DRAGUE DEUX: NEW SEDITIONARIES

DRAGUE DEUX

LE MODALOGUE AIME DRAGUE DEUX DE ROSIE BROWNING

ANGLAISE, ELLE À ÉTUDIÉ LA MODE À PARIS TOUT EN CONTINUANT SA PASSION POUR LA PHOTO, CE QUI L’A EMMENÉ À TRAVAILLER POUR LE COMPTE DE VANITY FAIR, HARPERS BAZAAR ET CR FASHION BOOK SUR DIFFÉRENTES FASHION WEEK (NEW YORK, LONDON, MILAN ET PARIS).

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TATOO YOU

LE TATOUAGE EST DEVENU PHÉNOMÈNE DE MODE, FONDAMENTALEMENT IL N’EN EST RIEN. LES PREMIERS TATOUAGES RECENSÉS DATENT DE PLUSIEURS MILLIERS D’ANNÉES ET REMPLISSAIENT ESSENTIELLEMENT DES FONCTIONS D’IDENTIFICATION, D’APPARTENANCE TRIBALE.

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LES CRÉATIONS HYBRIDES D’ANA KHOURI, ANDAM 2017

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ANA KHOURI, DESIGNER EN JOAILLERIE À REMPORTÉ LE PRIX DE L’ANDAM 2017 DE LA SECTION ACCESSOIRES.

AVANT LA JOAILLERIE ANA KHOURI À APPRIS LA SCULPTURE DANS SON BRÉSIL NATAL À LA FUNDAÇÃO ARMANDO ALVARES DE SAO PAOLO. PENDANT CES ANNÉES ELLE À COMMENCÉ À RÉFLÉCHIR ET CRÉER DES PETITES SCULPTURES QUI ÉPOUSAIENT LES COURBES DU CORPS.

CETTE CORPORÉITÉ ET SES AMBITIONS CRÉATRICES L’EMMÈNENT LOGIQUEMENT À SUIVRE LES COURS DU GIA (THE GEMOLOGICAL INSTITUTE OF AMERICA), LA PARSONS ET POUR FINIR CEUX DE LA CENTRALE SAINT MARTINS.

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Painted birds

Browsing the web seeking punk photos from Derek Ridgers i stumbled upon this picture (left) of Soo Catwoman, by John Tiberi (1978), icon of the london punk culture.

It immediately reminds me this shoot (right) of Kirsten McMenamy taken by Jurgen Teller in 1996 for Versace.

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What is the « Painted bird« ?

And also a song by Siouxsie Sioux, friend of Soo Catwoman and other icon of punk culture

 

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Madeleine Vionnet, Isadora Duncan et féminisme

ISADORA DUNCAN ET SA DANSE LIBRE À PROVOQUÉ MAINTS SCANDALES ET INFLUENCÉ NOMBRE DE COUTURIERS AU DÉBUT DU XXE SIÈCLE.

LES RÉFÉRENCES HELLENIQUES PRÔNÉS PAR LA DANSEUSE AMÉRICAINE SE RETROUVENT DANS LES DRAPÉS DE LA COUTURIÈRE FRANÇAISE MADELEINE VIONNET QUI PAR SON TRAVAIL DE LA COUPE EN BIAIS À SU PARMI LES PREMIÈRES, METTRE EN VALEUR LE CORPS FÉMININ.

TOUTES DEUX SERONT DES PROGRESSISTES DE LEUR TEMPS, L’UNE REVENDIQUANT LE DROIT D’USER DE SON CORPS LIBREMENT (ÊTRE FÉMINISTE ALORS COMMENÇAIT PAR LÀ), L’AUTRE EN METTANT EN PLACE DES INNOVATIONS SOCIALES AU SEIN DE SON ATELIER (CRÉATION DE CRÈCHES ET MISE EN PLACE DE SERVICE DE SOINS MÉDICAUX…).

ON PEUT ÉGALEMENT CITER  PAUL POIRET QUI À FAIT « TOMBER » LE CORSET.

POUR CÉLÉBRER LES 100 ANS DE LA MAISON MADELEINE VIONNET, UN CLIP À LA CHORÉGRAPHIE INSPIRÉE PAR LA FÉMINISTE AMÉRICAINE FUT RÉALISÉ.

EN 1968, VANESSA REDGRAVE REMPORTA LE PRIX D’INTERPRÉTATION FÉMININE DU FESTIVAL DE CANNES EN INTERPRÉTANT LE RÔLE D’ISADORA DUNCAN DANS « ISADORA » (THE LOVES OF ISADORA)

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Music | Son Lux

Son Lux est le projet post-rock méticuleux de Ryan Lott.

Apprendre qu’il a collaboré entre autres avec These New Puritans ne nous surprend guère.

Un clip envoûtant où le temps file au ralenti, un très beau visage de vieille femme, des photos passées, des croquis anguleux et une tension sourde maintenue par le son d’un cor archaïque et ce corps enlacé de cordes.

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Fetish…ic !

Ci-dessus Marina Hoermanseder, AW2014

Articulé, lacéré, retourné et perforé, le cuir mis dans tous ses états, mais toujours raffiné et luxueux. Trois designers visitent à travers son usage et avec passion, les prothèses orthopédiques, le bondage et l’ambiguité sexuelle. Le corps, première source d’inspiration des designers de mode. Des tenues en latex des débuts de Vivienne Westwood en passant par Thierry Mugler et Alexander McQueen (RIP), l’esthétique fétichiste n’a certes jamais vraiment quitté les podiums de ces dernières décennies. Chez les designers présentés ci-dessous, le cuir dessine des lignes graphiques sur les chairs, le corps est mis à nu, contraint, customisé, jamais vulgaire.

Marina Hoermanseder

Sensation de la fashion week de Berlin, l’an passé, Marina Hoermanseder, fraîchement diplômée s’est rendue cette saison à la fashion week de Londres. Dans un rythme d’enfer, elle à successivement fondé sa société et livré une élégante et singulière collection de 17 modèles « fait main » réalisée en trois mois et demi.

Le cuir est moulé sur mannequin (travaillé pendant des jours à l’eau), découpé en bandes, teinté, riveté.

La collection n’exhale pas seulement la dimension sexuelle du fétichisme, mais aussi (et surtout) dit la créatrice, « son » fétichisme des matières. L’orthopédie dont elle s’inspire également ne doit pas être perçu comme déplaisant. Réinterpréter un appareillage pour les jambes « façon couture », relève d’un défi d’ériger vers le beau quelque chose considéré d’ordinaire comme négatif.

Zana Bayne

La jeune créatrice américaine adapte ses créations qui puisent aisément dans le registre SM et bondage afin de les associer avec des vêtements de tous les jours. Ces vêtements quotidiens se voient dotés ainsi d’un « adrenaline kick » sans négliger le confort si important à ses yeux.

Depuis deux mille dix, Zana réinterprete chaque saison des pieces emblématiques du SM (cf. le harnais) en changeant soit les finitions, la couleur ou le poids du cuir. Elle collabore régulièrement avec Prabal Gurung et récemment avec Victoria’s Secret.

Niels Peeraer

Diplômé de l’académie Royale d’Anvers en deux mille onze, Niels Peeraer, cultive l’ambiguité, il crée des accessoires en cuir unisex. Alors, de jeunes hommes en jupette portent de petits sacs précieux comme des emballages pour patisserie de luxe. Au cou des fraises en cuir immaculé, finement ciselées comme de la dentelle, confèrent à son porteur un port de tête légèrement altier.

A découvrir ici

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Points communs

  • Marie Chouinard, bODY_rEMIX/les_vARIATIONS_gOLDBERG, ballet en deux actes, créé au Festival international de danse contemporaine de la Biennale de Venise, Italie, le 18 juin 2005
  • La canadienne Jen Gilpin basée à Berlin et créatrice de la marque Don’t Shoot The Messengers (DSTM)
  • Les accessories bondage-chic de la marque anglaise Coco de Mer
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Peau neuve #3 | Illusions

« Beyond the body », Imme Van Der Haak

« Beyond the body » met en scène le travail d’Imme Van Der Haak, designer dont l’oeuvre est portée sur la perception de la « normalité ». Ici, les secondes peaux transforment, cachent puis, comme un doux dépeçage, laissent à nu, vulnérable. Une scène intime, légère, et troublante. Une sorte de séduction visuelle, où l’oeil se laisse porter par l’illusion des deux corps en fusion.

Source: ici

Beyond the Body
A perception of appearance and identity

My work focuses on altering the human form by affecting its figure with just one simple intervention. Photos of the human body are printed onto translucent silk which will create the possibility of physically layering different body’s, ages, generations and identities.
In a dance performance, the moving body manipulates the fabric so the body and the silk become one, distorting our perception or revealing a completely new physical form. The movement then brings this to life.
Beyond the body brings into being an ambiguous image that intrigues, astonishes or sometimes even disturbs.

« Silk Issue », Exhibition Issue

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On retrouve L’idée, dans la série de photos de Daniele + Iango (duo de photographes ayant principalement travaillé pour Vogue, I-D, Muse…) du dernier magazine EXIBITHION, « silk issue », notamment en couverture. Les foulards imprimés sont portés en cagoules, façon Maison Martin Margiela (ici) et laissent le choix de deux lectures: instinctive ou réfléchie (prise de recul) au moment où l’oeil arrête de « voir » et « regarde ».

Source: ici

Bohyun Yoon

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L’illusion associée au corps est aussi très présente dans le travail de Bohyun Yoon. L’artiste utilise le miroir, notamment dans ses travaux « Mirror Costume » (ici) « Multiplication » (ici) ou encore « Merge » (ici), qui lui permet d’aliéner ses sujets, de créer des volumes, par simples jeux de reflets.

Source: ici

 

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Peau neuve #2

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« Impression » Justin Bartels

Sans titre-1« Impression » est une série de photos réalisée par Justin Bartels. L’artiste traite de l’empreinte du vêtement sur le corps. C’est cette fusion qui m’a intéressé, comme une sorte d’emprise à double sens. Le vêtement devient partie intégrante de la chair alors que celle-ci l’enferme, il est impossible de les distinguer séparément. Ces clichés m’ont rappelé ceux d’Erwin Blumenfeld (ancien photographe de mode ayant participé au mouvement Dada), dans sa série « Wet silk » (ici). La soie emprisonne le vivant, tout en se formant au gré du mouvement, épousant la peau, et par ce fait est elle aussi détenue.

Ces œuvres nous questionnent sur le support et l’objet, lequel est dessous, lequel est dessus? Lequel des deux domine?

A découvrir ici

Dans le même esprit, les premières silhouettes du défilé SS/1998 femme Issey Miyake, ici.

« Delivrance », Alexander McQueen

Ci-dessus un extrait du défilé prêt-à-porter Femme SS/2004 d’Alexander McQueen. Si les représentations du créateur furent pour la plupart surprenantes, je trouve l’atmosphère de celle-ci particulièrement troublante. L’harmonie est totale. La musique, Strangers de Portishead sur l’album Dummy, est à la fois douce et rythmée. La lumière laisse apparaître des corps déambulants, agiles et aériens. Une performance pleine de nonchalance et d’ivresse, qui amène les vêtements comme des ondes. Presque invisibles, mais présents.

Le défilé entier (18 mn) visible ici

Concernant Alexander McQueen, « The Archivist » regroupe en deux boards (ici et ici) près de 1000 silhouettes réalisées par le créateur (pour Givenchy ou pour sa propre maison), des archives surprenantes et engagées des années 90, très inspirantes.

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