— LE MODALOGUE

WEARABLE, transdisciplinarité
et Fashion UX

Wearable pour « wearable technology » dont les premières manifestations sont les montres connectés comme l’Apple Watch ou les Google Glass.

Nombre des créations présentées pendant Wearable à la Gaîté Lyrique montrent les liens qui peuvent être établis entre la mode, la technologie, les interactive designer, les ingénieurs. Une approche de la mode attentive aux conditions actuelles.

En ce début d’année l’ex-ministre de la Culture et de la communication Fleur Pellerin conseillée par Lyne Cohen-Solal à décidé de mettre en place une grande école de mode publique française afin de rivaliser avec la Central Saint Martins ou La Cambre.
En septembre 2016, un Master de création de mode sera mis en place. Cette école aura un profil transversal et transdisciplinaire puisqu’elle sera issue d’un partenariat où se mêleront Art, Ingénierie et Economie/Gestion soit l’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs, les Mines et Paris-Dauphine.

La rencontre du produit (le vêtement ou UI pour User Interface) et de l’utilisateur crée ce que l’on pourrait baptiser d’un nouveau terme: Fashion UX (pour User Experience).

Wearable présentait entre autres, ces multiples « Expériences Utilisateur » qui se créent lorsque la mode s’hybride avec d’autres domaines.

ABSTRACT (Julie Eriksen, Kristine Boesen, Bjorn Karmann, Danemark)

Le consommateur se positionne devant une webcam et raconte « son histoire ». Durant ce processus, ses émotions et ses expressions sont enregistrées par la webcam puis retranscrites en données. Un algorithme se charge de le transformer en motif propre au consommateur. Ce dernier a ensuite la liberté d’en choisir la couleur, le positionnement sur un sweat, un t-shirt, un pantalon…
Afin de réaliser les pièces présentées, les créateurs du concept ont fait appel au groupe Pink Floyd.

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SPIDER DRESS (Anouk Wipprecht, Pays bas)

Cette robe consiste à protéger la personne qui la porte. En effet, la robe réagit par le biais de petits bras mécaniques qui se tendent et se détendent selon la proximité d’individus en fonction de l’état émotionnel (distrait, stressé…) du porteur de la robe. Si une personne arrive à vive allure sur la robe, alors cette dernière se positionnera sur une dynamique d’attaque. C’est également le cas si le porteur est crispé, la robe se contracte.

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HERSELF DRESS (Helen Storey et Tony Ryan, Angleterre)

Cette robe a pour objectif de réduire la pollution dans l’air. En effet, les substances qui composent cette robe seraient capables d’éliminer environ 5 grammes d’oxyde d’azote de l’atmosphère par jour soit l’équivalent de ce que rejettent la plupart des voitures.

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Ci-dessous une vidéo où Erin O’conner porte une Catalytic Dress

POLITICAL LACE (Melissa Coleman, Pays Bas)

Ce collier a pour unique but de rendre hommage aux jeunes femmes du monde qui meurent chaque jour d’accouchements mal pris en charge. Ainsi, toutes les 7 minutes, une petite lumière clignote afin de nous rappeler que l’une d’elle est en train de perdre la vie.

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AWE GOOSEBUMPS (de Sensoree, USA)

Des études scientifiques ont montrées que la sensation de chair de poule était bénéfique pour la peau. Cette robe a alors pour but de reproduire cette sensation en fonction du rythme de la respiration du porteur. La robe s’illumine selon le degrés d’intensité du frisson.

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LIKE LIVING ORGANISMS (Local Androids, Pays Bas)

Cette création est très semblable au corps humain, elle a la capacité de respirer, et laisse apparaitre des veines. Cette robe reproduit la sensation générée lors d’une première rencontre avec une personne : les veines apparaissent en surface de la peau, la tension monte et la respiration augmente. Dotée d’un coussin situé autour de la nuque et les épaules, il se dégonfle progressivement lorsque la personne se sent en confiance.

A voir absolument pour leur différents travaux:

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CARESS OF GAZE (Benhaz Farahi, Iran)

Cette robe réalisée a partir d’une imprimante 3D réagit au regard de la personne se situant face à elle. En effet, selon l’intensité du regard, les picots faits de plastique vont s’animer. Ces derniers ont la capacité de capter l’âge et le sexe de la personne située face à elle et ainsi en informer le porteur.

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BIZ EYES (Nassim Sehat, Iran)

Biz Eyes est une série de lunettes transformables imprimées à partir d’une imprimante 3D. L’armature de base nous offre la possibilité de clipser une multitude de formes originales afin de la personnaliser.

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WEARABLE FACADE (Ricardo O’Nascimento, Brésil)

Ce vêtement réagit en fonction de son environnement. Les couleurs captées sont retranscrites sur les led du vêtement. Le créateur a ainsi voulu créer une « oeuvre-vêtement » qui lierait les écrans de plus en plus présents dans nos villes.

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KIMONO MUSICAL (Lise Sansen, France)

Ce vêtement a pour fonction de se transformer en piano, en harpe ou encore en chant tout en gardant l’esthétique du kimono. Il suffit, par exemple, d’effleurer le vêtement telle une harpe pour entendre un son.
Mélanger textiles et électroniques pour transformer les vêtements en de véritables interfaces avec le monde extérieur, tel est motto de cette diplômée d’Esmod Paris.

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FUNGI T-SHIRT (Ninela Ivanova, Angleterre)

Ces t-shirts sont réalisés à partir de champignons et visent à remplacer totalement le coton présent dans les vêtements. L’artiste a pour objectif de démocratiser les moisissures dans l’industrie de la mode.

En substance elle se pose la question suivante: “If your garment is living and transforming, will you still need to buy the season’s must haves?”

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SHOWPIECE (Ylenia Gortana, Suisse)

Cette veste a première vue banale a pour particularité d’émettre des sons. Chaque carré de la veste correspond à un son. Le fait d’actionner la fermeture éclair génère aussi un son, les possibilités de composer sont alors multiples.

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Lace Sensor Dresses

Sur chacune de ces robes sont brodés 3 poèmes respectifs qui sont lus par ces dernières lorsqu’elles détectent un geste de la part du porteur. Chaque robe représente un sentiment, un état d’esprit.

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Introduction: Christian Poulot
Reportage et photos: Sophie Da Fonseca