative impact of making something, whether that be in silk, cotton or wool – to encourage designers to be more explorative.

+ For new brands there is the opportunity to be sustainable from the start. In New-York, fashion brand Maiyet seek out craftsmen from around the world (Mongolia, Kenya, India, Indonesia, Peru, Italy…) and create a viable, modern luxury brand around them. The philosophy of the brand is that they want to create sustainable employment opportunities in places that need it most.

+ Millennials are expecting more than ever from brands, and they’re increasingly starting to lead in the luxury field. They expect high transparency, ethical behaviour, sustainability and values from the brands they consume.

+ Provenance is as important as “good looks”

+ Stella McCartney leads the way, she recently created a Green Carpet collection in collaboration with the Green Carpet challenge founded by Livia Firth. For Stella McCartney it a way to prove that it is possible to create and deliver beautiful, luxurious evening wear causing little no harm to the environment.

“In luxury, every brand has an obligation to integrate sustainabilituy practices. There is no choice, it’s essential for ethical values but also to be able to continue to do business. Marie-Claire Daveu, Kering

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