— LE MODALOGUE

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Résumé par points de la conférence fondée par Céline Lippi (Fashion Capital Partners) et l’agence Fred & Farid.

Paris, le 29 novembre au Palais d’Iéna.

QU’EST-CE QUI MAINTIENT LE SECTEUR DU LUXE EN ÉVEIL?

– Développer les « love-brands » ou ce que les clients veulent créer en ligne/partager
– Changer les habitudes de travail. Cela dépasse le digital.
– En 20 ans on est passé de “je me connecte à internet” à “je suis connecté en permanence”, désormais on termine sa série TV en allant au boulot dans l’ascenseur. On est plus ludique et on partage plus.
– Aujourd’hui les clients découvrent les marques via le web qui est la clef d’entrée du produit.
– Il y a 160 ans Louis Vuitton consignait les informations sur ses clients dans des carnets, aujourd’hui cela se fait via le web.
– Il faut écouter le client afin de redistribuer ses attentes au sein de l’entreprise et ainsi créer de la fidélisation.
– Certains influenceurs “sont plus forts” sur le web que l’entreprise avec laquelle ils collaborent. L’entreprise doit apprendre à travailler avec eux. C’est un des moyens pour l’entreprise d’être présente sur les réseaux, de fidéliser et de créer l’expérience que recherche le client.
– Ces nouveaux comportements au sein de l’entreprise, créent de nouveaux rôles, mais aussi de nouvelles de façon de fabriquer le produit (?)
– Pertinence et réactivité: dans le cas d’une hausse de trafic inhabituelle générée sur son site, l’entreprise doit juger s’il est pertinent de relayer l’information responsable de ce pic.
– Chez Christie’s, le digital est une question de Culture. Il a mis en exergue la nécessité pour le client de se former et de comprendre qu’il peut faire du business à travers ce nouveau canal.
– Chez Louis Vuitton on crée des hackathons autour du big data pour repérer au sein de l’entreprise les personnes qui veulent “changer les choses”…

QUID DE L’EXPÉRIENCE CLIENT?

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© Exane-BNP Paribas

– Il faut être présent où sont les audiences.
– Comment vendre sur Messenger (1 milliard d’utilisateurs en juillet 2016) ou sur Instagram?
– Fragmentation des plateformes: Le nombre de points de contacts s’est accru et il faut être efficace à la fois sur WeChat, le site web, le compte Instagram, etc.
– Il faut de plus être consistant.
– Compétences: Il faut savoir capter les données, les agréger, etc. soit beaucoup de compétences à développer au sein de l’entreprise sachant que la nouvelle génération a déjà intégrer la techno.

AXELLE LEMAIRE, SECRÉTAIRE D’ÉTAT CHARGÉE DU NUMÉRIQUE ET DE L’INNOVATION

– La mode pèse lourd dans le budget, c’est 1,7% du PIB français
– La capitalisation boursière de GAFA, les géants du web (Google, Apple, Facebook, Amazon) > CAC 40
– Quelle attitudes peuvent avoir les grandes maisons françaises face à la digitalisation, l’ubérisation et la disruption?

3 attitudes:

Le déni
La résistance: protéger des acquis qui n’ont pas/plus forcément lieu d’être.
L’attaque: on se projette dans le futur lointain, à l’heure du numérique qui nous oblige à avancer.

– Il faut inventer les nouveaux modèles économiques (cf. Celine Lippi)

Avec le digital nous sommes loin de la citation d’Yves Saint Laurent: « La haute couture, ce sont des secrets chuchotés de génération en génération ».

– La mode, monde silencieux composé d’histoires est confrontée au monde “bruyants” des startups. L’innovation ouverte (open innovation) et l’ouverture est une petite révolution culturelle bénéfique qui permettra un passage à un nouveau paradigme et résoudre des interrogations telles que: « Comment la dentelle de Calais va-t-elle trouver sa nouvelle vie? »

– Mue numérique: les techniciens jouent un rôle non-négligeable aujourd’hui. Le mariage technologie et créativité fait que de nouveaux métiers apparaissent et les dirigeants doivent accompagner cela.
– Les entreprises françaises doivent savoir que le réseau industriel européen est une force.
– L’an dernier l’Alliance pour l’innovation ouverte (AIO) a établi les meilleures pratiques à mettre en place pour les petites entreprises innovantes. A consulter Le guide des bonnes pratiques de l’innovation ouverte
– Le mariage tech et fashion se concrétise par exemple avec des cosmétiques ultra-personnalisés, l’utilisation des datas, les smart miroir, les objets connectés (permettant ainsi suivre/tracer les produits made in France)
– Quand les innovateurs du monde de la mode décideront de s’allier pour faire parler d’eux, le secteur pourra créer un écosystème et penser le monde comme une architecture internet avec ses réseaux et ses nœuds en mode collaboration et innovation ouverte. A MedTech, EduTech, etc. s’ajoutera la FashionTech.

JIANG QIONG ER, SHANG XIA FOUNDER

“Le luxe n’existera plus tel qu’il est aujourd’hui. Les millenials cherchent de l’expérience. Nous devons créer quelque chose de timeless, d’intemporel, mais cela ne s’appellera plus du luxe.”

“Déclencher des conversations avec le client, sans chercher la viralité, cette balance est difficile à équilibrer, il s’agit d’une approche quasi schizophrène”

“Les millenials n’achètent pas une marque pour le « paraître » comme leurs parents. Ils aspirent à « être ». Ces jeunes gens ont une liberté d’esprit nouvelle, le marché doit donc s’adapter”

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TATIANA DUPONT, LINKEDIN, LUXURY ACCOUNT DIRECTOR

– LinkedIn est un environnement premium possédant une vaste base de données, c’est une place de choix pour les luxury brands.
– 15% seulement des 467 millions de membres vont sur LinkedIn pour trouver du travail, les autres s’y rendent pour travailler plus “intelligemment”.
– Sur LinkedIn les marques de luxe ont à faire à une audience captive à laquelle il est possible de raconter une histoire (cf Baume et Mercier)
– Sur LinkedIn il y a des influenceurs de renom d’Obama à Axelle Lemaire qui partagent des visions similaires.
– On peut être créatif sur LinkedIn

CHARLES EDOUARD BOUÉE, ROLAND BERGER, CEO

– The new Golden Age, le monde de 2016 à 2030, par Charles Edouard Bouée. A lire ici
– 14% de l’énergie mondiale est utilisée pour refroidir les serveurs. Lire aussi
– L’intelligence artificielle (IA), le cognitif, la Réalité Virtuelle vont devenir comme l’électricité au XIXe siècle.
– Pour le luxe cela signifie, qu’il n’y aura plus de problème de langue, c’est l’IA qui va interagir.
– C’est l’IA qui va booker votre chambre d’hôtel, sans passer par la publicité ou les recommandations des blogs. On va « visiter » la chambre et ne plus passer par Trip Advisor.
– Les sites vont devenir mondiaux.
– Pour “posséder le futur” il ne faudra pas négliger la technologie et surtout considérer ses deux aspects: le soft et le hard

LES CONSOMMATEURS DU LUXE DE DEMAIN…

– Seront de plus en plus sensibles au craftmanship.
– S’attendra à ce qu’on lui rappelle l’ADN de la marque.
– Il faudra veiller à conserver la cohérence du discours.
– Développer des stratégies multi-écrans: 76% des consommateurs vont online pour se renseigner et 33% consultent leur mobile en magasin.
– Aujourd’hui le client achète la marque avant toute chose. Il compare les prix en permanence, essaie les articles dans une boutique et les achète dans une autre à meilleur prix. Dans le luxe, la disruption sera l’alignement des prix.
– Ces nouvelles attitudes ont un impact sur l’expérience en retail et sur les conseillers de vente. Il faut apporter plus de valeur au consommateur que ce qu’il peut trouver par ses propres moyens.
– Une jeune femme qui achète un sac aujourd’hui sait qu’elle le revendra dans 6 mois voire 1 an… Il faut donc penser qu’elle voudra sans doute en acheter un autre et assurer la traçabilité du produit, son authenticité sur le second marché. Pour cela la société Hikitag à créé un système où la gestion de l’authenticité est déléguée au consommateur. Un certificat digital est alors établi transférable au nouveau propriétaire.
Blue bell distributeur de produit de luxe en Asie depuis 50 ans.
“Customer is king”. Grâce à la mise en place d’une organisation interne forte, l’accès aux données doit permettre une meilleure connaissance du consommateur (on peut le tracer avec les cookies…) et ainsi nourrir l’entreprise. Le succès de Finery repose en grand partie sur une analyse quasi-militaire des datas.
– La marque s’adapte selon la réponse du consommateur.
– Il faut savoir vendre de façon efficace sur le web, avoir un beau produit ne suffit pas.
– Les designers créent en respectant les infos des datas.
– La newsletter devra mixer shopping & content afin que le client passe plus de temps sur le site. Son but ne sera pas seulement d’inciter à l’achat, elle devra viser le contenu, raconter une histoire, permettre d’analyser et de personnaliser l’expérience client.

INNOVATIVE LUXURY: DISCOVER THE REAL DISRUPTORS RUNNING AGAINST THE STREAM

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Dymant juge que les anciennes marques de luxe font trop de marges et qu’il est possible de faire des produits de même qualité mais deux fois moins cher.
– L’influenceur est jugé sur sa capacité à engager sa communauté et non plus sur le nombre de followers. Pour la marque il est plus pertinent de travailler avec un influenceur de niche qui crée des contenus intéressants.
– Les marques créent désormais des marques avec les blogueuses.
– Birchbox est née avec une volonté de hacker la consommation des cosmétiques sur le digital.
– Hacker la prescription: exit les marques autoritaires, désormais la marque se place auprès de la consommatrice, tel “sa copine” et va chercher le produit adéquat avec elle… (Birchbox)
– Rendre le luxe accessible et passer par tous les canaux de distribution.
– Le client n’accepte pas de ne pas avoir de produits personnalisés. Il souhaite du contenu qui l’intéresse. Voilà qui implique une analyse des datas et l’envoi de produits personnalisés.
– Après un passage en boutique, la newsletter devra être en mesure de rapporter ce passage.
– Too faced, Becca, sont dixit Morin Oluwole (Facebook and Instgram Luxury vertical lead) des luxury vertical brands (des marques créées depuis le digital). Elles sont désormais dans le top 10 des marques de make up et ont moins de 30 salariés.
– La plupart de ces marques sont rachetées par leurs consœurs plus puissantes, l’Oreal, Estée Lauder, car elles sont incapables de créer de tels concepts.

MAGDA DANYSZ, MAGDA DANYSZ GALLERIES, OWNER

– Le rapport entre le Luxe et l’Art est à renouveler.
– La marque à besoin de communiquer pour vendre, mais elle doit aussi réfléchir à ce qu’est son inspiration. C’est à ce moment que l’artiste intervient car lui à besoin de créer.
– Le galeriste est celui qui peut favoriser ces rencontres.
– Tout cela permettra de retrouver du sens, de renforcer l’ADN de marque et de donner de nouvelles raisons de consommer.
– Un artiste au sein d’une marque est déjà un acte disruptif.
– La technologie permet une diffusion inouïe, reste à vérifier que l’on arrive à faire aussi passer de l’émotion.
Au sujet de Cute Circuit une wearable technology brand
A lire: Hugshirt, fashion is sensitive: “Send a patch message instead of sms” et Mode future.
Galaxydress, « fashion must be digital but also feel good and looks good ».

AU SUJET DE KENZO WORLD

– C’est la première fois que les départements mode et cosmétique collaborent pour transcrire l’ADN de la marque mode dans le parfum. Cette entente entre les DA de la marque est une première singularité.
– Le risque “choisi”: Kenzo a dû élaborer sa stratégie de visibilité en prenant une grosse prise de risque face à des marques puissantes comme Dior. En choisissant de laisser carte blanche au réalisateur Spike Jonze, c’est accepter de “perdre le contrôle” du projet.
– Cette démarche est cohérente avec l’ADN de Kenzo qui est une marque curatrice de talents.
– En créant une histoire sans égérie venue de l’univers du parfum, Kenzo cherche avant tout à capter l’attention de l’audience.
– Pour les directeurs du projet, le challenge est double, tenir en confiance Spike Jonze, lui laisser du temps et donner des signaux de confiance à la direction de LVMH et Kenzo…
– Selon Arthur de Kersauson, les plateformes comme Netflix, iTunes ou AdBlock sont des barrières d’audience et les talents comme Spike Jonze sont comme des “passe-murailles”, les meilleurs véhicules pour capter l’audience.
– Désormais les marques vont devoir diriger leur attention vers des communicants de talents qui vont lancer le produit autant que des créateurs de talent.
– Pour une marque, se positionner sur ses valeurs est le meilleur moyen de ne pas se tromper.

CÉDRIC VILLANI, MATHÉMATICIEN

“Dans le futur proche, mixer les équipes sera un défi pour les entreprises. Comment le créateur de luxe va convaincre le nerd?”

LES SERVICES GOOGLE

– Pour Mailine Swildens, Head of Google Zoo, Google souhaite accompagner les marques de luxe dans leur stratégie digitale, pour une séduction plus directe.
Google Zoo: “A think-tank for brands and agencies” où cohabitent technologie et créativité. au service d’un produit.
Google Voice Search, création de vitrines interactives pour Ted Baker afin de participer à un tirage au sort et voir des informations sur les personnages du film  (plusieurs milliers de personnes venues chaque jour pour avoir la récompense). Du digital au physique, à voir le “shoppable movie” de Ted Baker, réalisé par Guy Ritchie et lire ici
Google Tiltbrush, peindre en 3D dans un espace virtuel, entre expérience artistique et technologie, collaboration avec Red Bull à voir ici.
Google Spotlight stories, artistes et techniciens collaborent pour créer des histoires pour les univers en Réalité Virtuelle.

lxrfrwrd-jumeirahGoogle street view, immersion à 360° au sein du Palace Jumeirah à Dubaï. Le projet consistant entre autre à appliquer du contenu sur Google Street view et de le lier à une moteur de booking.

Pendant des années les marques de luxe ont exploité la croissance des magasins et la croissance des prix. Ce levier est insuffisant désormais. Les marques vont devoir innover et surprendre le consommateur. Procurer une expérience online singulière, provoquer “un choc émotionnel” pour le consommateur est le défi des marques de luxe.

Cependant la créativité ne permettra pas seule à réactiver la croissance. Il faudra également exploiter le levier digital et “armer” les datas (données), extraire les données des sites concurrents, établir des benchmarks ultra- sélectifs (Daco).

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Guillaume de Seynes, président du Comité Colbert et directeur général de la Maison Hermès prend la parole.

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Wearable pour « wearable technology » dont les premières manifestations sont les montres connectés comme l’Apple Watch ou les Google Glass.

Nombre des créations présentées pendant Wearable à la Gaîté Lyrique montrent les liens qui peuvent être établis entre la mode, la technologie, les interactive designer, les ingénieurs. Une approche de la mode attentive aux conditions actuelles.

En ce début d’année l’ex-ministre de la Culture et de la communication Fleur Pellerin conseillée par Lyne Cohen-Solal à décidé de mettre en place une grande école de mode publique française afin de rivaliser avec la Central Saint Martins ou La Cambre.
En septembre 2016, un Master de création de mode sera mis en place. Cette école aura un profil transversal et transdisciplinaire puisqu’elle sera issue d’un partenariat où se mêleront Art, Ingénierie et Economie/Gestion soit l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs, les Mines et Paris-Dauphine.

La rencontre du produit (le vêtement ou UI pour User Interface) et de l’utilisateur crée ce que l’on pourrait baptiser d’un nouveau terme: Fashion UX (pour User Experience).

Wearable présentait entre autres, ces multiples « Expériences Utilisateur » qui se créent lorsque la mode s’hybride avec d’autres domaines.

ABSTRACT (Julie Eriksen, Kristine Boesen, Bjorn Karmann, Danemark)

Le consommateur se positionne devant une webcam et raconte « son histoire ». Durant ce processus, ses émotions et ses expressions sont enregistrées par la webcam puis retranscrites en données. Un algorithme se charge de le transformer en motif propre au consommateur. Ce dernier a ensuite la liberté d’en choisir la couleur, le positionnement sur un sweat, un t-shirt, un pantalon…
Afin de réaliser les pièces présentées, les créateurs du concept ont fait appel au groupe Pink Floyd.

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SPIDER DRESS (Anouk Wipprecht, Pays bas)

Cette robe consiste à protéger la personne qui la porte. En effet, la robe réagit par le biais de petits bras mécaniques qui se tendent et se détendent selon la proximité d’individus en fonction de l’état émotionnel (distrait, stressé…) du porteur de la robe. Si une personne arrive à vive allure sur la robe, alors cette dernière se positionnera sur une dynamique d’attaque. C’est également le cas si le porteur est crispé, la robe se contracte.

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HERSELF DRESS (Helen Storey et Tony Ryan, Angleterre)

Cette robe a pour objectif de réduire la pollution dans l’air. En effet, les substances qui composent cette robe seraient capables d’éliminer environ 5 grammes d’oxyde d’azote de l’atmosphère par jour soit l’équivalent de ce que rejettent la plupart des voitures.

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Ci-dessous une vidéo où Erin O’conner porte une Catalytic Dress

POLITICAL LACE (Melissa Coleman, Pays Bas)

Ce collier a pour unique but de rendre hommage aux jeunes femmes du monde qui meurent chaque jour d’accouchements mal pris en charge. Ainsi, toutes les 7 minutes, une petite lumière clignote afin de nous rappeler que l’une d’elle est en train de perdre la vie.

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AWE GOOSEBUMPS (de Sensoree, USA)

Des études scientifiques ont montrées que la sensation de chair de poule était bénéfique pour la peau. Cette robe a alors pour but de reproduire cette sensation en fonction du rythme de la respiration du porteur. La robe s’illumine selon le degrés d’intensité du frisson.

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LIKE LIVING ORGANISMS (Local Androids, Pays Bas)

Cette création est très semblable au corps humain, elle a la capacité de respirer, et laisse apparaitre des veines. Cette robe reproduit la sensation générée lors d’une première rencontre avec une personne : les veines apparaissent en surface de la peau, la tension monte et la respiration augmente. Dotée d’un coussin situé autour de la nuque et les épaules, il se dégonfle progressivement lorsque la personne se sent en confiance.

A voir absolument pour leur différents travaux:

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CARESS OF GAZE (Benhaz Farahi, Iran)

Cette robe réalisée a partir d’une imprimante 3D réagit au regard de la personne se situant face à elle. En effet, selon l’intensité du regard, les picots faits de plastique vont s’animer. Ces derniers ont la capacité de capter l’âge et le sexe de la personne située face à elle et ainsi en informer le porteur.

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BIZ EYES (Nassim Sehat, Iran)

Biz Eyes est une série de lunettes transformables imprimées à partir d’une imprimante 3D. L’armature de base nous offre la possibilité de clipser une multitude de formes originales afin de la personnaliser.

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WEARABLE FACADE (Ricardo O’Nascimento, Brésil)

Ce vêtement réagit en fonction de son environnement. Les couleurs captées sont retranscrites sur les led du vêtement. Le créateur a ainsi voulu créer une « oeuvre-vêtement » qui lierait les écrans de plus en plus présents dans nos villes.

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KIMONO MUSICAL (Lise Sansen, France)

Ce vêtement a pour fonction de se transformer en piano, en harpe ou encore en chant tout en gardant l’esthétique du kimono. Il suffit, par exemple, d’effleurer le vêtement telle une harpe pour entendre un son.
Mélanger textiles et électroniques pour transformer les vêtements en de véritables interfaces avec le monde extérieur, tel est motto de cette diplômée d’Esmod Paris.

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FUNGI T-SHIRT (Ninela Ivanova, Angleterre)

Ces t-shirts sont réalisés à partir de champignons et visent à remplacer totalement le coton présent dans les vêtements. L’artiste a pour objectif de démocratiser les moisissures dans l’industrie de la mode.

En substance elle se pose la question suivante: “If your garment is living and transforming, will you still need to buy the season’s must haves?”

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SHOWPIECE (Ylenia Gortana, Suisse)

Cette veste a première vue banale a pour particularité d’émettre des sons. Chaque carré de la veste correspond à un son. Le fait d’actionner la fermeture éclair génère aussi un son, les possibilités de composer sont alors multiples.

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Lace Sensor Dresses

Sur chacune de ces robes sont brodés 3 poèmes respectifs qui sont lus par ces dernières lorsqu’elles détectent un geste de la part du porteur. Chaque robe représente un sentiment, un état d’esprit.

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Introduction: Christian Poulot
Reportage et photos: Sophie Da Fonseca

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Un bref résumé de la seconde journée du colloque international « Faire l’histoire de la mode dans le monde occidental » qui à pris place aux Arts Décoratifs en mai dernier.

« Depuis quelques décennies, la mode a cessé d‟être conçue comme un répertoire de formes en perpétuelle évolution, que le chercheur s’épuiserait à observer pour en faire l‟inventaire, aussi illusoire qu’inutile. A la suite des travaux de Georg Simmel, Norbert Elias, Roland Barthes, etc, les manières de vêtir et de parer le corps ont été abordées à partir de concepts qui ont inscrit l’individu dans un réseau de normes sociales. Les recherches menées en histoire du corps ont ajouté de nouvelles dimensions à ce domaine de recherche. Sur ces bases, et par référence aux processus contemporains qui promeuvent les modes de masse ou uniformisent la gestion des attitudes et des postures, les quelque soixante dernières années auraient pu voir naître des coopérations internationales plus nombreuses, plus ouvertes. Tel n’a pas été le cas et bien des cloisonnements demeurent.
Ce colloque international propose une réflexion pluridisciplinaire sur les expériences, les concepts et les discours des musées ou des universités, sur leurs origines intellectuelles et les cadres institutionnels qui permettent de les produire, dans la diversité des contextes locaux ou nationaux. L’objectif est de mieux comprendre les différentes logiques scientifiques pour faire apparaître de nouvelles convergences dans le domaine de la recherche, ouvrir sur une coopération internationale renouvelée. » —ArtsDécoratifs
Lien vers le programme

Le couvre-chef dans la première moitié de l’époque moderne, absent omniprésent

par Tiphaine Gaumy, doctorante, École nationale des Chartes – Paris Sorbonne.

– Le couvre-chef d’infamie
– La question du « salut, »,  qui consiste à retirer le couvre-chef (même le roi salue le paysan)

L’art du tailleur : étude des publications sur la coupe et de la construction des vêtements du XVIe au XVIIIe siècle

par Sébastien Passot, formateur en histoire de la mode et de costume au GRETA CDMA.

– Dresser un état des lieux des différentes sources pour étudier et refaire des vêtements anciens
– Ouvrages des tailleurs. Au XVIe siècle les vêtements ont atteint un certain niveau de complexité et ce depuis le XIVe siècle (cf. le pourpoint, le vêtement ajusté…)
– Les livres de “chef d’œuvre” (quelques exemples ci-dessous) sont des ouvrages conservés secrètement au sein de la guilde. Ils sont mis-à-jour (ce qui entraîne les modèles “démodés”)

La première source d’information sont des ouvrages du XVIe siècle dont 8 ou 9 sont conservés aujourd’hui, on y trouve:

♦ 1580, « POLISH TAILOR CUTTING GUIDE »

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Lien

♦ 1580, « LIBRO DE GEOMETRICA, PRATICA Y TRAÇA »

Le livre numérisé (ce qu’il en reste!): lien

Il s’agit de la première publication imprimée basée sur la coupe (disposition sur le lé, soit une coupe économique) et non l’assemblage. L’ouvrage s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Auteur:  Juan de Alcega

♦ 1618, « GEOMETRIA Y TRAÇA PERTENECIENTE AL OFICIO DE SASTRES »

Un livre de patrons, 323 pages. Auteur: Francisco de la Rocha de Burguen

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Le livre en version numérique

Vêtement réalisé à partir d’un des patrons du livre: lien

– Le tissu est extrêmement cher et précieux au XVIIe et XVIIIe siècle, donc l’économie de celui-ci est très importante. Toutes les chutes doivent être restituées. Le sujet est largement légiféré.

♦ 1671, « LE TAILLEUR SINCÈRE »

C’est le 1er ouvrage français sur la coupe. On y traite de vêtement atypiques, du vêtement militaire, ecclésiastique et du vêtement “de pauvre”. Auteur: B. Boullay

Le livre numérisé: lien

♦ 1769, « L’ART DU TAILLEUR »

Auteur: M. de Garsault qui a aussi écrit « L’art de la lingerie » (lien) et « L’art du perruquier » (lien)

– 1775, les femmes sont autorisées à exercer le métier de tailleur

Autre source d’informations…

– Par des savants et des peintres qui souhaitent transmettre l’information, une préoccupation très présente au XIXe siècle
– « A history of Costume », par Carl Kolher, 1928 à pour originalité de montrer les vêtements sur des modèles vivants. Le livre en pdf (lien)

– L’illustrateur français Maurice Leloir (Biographie)

– « The cut of women’s clothes, 1600-1930. », publié en 1968, auteure Norah Waugh, fait référence parmi les costumiers
Aperçu du livre: lien

– « Corsets & Crinolines », publié en 1954, auteure Norah Waugh et la question des dessous féminins
Aperçu du livre: lien

Ci-dessous Costume in details, Nancy Bradfield

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– « Patterns of fashion », publié en 1964 et « Queen Elizabeth’s wardrobe », publié en 1988, auteure Janet Arnold
Où l’on trouve pour la premiere fois des détails et des notes de construction.

Janet Arnold sur Pinterest: lien
Nécrologie de Janet Arnold: lien
Aperçu du livre Pattern of fashion: lien
Aperçu  de Queen Elizabeth’s wardrobe: lien

– Nancy Bradfield, présente les vêtements sous la forme d’un carnet de notes
Aperçu du livre: lien

… via une approche plus scientifique…

…s’adressant aux professionnels des musées

– « Costume close up  (1750-1790) » est un ouvrage essentiel publié en 1999 par les auteurs Linda Baumgarten, John Watson et Florine Carr, un examen en détail de la mode du XVIIIe

– « Seventeenth-century Women’s Dress Patterns » publié en 2012 par les auteurs Susan North, Jeremy Tiranami est un ouvrage très détaillé

– A consulter: « The school of historical dress » à laquelle font partis les écrivains sus-cités: lien

 … ou qui ne s’adresse pas forcément aux costumiers

À partir des années 80 plusieurs ouvrages seront publiés dont ceux de Johannes Pietsch (ci-dessous) qui à étudié le vêtement bourgeois du XVIIe siècle: lien vers son site et un passionnant Creative Mornings sur l’histoire du sac (lien)

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A voir à la rentrée Tulip Fever (avec Judi Dench, Cara Delevingne et Cressida Bonas ci dessous) ou l’actualisation du costume du XVIIe siècle.

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– Tout ces écrits permettent de connaître celui qui porte le vêtement, sa silhouette et son statut social, mais aussi celui qui à fabriqué le vêtement.

– Il est possible d’en savoir plus sur l’état du vêtement, sa datation ou s’il a été réutilisé pour des bals costumés par exemple.

– Etudier la coupe et la construction permet de transmettre au public quelque chose de rigoureux. Ce qui n’est possible que par l’étude.

Some famous british designers

– Norman Harnell, famous british designer of the british royalty: lien
– Brenda Naylor à écrit « The technique of fashion design », 1975: lien

Researching and Teaching from Things – Université de Brighton

Dress History Teaching Collection par Charlotte Nicklas, docteure, Dress History Collective, School of Humanities et Lou Taylor, professeure, Dress History Collective, School of Humanities, Université de Brighton.

– Enseignement à partir de la collection de l’école qui embrasse la période de 1775 à 2015 – Design history and museology based program (european, american and african)
– Les vêtements sont collectés grace à des donations, des achats dans des friperies, etc.
– L’objectif de l’école est d’accompagner l’enseignement par l’étude du vêtement ancien ou contemporain. Permettre aux étudiants de « toucher » et étudier les vêtements anciens.
– Promouvoir l’étude du vêtement du quotidien rarement présenté dans les collections des musées.
– L’université de Brighton collabore régulièrement avec Dominique Veillon, historienne, directrice de recherche honoraire au CNRS. Lien vers le site Histoire de Mode, de l’Institut d’Histoire du Temps Présent (IHTP) et les écrits de Dominique Veillon.
– A voir (ci-dessous) les nombreux imprimés de Walter Fielden Royle (1900-1981). Lien vers les archives digitales

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An unexpected story, exemple de cas d’étude autour d’un parasol ou la recherche depuis les objets (research and teaching from things)

– Notion de matérialité des objets

Ci-dessous parasol, circa 1850parasol-1850

Démarche des étudiants:
Observation > Prise de mesures > Observation du tissu et des franges > (…) > Les étudiants remarquent des écrits et notent que c’est une adresse (celle de la boutique) > Retour sur les lieux > Remontée dans le temps, à l’origine de la création de la boutique > (…) > Recherche online permet de trouver que cette ombrelle est un carriage parasol family > La recherche permet de retrouver sa gamme de prix qui est basse et donc d’appréhender le statut social de son propriétaire > (…) > Pendant toute leur recherche les étudiants collectent des données textuelles, iconographiques et sonores > Ils trouvent des tableaux d’artistes > (…) > Découvrent que ces parasols servaient à maintenir la pâleur du teint des anglaises > etc…

Il s’agit donc d’une veritable enquête, une investigation utilisant tout les moyens possibles: visite de musées, consultation en bibliothèque, Google search. À la suite de çà les étudiants produisent un mémoire de plusieurs centaines de pages.

Au sujet des « damaged clothes » – Université de Brighton

– L’université dispose d’une vaste collection de « damaged clothes », un matériau d’étude.
– Depuis le moyen-âge les vêtements en fin de vie étaient donnés à des chiffonniers contre « l’assiette du chiffonnier » (poteries, verres, etc.): lien,  puis vendus en gros.

Ci-dessous Chiffonniers, cité Valmy, Porte d’Asnières, photo Eugène Atget , 1913, épreuve argentique N&B
atget-chiffonniers

– Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, les chiffoniers ont disparus et les vêtements sont restés à l’appétit des rats !
– Successivement pendant les années 60 puis au début des années 90 est apparu la vague du vintage et de l’upcycling auquel ces vêtements usagés ont participés avec des designers comme Marc Jacobs ou Xuly Bet

Ci-dessous, « damaged pull » vu chez Cosmo & Richard Wise, Londres

spitafield
– Cosmo & Richard Wise, célèbres vendeurs à Spitafield de vêtements (très) usagés sous le label De Rien, vend également aux studios de création pour l’inspiration. Voir le reportage de The Selby: lien
– En découle le courant hobo chic (littéralement clochard chic) qui est rapidement devenu un business pour Ralph Lauren et Philippe Plein (celebrity endorsement) vendant des vestes et des jean entre 1300 et 1700 euros. Chez Cosmo Wise la veste sur mesure est à 800 euros.
– « Where is the morality in the social media exploitation of actual hobos? »

hobos

– Ce vêtement définit aussi ce que l’on appelle le working class hero, célébré par Bob Dylan, Bruce Springsteen, John Steinbeck et John Galliano
– Toucher les vêtements anciens permet aux étudiants d’améliorer leur connaissance, cependant on ne peut pas porter un vêtement des années 50 aujourd’hui comme on le portait à l’époque. Une des principales raison est que l’on ne porte pas les mêmes sous-vêtements qui « sculptaient » le corps différemment.

– A visiter la boutique de Jocelyne Milani aux Puces de Vanves, Paris
– A voir: le site de Lois Davidson: lien

A lire les écrits de Lou Taylor (lien), professeure université de Brighton qui sont des références: lien

Fashion Victims

– A lire à la rentrée, une histoire du vêtement vue à travers ses victimes. Transmission de maladies (variole…), par empoisonnement, par accident ou enchevêtrement (cf. Isadora Duncan ou les process industriels) par transmission de substances toxiques employés dans leur fabrication (mercure…)

– A lire (septembre 2015): Fashion victims, The Dangers of Dress Past and Present : lien

– A lire un ouvrage sur l’usage de l’arsenic dans la coloration des robes au XIXe siècle et la phobie que cela à généré. James C. Whorton, « The Arsenic Century »: lien

Des peintures murales médiévales aux reconstitutions pédagogiques

par Nadège Gauffre Fayolle, doctorante EHESS, commissaire scientifique de l’étude et Pascale Court, responsable de l’unité Publics, Musée savoisien, Chambéry

Ci-dessous, fresque du château du Cruet, Savoie (source)

fresque-du-cruet

Des peintures murales de la fresque du Cruet (XIVe siècle), d’après le Roman de Girart, une étude à été menée et une reconstitution historique des costumes commandée.

– Le désir est d’accompagner le public avec la vérité scientifique, un travail de vulgarisation.
– Ne pas laisser ces discours uniquement aux scientifiques, désir de concrétisation
– Replacer le vêtement dans le contexte de l’évolution de la mode
– Identifier les matières des vêtements et des accessoires
– Transmettre la sociologie du fait vestimentaire (pas seulement la forme)
– Toutes ces informations sont rassemblées grace aux inventaires après décès, aux fouilles, etc.
– Le projet fait intervenir une historienne du costume et une couturière à qui ont été transmis toutes ces informations
– Il s’agit d’un travail d’adaptation de la coupe et des matériaux pour des modèles pédagogiques

Au sujet de Martin Margiela…

– « It’s not about fashion, but clothes, it’s timeless » —Marlene Mock

– « Fashion is sexy, art is up in the clouds. This is what makes Margiela’s case a bit more difficult to work out. He is both. » –Simon Grant

– « If you want a well considered knit, a fabulously tailored jacket, or a drapy tee that works so much harder than a basic should, then Margiela is the go-to brand. » –Claudia Croft

 

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Conférence du 21 avril au sein des nouveaux locaux de la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin et de la Maison du Savoir-Faire et de la Création.
Intervenant: Pascal Denizart, DG du CETI (Centre Européen des textile Innovants)

Quelques points à retenir:

Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin et de la Maison du Savoir-Faire et de la Création

+ Sont des institutions qui ont pour vocation de valoriser le savoir-faire français auprès des fabricants, façonniers, des prestataires de services –brodeurs, plisseurs, imprimeur numérique, imprimeurs 3D et les fabricants de matières et composants — boutons, épaulettes, etc.—

Le CETI

+ Créé depuis deux ans
+ Le CETI à pour objectif d’être leader en Europe sur les textiles innovants
+ Le CETI collabore avec les entreprises et développe de nouveaux produits
+ Le CETI crée des innovations de “rupture” qui appartiennent au future “immédiat” et non au domaine du rêve
+ Le CETI délivre un message sur l’innovation qui sort des idées reçues

ceti-textiles-intelligents

 

Quelles innovations dans les prochaines collections?

+ Le textile est partout il n’est pas seulement lié à la personne quand on parle d’innovation. son lien avec la mode ou les autres domaines n’est que “sémantique”. Le tissu est toujours technique.
+ Nos nouveaux styles de vie, notre profil socio-style (travail, loisirs, connections…) impactent sur l’innovation
+ Penser textile innovant (textiles bio-sourcés, bio-composants, upcycling, recyclage…) c’est le faire dès le début de la conception de celui-ci.
+ Penser au composite textile, mélanger les structures (tissé et non-tissé)
+ Penser à intégrer la notion de “marché” c’est combiner innovation et invention.
+ Une des raisons de l’engouement pour l’innovation est sa capacité à générer de l’émotion (cf plus bas)
+ Un des axes de recherche principal est de revenir au cœur de la fibre (cf. par exemple les tissus à mémoire de forme)
+ Le cycle de vie est intégré à la conception
+ Les Polymères bio-sourcés
+ La recyclabilité avec l’idée de « montée en valeur » en intégrant dès la conception des matières nobles. Ne pas voir dans la recyclabilité uniquement la transformation future.
+ Il est possible aujourd’hui d’associer matières bio-sourcées et matières naturelles, on optimise par rapport à l’usage et au besoin.
+ Tout ceci avec en ligne de mire une idée du prix que le consommateur est prêt à payer

Smart textiles

+ Etre connecté en permanence influe sur le marché, il y aura des milliards d’objets connectés à l’horizon 2020
+ Il y a deux moyens de rendre le textile intelligent, soit elle vient du support lui-même (moyen terme), soit on lui confère une intelligence (court terme) via un device, c’est le wearable computer.

Service

+ Le textile connecté n’a de sens que s’il y a un service (ex: le diagnostic)
+ Potentiellement nous sommes capables de traiter de l’information en permanence et ce depuis 2008 (date de sortie de l’iPhone 3)
+ Dans un premier temps les applications seront limitées dans le domaine textile contrairement à la santé ou l’horlogerie.

La “Vraie Vie”

+ Le bonnet Archos à trouvé son marché à un prix de vente correct (65 €)
+ Ralph Lauren x OM Signal (ici)
+ Hexoskin Arctic (ici)
+ La technologie et le logiciel des objets connectés (ex: Bluetooth 4.0) ne cessent de se développer aux Etats-Unis
+ Le “diagnostic” rend le textile intelligent connecté à la vie réelle, c’est le service. Cependant il peut y avoir autre chose que le diagnostic, cf la raquette connectée de Babolat qui propose une expérience ludique. Plus que de mesurer ses performances quotidiennes, il s’agit de mesurer ses statistiques à celles de son joueur préféré, il s’agit d’un service de gaming.
+ Le jeu de demain sera immersif et la meilleure enveloppe (avatar) en est… le vêtement.
+ Dans la “vraie vie” l’Armée est aussi un domaine propice au développement des textiles connectés, cf Ohmatex
+ La mode aussi à des applications dans la “vraie vie”, cf. Cute Circuit (et ici)
+ Francesca Rosella, directrice artistique et Ryan Genz, PDG, sont des précurseurs, ils œuvrent avec leur marque Cute Circuit dans le textile connecté depuis 2004. Leur créations composées de taffetas de soie où sont intégrées des LED sont portées par Kathy Perry ou Bono. Ce vêtement événementiel va “descendre” dans la rue, un tee-shirt lumineux coûte aujourd’hui 200 € sur internet.
+ Le vêtement connecté ne transmet pas que de la lumière, mais aussi des émotions. A travers le logiciel il y a possibilité de faire réagir un autre objet.
+ La fibre de café, fibre en devenir, issue du marc de café, apporte du confort, de la chaleur, de la légèreté et de la tonicité.
+ Une veste qui serait composée en PVDF (Polyfluorure de vinylidène) permettrait de recharger un smartphone en une heure, grâce à ses capacités piezolélectriques (10 W/m2 de tissu).
+ Les expérimentations au cœur de la fibre sont l’avenir
+ Possibilité de graver le nom d’une marque sur la fibre
+ Des précautions sont à prendre concernant l’utilisation des nano-particules dans les cosméto-textiles. La France est très vigilante à ce sujet.
+ L’impression 3D est une innovation de rupture. Son principal enjeu sera de sortir de l’univers du composite (du plastique) pour aller vers le tissu.
+ L’impression 3D permet de travailler directement le volume en oubliant le patronage et la mise à plat, on est directement en 3D.
+ Pour la mode, l’impression 3D devra mettre au point les bons polymères, ceux qui ont la bonne souplesse.
+ Il n’y a pas d’antagonisme entre les pratiques traditionnelles et les nouvelles technologies (dentelles, lingerie et impression 3D)

+ Il faut considérer cette technologie comme un complément de gamme et pas seulement dans l’univers des “plasticiens” mais aussi dans celui des “textiliens”.
+ Iris Van Herpen, dont les créations vibrent et scintillent lorsqu’elles sont mises en mouvement investi beaucoup en R&D et fait beaucoup de recherche sur les nouvelles matières.
+ Evolution future, le partage d’émotions via le logiciel, soit faire réagir un autre objet (tissu) à distance en activant certains capteurs intégrés à la matière. L’exemple donné par Pascal Denizart est le suivant et n’est pas si farfelu: Je caresse mon tee-shirt au niveau de mon épaule, déclenchant ainsi les senseurs concentrés dans la fibre et fait ainsi réagir le tee-shirt connecté, “partageant une caresse” et situé à plusieurs kilomètres de ma localisation…

Addendum

+ A suivre, le foulard anti-pollution connecté de la marque WAIR

 

 

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En 2011, les articles contrefaits saisis en France sont au nombre de 9 millions soit 45 fois plus qu’en 1994.

Ce matin à l’hôtel Bristol, un petit-déjeuner organisé par le Comité Colbert inaugurait la nouvelle campagne anti-contrefaçon dans l’industrie du luxe.

Parmi les personnalités présentes ce matin à l’hôtel Bristol on pouvait croiser…

Sidney Toledano, PDG de Christian Dior Couture

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« La contrefaçon tue la création » (Sidney Toledano)

Philippe Cassegrain , PDG de Longchamp

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Christophe Rioux, écrivain et professeur en marketing de luxe à l’ISC Paris

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Internet est devenu la bête noire des marques de luxe.

« La croissance de l’e-commerce doit s’accompagner d’un renforcement de l’e-regulation ». (Elisabeth Ponsolle des Portes, déléguée générale du Comité Colbert)

Deux des visuels de la nouvelle campagne d’information, basé sur l’humour.

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Près de 80% des produits de luxe contrefaits viennent de Chine, cependant les consommateurs de ces produits ne sont ni chinois, ni vietnamiens, mais les européens en vacances… Ces achats « anodins », involontaires et qui parfois peuvent se révéler dangereux (médicaments, pièces mécaniques…) financent un véritable crime organisé.

« Les arguments subjectifs et la prise de conscience de la part du consommateur sont aussi importants que les arguments chiffrés » (Sidney Toledano)


Le Comité Colbert rassemble en 2012, 75 maisons de luxe françaises et 13 institutions culturelles associées pour faire rayonner l’art de vivre français.

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Quelques notes prises hier soir lors de la conférence tenue par Anne Bony à l’Institut Français de la Mode sur le thème Art et design


Anne Bony, chargée du cours de design contemporain à l’IFM et spécialiste de l’historie du design.

Stratégies de post-historicisme dans le design

Alessandro Mendini

– référence au divisionnisme et au baroque dans la création ci-dessous


Fauteuil Proust, 1978

Garouste et Bonetti

– Retour du mobilier en fer battu, désir de revenir à l’époque des cavernes, à la pré-histoire.
– Mouvement « barbare », leurs créations sont d’ailleurs vendues à la galerie de leur éditeur « En attendant les barbares ».
– Décor du Palace, le nom du duo de designers est alors sur toutes les lèvres, collaborations avec Christian Lacroix…
– Voir aussi

garouste-bonetti-lacroix


Mobilier créé pour la maison de couture Christian Lacroix, 1987

Philippe Starck

– Avec Richard III, il réinvente le fauteuil club
– Voir aussi les fauteuils « Les Maitres » ou Louis Ghost, édités chez Kartell

Patrick Jouin

– mixe tradition et modernité, au siège parisien de Van Cleef & Arpels il fait intervenir les métiers d’art du lambrissage et les staffeurs ornemanistes.

Histoire du kitsch, art du mauvais goût

Emile Gallé

– marqueterie extraordinaire

Francois-Ruper Carabin

– la figure humaine dans l’ameublement, « la sculpture fonctionnelle » (cf. Musée d’Orsay)

Penser aussi aux sites historiques où sont exposées des œuvres d’avant-garde, remember Jeff Koons à Versailles par exemple.

Une école du kitsch aux Pays-Bas

Une nouvelle génération de designers après Droog design et Lidewij Edelkoort, dont:

Marcel Wanders

– inspiré de l’univers fantastique

Wieki Somers

– High tea pot (ci-dessous)


High tea pot, 2003

Hella Jongerius

– Frog table (ci-dessous)


Frog table, 2009

Et puis…

Jaime Hayon (espagnol)

– collection Fantasy, pour Lladro

Radi Designers (français)

– extrusion du profil du chien… (ci-dessous)


Radi designers, Whippet bench, 1998

Un « art total » ou un autre aspect de la fusion entre art et design

Le design, comme un effet miroir de l’art

Le futurisme

– fondé sur le désir de poésie ouverte (c’est-à-dire non codifée) fusionnera ensuite avec différentes formes d’art (mobilier, vêtement, peinture, musique, photographie…), l’objet devient alors support d’expression.

Le cubisme

– n’a de repercussions sur le mobilier qu’en République tchèque avec notamment Pavel Janak.
– Voir aussi


Pavel Janak, chaise cubiste, 1912

Les Omega Workshops

Mouvement créé en 1913 par Duncan Grant et Vanessa Bell, fondé sur la littérature, la fusion entre art et ameublement et le refus de production en série.

De Stijl (Le style)

– revue néerlandaise fondée sous l’impulsion de Piet Mondrian, elle avait pour but de réunir architectes et artistes, prôner un art simple fondé sur l’orthogonalité et la couleur simple.
– Voir aussi


Gerrit Rietveld, maison à Utrecht, meubles et architecture se croisent de maniere orthogonale, 1924

Le Bauhaus

– est le résultat de la fusion en 1919, de deux écoles et concerne l’architecture, le design, la photographie, le costume.
– le travail de Marcel Breuer sur ces sièges est, pour lui, un travail sculptural. Contrairement à d’autres mouvements (les Omega Workshop par exemple) il y a dans ce mouvement un désir d’édition en série. Dans cette optique, Marcel Breuer utilise des tubes industriels, matériau peu cher.


Marcel Breuer, fauteuil club pliant (développement ultérieur du fameux premier modèle), 1927


Lena Meyer-Bergner, projet pour une couverture de chaise longue, 1928

Le Purisme

– Fondé, entre autre, par Le Corbusier
– Fondé sur l’art, puis autour de la revue l’Esprit Nouveau, il fallait repartir de l’objet et de la réalité. Donner un aspect dépouillé et épuré.
– De ce premier mouvement naîtra le Mouvement Moderne.

L’école Vkhutemas

– Ce mouvement soviétique réunissant les écoles d’architecture, de peinture et de sculpture, fut un centre important pour le constructivisme.
Vladimir Tatline et la valeur utilitaire de l’art
– L’avant garde fait cause commune avec la révolution.


Vladimir Tatline, contre relief d’angle, 1915

Union de l’art et de l’industrie (impression 3D)

– Grace à l’impression 3D, création d’éléments uniques avec des technologies super-innovantes (paradoxe de ces objets?)

Prototypage rapide: idée d’artisanat contemporain (alliant gestes, dessin et réalisation), ci-dessous Front design, Tokyo (2007) crée des pièces uniques réalisées par la main des artistes dont le mouvement est capté par des caméras et qui sont protoypés immédiatement au sein même du musée. Fascinant !

Art et objet associés

Les artistes s’intéressent à l’objet

Méret Oppenheim

– Par la dimension artistique allouée par Oppenheim, la tasse couverte de fourrure en perd sa dimension fonctionnelle.


Méret Oppenheim, le déjeuner en fourrure, 1936

Yonel Lebovici

– travaille sur le (sur)dimensionnement des objets du quotidien.


Yonel Lebovici, Lampe « Fiche male » (H: 36 cm, L: 71 cm), 1978

Le design comme l’art, en exposition

– Consulter les catalogues des expositions passées sur le sujet: Design en stock, Palais de la Porte dorée (tentatives de hiérarchisation de l’objet, lien), Mobi Boom, Musée des Arts Décoratifs (lien), Patrick Jouin (Centre Georges Pompidou), Matali Crasset, Living wood, galerie Thaddaeus Ropac (lien), Design contre design, Grand Palais (lien)

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  • Les hologrammes, la mode et l’esprit de la marque ht.ly/7dRCu
  • Les neuf boutiques les plus branchées du monde ht.ly/7cMRm
  • Japon de retour dans le luxe ow.ly/1zktZE
  • 50% des consommateurs chinois qui achètent les marchandises de luxe les achètent à l’étranger ht.ly/7aoSw
  • The Sartorialist and Garance Dore Are Expanding Their Blogs ht.ly/7aoKr
  • Après la Oscar PR Girl | Meet Aliza Licht, DKNY’s Social Media Ninja ht.ly/7anJs
  • Educate the consumer ! | Johnnie Walker House Immerses Shanghai In Whisky Culture ht.ly/7antA
  • 81% of major luxury brands now have e-commerce sites ht.ly/7anmK
  • Hublot embeds smartchip tracking for authenticity assurance ht.ly/79ebi
  • Chicks With Guns Photo Book Doesn’t Disappoint | Raw File ht.ly/79Hss
  • OpenSky a Twitter-Inspired Shopping Site ht.ly/79mR0
  • « Taste is not about knowing yourself, it’s about improving yourself » | Ready for Shang Xia? ht.ly/79lW9
  • On aime John Malkovitch, cependant Technobohemian… On y croit ou pas? ht.ly/79l6S
  • Pour la enième fois: Fashion legend Lagerfeld relaunches brand with two lines ht.ly/79kZp
  • Incredible work of Thom Thom ht.ly/79ioe
  • Ray Caesar ht.ly/79gDW
  • Sina, Weibo, Renren, Kaixin, Youku and Tudou | How to navigate the Chinese social media landscape ht.ly/79e29
  • Anthropologie translates print catalog for mobile via iPad app ht.ly/79dQG

 

 

 

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Fast forward: The Chinese quest for luxury brands

Sur le marché du luxe, en quelques années et sur tous les plans, la Chine, va rattraper son retard et se mettre au niveau des standards occidentaux…

The study found that families here making over $180,000 annually spent an average of $28,000 on luxury goods for the year-more than residents in the same income bracket in Shanghai, Beijing and Shenzhen.

But with greater expansion comes the risk of brand dilution outside the main cities, as well. Some companies are trying to prevent this by creating special lines in conjunction with famous Chinese artists to generate buzz and maintain their edge in exclusivity.

Also, these consumers are developing more sophisticated tastes, increasingly preferring the harder-to-get Diane von Furstenberg to Louis Vuitton.

La suite (read more) ici

Alors que Google ouvre boutique.com… Facebook comme canal de vente pour les marques de luxe?

Should luxury brands explore Facebook as a retail channel?

Developing HauteLook events for Facebook allows us to go where our members are spending their time, rather than making them come to us

Hautelook offers discounts at up to 75 percent off on products by luxury brands such as Chanel, Diane von Furstenberg and Swarovski. It claims more than 3.5 million members.

(…) the fastest growing user demographic is women ages 35-50, much more consistent with the luxury consumer profile.

La suite (read more) ici

Et pendant ce temps sur Twitter…

How Twitter Analytics can benefit the luxury market

This is a fantastic opportunity for luxury brands to benefit from ethnographic research and pick up on new trends.

Luxury brands can use the analytics to tap into consumers’ other interests.

La suite (read more) ici

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