La première silhouette, all black, annonce la couleur et confirme l’évolution du travail de Steffie Christiaens. Cette silhouette évoque autant une hiératique héroïne hitchcockienne que Rachel l’héroïne de Blade Runner. Passionnée par les quatre éléments et la science, Steffie Christiaens compose telle une Marie Curie de la mode.

Depuis sa première collection présentée il y a un an au Musée de la Monnaie, la créatrice à féminisé et assoupli ses silhouettes, belle évolution. Vestes, chemises, manteaux, blousons sont plus structurés et enrichissent la collection. Elle rend son univers qui évolue entre technologie et influences élementaires (eau, feu, air, terre) plus accessible.

Le manteau ci-dessous prouve que la créatrice est en mesure de proposer des pièces singulières, respectueuses de son style et qui ne se cantonneraient pas uniquement à des concepts artistiques.

On retrouve cette ligne caractéristique que l’on apprécie chez la jeune créatrice hollandaise. Découpes multiples, larges plis (plus dociles que lors des précédents défilés). Une silhouette qui se veut à la fois stricte, proposant des cols fermés hauts ou relevés, des épaules marquées et sulfureuse, alignant des robes et jupes portefeuille.


La femme Christiaens portera aussi des chaussures plates désormais, this is new !


Des bottes à l’allure insectoïde avec des volets façon élytres

Ci-dessous un modèle très Christiaens, une veste à manche kimono dont le devant est bouleversé par un tissu tellurique, un courant d’air, un courant aquatique ou tout autre manifestation élémentaire…


Les collants sont aussi fissurés comme de la glace…

Cette saison Steffie Christiaens a expérimenté plusieurs types d’accessoires à base de plexiglas, métal et… eau (l’élément inspirant de cette collection). Ces accessoires à porter au bras, autour du cou ou sur les doigts rappellent les éprouvettes utilisées en laboratoire.

Pour le final, la styliste propose des silhouettes immaculées, rebrodées de tiges en plexiglas. Steffie Christiaens rappelle ainsi son attachement au travail artisanal. Le rendu 3D des modèles évoque, la glace, des éclaboussures, des stalactites ou un écoulement d’eau.


A propos de l'auteur

Christian Poulot

Editor-in-chief and founder | Fashion design, Digital fashion creation, Media for fashion & Digital Culture lecturer | Fashion & Graphic designer

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