ON A VU ÇA: SHEILA HICKS AU CENTRE POMPIDOU

« LIGNES DE VIE », SHEILA HICKS, CENTRE POMPIDOU, PARIS,

CH.ERS.ÈRES LECT.EURS.RICES,

LES ŒUVRES DE SHEILA HICKS FONT ÉCHO À SON PARCOURS. ELLE QUI À SUCCESSIVEMENT ÉTUDIÉ LA SCULPTURE, LA PEINTURE ET LE DESSIN, EXPRIME À TRAVERS SON TRAVAIL CETTE TRANSVERSALITÉ.

MAIS C’EST LA FIBRE QUI INTÉRESSE L’ARTISTE ET CELLE-CI TRACERA AU COURS DES ANS LE FIL DE SA PRATIQUE EN COMPOSANT HARMONIEUSEMENT AVEC CELUI-CI. TRANSVERSALE DE PART SA FORMATION, ELLE DILATE NATURELLEMENT DES COMPOSITIONS QUI ÉVOLUENT ENTRE SCULPTURE, DESIGN, DÉCORATION ET VÊTEMENT.

SES CRÉATIONS AUX DIMENSIONS PARFOIS MONUMENTALES, SUGGÈRENT DES VÉGÉTATIONS VERTICALES, DES EMPILEMENTS DE RHIZOMES ET DE LIANES IRRÉSISTIBLEMENT ATTIRÉES PAR LA GRAVITÉ TERRESTRE.

NOUS SOMMES FACE À DES TISSAGES DE FIBRES EXALTANTS OÙ LA GAMME CHROMATIQUE EXPLORÉE PAR L’ARTISTE HABITE L’ESPACE TOUT AUTANT QUE LE SUPPORT. À LA 2D DE LA COULEUR SUR LA TOILE, LES SCULPTURES DE SHEILA HICKS AMÈNENT VERS UNE COULEUR EN VOLUME.

CE QUI IMPRESSIONNE AU PREMIER ABORD, C’EST LA PRÉSENCE DE SES RÉALISATIONS DANS L’ESPACE RÉEL, ELLE ENGAGE LE PUBLIC ET SE TROUVE EN INTERACTION AVEC SON ENVIRONNEMENT D’EXPOSITION. C’EST UNE ŒUVRE ORGANIQUE, DYNAMIQUE ET EN VIE.

NOUS RETIENDRONS AUSSI DE CETTE EXPOSITION QUE L’ŒUVRE DE SHEILA HICKS NE SE RÉDUIT PAS QU’À L’EMPLOI DE LA FIBRE COMME MOYEN D’EXPRESSION. ELLE EMPLOIE DES OBJETS DU QUOTIDIEN (PAS DANS UNE DÉMARCHE READY-MADE) ET LES INTÈGRE À SON ŒUVRE (CF. POCKETS, 1982).

DU FAIT DE CROISER LES DISCIPLINES, MARIER ART ET DESIGN, FORME ET FONCTION, L’ARTISTE AFFIRME SON APPARTENANCE AU COURANT MODERNISTE.

SHEILA HICKS, NÉE EN 1934, EST UNE ARTISTE AMÉRICAINE INSTALLÉE À PARIS DEPUIS LE MILIEU DES ANNÉES 1960

POCKETS, 1982