Trend (retro) | A Lyndi Hop party

Remember my New-York afro-party?

In Porto a few weeks ago, my dear friends Estefania and Stella bring me to a Lindy-Hop party.

Lindy-Hop is a mix of improvised solo african dances and european partnered structured dances. Very popular in the 20 and 30s it is associated with jazz and swing dances (Charleston, Breakaway…).

It’s very dynamic and I spend the whole night saying « Wow » and mesmerized by the dancers.

The revival is coming from New York, through dance young people rediscover the swing music. Through the garments they started wearing vintage 30’s clothes. Then a retro movement spread all around. In fashion, you can see the retro (not only from the 30s) reinterpreted in all those nostalgia-oriented brands.

Back on the subject, if you don’t know how to dance Lindy-Hop, you cannot do it, as when you dance hand-to-hand there is no room for too much improvisation. You have to be connected with your partner!

Below, Estefania, jewellery designer and Stella

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Pictures taken at Plano B, Porto

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The famous « Sing Sing Sing » (featuring: Benny Goodman, Gene Krupa, Harry James, Lionel Hampton)

« Crazy » Lyndi Hop in Hellzapoppin (1941) – Don’t try this at home!

Lyndi Hop 2014 – LyndiFest

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Discover | Berlinde de Bruyckere

Berlinde de Bruyckere formée à l’Académie des Beaux-Arts de Gand est une artiste belge dont les créations sont aujourd’hui présentées aux quatre coins du monde.

Elle réalise des sculptures principalement à base de peau animale et de cire. Cette dernière ne lui laissant que 20 minutes pour être travaillée sous peine de risque de brisure.

Ses œuvres évoquent les thèmes difficiles que sont la douleur, la perte ou la mort. Très influencée par les images qu’elle collecte ou prend elle-même, elle exprime ces sujets délicats à travers une certaine beauté, singulière et sans désir de choquer.

« La peau, enveloppe de l’âme » érige le tactile et le sensuel comme réponse à la réalité. « Mon œuvre veut avant tout réconforter et apporter des réponses » dit l’artiste flamande.

Ci-dessous « Kreupelhout » (bois d’infirme) – Biennale de Venise 2013

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Actaeon IV

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My deer, 2010

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Into One-Another I. To P.P.P. », 2010

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Lost, 2006

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Young blood | KLAR

Minimalistic design, KLAR garments sounds like a manifesto spread by a combo composed by visual designer Tiago Carneiro and fashion designers Alexandre Marrafeiro and Andreia Oliveira.

Clearly the trio want to say many things about technology and sustainability and since 2012 their style has evolved. But it’s always extremely difficult to reinterpret in garment your universe especially when you are a young designer.

But what we saw during Bloom (Portugal Fashion week)  seems to be the beginning of a promising exploration. Wait and see.

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Lucien Clergue, R.I.P

Lucien Clergue, décédé ce samedi était l’ami des plus grands (Picasso, Cocteau…), Edward Steichen lui fera découvrir l’Amérique à l’aube des années 60 et son œuvre prendra son envol.

Un travail photographique dont les nus sont empreints d’une certaine naïveté, d’un véritable amour de la nature et de la courbe féminine. Des photos sans ambition subversive où l’osmose des corps avec leur environnement naturel étonne et séduit. Des angles de vue qui mettent en valeur les pleins et les déliés du corps et  dont la composition suggère toujours un résultat très graphique où se mêlent courbes, angles et jeux de symétrie

Oscar Niemeyer, l’architecte brésilien avait dans son bureau une photo appartenant à la série ci-dessous réalisée par le photographe arlésien, représentant des bustes nus allongés flanc à flanc au bord de la mer. Les courbes de ces nus étaient en parfaite harmonie avec les lignes de l’architecte brésilien à l’origine de la capitale Brasilia.

Ci-dessous, Géantes d’Italie, Lucien Clergue

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A comparer aux courbes du théâtre populaire de Niteroi, Brésil par Oscar Niemeyer…

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Ci-dessous, vue de la structure de la Cathédrale de Brasilia dessinée par Oscar Niemeyer, shootée par Lucien Clergue , 1962-1963

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A comparer avec les graphiques compositions de la série Zebra, Nude Zebra-1, Lucien Clergue, 1998

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Music | Son Lux

Son Lux est le projet post-rock méticuleux de Ryan Lott.

Apprendre qu’il a collaboré entre autres avec These New Puritans ne nous surprend guère.

Un clip envoûtant où le temps file au ralenti, un très beau visage de vieille femme, des photos passées, des croquis anguleux et une tension sourde maintenue par le son d’un cor archaïque et ce corps enlacé de cordes.

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Luxe | Savoir-faire d’exception

Lors de la journée exceptionnelle au Château de Versailles, célébrant les 60 ans d’existence du Comité Colbert, véritable ambassadeur du luxe français à l’étranger, 8 artisans distingués pour leur savoir-faire d’exception ont reçus les insignes des Arts et des Lettres.

Photo de famille

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Christophe Michalak, chef pâtissier de l’hôtel Plaza Athénée; Josefa Maria Pedralva (dans les bras d’Alber Elbaz), modéliste chez Jeanne Lanvin; Eric Leroux, maroquinier–malletier chez Louis Vuitton, Colette Petremant, chef-pâtissier-confiseur, directrice d’exploitation de la Manufacture Macarons et chocolats Pierre Hermé; Pierrette Trichet, maître de Chais chez Cognac Rémy Martin; Xavier Zimmermann, maître verrier au chalumeau chez Saint Louis, Vincent Garnichey responsable atelier maroquinerie chez S.T Dupont; Jeffrey Brett Leatham, directeur artistique–styliste floral du George V.

 

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Couture graphique

Univers identitaire des marques de mode par le biais du design graphique.

Des sacs de Paul Smith qui pris un par un sont très différents, mais qui mis côte à côte forment un ensemble cohérent. Aux créations à l’impact visuel très riche de Walter Van Beirendonck ou Bernhard Wilhelm, qui créent des histoires sur chaque vêtement par l’utilisation de codes graphiques très forts.

Cette vidéo décrit les modes de communication des marques situé dans un champ expérimental ludique et plein d’humour où puiser des inspirations.

Vidéo, graphisme, 3D, toutes ces techniques se combinent pour explorer une nouvelle manière de communiquer et pourquoi pas de faire de la couture. S’exprimant aussi bien sur des tee-shirts, des robes ou des accessoires, inter-agissant avec l’extérieur et colportant si besoin est un message (politique, social ou esthétique…).

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Luxe | Comité Colbert, une belle utopie

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Rêver 2014

C’est avec du vocabulaire, ensemble de mots, rassemblés dans un livre, que le Comité Colbert à décidé de célébrer ses 60 ans. Des mots choisis par ses 92 membres (78 maisons de luxe et 14 institutions), 6 auteurs de science-fiction, un linguiste et un compositeur, spécialiste lui, du vocabulaire musical.
Soit 100 écritures projetant le Luxe 60 ans en avant afin de “Rêver 2074”.

Une utopie pleine d’audace

C’est un excellent choix que celui d’inviter des auteurs de science-fiction, genre populaire et de niche, pour parler du luxe de demain. Voilà qui sort des sentiers battus et qui montre le dynamisme qui anime le Comité Colbert. Le genre policier et la S.F sont souvent les livres que l’on met tout en haut de nos bibliothèques ou qui sont relégués au « lieu d’aisance », alors qu’ils ont tout autant que la littérature classique leur Modiano ou leur Balzac.

Plus que créer des textes individuels les écrivains ont collaboré, réutilisant les références créées par chacun d’entre eux dans leur propres textes afin de créer une œuvre “commune” sous la forme de six nouvelles.

“Même s’il y a du doute, la France est un pays curieux au monde” (Olivier Paquet, auteur de “La Reine d’Ambre”)

Les mots pour le dire

Au travers d’un nouveau vocabulaire constitué de néologismes. Le linguiste Alain Rey à imaginé 14 mots-valises, nouveaux mots du luxe de 2074 parmi lesquels on découvre le mot “noventique”.

Depuis l’avènement du web, nous n’avons jamais autant écrit, que se soit sous la forme de billets ou de hashtags. Les mots sont au centre de cette célébration, ils retrouvent toute leur valeur.

SMS, statuts Facebook et autres tags, souvent critiqués pour leur vacuité, leur maladresse grammaticale ou leur vocabulaire appauvri, sont cependant autant de moyens d’écrire et de raconter des histoires. La contrainte des 140 caractères de Twitter à, par exemple, favorisé la création de nombreux concours de haïkus.

Ci-dessous, Elisabeth Ponsolle des Portes, Déléguée générale et Michel Bernardaud, Président du Comité Colbert

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Poésie, nouveau langage et nouveau vocabulaire vecteurs du luxe de demain

Tous les auteurs rassemblés par le Comité Colbert sont attachés à la sensorialité.

Pour l’auteure Anne Fakhouri, qui à écrit “ Un coin de son esprit”, les générations à venir seront initiateurs d’un nouveau vocabulaire. Nous continuerons à “écrire” des histoires « mais aussi » avec des images et des sons, ils seront le nouveau langage de demain.
Au cours de notre discussion, elle me décrit ainsi nos nouveaux comportements de lecture. “Sur un forum on ne lit plus de manière linéaire, on extrait les mots de la phrase. La grammaire perd de sa valeur et le vocabulaire atteint une dimension ludique, on pioche.”
Demain nous devrons utiliser ce nouveau vocabulaire pour exprimer des idées, “être de véritables acteurs du langage qui créent pour leur désir et non celui d’une idée dominante”.

Loin de l’ordinateur HAL 9000 qui veut se comporter comme un humain. C’est sous la forme d’un “langage poétique” qu’une intelligence artificielle va communiquer avec la propriétaire d’un grand vignoble qui a perdu le goût et l’odorat et lui transmettre ainsi les résultats de ses analyses.
L’auteur Olivier Paquet m’explique que dans sa nouvelle, “La Reine d’Ambre” il se crée un apprentissage, une relation proche de l’intime entre les machines et l’humain, il utilise alors le néologisme “intiplanétaire
Son approche vise à rassurer les Maisons sur la cohabitation possible entre les hommes et les machines et le partage qui s’en suivrait. Dans son récit, les poèmes de l’Intelligence Artificielle, “font passer l’émotion même si le vin n’est pas goûté et bien mieux que dans un rapport œnologique…” Des intelligences artificielles qui émettent des sentiments, on pense évidemment au roman de Philip K. Dick « les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ».

Editions de luxe

Le digital n’aura pas “raison” de l’écriture, comme on nous l’a répété pendant des années. Le choix du Comité Colbert d’éditer un livre « digital-only » aboli la tension existant entre print et digital et semble aller dans ce sens de cohabitation de bon aloi.

Le Luxe et l’écrit font donc bon ménage et les initiatives dans ce sens se multiplient. La Maison Hermès fait référence à la poésie dans plusieurs de ses campagnes de communication. La Maison Louis Vuitton édite des ouvrages dont ses fameux « City Guides » composés uniquement de textes depuis des années. En Italie la Maison Prada à créé depuis un an un concours d’écriture.

Au Château de Versailles, le rendez-vous que nous a donné le Comité Colbert n’avait rien d’ostentatoire, mais était chargé d’émotions. Comme le souligne Olivier Paquet “Tous les sens humain, le goût, l’odorat, le toucher, les sons peuvent être transmis via la littérature, voilà qui est plus riche que le cinéma ou le dessin”

Le Luxe de demain sera vecteur d’émotions. Il sera responsable, garant de sens et d’authenticité.

[toggler title= »En savoir plus sur le Comité Colbert » ]L’Histoire du Comité Colbert[/toggler]

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Lucy et Jorge Orta in Food, Water, Life

Les questions environnementales sortent petit à petit de leur ghetto, elles touchent chacun d’entre nous et toutes les industries. Lorsque des grands patrons comme François-Henri Pinault montent au créneau pour évoquer le sujet sur le plan personnel et industriel on ne peut qu’acquiescer.

L’artiste visuelle Lucy Orta et ses créations nous questionne sur le rapport que nous avons avec notre environnement. Ce fût le cas il y a quelques années avec les vêtements-refuge.

Il y a quelques mois, avec l’aide de son compagnon Jorge Orta avec qui elle travaille depuis plusieurs années, ils ont présenté à la Villette une série de leur dernières créations.

Comment gérons-nous la question alimentaire (production, consommation, convivialité…). Comment notre société gère-t-elle nos ressources en eau (raréfaction, inégalité d’accès, technique de pompage…?  Obligés à collaborer, comment vivrions-nous en milieu hostile (Antarctique)  sous des températures pouvant descendre jusqu’à -80°C? Autour des thèmes de la nourriture, l’eau et la vie, les artistes nous interpellent sur notre rapport avec l’environnement et la société.

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Des tables polyglottes pouvant accueillir plusieurs dizaines de personnes pour le partage du repas

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Tentes pour village en Antarctique, 2007 rappelant les vêtemetns-refuges étudiés à la fin des années 90

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Ci-dessous, migration, identité, refuge et asile sont les notions auxquel font référence la sculpture « Unité d’intervention fluviale Atlantique », 2005-2008

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A lire Food/Water/Life

 

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