Deux sites à découvrir

Deux sites intéressants dont je voulais parler depuis un moment, deux sites traitant de la mode telle qu’on peut la voir dans la rue.
D’un côté les rues de New York city, le Sartorialist, un blog mode comme je les aime sans trop de bla bla avec des photos prises par l’oeil aguerri, juste et sensible de Scott Schuman et qui me fait croire quotidiennement que TOUS les New-Yorkais sont des dandys. MON site référence.
Dans un registre tout à fait différent, en tout cas dans le style, le site Hel-Looks compile des photos prises par Liisa Jokinen and Sampo Karjalainen dans les rues d’Helsinki, royaume du second-hand. À l’origine de tout çà, le désir de promouvoir les jeunes designers islandais, mais aussi d’encourager les gens à s’habiller de façon personnelle et de créer leur propre style. À la vue des photos c’est chose faite, car on y voit des associations de couleurs inhabituelles, des « mix and match » audacieux et des réflexions intéressantes sur le rapport qu’entretiennent les interviewés avec leurs vêtements.

Si vous êtes en mal d’inspiration, plutôt qu’un long discours, visitez ces deux sites et consommez sans modération.

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Isabel Marant, une créatrice indépendante

Isabel Marant le temps d’une petite interview, nous explique ce que c’est qu’être un créateur indépendant, parle aussi de la création sous toutes ces formes, de la femme qui s’habille chez elle, et d’argent.
Notez certains phrases intéressantes, comme :
« Les vêtements pour moi ce n’est pas de l’art »
« (La mode) à … un processus créatif commun à plusieurs métiers »
ou encore
« Mémé H & M, te trouve ça plus intéressant qu’Agnès B »…
Une interview récupérée dans le magazine Technikart Mademoiselle n°8 (Automne-Hiver).

Loin des logiques de groupe, des designers-stars-people et de l’élitisme faisande de certains créateurs, Isabel Marant est toujours a la tête d’une maison independante. On ne la voit peut-être pas dans « Closer », mais elle compte aujourd’hui 300 points de vente à Paris, Londres, New York et Tokyo. Rester soi-même, ça marche aussi.

Isabel Marant, votre nom est toujours synonyme d’une marque indépendante, pourquoi ce choix ?

J’essaie de faire quelque chose de singulier. Le fait d’être indépendant, de ne pas faire partie d’un énorme groupe, cela permet de ne pas avoir de comptes à rendre. À quiconque.

N’est-il pas oppressant, parfois, de ne rendre des comptes qu’a soi-même ?

Il y a des gens qui ont besoin qu’on leur donne un cadre. Moi, surtout pas ! Dans un monde super-uniformise, mondialise, le fait d’être indépendant permet de faire de vrais choix de stratégie. Ce qui m’intéresse dans le vêtement, c’est que l’on sent qu’il y a quelqu’un derrière. Pour cela, il faut garder le contrôle. Trop gros, on n’arrive plus à préserver cela.

Une création n’est-elle pas, par définition, très dépendante des courants de mode ?

Les courants de mode, on crée tous ensemble. Forcément, je suis sous influence parce que je m’intéresse à ce que font les autres, Et moi, j’inspire d’autres gens aussi. C’est la Mémé démarche que dans la musique ou dans le cinéma Un processus créatif commun a plein de métiers.

Et financièrement, être indépendant, c’est un avantage ou un inconvénient ?

C’est beaucoup plus rentable, parce qu’on investit ses propres sous et on les gère. Dans les grandes maisons, il y a vachement plus de gâchis. Les grands créateurs, ils s’en foutent, ce n’est pas leur fric ! Donc ils engagent des gens et commencent des trucs qui ne servent pas à grand-chose. Moi, le ne commande pas un mètre de tissu qui ne va pas servir.

Malgré votre indépendance, vos vêtements sont passe-partout, conformes, voire neutres…

Conformes ou neutres, je ne crois pas. Simples, basiques, oui, tout a fait. Je ne suis pas une révolutionnaire. Dans ta mode, il y a plusieurs axes possibles. On peut faire une mode très créative et très artistique, comme Viktor & Rolf ou d’autres… Je trouve cela fantastique. Ce n’est pas ce que j’ai envie de faire. Et je ne pense pas avoir ce talent-là. Ce qui m’intéresse, c’est d’habiller les gens. Moi la première.

Donc apparemment vos amies et vous étés plus casual que Barbies trash…

Non, je ne dirais pas casual. Ce sont des gens qui ont une certaine sensibilité, une certaine poésie, différente mais pas tape-à-l’œil ni ravageurs. Effectivement, je n’aime pas qu’on se retourne sur moi dans la rue. Les vêtements, pour moi, ce n’est pas de l’art. On doit pouvoir s’habiller avec tous tes ours. Je suis styliste, je ne suis pas créatrice, voila. Par contre, je n’aime pas trop quand on me compare a des gens comme Agnès B. Dans la philosophie, oui. Mais je ne pense pas taire des vêtements aussi…, insipides. Mémé H & M, je trouve ça plus intéressant qu’Agnès B, Moi, je m’attache à créer une différence dans une coupe, des couleurs, des matières, Mais je n’ai pas envie de faire des vêtements en plastique pour être super-moderne, désolée, on n’habite pas sur Mars. J’ai envie d’utiliser des matières naturelles parce que la pollution, ça me gonfle.

Et à part vous-même, quel genre de nana s’habille chez Isabel Marant ?

C’est une tille qui a juste envie de s’habiller, mais qui cherche peut-être autre chose que ce qu’il peut y avoir chez H & M. ou chez Zara. Le gros de ma clientèle, ce sont des gens de ma génération. Moi, j’ai bientôt quarante ans. On a tous un mec, au moins un enfant. C’est vrai, ma marque vieillit avec moi, mais ce n’est pas une mode de vieilles filles non plus. Quand j’ai commence, te faisais des trucs super-moulants, hyper étriqués, dans des tissus un peu limites, J’apprenais mon métier, j’avais dix-huit ans et je m’en foutais de porter du polyester et d’avoir un ourlet mal tait. J’avais plutôt envie d’avoir un truc rasta touffe, alors qu’aujourd’hui, je sors moins en minijupe qu’avant…

Elle ressemble a quoi, la femme Isabel Marant ?

Charlotte Gainsbourg, Lou Doillon, Sofia Coppola, Kirsten Dunst, Romane Bohringer… Ce sont des gens qui se ressemblent. Je n’ai pas dit Paris Hilton… Ce sont des filles qui bossent, qui ont des centres d’intérêt, des convictions, des partis pris, une personnalité… Urbaines, évidemment, je ne suis pas Ralph Lauren. Ce sont des tilles qui peuvent être aussi bien lesbiennes qu’hétéros, avec ou sans enfants… Elles font ce qu’elles veulent de leur cul. Et ma mère qui a soixante-cinq ans, elle met mes vêtements. Je ne les reconnais pas vraiment mais ça m’éclate ! Je me dis qu’au moins, je n’habille pas que les minettes Et de quel droit on dirait, « Ah non, toi t’es trop vieille, ou toi t’es trop grosse… »?

Quelles autres femmes vous inspirent ?

Dans la philosophie ou par rapport à une attitude et au chic, Simone de Beauvoir, Louise Bourgeois. Des femmes avec du caractère, du tempérament, de la trempe. Diana Vreeland, la rédactrice du « Vogue » américain dans les années trente, une espèce de folle furieuse qui voyageait tout le temps. J’adore Frida Kahlo aussi. En revanche, je déteste les filles qui vont venir chez moi pour s’habiller de la tête aux pieds, avec le look du defile, ça m’horripile. L’excès n’est jamais très intéressant.

Et il n’a jamais été question de lâcher votre marque ou de la revendre ?

Je pourrais faire cela encore des années Mais un tour, on peut me proposer 200 000 euros, pour me racheter ma boîte. C’est ce qu’elle vaut. Nous faisons 30 % de chiffre d’affaires supplémentaire par saison. Nous ouvrons des boutiques en Asie, a Hong Kong et ailleurs… En attendant, te gagne 50 000 balles (7 600 euros) par mois et te roule toujours avec la Mémé bagnole depuis quinze ans, une vieille Golf pourrie.

Propos recueillis par Pascal Bories (TecknikArt Mademoiselle)

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Le Phocinémusigner

Ce matin j’ai reçu dans ma boîte à mèls une information émanant d’Apple. Elle disait ceci :

« Aujourd’hui, être un professionnel de la création, ne signifie plus seulement travailler dans une seule discipline. Il s’agit désormais de travailler simultanément avec plusieurs modes d’expression, de repenser la façon d’utiliser les sons et les images et de maîtriser tous les aspects de la production. »

C’est exactement ce que je pense et que je défend ici, cette citation s’adresse aussi aux stylistes (fashion designer) et à TOUS les métiers de la création.

Accessoirement le « Phocinémusigner » d’Apple me rappelle la baseline accrochée au nom de ma société quand j’ai réalisé que je fournissait deux types de prestations (stylisme et graphisme) et que j’étais aussi à l’aise dans l’une que dans l’autre et que souvent celles-ci étaient complémentaires aussi bien d’un point de vue technique (réalisation de book, d’imprimés) que créatif.

le Grand Orange – Mo/de/sign pour Mode et Design (graphique)

Les ponts sont ouverts empruntons-les !

Pour participer au Phocinémusigner

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Travaux d’étudiants

Voici une petite compilation des travaux de fin d’année des étudiants de l’école Mod’Art International. Après avoir imaginé et commencé leur collection, les étudiants doivent imaginer le carton d’invitation qui accompagnera leur défilé. Ce dernier ne doit pas être un travail d’école alignant les silhouettes et les gammes couleurs tel un plan de collection, mais un véritable vecteur de communication de leur marque, de leurs vêtements. Il doit plus traduire un état d’esprit, un style, qu’être un catalogue.

Pour des raisons techniques d’impression les cartons doivent tous respecter le même format (280 x 140 mm ouvert, recto-verso), le mode d’expression est libre et mixe les outils de dessin traditionnels ET numériques vus tout au long de l’année.

Plaquette d’Amélie Pichard et modèles (1er prix du jury)

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Plaquette recto-verso de Bei
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Logo, plaquette et modèles de Davy Peter Braun
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Plaquette de Jun
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Modèle de Marie-Emilie et plaquette recto-verso

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Plaquette recto-verso de Marine
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Plaquette verso de Selma
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Plaquette recto de Yohan et modèle
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Plaquette recto de Shuang
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Toutes les images et photos sont la propriété de leurs auteurs et Mod’Art International.

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Le luxe et la création contemporaine (épisode 23)

Vous vouliez une confirmation que la mode et l’art contemporain font plus que jamais bon ménage ? Si vous avez eu le temps de passer à la FIAC 2006 vous avez peut-être vu cette exposition, organisée par le Comité Colbert, et comprenant des verres, des sacs ou des bijoux créés spécialement pour l’occasion, par de jeunes designers pour le compte des maisons Puiforcat, Dior ou encore Hermès.

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Un jour, un mag’ : i-D

 

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Allez zou une nouvelle rubrique où je posterai quelques lignes sur un magazine de mode (français ou étranger) choisi parmi les dizaines qui existent. Aujourd’hui je commence par i-D « The Worldwide Manual of Style », qui mérite tous les honneurs tant son impact stylistique, visuel, graphique et « idéologique » quelques vingt-six ans après sa création résonne encore dans les mémoires et dans les publications les plus récentes.

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Hedi s’expose

 

Dans le même ordre d’idées, qui est un des thèmes de ce blog, vous trouverez ci-dessous un article que j’ai lu sur Cyberpresse où Hedi Slimane prouve encore une fois son talent à explorer différents univers et supports créatifs.

Le styliste Hedi Slimane s’expose à Zurich

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Le styliste Hedi Slimane, directeur artistique des collections homme Christian Dior et artiste plasticien à ses heures, expose ses oeuvres à Zurich jusqu’à  fin novembre à la galerie Gmurzynska.
«Nous présentons une douzaine d’oeuvres», a déclaré le directeur de la galerie Roman Plutschow, en montrant de grands tableaux noirs, dont certains ont déjà  trouvé preneur.
Passionné de rock, Hedi Slimane construit ses pièces à partir de photos de Pete Doherty ou de Courtney Love.
L’exposition s’intitule «portrait of a performer» et fait suite à celle organisée en janvier dernier par la galerie Almine Rech à Paris.

Pour Hedi Slimane, il s’agit de la 4e exposition en solo dans une galerie d’art.

Lire aussi, cet article du journal Le Temps

Les photos ici

© Photo Hedi Slimane

 

 

 

 

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Dressing magazine

 

Véronique Ribaud de Gineste, qui en plus d’être championne du monde de char à voile, est directrice de publication du jeune magazine Dressing.
Dressing est un magazine de tendances et d’influences bi-annuel, il est richement fourni en illustrations (plus de 400) et d’idées de motifs (plus de 150) pour la mode féminine. Il s’adresse aux bureaux de style, stylistes, étudiants et tous les métiers de la création. Le numéro 6 sort très prochainement et information non négligeable, il ne coûte que € 99, on le trouve chez Mode-Information.

Le site

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