Art | Georgia O’Keeffe

I « met » Georgia O’Keeffe this summer at the Met of New York city. An experience similar, as striking as my discovery of Mark Rothko a few years ago.

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Above, Grey Line with Lavender and Yellow, oil on canvas, ca. 1923

O’Keeffe conjure up images of flower petals and human anatomy…

Above, Black abstraction, oil on canvas, 1927

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Black Iris, oil on canvas, 1926

Monumental flower painting, with enlarged petals forcing the viewer to observe the small details

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Black Place II, oil on canvas, 1944

« The Black Place » was the name O’Keeffe gave to one of her favorite painting sites in New Mexico, a place of desolate hills.

Plaza Athénée x Dorchester Prize

Last night at Plaza-Athénée it was a pleasure to see Annelie Augustin and Odély Teboul, the two nice designers of Berlin-based label Augustin Teboul wining the 4th Dorchester Collection Fashion Prize. My thoughts also go to the work of Quentin Veron and IRM Design.

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From left to right: Odély Teboul & Annelie Augustin

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Above the white geometrical works of IRM Design duo…

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… and the work of Quentin Véron (fur jackets and big leather belts)

 

A demi mot


Luis Buchinho printemps-été 2013

Internet est essentiellement « image » et on oublie et néglige souvent la valeur des mots, qui ont tout autant de pouvoir. Guère étonnant que Linda Loppa m’annonça lors d’une interview qu’un Master en Fashion Writing avait été développé au sein de son école Polimoda.

On a jamais autant écrit depuis l’avènement d’internet, avoir un blog est un moyen formidable d’expression. Quand on a la possibilité de manipuler à sa guise texte et images il faut cependant bien réfléchir à ce que l’on publie. Il y va d’une certaine forme de responsabilité. C’est la réflexion que je me suis faite en relisant mon écrit d’hier, j’ai constaté que mon propos n’était pas suffisamment développé et pouvait ainsi être mal interprété.

L’idée était de mettre face à face ces deux créateurs portugais, que je suis depuis plusieurs saisons, chacun ayant un style situé à l’opposé l’un de l’autre. Loin de moi l’idée de les opposer, mais plutôt de se demander où se situe la frontière de l’ « acceptance ».

Luis Buchinho, avec ses 20 ans d’expérience, n’est pas à considérer comme un ersatz. Mon propos est le fruit d’une frustration ressentie lors de ses défilés et au regard des compte-rendus de la presse et d’internet. Le créateur, reconnu au Portugal, est très peu cité par ici, or son style est à même de remporter l’adhésion d’un nombre croissant de fans.

Il fait parti des créateurs qui devrait être soutenu et encouragé par les journalistes et les blogueurs.

Le défilé de Luis fut assez limpide, il s’adresse, comme je l’ai écrit, à une « dame chic » et de citer Kirsten Dunst en exemple.

Quant à Fatima Lopes, je reviens sur certains points sur lesquels je n’ai pas suffisamment insisté, ne faisant que citer les propos qui ces dernières semaines m’ont irrités. Je reviens notamment sur ceux qualifiant les réalisations de la créatrice lusitanienne comme « manquant de finesse » là où on peut y voir plutôt une féminité exacerbée.

J’ai par conséquent peu parlé de la collection de Fatima Lopes, mais m’en suis servi, cette saison, comme moyen pour défendre le travail de ceux qui ne vont pas forcément dans le sens du courant. Les termes de « chauffeuse de salle », « d’exotique » ou les références, qui parleront aux spécialistes, à un style plus consensuel (blouses transparentes, la couleur beige…) sont les paragons de ce que je déteste.

La collection de Fatima Lopes évoque le foisonnement de la forêt équatoriale, le corps dévoilé qui est son terrain de jeu favori, est révélé parfois sans pudeur (pas de politically correct) et non avec vulgarité comme lu parfois. Son style, non consensuel,  à cette saison la crudité de la nature amazonienne, d’ailleurs clairement signifiée par le décor floral luxuriant.

Les créateurs aux identités uniques nous incitent à regarder ailleurs (humour, sexualité, politique…). Par delà les impératifs industriels et économiques ils nous proposent une vision différente et nécessaire de la mode.