— LE MODALOGUE

Archive
technologie

Wearable pour « wearable technology » dont les premières manifestations sont les montres connectés comme l’Apple Watch ou les Google Glass.

Nombre des créations présentées pendant Wearable à la Gaîté Lyrique montrent les liens qui peuvent être établis entre la mode, la technologie, les interactive designer, les ingénieurs. Une approche de la mode attentive aux conditions actuelles.

En ce début d’année l’ex-ministre de la Culture et de la communication Fleur Pellerin conseillée par Lyne Cohen-Solal à décidé de mettre en place une grande école de mode publique française afin de rivaliser avec la Central Saint Martins ou La Cambre.
En septembre 2016, un Master de création de mode sera mis en place. Cette école aura un profil transversal et transdisciplinaire puisqu’elle sera issue d’un partenariat où se mêleront Art, Ingénierie et Economie/Gestion soit l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs, les Mines et Paris-Dauphine.

La rencontre du produit (le vêtement ou UI pour User Interface) et de l’utilisateur crée ce que l’on pourrait baptiser d’un nouveau terme: Fashion UX (pour User Experience).

Wearable présentait entre autres, ces multiples « Expériences Utilisateur » qui se créent lorsque la mode s’hybride avec d’autres domaines.

ABSTRACT (Julie Eriksen, Kristine Boesen, Bjorn Karmann, Danemark)

Le consommateur se positionne devant une webcam et raconte « son histoire ». Durant ce processus, ses émotions et ses expressions sont enregistrées par la webcam puis retranscrites en données. Un algorithme se charge de le transformer en motif propre au consommateur. Ce dernier a ensuite la liberté d’en choisir la couleur, le positionnement sur un sweat, un t-shirt, un pantalon…
Afin de réaliser les pièces présentées, les créateurs du concept ont fait appel au groupe Pink Floyd.

[button color= »white » size= »normal » alignment= »none » rel= »follow » openin= »newwindow » url= »http://www.juliehelleseriksen.com/abstract/ »]Website[/button]

wearable-abstract

SPIDER DRESS (Anouk Wipprecht, Pays bas)

Cette robe consiste à protéger la personne qui la porte. En effet, la robe réagit par le biais de petits bras mécaniques qui se tendent et se détendent selon la proximité d’individus en fonction de l’état émotionnel (distrait, stressé…) du porteur de la robe. Si une personne arrive à vive allure sur la robe, alors cette dernière se positionnera sur une dynamique d’attaque. C’est également le cas si le porteur est crispé, la robe se contracte.

[button color= »white » size= »normal » alignment= »none » rel= »follow » openin= »newwindow » url= »http://www.anoukwipprecht.nl/ »]Website[/button]

wearable-spider-dress

HERSELF DRESS (Helen Storey et Tony Ryan, Angleterre)

Cette robe a pour objectif de réduire la pollution dans l’air. En effet, les substances qui composent cette robe seraient capables d’éliminer environ 5 grammes d’oxyde d’azote de l’atmosphère par jour soit l’équivalent de ce que rejettent la plupart des voitures.

wearable-herself-dress

Ci-dessous une vidéo où Erin O’conner porte une Catalytic Dress

POLITICAL LACE (Melissa Coleman, Pays Bas)

Ce collier a pour unique but de rendre hommage aux jeunes femmes du monde qui meurent chaque jour d’accouchements mal pris en charge. Ainsi, toutes les 7 minutes, une petite lumière clignote afin de nous rappeler que l’une d’elle est en train de perdre la vie.

[button color= »white » size= »normal » alignment= »none » rel= »follow » openin= »newwindow » url= »http://www.melissacoleman.nl/ »]Website[/button]

wearable-political-lace

AWE GOOSEBUMPS (de Sensoree, USA)

Des études scientifiques ont montrées que la sensation de chair de poule était bénéfique pour la peau. Cette robe a alors pour but de reproduire cette sensation en fonction du rythme de la respiration du porteur. La robe s’illumine selon le degrés d’intensité du frisson.

[button color= »white » size= »normal » alignment= »none » rel= »follow » openin= »newwindow » url= »http://sensoree.com/about/ »]Website[/button]

wearable-awe-goosebumps

LIKE LIVING ORGANISMS (Local Androids, Pays Bas)

Cette création est très semblable au corps humain, elle a la capacité de respirer, et laisse apparaitre des veines. Cette robe reproduit la sensation générée lors d’une première rencontre avec une personne : les veines apparaissent en surface de la peau, la tension monte et la respiration augmente. Dotée d’un coussin situé autour de la nuque et les épaules, il se dégonfle progressivement lorsque la personne se sent en confiance.

A voir absolument pour leur différents travaux:

[button color= »white » size= »normal » alignment= »none » rel= »follow » openin= »newwindow » url= »http://localandroids.com/ »]Website[/button]

wearable-like-living-organisms

CARESS OF GAZE (Benhaz Farahi, Iran)

Cette robe réalisée a partir d’une imprimante 3D réagit au regard de la personne se situant face à elle. En effet, selon l’intensité du regard, les picots faits de plastique vont s’animer. Ces derniers ont la capacité de capter l’âge et le sexe de la personne située face à elle et ainsi en informer le porteur.

[button color= »white » size= »normal » alignment= »none » rel= »follow » openin= »newwindow » url= »http://www.behnazfarahi.com/204244/gallery »]Website[/button]

wearable-caress-gaze

BIZ EYES (Nassim Sehat, Iran)

Biz Eyes est une série de lunettes transformables imprimées à partir d’une imprimante 3D. L’armature de base nous offre la possibilité de clipser une multitude de formes originales afin de la personnaliser.

[button color= »white » size= »normal » alignment= »none » rel= »follow » openin= »newwindow » url= »http://bizeyes.biz/ »]Website[/button]

wearable-biz-eyes

WEARABLE FACADE (Ricardo O’Nascimento, Brésil)

Ce vêtement réagit en fonction de son environnement. Les couleurs captées sont retranscrites sur les led du vêtement. Le créateur a ainsi voulu créer une « oeuvre-vêtement » qui lierait les écrans de plus en plus présents dans nos villes.

[button color= »white » size= »normal » alignment= »none » rel= »follow » openin= »newwindow » url= »http://www.onascimento.com/ »]Website[/button]

wearable-facade

KIMONO MUSICAL (Lise Sansen, France)

Ce vêtement a pour fonction de se transformer en piano, en harpe ou encore en chant tout en gardant l’esthétique du kimono. Il suffit, par exemple, d’effleurer le vêtement telle une harpe pour entendre un son.
Mélanger textiles et électroniques pour transformer les vêtements en de véritables interfaces avec le monde extérieur, tel est motto de cette diplômée d’Esmod Paris.

[button color= »white » size= »normal » alignment= »none » rel= »follow » openin= »newwindow » url= »http://lise-sansen.tumblr.com/ »]Website[/button]

wearable-kimono-musical

FUNGI T-SHIRT (Ninela Ivanova, Angleterre)

Ces t-shirts sont réalisés à partir de champignons et visent à remplacer totalement le coton présent dans les vêtements. L’artiste a pour objectif de démocratiser les moisissures dans l’industrie de la mode.

En substance elle se pose la question suivante: “If your garment is living and transforming, will you still need to buy the season’s must haves?”

wearable-fungi-tshirtwearable-fungi

SHOWPIECE (Ylenia Gortana, Suisse)

Cette veste a première vue banale a pour particularité d’émettre des sons. Chaque carré de la veste correspond à un son. Le fait d’actionner la fermeture éclair génère aussi un son, les possibilités de composer sont alors multiples.

wearable-showpiece

Lace Sensor Dresses

Sur chacune de ces robes sont brodés 3 poèmes respectifs qui sont lus par ces dernières lorsqu’elles détectent un geste de la part du porteur. Chaque robe représente un sentiment, un état d’esprit.

[button color= »white » size= »normal » alignment= »none » rel= »follow » openin= »newwindow » url= »http://lacesensorproject.com/ »]Website[/button]

wearable-lace-sensor-dress

Introduction: Christian Poulot
Reportage et photos: Sophie Da Fonseca

Read More

Les quelques remous provoqués dans la fashion websphere suite à l’annonce de la montre connectée Apple x Hermès semblent s’être déjà apaisés.

Une annonce somme toute “mineure” comparée à la sortie de l’iPad Pro ou de l’iPhone 6s…

apple-watch-hermes-3

Le secret le mieux gardé

Alors que le projet fut initié il y a plus d’un an, de toutes les annonces faites le 9 septembre, seule celle-ci n’avait pas filtré. Quand Apple veut garder un secret cela est possible…

Techniquement parlant cette annonce ne révolutionne en rien la smartwatch d’Apple, c’est une annonce mineure. C’est au cœur de l’ADN de la marque californienne que ce situe le changement, l’évolution.

Du hub au lifestyle

Lorsque Steve Jobs annonçait en 2001 la création du concept de hub numérique, il emmenait Apple dans la révolution qui allait bâtir son succès.

Dès lors la communication fera fi de la technique et privilégiera le client final, à contre-courant du secteur. Du concept de hub numérique naîtront l’iPod, l’Apple TV, l’iPad…

Aujourd’hui le hub numérique c’est fini, ces produits sont devenus des noms communs. Apple entame sa nouvelle ré-évolution. Elle souhaite devenir une marque lifestyle.

Dès lors elle participera à notre quotidien prenant en charge nos paiements (Apple Pay), suivra notre courbe de santé (Apple Santé), nous transportera d’un lieu à l’autre (la future Apple Car) ou en diffusant des programmes radio (Beats One) et bientôt sans doute nous suggèrera des programmes de télévision…

La petite firme à la pomme, tout comme sa capitalisation boursière, a des ambitions hégémoniques.
Jusqu’alors Apple représente le haut de gamme de la micro-informatique et de la téléphonie mobile. C’est ainsi sur tous les marchés que la marque investi. Elle sait créer un écosystème rassurant et apporter les réponses esthétiques, ergonomiques et techniques qui satisferont l’utilisateur exigeant.

Quid du luxe et de la mode?

En 1998, de retour chez Apple alors en grande difficulté financière, Steve Jobs nomme Jonathan Ive vice-président du design.

Tel Marc Jacobs qui va en 15 ans transformer Louis Vuitton malletier en Louis Vuitton marque de mode, Apple sous la houlette de Jonathan Ive va fonctionner telle une marque de mode, introduisant le design dans ses produits, changeant la couleur de la robe des premiers iMac régulièrement.

Les ouvertures d’Apple Store aux profils qui n’ont rien à envier aux flagships des maisons de luxe. Les recrutements de haut cadres de chez Burberry (Hannah Ahrendts) ou Yves Saint Laurent (Paul Deneve) ces deux dernières années, voir le débauchage de Ian Rogers, dirigeant d’Apple Music chez LVMH montrent un désir certain de toujours monter en gamme et de se rapprocher de la mode.

Tout comme Rolex, Apple augmente le prix de ses produits chaque année, c’est un moyen classique dans le domaine pour entretenir la rareté et le rêve.

Mais cela ne suffit pas pour faire partie du monde exclusif des marque de luxe, plus qu’une marque uniquement “tendance”.

Google qui s’allie avec Tag Heuer ou pour ses Google glass avec Diane Von Furstenberg ne suscite pas autant d’émois. La firme de Mountain View, autre poids lourd du monde digital ne provoque pas autant de désir aspirationnel qu’Apple et sans doute n’a-t-elle pas les mêmes ambitions.

Apple doit forger sa crédibilité auprès des clients traditionnels du luxe et pour cela il était nécessaire de s’allier au plus prestigieux de ses représentants. Hermès et Apple partagent le même goût de l’exclusivité absolutiste, un certain goût pour le non-ostentatoire. Une quête élitiste où la rareté (un des préceptes du luxe) est de mise, mais rendue difficile, voire contredite quand on vend des millions de smartphones, même s’ils valent plusieurs centaines d’euros…

Anti-geek

apple-watch-hermes-2

Pour atteindre les rivages du luxe, Apple devra accepter de vendre des produits difficilement accessibles, rares, ce qu’elle propose avec l’Apple Watch Edition vendue entre 10 000 et 18 000 euros.

Apple ne s’allie pas avec un horloger. L’Apple Watch Hermès met en avant la signature et le prestige d’une des marques les plus emblématique du luxe, plus que le coût et la technique.

Le logo Apple n’apparaît nul part sur la montre et la typographie utilisée est celle de la grande maison française. En laissant les projecteurs braqués sur Hermès, Apple peut ainsi s’adresser à une nouvelle génération de connoisseurs, spécialistes d’un nouveau goût, avant tout sensibles à un univers.

Apple n’a pas inventé la smartwatch mais sait réinterpréter et se réapproprier le concept et prendre le leadership, comme elle l’a fait précédemment avec l’iPod.

Avec l’Apple Watch Edition et l’Apple Watch Hermès la firme américaine se démarque de ses concurrents en proposant la smartwatch de luxe valant plusieurs milliers d’euros tout en ayant des capacités techniques équivalentes à ses modèles d’entrée de gamme. La valeur ajoutée réside alors dans les finitions que l’on pourrait comparer au choix de la doublure d’un costume, le tombé d’une robe ou à la qualité des pierres utilisées pour un bijou…

L’alliance des savoir-faire

Force est de constater que l’Apple Watch Hermès, bien que dix fois moins chère que le modèle Edition est autrement plus désirable. C’est le résultat d’une partition écrite pour quatre mains et jouée par Jonathan Ive (et son collaborateur Marc Newson) et les ateliers de la Maison Hermès.

Pour cette montre, le sellier à dû faire parler son savoir-faire et l’adapter aux contraintes imposées par les capteurs de la montre. Le bracelet double tour, créé en 1998 par Martin Margiela, alors DA chez Hermès, fut modifié pour s’adapter à la technologie des capteurs présents sous le boîtier.

Plus que de créer un standard technologique basé sur un OS, Apple Inc. adopte un profil holistique et se positionne en tant que leader d’un nouveau marché où le produit techno-luxe est désiré d’abord sur des considérations culturelles. “Le luxe c’est la simplicité” pour paraphraser Mademoiselle Chanel.

Et pour cela des adaptations, des concessions subtiles mais revêtant un caractère subversif pour les deux marques et leurs aficionados ont été faites de part et d’autre. Pour le packaging, Apple abandonne le blanc pour le orange Hermès et Hermès voit pour la première fois son nom accolé à un autre.

Ni du côté des horlogers suisses, ni ses concurrents du monde de la high-tech n’ont les moyens de proposer ce type de produit qui sache susciter comme un produit de luxe “traditionnel” du rêve. Nul n’a les moyens de créer autant de buzz médiatique, d’envies et de parutions exclusives.

Ecoutez Suzy… Le milieu de la mode l’a bien compris, la techno est à considérer

Les collaborations d’Hermès

Pour Hermès, il s’agit d’une nouvelle collaboration placé sous le signe de l’exception, dont elle est coutumière(1). Hermès du haut de ses 178 ans signifie et fait signe à la génération Y aisée qu’elle est une marque contemporaine.

Ce partenariat fait suite à l’alliance en 2008 avec Eurocopter, le premier fabricant d’hélicoptères civils mondial (rebaptisé en 2014 Airbus Helicopters), pour confectionner 6 modèles exclusifs par an. Puis ce fût une collaboration avec le prestigieux constructeur automobile français Bugatti. Puis le réputé fabricant de yacht de luxe Wally avec lequel Hermès a fondé la filiale Why-Yacht  et ont élaboré leur vision du yacht du futur. Plus récemment c’est avec la firme allemande Leica qu’ils se sont associés. Des collaborations sur des produits aux dimensions extrêmes allant de l’hélicoptère à la montre (rapport macro-micro).

En intégrant cette tribu de marques prestigieuses Apple et ses 39 ans d’existence réussi donc, en partie, son pari.

Hermès on vient de le voir, comme toute marque de luxe qui se respecte, met le cap sur l’innovation et l’audace (autres fondamentaux du luxe) et se frotte au monde digital que la marque affectionne depuis bien longtemps (sous la houlette de Michel Campan elle fut à l’aube des années 2000 une des premières marques de luxe à vendre en ligne ses produits).

Le marché du luxe est en pleine expansion et le profil des consommateurs (les millenials) à fortement évolué. Proposer pour cette nouvelle clientèle, de nouvelles typologies de produits hybrides où technologie et savoir-faire traditionnel se mêlent est un impératif et préfigure les marchés de demain.

A votre service

On pourra s’étonner du prix, somme toute pas si élevé et se dire que cette montre est un premier essai d’inclusion dans le luxe. De transition, elle s’adresse peut-être, à ceux qui font un bref passage dans le monde du luxe, les “excursionnistes du luxe” (Jean-Noël Kapferer) ou aux jeunes générations qui n’ont pas encore les moyens d’être des consommateurs principaux.

On pourra certes se soucier des mise-à-jour logicielles de la tocante d’Apple et considérer sa pérennité au regard d’une Cape Cod par exemple à coût quasi-identique. Comment assurer dans le temps la compatibilité de l’Apple Watch avec l’ensemble de l’écosystème numérique? Chassez la technique et elle revient au galop…

Mais alors qui aurait parié sur Vertu, la marque de téléphones mobile de luxe dont les prix varient de 5 000$ à 300 000 $ créée par Nokia (puis revendue au groupe suédois EQT VI) en… 1998 et qui compte près de 400 000 clients à travers le monde?
Cet objet technologique (dont certains modèles ne tournent même pas sous Androïd mais Series 40 l’OS de Nokia!) est un véritable passeport pour l’extraordinaire. Et les services vont avec: Service de personnalisation garantissant l’unicité du produit, sonneries interprétées par l’orchestre symphonique de Londres, finitions exceptionnelles, conciergerie, références à l’horlogerie de luxe, clubs privés, assistance monde 24/24, évènements VIP…

Vertu prouverait qu’un objet technologique et populaire peut s’extraire de la sphère geek et devenir un produit de luxe, mais pour cela il faut être en mesure de valider un autre fondamental du luxe: le service. Et dans ce domaine que propose Apple quand on achète une montre à 18 000 euros? Quelle expérience client? Est-on reçu dans un salon privé ou fait-on la queue à l’Apple Store?

Pouvoir offrir des services, des expériences ciblées, mettre en place des évènements à la manière des Saut Hermès au Grand Palais voire des collaborations lifestyle autour de ces produits haut de gamme sortirait Apple du giron hi-tech qu’elle domine et participerait activement à l’élaboration de son nouveau statut.

L’an dernier, les pages exclusives réservées pour l’Apple Watch dans le Vogue China ou l’évènement au sein de la boutique Colette étaient les prémices de ce nouveau cap entrepris par la firme sise à Cupertino.

Nous sommes les observateurs de la mutation en cours d’Apple. Steve Jobs à placé l’iMac au centre de notre vie digitale avec la notion de Hub Numérique. Aujourd’hui Tim Cook et Jonathan Ive est un binôme pour une double mission, placer l’esprit Apple quelque part au sein de notre vie et en faire une marque de luxe aux côtés des YSL, Louis Vuitton, Dior et consorts. Tout un programme.

 

(1) voir aussi les collaborations avec Yamaha en 1993 pour la Virago 535 (78 heures d’atelier de cuir et 30 heures d’orfèvrerie) et en 2011 pour la 1700 VMax

 

Read More

Conférence du 21 avril au sein des nouveaux locaux de la Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin et de la Maison du Savoir-Faire et de la Création.
Intervenant: Pascal Denizart, DG du CETI (Centre Européen des textile Innovants)

Quelques points à retenir:

Fédération Française du Prêt-à-Porter Féminin et de la Maison du Savoir-Faire et de la Création

+ Sont des institutions qui ont pour vocation de valoriser le savoir-faire français auprès des fabricants, façonniers, des prestataires de services –brodeurs, plisseurs, imprimeur numérique, imprimeurs 3D et les fabricants de matières et composants — boutons, épaulettes, etc.—

Le CETI

+ Créé depuis deux ans
+ Le CETI à pour objectif d’être leader en Europe sur les textiles innovants
+ Le CETI collabore avec les entreprises et développe de nouveaux produits
+ Le CETI crée des innovations de “rupture” qui appartiennent au future “immédiat” et non au domaine du rêve
+ Le CETI délivre un message sur l’innovation qui sort des idées reçues

ceti-textiles-intelligents

 

Quelles innovations dans les prochaines collections?

+ Le textile est partout il n’est pas seulement lié à la personne quand on parle d’innovation. son lien avec la mode ou les autres domaines n’est que “sémantique”. Le tissu est toujours technique.
+ Nos nouveaux styles de vie, notre profil socio-style (travail, loisirs, connections…) impactent sur l’innovation
+ Penser textile innovant (textiles bio-sourcés, bio-composants, upcycling, recyclage…) c’est le faire dès le début de la conception de celui-ci.
+ Penser au composite textile, mélanger les structures (tissé et non-tissé)
+ Penser à intégrer la notion de “marché” c’est combiner innovation et invention.
+ Une des raisons de l’engouement pour l’innovation est sa capacité à générer de l’émotion (cf plus bas)
+ Un des axes de recherche principal est de revenir au cœur de la fibre (cf. par exemple les tissus à mémoire de forme)
+ Le cycle de vie est intégré à la conception
+ Les Polymères bio-sourcés
+ La recyclabilité avec l’idée de « montée en valeur » en intégrant dès la conception des matières nobles. Ne pas voir dans la recyclabilité uniquement la transformation future.
+ Il est possible aujourd’hui d’associer matières bio-sourcées et matières naturelles, on optimise par rapport à l’usage et au besoin.
+ Tout ceci avec en ligne de mire une idée du prix que le consommateur est prêt à payer

Smart textiles

+ Etre connecté en permanence influe sur le marché, il y aura des milliards d’objets connectés à l’horizon 2020
+ Il y a deux moyens de rendre le textile intelligent, soit elle vient du support lui-même (moyen terme), soit on lui confère une intelligence (court terme) via un device, c’est le wearable computer.

Service

+ Le textile connecté n’a de sens que s’il y a un service (ex: le diagnostic)
+ Potentiellement nous sommes capables de traiter de l’information en permanence et ce depuis 2008 (date de sortie de l’iPhone 3)
+ Dans un premier temps les applications seront limitées dans le domaine textile contrairement à la santé ou l’horlogerie.

La “Vraie Vie”

+ Le bonnet Archos à trouvé son marché à un prix de vente correct (65 €)
+ Ralph Lauren x OM Signal (ici)
+ Hexoskin Arctic (ici)
+ La technologie et le logiciel des objets connectés (ex: Bluetooth 4.0) ne cessent de se développer aux Etats-Unis
+ Le “diagnostic” rend le textile intelligent connecté à la vie réelle, c’est le service. Cependant il peut y avoir autre chose que le diagnostic, cf la raquette connectée de Babolat qui propose une expérience ludique. Plus que de mesurer ses performances quotidiennes, il s’agit de mesurer ses statistiques à celles de son joueur préféré, il s’agit d’un service de gaming.
+ Le jeu de demain sera immersif et la meilleure enveloppe (avatar) en est… le vêtement.
+ Dans la “vraie vie” l’Armée est aussi un domaine propice au développement des textiles connectés, cf Ohmatex
+ La mode aussi à des applications dans la “vraie vie”, cf. Cute Circuit (et ici)
+ Francesca Rosella, directrice artistique et Ryan Genz, PDG, sont des précurseurs, ils œuvrent avec leur marque Cute Circuit dans le textile connecté depuis 2004. Leur créations composées de taffetas de soie où sont intégrées des LED sont portées par Kathy Perry ou Bono. Ce vêtement événementiel va “descendre” dans la rue, un tee-shirt lumineux coûte aujourd’hui 200 € sur internet.
+ Le vêtement connecté ne transmet pas que de la lumière, mais aussi des émotions. A travers le logiciel il y a possibilité de faire réagir un autre objet.
+ La fibre de café, fibre en devenir, issue du marc de café, apporte du confort, de la chaleur, de la légèreté et de la tonicité.
+ Une veste qui serait composée en PVDF (Polyfluorure de vinylidène) permettrait de recharger un smartphone en une heure, grâce à ses capacités piezolélectriques (10 W/m2 de tissu).
+ Les expérimentations au cœur de la fibre sont l’avenir
+ Possibilité de graver le nom d’une marque sur la fibre
+ Des précautions sont à prendre concernant l’utilisation des nano-particules dans les cosméto-textiles. La France est très vigilante à ce sujet.
+ L’impression 3D est une innovation de rupture. Son principal enjeu sera de sortir de l’univers du composite (du plastique) pour aller vers le tissu.
+ L’impression 3D permet de travailler directement le volume en oubliant le patronage et la mise à plat, on est directement en 3D.
+ Pour la mode, l’impression 3D devra mettre au point les bons polymères, ceux qui ont la bonne souplesse.
+ Il n’y a pas d’antagonisme entre les pratiques traditionnelles et les nouvelles technologies (dentelles, lingerie et impression 3D)

+ Il faut considérer cette technologie comme un complément de gamme et pas seulement dans l’univers des “plasticiens” mais aussi dans celui des “textiliens”.
+ Iris Van Herpen, dont les créations vibrent et scintillent lorsqu’elles sont mises en mouvement investi beaucoup en R&D et fait beaucoup de recherche sur les nouvelles matières.
+ Evolution future, le partage d’émotions via le logiciel, soit faire réagir un autre objet (tissu) à distance en activant certains capteurs intégrés à la matière. L’exemple donné par Pascal Denizart est le suivant et n’est pas si farfelu: Je caresse mon tee-shirt au niveau de mon épaule, déclenchant ainsi les senseurs concentrés dans la fibre et fait ainsi réagir le tee-shirt connecté, “partageant une caresse” et situé à plusieurs kilomètres de ma localisation…

Addendum

+ A suivre, le foulard anti-pollution connecté de la marque WAIR

 

 

Read More

mode-future-2

Conférence du 10 Mars 2015 à L’ENSAD organisée par GEMODE (Groupe d’étude sur la Mode/CeaQ-Sorbonne)
Intervenante : Annick Jehanne – Consultante et fondatrice de HUBMODE

Quelques points à retenir de cette rencontre qui s’interroge sur la place que prennent les nouvelles technologies, la géopolitique et l’éducation dans la filière mode et luxe.

« INNOVATE OR DIE », LES GRANDES TENDANCES

Le développement du textile, les accessoires connectés 

Le textile connecté va apporter de nombreuses évolutions

Ringly : la bague connectée (GPS)
Cute Circuit, Francesca Rosella, directrice artistique et le PDG Ryan Genz sont dans le textile connecté depuis 2004

L’impression 3D

– Il y a un gros potentiel de développement notamment pour l’accessoire et la joaillerie
– En la matière, la référence est la créatrice néerlandaise Iris Van Herpen et sa mode en 3D

Territoires à explorer : « label conscience », mode équitable et durable (éthique, transparence, durabilité, authenticité et cohérence)

– Un « grand terrain de jeu « inexploité, alors qu’il y a beaucoup de sujets possibles autour de l’idée « comment peut-on changer le monde? »
– L’industrie de la mode n’est éthiquement pas « correcte » (textile chimique, teintures polluantes, etc…)
– Des nouveaux business models sont à inventer, incluant une part de « générosité », Il y a de nouvelles questions à se poser : « Qu’est-ce que je fais pour les autres? », « Quel est l’impact social de mes actions? »

Quelques rares MOOC existent pour se former à ces sujets

Big Data

Comment traite-on les informations (massives) sur ses clients et comment les utilise-t-on…

Interactive Fashion

La mode est maintenant instantanée. Il faut être prêt à réagir rapidement avec tout ce qui se passe, avoir l’esprit agile afin d’être hyper-réactif et malin.
Cependant il faut aussi prendre le temps de réfléchir, se replonger dans ses sources pour ne pas se laisser envahir.
Exemple de marque interactive : Le Slip français

Networking

Développement du networking, building partnerships, …
Co-branding, co-design, co-funding et cross boundaries (décloisonnement des expertises)

Fashion education

Constat :
– Les formations sont très chères
– Les formations sont très spécialisées
– Il y a en France un sérieux manque de formations, alors qu’il faudrait s’adapter tout le temps!
– Qui forme sur l’impression 3D (notamment pour les bijoux) et le vêtement connecté?
– Qui forme sur la Data?
– Quelles formations sur le Social Business? (en dehors de quelques MOOC)
– Quid de l’approche internationale? (chacun des élèves d’Annick Jehanne, issus de différentes cultures, doivent réaliser un exposé sur la façon dont on se marie dans leur pays)

Annick Jehanne donne l’exemple de la société Le Fab Shop qui fait de l’impression 3D en Bretagne. La société était désireuse d’ouvrir des points de vente mais n’à pas trouvé les personnes adéquates, car non formées pour présenter ces technologies. Annick Jehanne à réfléchit et créé avec eux une formation en 3 mois.

Initiatives intéressantes: incubateurs spécialisés dans la mode et divers

Manufacture New-York
Strawberry Earth Academy (Hollande), est une académie internationale rassemblant des professionnels expérimentés de la mode et du design. Les leaders des deux industries travailleront avec des instituts de recherche pour créer des innovations responsables qui pourront être fabriquées largement.
La Paillasse: Centre d’expérimentation à Paris, laboratoire communautaire pour les biotechnologies citoyennes
Le Tricodeur : quand le numérique et la maille se rencontrent
Atelier 42: l’école d’ingénieurs créée par Xavier Niel (PDG de Free)

Evénements

A Nantes, à l’initiative de Stéréolux, il y aura des workshop sur la mode en juin (à suivre)

Discussions

Il y a de plus en plus d’initiatives en région (Angers, Cholet, Lyon, etc…). L’idée étant de décloisonner et de faire se rencontrer les gens et les experts… Il faut mixer les courants, hybrider les disciplines (design/médiéval/mode/géopolitique…), favoriser la mise en réseau et l’utilisation de celui-ci

Résumé par Cécile Chevalier pour Le Modalogue

Read More

« Anywhere, Anywhere, Out Of The World » est le nom de l’installation en cours au Palais de Tokyo. Philippe Parreno, artiste aux pratiques diverses, investit les lieux à coup de LED, vidéos et montages mécaniques le tout sur fond d’Igor Stravinsky. La topographie de Palais de Tokyo se prête parfaitement à la carte blanche allouée à l’artiste. Le long d’un parcours protéiforme, on circule, hypnotisé par les flashs lumineux et les couleurs vives des diodes au sein de l’œuvre mouvante de Philippe Parreno.

philippe-parreno-palais-tokyo-1 philippe-parreno-palais-tokyo-2 philippe-parreno-palais-tokyo-3 philippe-parreno-palais-tokyo-4 philippe-parreno-palais-tokyo-5 philippe-parreno-palais-tokyo-6 philippe-parreno-palais-tokyo-7 philippe-parreno-palais-tokyo-8 philippe-parreno-palais-tokyo-9 philippe-parreno-palais-tokyo-10 philippe-parreno-palais-tokyo-11 philippe-parreno-palais-tokyo-12 philippe-parreno-palais-tokyo-13

Read More