— LE MODALOGUE

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Just found deep in my hard drives these old videos from 1995-1998 of Walter Van Beirendonck now-defunct brand W&LT (Wild and Lethal Trash).

Walter Van Beirendonck was one of the first fashion brand to have a website and CD-ROMs (what?). Back in the days, in a world where DSL or fiber optics mean nothing to the rest of us, the native dimension of these videos is ridiculous today. 320 x 240 pixels imagine that !

The videos are a compilation of fashion shows and a quick view of Walter Van Beirendonck’s unconventional world. Bold patterns and graphics, sex and fetish, creating neo-ethnic tribes and rituals on scene, aware of nature and loaded with a certain sens of humour. Till is debut in the middle of the 80′(he is a member of « The Antwerp Six »), the today head of fashion department of Royal Academy Antwerp through his collections has always questioning the concept of Beauty.

You will see transgender cyber punks raving on the catwalks, wearing fluorescent latex garments, ear vintage techno music and discover Puk Puk the virtual pet from planet Dork.

Sorry for the upscaling and the shitty quality of the videos…

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PARIS, LE SILENCIO, 11 SEPTEMBRE 2015

CONVERSATION ANIMÉE PAR MARION VIGNAL AUTOUR DU THÈME DE « L’ARCHITECTURE INTÉRIEURE, L’ESPACE ET LES INSTALLATIONS » ENTRE CHARLOTTE BILTGEN, DOROTHÉE MEILICHZON ET EMILIE BONAVENTURE.

LE SUJET DÉBUTE SUR LE FAIT DE TOURNER À SON AVANTAGE LE FAIT D’ÊTRE UNE FEMME DANS UN MILIEU TYPIQUEMENT MASCULIN.

CI-DESSOUS: CHARLOTTE BILTGEN, MARION VIGNAL, CURATRICE DES CONVERSATIONS DESIGN-ART-ARCHITECTURE DU SILENCIO, DOROTHÉE MEILICHZON ET EMILIE BONAVENTURE

Charlotte Biltgen-Dorothee Meilichzon-Marion Vignal-Emilie Bonaventure-2

EN EFFET, LE SUJET PARAIT ÉVIDENT ET DOIT ÊTRE ABORDÉ. MAIS QU’EN EST IL VRAIMENT, POURQUOI CETTE QUESTION REVIENT SOUVENT DANS LE MONDE DU BÂTIMENT? LES FEMMES SONT DÉSORMAIS REPRÉSENTÉES À ÉGALITÉ SUR LES BANCS DES ÉCOLES VOIRE PLUS NOMBREUSES QUE LEURS HOMOLOGUES MASCULINS.

CEPENDANT, PEU DE FEMMES SONT À LA TÊTE D’AGENCE D’ARCHITECTURE, AGENCE DE DESIGN OU AGENCE DE SCÉNOGRAPHIE. PEU MAIS DE PLUS EN PLUS. LA COMMUNICATION EST À SON MAXIMUM MAIS EN MÊME TEMPS LE MILIEU RESTE FRILEUX. UNE SEULE FEMME EST PRÉSENTE DANS L’EXPOSITION D’AD DESIGN AU PALAIS D’IÉNA.

LA DISCUSSION MET EN AVANT ANDRÉE PUTMAN COMME ÉTANT LA DOYENNE ET INDIA MADHAVI COMME ÉTANT LA RÉFÉRENCE INCONTOURNABLE DE NOTRE ÉPOQUE.
POURTANT JE PENSE À RAY EAMES, CHARLOTTE PERRIAND, SONIA DELAUNAY, EILEEN GREY COMME ÉTANT AUSSI DES RÉFÉRENCES, DES POINTURES DE LA CRÉATIVITÉ FÉMININE.

« WORDS FOLLOWS FONCTION » OU LE CHOIX DES MOTS

LE CHOIX DES MOTS PÈSE ASSEZ RAPIDEMENT. LA NOTION DE DÉCORATRICE EST VITE BALAYÉE COMME UN SOUS-STATUT, UN NON-MÉTIER…

DOROTHÉE MEILICHZON SE DÉCRIT COMME DESIGNER. ELLE FAIT DU DESIGN GLOBAL, DU MENU DU RESTAURANT À LA CHAMBRE D’HÔTEL. ELLE TRAVAILLE TOUS LES DÉTAILS DE SES PROJETS, CHOISISSANT AUSSI BIEN LES COUVERTS, QUE LES APPLIQUES, LES MATIÈRES ET L’ARCHITECTURE DE L’ESPACE. ELLE A DÉJÀ OUVERT 3 HÔTELS ET TRAVAILLE ACTUELLEMENT SUR 3 NOUVEAUX PROJETS HÔTELIERS.
ELLE ATTACHE BEAUCOUP D’IMPORTANCE À LA DURABILITÉ, AU CONFORT ET… À L’HUMOUR.

CHARLOTTE BILTGEN ASSUME SON STATUT D’ARCHITECTE D’INTÉRIEUR. ELLE A OUVERT SON AGENCE IL Y A UN AN ET DEMI (APRÈS TREIZE ANS PASSÉS CHEZ INDIA MADHAVI), DEPUIS ELLE À TERMINÉ LE CLOVER, LE RESTAURANT DE JEAN-FRANÇOIS PIÈGE ET TRAVAILLE À TOKYO.

EMILIE BONNAVENTURE, QUI VIENT DE SIGNER LA DÉCORATION DU NÉO-BISTROT PARISIEN LE FRENCHIE ET QUI TRAVAILLE BEAUCOUP POUR LES GRANDES FOIRES D’ART INTERNATIONAL SE DIT SCÉNOGRAPHE-DÉCORATEUR. AU-DELÀ DU GENRE, LE MASCULIN EST ASSUMÉ ET PONCTUÉ. AUTODIDACTE, ELLE SE COMPARE MÊME À UN ENSEMBLIER TERME SURGIT TOUT DROIT DES ANNÉES 30. L’ENSEMBLIER ÉTANT CELUI QUI CHOISIT ET COORDONNE DIVERS ÉLÉMENTS D’UN DÉCOR D’HABITATION, NOTAMMENT LE MOBILIER, EN FONCTION DE CHOIX ESTHÉTIQUES ET FONCTIONNELS.

ARCHITECTE D’INTÉRIEUR, DÉCORATEUR, DESIGNER, ENSEMBLIER, AUTANT DE MOTS POUR AUTANT DE FONCTIONS MAIS AVEC UN REFUS ASSUMÉ DE LA « DÉCORATRICE »… PEUT-ÊTRE UN BESOIN D’AFFIRMER UN INVESTISSEMENT, UN MÉTIER ET UNE PASSION, QUI VA BIEN AU-DELÀ DU « SIMPLE » CHOIX D’UNE COULEUR OU D’UN TISSU.

UNE PASSION

LA MODE DE L’INTÉRIEUR, DE LA « DÉCO À TOUT VA », ONT AUSSI EU DES CONSÉQUENCES DANS LA FAÇON D’ABORDER LA CRÉATION.
A L’ÈRE DU TOUT NUMÉRIQUE OÙ CHACUN « PINTEREST » ÉPINGLE SES COUPS DE COEUR… LES CRÉATIVES QUI CONVERSENT CE SOIR-LÀ AFFIRMENT LA NÉCESSITÉ DE SE DÉMARQUER, DE TOUJOURS ÊTRE DANS L’UNICITÉ. DE CRÉER UN PROJET PERSONNALISÉ ET INSOLITE.
EVITER LE REPEAT, LA CHAISE QUE L’ON VOIT PARTOUT… TOUT CECI EST À CONTOURNER, DÉVIER….
LE PLUS INTÉRESSANT, LE CLIENT IDÉAL, SERAIT CELUI QUI DONNERAIT CARTE BLANCHE À CES CRÉATIVES.

EN EFFET, CHACUNE DE CES FEMMES EST À LA TÊTE DE SON AGENCE.IMPLIQUÉES, MAITRESSES DE LEUR DESTIN, ELLES NAVIGUENT DANS TROIS UNIVERS DISTINCTS MAIS CHACUNE A CE TEMPÉRAMENT, CET UNIVERS QUI LES A MIS EN HAUT DE LA VAGUE.

L’ART DE VIVRE À LA FRANÇAISE

VIENT ALORS UN POINT UNISEXE: « L’ART DE VIVRE À LA FRANÇAISE »… CHACUNE ABORDE DES PROJETS INTERNATIONAUX.
CHARLOTTE OUVRE UNE MAISON-RESTAURANT DANS LE QUARTIER EBISU, À TOKYO. DOROTHÉE TRAVAILLE ENTRE LES ETATS-UNIS ET LONDRES, TOUT COMME ÉMILIE.
CHACUNE RECONNAIT CET ATTRAIT DE LA NATIONALITÉ FRANÇAISE, CETTE « FRENCH-TOUCH » QUI A TOUJOURS DU SENS ET POUR LAQUELLE ELLES SONT FRÉQUEMMENT CONSULTÉES.

CRÉATRICES TRANSVERSALES

BIEN QU’AYANT DES ACTIVITÉS TRÈS DIFFÉRENTES, ELLE TOUCHENT TOUTES À L’ARCHITECTURE INTÉRIEURE, À LA CRÉATION DE MOBILIER… PLUS QUE DÉCORATRICE, PLUS QUE DESIGNER… ELLES SONT TRANSVERSALES, ELLES « TOUCHENT À TOUT ». ELLES NE SONT PAS DES CONTROL-FREAK, MAIS NE SE FIXENT AUCUNE LIMITE POUR FAIRE ÉCLORE DES PROJETS FINS, FÉMININS ET PARTICULIÈREMENT BRILLANTS.

ÊTRE UNE FEMME DANS CET UNIVERS EST UNE ÉVIDENCE, UNE FORCE. TROIS FEMMES À SUIVRE.

TEXTE ET PHOTOS: JULIE ROSIER

YOU CAN READ OUR DEAR FRIEND KUNTY MOREAU AT UPTOWN DESIGN

 

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Noire décadence dans les salons de l’Hôtel Meurice, l’impression de se retrouver durant l’âge d’or artistique de la République de Weimar revu par Annelie Augustin et Odély Teboul…

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8 photographes et une collection capsule signée par Stéfanie Renoma pour illustrer le passé sulfureux de l’hôtel le plus rock de Big Apple.

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« I understand why European people take my creations as very Japanese. It is probably because if you see a creation as a whole, as 100 percent, I will always try to finish before arriving at 100. This five, seven, or ten percent we call empty or in between or uncompleted in Japanese. It’s when you go to shut a window or door and leave a space. We need this space, so I design space. Space has always been very important in Japanese traditional art of every genre »

Extrait de l’interview de Yohji Yamamoto pour le magazine en ligne The talks Août 2011 (Ici)

« We need this space, so I design space. »

Dans sa réflexion sur la notion d’espace, la notion de « l’entre », le créateur Yohji Yamamoto, en employant le terme « design » (to design: Realization of a concept or idea into a configuration) pose la question de création, de conception du vide telle une matière première à part entière.

Une idée qui dans son discours parait comme dûe, logique et irréfutable, mais qui pourtant amène à réflexion.

L’espace vide étant ce qu’il est: étendue indéfinie, et ce qu’il n’est pas: objet concret, perceptible par la vue et par le touché, il est difficile d’imaginer le façonner de même sorte que le tangible.

Cependant, Yohji Yamamoto le pense et l’inclue. Il lui offre 5, 7 ou 10% d’ampleur, de liberté. L’inachevé prend alors une autre dimension, la volonté de ne pas arriver à terme, de ne pas donner le point final.

Un parti pris: celui d’offrir à son oeuvre cette étendue, cette infinité, de lui laisser son propre espace d’expression.

Celui de savoir « perdre le contrôle », de prendre conscience qu’il n’est pas de notre ressort de conclure, mais bien de laisser libre. De donner le pouvoir à cette entité qui dépasse les limites de la création docile.

Une sensibilité mise en avant dans les photographies de David Sims (ici) ainsi que dans celles de Nick Knight (ici) où l’ampleur sert de base, tel un support sur lequel le vêtement repose.

Le volume, comme sculpté dans l’espace et dans le temps, suit la ligne du travail de Yohji Yamamoto, celle d’un mouvement saisi, d’un instant « T », vivant et indomptable, rappelant l’œuvre d’Irving Penn pour Issey Miyake (vue ici).

Ci-dessous, Nick Knight pour Yohji Yamamoto

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Ci-dessous, David Sims pour Yohji Yamamoto

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L’immatériel, l’espace, le vide…

… des idées abstraites que l’artiste Yves Klein exposa à la galerie Iris Clerc en 1958.

« La spécialisation de la sensibilité à l’état matière première en sensibilité picturale stabilisée », une succession de pièces aux murs peints de blancs, dénuées de tout œuvre saisissable. (Concept repris en 2009 au centre Georges Pompidou avec l’exposition »Le symposium »)

L’artiste, dans sa représentation du vide, n’utilisa aucune allégorie. Il tenta de s’en rapprocher, avec humilité, sans essayer de le résigner à « être ».

Une mise en avant de l’espace à l’état brut, sans réalité matérielle, dans sa pleine nature contradictoire.

Un corps qui nous est proche, une entité sur laquelle nos gestes et nos regards reposent, et qui pourtant échappe à nos sens.

Plus concret que l’idée, plus abstrait que l’objet, un être libre non reconnaissable, impossible à concevoir hors du champ de la philosophie, de l’art conceptuel(1).

(1) Mouvement de l’art contemporain apparu dans les années 1960 et dont les origines remontent au « ready-made » de Marcel Duchamp (ici), attachant plus d’importance à l’idée qu’à la matérialisation de l’oeuvre.

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Galerie Iris Clerc lors de l’exposition

 Art conceptuel, le temps comme l’espace: le Wabi-Sabi

« 1. represents a comprehensive Japanese world view or aesthetic centered on the acceptance of transience

2. The aesthetic principal is sometimes described as one of beauty that is « imperfect, impermanent, and incomplete » — Urban dictionary

De même manière, le principe du wabi-sabi comprend la notion d’infini. C’est le temps, comme l’espace chez Yohji Yamamoto, qui apportera sa sagesse, son histoire et sa beauté à l’oeuvre. Une beauté imparfaite puisque sans échéance elle ne finira de se magnifier. Sa liberté seule la sublimera.

Un concept artistique reposant sur la modestie face à la nature, à l’univers, aux dimensions qui intriguent et fascinent. Les œuvres prennent une dimension spirituelle, tels des dons au temps, à l’espace, à ce qui, « plus que nous », existe.

L’importance ici n’est pas la finalité. C’est la vie, le chemin qui créé la noblesse.

Une philosophie sans espérance, libératrice, une sagesse rare dans une société dont le désir vise ce qu’il ne possède pas déjà, et plus que tout ce qui ne dépend pas de lui. (Cf: « Le bonheur, désespérément » – André Comte-Sponville)

Là est peut être dissimulée la raison pour laquelle l’espace et le temps sont, pour beaucoup, considérés comme le plus grand des Luxe…

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A l’image des 4 typographies qui composent OROLOG, le nom de la marque horlogère qu’il a fondé avec ses deux associés, Jaime Hayon est un designer protéiforme.

L’homme que nous avons rencontré dans les salons privés du bon Marché est généreux. Par amour de la terre il a installé son atelier à Godella un petit village près de Valence. Il nous parle avec passion de ses enfants, du fromage et du vin “barricato” (en roulant bien les ‘r’ s’il vous plaît), qu’il fait lui-même et qu’il laisse vivre en fût pendant 24 mois..

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Mais l’artiste du village, comme il se nomme, n’en est pas casanier pour autant, Miami, Nagoya, New-York, Paris, Tokyo, Milan ou la Russie sont les destinations où il s’est rendu ces derniers mois. Un style de vie ambivalent mais assumé et qui ressemble fort à l’esthétique hybride de ses créations.

Son actualité récente l’a amené à travailler sur de nombreux projets d’aménagement. Parmi ceux-ci, deux à Paris dont un bar à cocktail basé sur le concept japonais du wabi-sabi (la beauté des choses imparfaites). Ses choix se sont portés sur des matériaux contrastés, une laque jaune, la plus rare et la plus sophistiquée et du bois danois, avec ses imperfections, ses nœuds.
C’est ce même esprit wabi-sabi qui anime les créations de designers comme Yohji Yamamoto ou Comme des Garçons.

Jaime Hayon aime les contrastes et la sophistication, mais il n’est pas wabi-sabi pour autant dans sa démarche de création. L’industrie horlogère ne s’accommode guère avec cette philosophie…

Jaime voulait réaliser un petit objet précieux, spécialement une montre, mais avec ses associés ils en sont venus à dépasser cette idée et créer une marque.

Below: clients, Jaime Hayon and Angela Adams (co-founder of Orolog)

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La collection, limitée à 1000 exemplaires, est basée sur deux modèles, un qui marie deux couleurs, baptisé « Chroma » et un second monochrome plus classique. Développé pendant 3 ans avec un petit atelier suisse, le boîtier en acier intègre un mécanisme Ronda du même niveau que celui des montres Cartier.

Cette collection bien que restreinte, n’exclut pas d’autres pièces et d’autres design en quantité plus exclusives (200 exemplaires environ).

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C’est un montre “très honnête” de l’affordable luxury au niveau du prix (€ 750) et des matières utilisées. Une montre que j’ai dessiné pour “moi” dit Jaime Hayon et “pour les gens qui apprécient le design et pas que la mécanique”.

« L’important est de faire ce que l’on aime, ce contraste des éléments est le moteur de mon travail »— Jaime Hayon

 

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French designer Aurore Thibout during Hyères Festival 2014
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Photos © Kyefashion.com

Diplomée de Central Saint Martins, Kathleen entreprend la construction de sa marque internationale de streetwear haut de gamme en Corée tout en défilant à la Fashion Week de Seoul et celle de New York.

Kathleen se veut une créatrice engagée en combinant Mode, Art et sujet de société.
Ayant pour habitude de réagir sur la culture coréenne, elle choisi cette saison de disséquer la place prise par la chirurgie esthétique dans la culture asiatique. Dépeignant ainsi, par l’utilisation du sparadrap, les blessures mentales d’une jeunesse peinée.
«Healing for the pained youth» -nom de la collection- pourrait devenir le manifeste d’une jeunesse oppressée par les diktats de la société.

Ce que nous pouvons retenir: le message socio-politique qui émane de son univers créatif, le motif sparadrap all over, l’inspiration urbaine de ses créations.

A découvrir ici

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Pour les fashionistas, leur succès à depuis longtemps traversé les océans… L’exposition qui prend place au Bon Marché depuis quelques jours permettra au plus grand nombre de découvrir le travail de Lazaro Hernandez et Jack McCollough créateurs en 2002 de la marque Proenza Schouler.

Quatre vingt modèles exposés (auxquels s’ajoutent une collection capsule exclusive) permettant d’appréhender l’univers d’une des maisons représentant le luxe en version américaine.

Imprimés très élaborés, allant d’une modernisation du style « native american » à des inspirations venues de Gerhard Richter. Un important travail sur la matière et une utilisation poussée de la technologie sont les éléments qui donnent à leurs créations un caractère singulier sans équivalent ici en Europe. Références culturelles au passé, artistiques et technologiques, un mix and match reflétant l’époque où nous vivons.

Proenza Schouler sont sans doute amenés à marquer la prochaine génération de la mode américaine comme leurs illustres prédécesseurs avant eux, Ralph Lauren, Calvin Klein ou Donna Karan …

Avec une mode américaine jeune, née avec l’ère industrielle et celle de notre pays, riche de centaines d’années d’histoire du Costume semble s’installer des clichés sur nos antagonismes. Tout comme la fashion week new-yorkaise hyper connectée et la semaine de la mode parisienne qui préfère cultiver, à de très rares exceptions près, sa distance envers ces liaisons qu’elle suppose dangereuses pour la mode.

On constate, tout comme au cinéma, que l’Amérique sait véhiculer un dynamisme et une énergie sans égal. Lazaro Hernandez et Jack McCollough sont de jeunes créateurs possédant leur marque en nom propre, disposant déjà  d’un certain rayonnement international et jouissant d’une réalité commerciale, un ‘combo’ assez rare par ici.

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Le fameux PS1 en version pochette multicolore

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Devinez qui vient dîner ce soir… Mme Delphine Arnault

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Ci-dessous la très attendue la robe de la collection Printemps-Eté 2014, dont une version était déjà  portée par quelques adeptes de la marque ce soir-là…

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