Portugal Fashion Week | Susana Bettencourt

Dear readers,

born in the Azores islands, Susana Bettencourt is one of the emerging designer of Portugal. The collection she presented last week during Portugal Fashion is lying between tribal prints and glitch design, between nature and digital.

The abundance of the prints and perhaps a sort of redundancy is offset by the various shapes and silhouettes the young designer has created. An urban and easy to wear set of garments for girls with sporty details (zippers, tech-fabrics…), large sleeves and long slitted skirts.

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Education

« My professors at Central Saint Martins told us that everyone can be a designer, so we need to bring something new. They show me where my strength is, mine is handwork, so they push me in. »

Inspiration

« My new collection is a closing of a cycle of 4 collections.

Since two years  i’ve been working on the contrast between nature and digital. For this collection I focus on the texture of the leaf, the trees, the sea, the waves… If you look on a digital point of view all colours have changed, the sea is green, the green turns yellow… »

Craftmanship and digital fashion

« I made all the work by myself from the handwork to the prints using digital softwares.

I try to bring back to life the craftmanship as it connect more with nature. There is a mix of techniques, the knitwear handwork, the embroideries and some very old technique used by old ladies.

Craft can be digital, but we still have a lot of years to go before everyone can understand that digital can be a lot of crafting. Some of my garments or some digital jacquards takes months to develop. »

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Menswear is completely different

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Susana Bettencourt in the backstages

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Portugal Fashion Week | Generations

Sous une température estivale, la saison des fashion weeks se termine avec la fashion week portugaise (Lisbonne et Porto).

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« You can find inspiration everywhere » est le titre de l’ouvrage que M. Paul  Smith à écrit il y a quelques années. « You can find creativity everywhere », tel pourrait être le slogan de toute fashion week, chacune réservant son lot de surprises à qui désire les chercher.

En cette période globalisée et mondialisée, la mode se crée aussi bien à Istanbul, Porto, Londres, Séoul ou Rio. Reste à se donner les moyens de le faire savoir et d’être reconnu, apprécié, distribué et… vendu! C’est ce que s’emploie à faire Portugal Fashion depuis 19 ans.

La crise économique sévère qui à touché le pays en 2010 à compliqué les choses et ralenti bon nombre d’investissements. Depuis le second trimestre 2013, la reprise qui a lieu semble aller de pair avec la nouvelle identité graphique de Porto, la seconde ville du pays. Présentée il y a peu, elle est en rupture. Très graphique, tenant plus du logotype d’une marque à la mode que du blason héraldique, modernisant les azulejos, elle semble témoigner d’un désir d’internationalisation, un désir de conquête tenu par l’ensemble des jeunes créateurs lusitaniens rencontrés pendant cette fashion week.

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Le Portugal qui à acquis un certain savoir-faire dans le domaine de la confection (bon nombre de marques font fabriquer dans la province de Porto) se considère comme un jeune pays de mode. La France à des maisons de couture plus que centenaires (Lanvin fête ses 125 ans cette année, soit plus de 4 générations).

La première vague de créateurs portugais menés par Felipe Olivera Baptista, Fatima Lopes et Luis Buchinho a obtenu, après plusieurs années, une reconnaissance internationale. Jose Neves, le fondateur de Farfetch, le site marchand réunissant des boutiques de modes indépendantes est lui devenu une référence sur le web.

La deuxième génération emmenée par Daniela Barros, Hugo Costa, Susana Bettencourt ou encore João Melo Costa veut aller plus vite. A peine sortis d’école (Modatex, Central Saint Martins…) ces jeunes designers pensent à l’international, la reconnaissance locale n’est plus suffisante. Soutenus par Portugal Fashion au sein du salon Bloom (réservé aux jeunes créateurs) ils multiplient les salons (Londres, Berlin, Paris…) les rencontres avec les acheteurs, les journalistes, ouvrent leur boutiques en ligne, etc.

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Portugal Fashion qui se déroule entre Lisbonne et Porto (sur 4 lieux) offre une vision élargie de la création de mode portugaise (des défilés d’école à ceux de designers établis). Le challenge est double, hisser la manifestation au sommet en terme de logistique et de visibilité et accompagner ces designers sur le devant de la scène.

Il n’existe pas au Portugal les nombreuses initiatives privés que l’on trouve ici (concours, partenariats, défilés, festivals, etc.) permettant de générer expérience, visibilité et aide au financement d’une petite collection.

Luis Buchinho et Fatima Lopes diffusent leur aura de part et d’autre de la Méditerranée présentant leur collection autant à Paris qu’au Portugal. Pour la jeune garde, les conditions sont plus difficiles. Leur priorité est de pouvoir répondre en terme de production or très peu d’entre eux, comme souvent quand on en est à ce stade, ont les moyens d’avoir un petit atelier, ni de s’offrir les services d’un bureau de presse. Ils travaillent souvent seuls ou aidés par des parents et quelques amis. Une situation qui peut devenir un handicap lorsque, comme certains d’entre eux, ils doivent transformer l’expérience du podium en réalité commerciale.

Mais peut-on demander à un jeune designer de ne pas créer de collection parce qu’il n’a pas les moyens financiers et/ou techniques de la produire? Ou au contraire ne faut-il pas stimuler l’initiative privée et publique? Il s’agit alors d’une décision politique culturelle et industrielle, un marché pesant plusieurs millions d’euros.

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Marian Bantjes

Chers lecteurs,

prenez le temps de (re)découvrir le travail de la graphiste canadienne Marian Bantjes, qui aime à dissimuler des messages au sein de ses créations calligraphiques. Depuis qu’elle a entrepris il y a quelques années de charger son travail de ses élans émotionnels, celui-ci à pris une nouvelle dimension et à reçu un accueil international dont elle fût la première surprise.
Mixant les techniques numériques et manuelles elle aime à utiliser des matériaux inhabituels pour des créations au caractère généreux, parfois très néo-baroque, parfois plus épuré mais rarement minimaliste.

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Precious Moments | Christophe Côme

En forme de parallélépipède rectangle ou de cylindre, les meubles de Christophe Côme ont au premier abord, une certaine massivité.

Opaque, transparent ou strié, à plat ou sphérique, le verre qui comble le vide présent entre les structures en acier leur confère une certaine légèreté, une élégance, voire une immatérialité.

Brutaliste et fragile, jouant sur des pleins (la structure) et des déliés (le verre) les réalisations de Christophe Côme proposent une délicate harmonie aux lignes géométriques évoquant tantôt un art primitif, des influences Art-Déco ou des envies futuristes.

Ce soir là à la Ibu Gallery on vit des meubles d’une extrême délicatesse, visible dans la réalisation, le choix et le traitement des matériaux. On ne pouvait se limiter à parler de mobilier, mais aussi d’œuvre d’art.

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Precious moments | Otzar

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Chers lecteurs,

en mai dernier, c’est à la terrasse d’un célèbre café germanopratin que la dynamique Delphine Hervieu et l’élégant Philippe Airaud ont décidés de se lancer dans l’aventure des bijoux d’oreilles Otzar.

Elle, ex-écrivain de presse (Stiletto, Air France Madame) et après un passage dans les maisons Versace et Dolce & Gabbana à développé une expertise en gemmologie en obtenant deux diplômes français et américain.

Lui, designer, à débuté sa carrière à l’aube des années 90 auprès de Loulou de la Falaise chez Yves Saint Laurent, il créait les bijoux de défilés. Aujourd’hui il développe “0.88”, un concept de bijoux basé sur la résistance extrême du fil d’or. Il a la pratique du design de bijoux.

Otzar, un nom qui rayonne et qui signifie « trésor » en hébreu, c’est la célébration de la pierre unique. Nul diamant ici, mais un hymne à la pierre de couleur.

Passionnée, éloquente et volubile, Delphine nous explique que le design des bijoux est inspiré par les pierres qu’elle achète régulièrement. « Il y a une dimension ludique, nous cherchons les meilleures associations pour faire des séries et non des collections ». La série présenté ce jour-là dans un appartement de la rue de Varenne est composée de sept pièces et sera au fur et à mesure des ventes, mise-à-jour de sorte qu’il y aura toujours sept bijoux.

Chaque pièce est unique, faite main et ne peut être reproduite en série. « Nous aimons le caractère rare et la préciosité des pierres mais nous tenons aussi à garder une certaine éthique et à garder un œil sur la traçabilité » nous confesse Philippe.

L’ensemble de la série part prochainement à Los Angeles où elles sont attendues dans un atelier chargé de réadapter ces délicates parures aux clients qui les ont déjà pré-commandées (dans une gamme de prix allant de 17000 à 55000 euros). Chaque bijou sera alors finement disposé dans un gant de la Maison Fabre et livré avec son support.

« Otzar, c’est une histoire, un trésor humain qui tisse des liens ». Une belle aventure où se rencontrent un graphiste roumain, un photographe italien et un orfèvre qui devait partir  à la retraite, mais « qui a toujours des étoiles dans les yeux » nous dit Delphine. Otzar, des bijoux contemporains, dans l’air du temps, que l’on envisage de porter en jean et perfecto (de luxe) plutôt qu’en robe de soirée.

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Delphine Hervieu

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Une des pièces phares, tour d’oreilles avec studs de corail (issus d’un lot vieux de 15 ans!), chrysoprase, spessartite et tourmaline mandarine.

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Philippe Airaud

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