SANS LE SAVOIR NOUS CONNAISSONS TOUS LOUIS THOMAS HARDIN A.K.A MOONDOG.

DE SON ENFANCE DANS LE KANSAS OÙ SON PÈRE TRAVAILLE DANS UNE RÉSERVE INDIENNE, IL DÉCOUVRIRA LA MUSIQUE DE NATIVE AMERICANS. A CES RITES TRIBAUX ET EXALTÉS IL MÊLERA SON INTÉRÊT POUR LES COMPOSITEURS DITS CLASSIQUES.

CETTE CULTURE MUSICALE TRANSVERSALE OÙ LES THÈMES RÉPÉTITIFS ET TRANSCENDANTAUX DES TRIBUS INDIENNES RENCONTRENT JEAN-SÉBASTIEN BACH OU RICHARD WAGNER, MAIS AUSSI LE JAZZ D’AVANT-GARDE IL LA DIFFUSERA, LA PRODUIRA, CONFECTIONNERA SES PROPRES INSTRUMENTS DANS LES ALLÉES DE MANHATTAN. SON STYLE VESTIMENTAIRE, CHEVEUX ET BARBE EXAGÉRÉMENT LONGS ET SON CASQUE DE VIKING, L’EXCLURONT RAPIDEMENT DES ENSEMBLES ORCHESTRAUX. MÊME LE NEW YORK PHILHARMONIC QUI L’AVAIT INVITÉ AUX RÉPÉTITIONS NE LUI SOUHAITE PLUS LA BIENVENUE.

C’EST À CETTE ÉPOQUE QUE CET ANTI-ESTABLISHMENT ET CET ANTI-MODE COMMENCERA À NE S’HABILLER QU’AVEC DES VÊTEMENTS CONFECTIONNÉS PAR SES SOINS. EN CETTE ANNÉE 1947 IL SE FERA DÉSORMAIS APPELER MOONDOG.

GÉNIAL MUSICIEN AVEUGLE DEPUIS UN ACCIDENT SURVENU LORS DE SON ADOLESCENCE, IL SERA L’AMI DE CHARLIE PARKER OU DE BENNY GOODMAN, IL INFLUENCERA PHILIPP GLASS ET STEVE REICH QUI LE PROCLAMERONT FONDATEUR DU MINIMALISME EN MUSIQUE, TITRE QU’IL REFUSERA TOUJOURS.

BIRD’S LAMENT RÉSUME ASSEZ BIEN TOUT LE STYLE DE MOONDOG. DANS CE MORCEAU EN HOMMAGE À CHARLIE PARKER ET QUE NOUS AVONS TOUS ENTENDU AU MOINS UNE FOIS,  SONT CONCENTRÉS LES PERCUSSIONS LOINTAINES, SOUVENIR DES TRIBUS AMÉRINDIENNES, LE SAXOPHONE CLASSIQUE ET LES CORDES.

SA CARRIÈRE DE RUE N’EST PAS SANS RAPPELER CELLE DU PHOTOGRAPHE TCHÈQUE MIROSLAV TICHÝ (1926-2011) AUTRE MARGINAL DONT L’ŒUVRE PRINCIPALE EST BASÉE PRINCIPALEMENT SUR SES TIRAGES PHOTOS DE FEMMES FAITS À PARTIR DE PRISES DE VUES RÉALISÉES INSTINCTIVEMENT DEPUIS LA RUE, LUI AUSSI SON LIEU DE RETRANCHEMENT.

COMME L’AMÉRICAIN IL À EU UNE RECONNAISSANCE TARDIVE DE SON TALENT (CIRCA 1990). DÉGAINANT LITTÉRALEMENT SON APPAREIL PHOTO AUX OBJECTIFS BRICOLÉS À PARTIR D’ÉLÉMENTS ÉPARS GLANÉS ÇÀ ET LÀ, IL PRÉTEND NE PAS AVOIR BESOIN DE VOIR POUR PRENDRE UN PHOTO. SES IMAGES, BRICOLÉES ELLES AUSSI, RETOUCHÉES, DÉCOUPÉES, TACHÉES PUIS ABANDONNÉES SUR LE SOL DE SON ATELIER CAPHARNAÜM TÉMOIGNENT D’UN UNIVERS OBSESSIONNEL ET ONIRIQUE.

INCLASSABLES, CES DEUX PERSONNAGES ONT LA PARTICULARITÉ D’ÊTRE PARTICULIÈREMENT POLYMORPHES DANS LEUR EXPRESSION ARTISTIQUE. REFUSANT LE SYSTÈME ILS NE SONT PAS SOUMIS AU JUGEMENT NORMATIF ET JOUISSENT D’UNE LIBERTÉ QUASI TOTALE. CETTE LIBERTÉ À UN PRIX, CELUI DE LA MARGINALITÉ, UN EXIL D’OÙ LES SORTIRONT LES CURIEUX OU LES FOUS.

LE LOOK ARTY-HOBO

« TRAMP » CHRISTIAN DIOR BY JOHN GALLIANO, SUMMER-SPRING 2002

BIEN AVANT LA COLLECTION CLOCHARDS DE L’ÉTÉ 2002 DE JOHN GALLIANO POUR CHRISTIAN DIOR ET LA DÉFERLANTE HOBO-CHIC QUI SUIVRA, CES DEUX GÉNIES DE RUE INVENTÈRENT LE STYLE ARTY-HOBO…

INCROYABLE SIMILITUDE DE LOOK ENTRE CES DEUX GÉNIES…

MOONDOG « LE VIKING » DANS LES RUES DE MANHATTAN

MIROSLAV TICHY ET SON APPAREIL PHOTO BRICOLÉ DE BOUT EN BOUT…

A DÉCOUVRIR

LES DEUX ENREGISTREMENTS LES PLUS CONNUS DE MOONDOG ALORS AU SOMMET DE SA NOTORIÉTÉ SONT CHEZ COLUMBIA RECORDS (MOONDOG, 1969 ET MOONDOG 2, 1971).

A ÉCOUTER

ET

IL NE SERAIT PAS ÉTONNANT QUE LE « VOICE OF SPRING » DE MOONDOG 2 AIT PARFOIS INSPIRÉ LÆTITIA SADIER ALORS MEMBRE DE STÉRÉOLAB…

A REGARDER

MIROSLAV TICHY, 2283

MIROSLAV TICHY, 2285

MIROSLAV TICHY, 2915

 

 

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