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Madonna in Jean Paul Gaultier corset by Jean-Baptiste Mondino for Harper’s Bazaar (1990)

Stéphane Sednaoui, Jean-Baptiste Mondino, Cindy Sherman, Bettina Rheims, Mert Alas & Marcus Piggott and David LaChapelle participated in the making of the image of Jean-Paul Gaultier.

Some of these photos have become true symbols of a style and an era. Above, for Harper’s Bazaar, Madonna photographied by Jean-Baptiste Mondino during The Blond Ambition Tour in her Jean Paul Gaultier corset is a good example.

Here are some photos of their photos i took during my visit of the exhibition of Jean-Paul Gaultier in Montreal, an other way to make the visit.

Polaroïds, collection of Maison Jean Paul Gaultier
Madonna and her dancers, Jean Paul Gaultier – Costume fittings for The Blond Ambition World Tour (1989-1990)

David LaChapelle, Hollywood Confidential (1998) – Cage-look satin corset dress w/ long train (SS 1989)

Cindy Sherman, Untitled n°131 (1983) – Jacquard jumpsuit, Dada collection (SS 1983)

Jean-Baptiste Mondino reinterprets Man Ray’s Noir et blanche (below)

Noir et blanche, Kiki de Montparnasse by Man Ray

Nathaniel Goldberg, Untitled (Nadja Auerman), 2004 – Leather corset (Hermès, AW-2004-2005)

Jean Paul Gaultier and his maternal grandmother (about 1958)

Bettina Rheims, Judith, London « Modern Lovers » series (december 1989)

Mert Alas & Marcus Piggott, Untitled (Daphne Groenveld), Vogue (Paris, october 2010)
Tuxedo-collared chiffon cape, Parisiennes collection (Haute couture AW 2010-2011)

Mert Alas & Marcus Piggott, White wings (Raquel Zimmermann), Vogue (Japan, july 2009)
silk crepe and satin organza dress with bra incorporated – Calligraphy collection, « Initiale » dress (Haute Couture SS 2009)

Mert Alas & Marcus Piggott, White wings (Raquel Zimmermann), Vogue (Japan, july 2009)
silk crepe and satin organza dress with bra incorporated – Calligraphy collection, « Initiale » dress (Haute Couture SS 2009)

Anton Corbjin, Depeche Mode, shooting for music video « It’s no good » from Ultra 1997
Men’s Ready To Wear (SS 1997)

Anton Corbjin, Nirvana, shooting for music video « Heart-shaped box » from In Utero (1993)
Men’s Ready To Wear (AW 1993-1994)

Stéphane Sednaoui, Ant woman (Claudia Huidobro) – The Face 1989
Zipped lurex dress, net body stocking, women among women collection (AW 1989-1990)

Herb Ritts, Jean Paul Gaultier, Tokyo (1990)

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Arts of Fashion foundation 2011 #2

It’s a precious time where students can work on exciting projects and met rising designers (Jasper Sinchai Chadprajong, Lucille Puton and Christine Phung) but also the french illustrator Aurore de la Morinerie.

It’s always interesting and an honor to follow the process of making. From the idea to the garment – to the garment to the exhibition, here is a new set of photos of the silhouettes (in processing) and the students at work.

Please consider the beautiful pleats made by Atelier Gerard Lognon who works for Haute Couture.


Justin working hard on the pleats…


Pleats that never stops, like water… The « water » dress by Feng Chen


Christine Phung and a student


Jasper Sinchai Chadprajong and Lucile Puton explaining to Alexandra

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Arts of Fashion Foundation 2011 #1


Project by EunJin Song South Korea – Hong-Ik University

Last year i followed the fashion masterclass organized by Arts of Fashion Foundation and held at the Musée des Arts Décoratifs in Paris. Nathalie has asked me to be part of the team again, the pleasure was mine.

This year the themes were:

The modern dancer, is to create a daytime dress like a sculptor, based upon the work of Madame Grès (her technique of draping and fabric carving).

The flying tailor, is to create an everyday life menswear « garment », a combination of both innovation and function, based upon the work of Hussein Chalayan.

Twelve students from different countries (China, Switzerland, USA, France…) spend one month in Paris creating two silhouettes and fashion illustrations, this is some of them.

All infos here

Students, creative people at work


Justin Jamison and Kaycee Houchin from USA – San Francisco (the Art Institute of California)


Stefanie Ayoub from Toronto (Ryerson University)


Joyce Liang from USA – San Francisco (Apparel Arts)


Feng Chen Wang from China (Beijing Institute of Technology)


Justin Jamison


Danielle Lejah from USA (University of Wisconsin – Madison)


Leah Mendelson from USA – San Francisco (the Academy of Art University)


Nika Tang from USA – San Francisco (the Academy of Art) University). Nika is already a freelance designer with her own brand in San francisco, check her website

The rising designers


Lucile Puton (La Cambre), Paris based menswear designer, part of 10 finalists of the Hyères 2010 International Fashion Festival. Currently freelancing for Thierry Mugler w/ Nicola Formichetti and Romain Kremer.


Jasper Sinchai Chadprajong (Royal college of Arts), London based menswear designer, part of 10 finalists of the Hyères 2010 International Fashion Festival. Collaboration with Brioni, Camper and Swarovski.


Christine Phung (Duperré, IFM), Paris based womenswear designer, design the uniforms of the new world class luxury hotel Mandarin Oriental in Paris, freelancing for Vanessa Bruno, Baby Dior, Veja to name a few and designing her own collections based on experimentations and interactions with the environnement.

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Haute Cuisine x Haute Couture

La Haute Cuisine est en pleine ébullition hybridation, rencontrant d’autres univers tels que la mode, la photographie et le design.

Pendant la semaine de la Couture, un véritable cabinet de curiosités à pris place dans les jardins du Palais Royal ainsi qu’aux alentours. La Haute cuisine défend comme la mode son savoir-faire et son héritage.

Le chef Michel Troisgros, présent lors de cette manifestation, faisait des parallèles intéressants entre cuisine et mode lors d’une conférence donnée lors du dernier Festival d’Hyères. Il nous a ainsi rappelé que la Grande Cuisine n’avait pas encore les mêmes budgets de communication que les marques de mode. Là où la mode a vu la création de grands groupes depuis le début des années 80, la gastronomie à vu la création de restaurants indépendants. Selon lui l’univers de la mode, à sur ce plan, quelques longueurs d’avance.

Autour de l’idée de la nouveauté, la mode. La famille Troisgros (le grand-père de Michel) s’installe à Roanne dans les années 30. Depuis les années 60, la nouveauté fait partie de la philosophie de la maison. La carte du restaurant ne doit pas être figée, elle doit créer des cycles, comme des collections de mode. Cela ne doit en rien entraver la créativité, il faut avoir des certitudes, les conserver et rester informé. Notons que les années 60 sont aussi les années de l’apparition du prêt-à-porter, d’une mode plus dynamique, aux cycles de plus en plus courts, adaptée a son époque en aaccélération.

Autour de l’idée du « sens » d’un plat, l’art. Michel Troisgros lorsqu’il évoque une de ses recettes, au contraste pas évident, mêlant lait caillé et une truffe terrienne n’hésite pas à dire que l’artiste Lucio Fontana lui vient à l’esprit lorsqu’il fend le plat.

Autour de la communication, toujours lors du Festival sudiste, Caroline Champion nous fera remarquer que les vitrines et les affiches du traiteur Fauchon (où le produit disparaît) sont plus proches du monde la mode et des cosmétiques que de la gastronomie au sens propre.

Haute Cuisine fût aussi l’occasion de découvrir le très intéressant travail de la photographe Anne de Vandière. Après avoir publié deux livres sur le thème de la main (H/AND et H/AND série 2) elle exposait une série de photos, véritable plongée dans les ateliers du luxe (gastronomique et haute couture) français, un regard sur le savoir-faire des artisans et des portraits qui seront bientôt édités en livre.


Photos du travail photographique d’Anne de Vandière


M. Didier Ludot (au centre) and friends


Robes vintage Dior de la collection Didier Ludot pour l’installation Didier Ludot x Ladurée.


Une mariée dans tout ses états pour une collaboration entre les Broderies Vermont, Haviland et Eddie Benghane (chef pâtissier du Trianon Palace à Versailles).

Puis une virée chez Martin Margiela, non sans avoir faire coucou à M. Claude Montana, pour une cocktail tout en blanc (of course) qui se terminera en petit shopping nocturne…


M. Claude Montana et une amie


Le shopping du soir, une fine ceinture qui sera portée en guise de bracelet.


Le fameux gilet artisanal en assiettes cassées de Martin Margiela, plus transversal entre cuisine et mode on ne peut pas…

 

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Elle rit Fifi au Crazy (crazy Fifi)…

L’activité de Fifi Chachnil n’a cessé ces dernières années (ouverture d’une boutique à Paris et à Londres, création de costumes de scène pour le Crazy Horse, collaborations diverses, un parfum et un disque avec Philippe Katerine).

Invité à découvrir la nouvelle collection lingerie et balnéaire au Crazy Horse je n’ai donc pas hésité une seconde. Le style Fifi Chachnil, son univers  est dans l’esprit boudoir, cocotte, rock’n’roll (pour le côté rétro) et un peu canaille. Ses femmes corsetées et sulfureuses, portant froufrous et talons hauts, s’accordent parfaitement à un univers fantasmé…

Depuis 27 ans, elle fait fi de toutes les tendances. Un monde peuplé d’artistes tels que Helena Noguerra, Pierre et Gilles, Christophe Salengro, Lio…

Un brin marginale dans l’univers de la lingerie, Fifi Chachnill aimerait que les femmes assument ses créations pleinement, sans les considérer comme un déguisement.

Enjoy the show!


Nous sommes « au petit soin », Champagne for everyone !


Dolls – Poupées

Dolls – Poupées


Calamity


Si tu veux


Monokini


Monokini


Fifi Chachnil sans la culotte à froufrou, n’est pas Fifi Chachnil…


« Angel is love » with amazing Count Indigo !


Fifi on a swing, singing « Noctambule » for the finale

fifi-chachnil-ss2012-b

 

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Académie Royale d’Anvers | Transmission

Transmission de connaissances entre l’équipe pédagogique dirigée par Walter Van Bereindonck et les étudiants de la Royal Academy of Fine Arts d’Anvers. Ce Show Off #4 présente les travaux de l’ensemble des étudiants (quatre années) de l’école flamande.

La manifestation se répète pendant 3 jours (le défilé durant plus de deux heures) pour un total de 6000 visiteurs! Un vrai spectacle dans une ville qui vit mode.

A Anvers comme à La Cambre, on peut constater la marge de progression énorme entre les travaux de début de cursus et les travaux de la promotion sortante. Le style entre les deux écoles est toutefois, assez différent. L’influence de Walter Van Bereindonck est énorme sur le travail des académiciens. L’univers très libre, ludique, peuplé de monstres et de proportions aléatoires qu’il affectionne, se retrouve dans de nombreux travaux.

L’enseignement est centré sur le développement de l’univers créatif de l’étudiant. La narration et l’histoire d’une collection priment sur le désir de suivre une quelconque tendance.

« Protéger nos étudiants est primordial » dit M. le directeur. Toutes les vannes de la créativité sont ouvertes. Ainsi, il est demandé à chaque étudiant un travail en profondeur très important. Il devra explorer le fond de sa personnalité, savoir l’exploiter et la mettre en forme. « Il ne devra connaître ni craintes ni doutes ». « Il devra faire fi des barrières intellectuelles et du bon goût ». Il devra « habiter » le vaste champ de créativité qui lui est proposé tout en maîtrisant le « sens » qu’il apporte à son travail. Il est aidé en cela par la très forte implication des professeurs.

2e années


Preuve de l’étendue du champ des possibles, le show débute par un long passage de costumes historiques réalisés par les étudiants de deuxième année, avant de prendre des chemins plus expérimentaux.

Si on est bridé à l’école, qu’en sera-t-il une fois sur le marché du travail?

Ci-dessous: comme à La Cambre, le travail se concentre sur les volumes pour les deux premières années.

Puis on passe à des exercices plus légers et subtils

Les 3e années


You Wie NG


Yoon Soon Kwon (3rd Bachelor)

Ci-dessous Claire Michel réinterprète le costume africain avec des silhouettes en forme de monstres colorés.


Claire Michel (3rd Bachelor), collection « Los Nahuales »

Un passage spectaculaire de Manon Kündig (3rd Bachelor) avec des modèles gonflables, dont cette dernière silhouette qui une fois dégonflée devient cape.


Manon Kündig, collection « Blowjob »

Une vidéo de la performance des mannequins.

Suivez ce lien pour lire une interview de Manon Kündig réalisée par Dazed & Confused il y a sept mois. Preuve encore une fois du dynamisme des écoles belges, qui placent leur étudiants dans les médias les plus pointus bien avant la fin de leur cursus.


Rey Pador (3rd Bachelor), collection « If you set me free, i will not run »

Les Provocantes avec cigarettes, nez ensanglanté et corps exposé…

… laissent certaines spectatrices admiratives.

Une tendance dans les tenues masculines cette année que j’ai pu constater dans plusieurs défilés d’école: Le porter de tout son barda sur le dos. On atteint le sommet ici avec les ailes d’avion… Vraoum !


Mathias Weber

Les 4e années


Frédéric Hornof


En-Ya Vandenhende


Jantine Van Peski

Quatre questions à Niels Peeraer (Lauréat de la promotion 2011) + vidéo

Your garments are… (gender question)

My garments are for both man or woman, i know there is difference in bodies, but for exemple, my jackets are all open, so it can be easily worn. Now I’m designing more accessories (headpieces, shoes, bags…)

Nils Peeraer has been chosen by Veronique Branquinho, Delvaux’ art director, to make a bag inspired by the japenese lunchbox. This accessory will be made in limited edition of 5 and will cost 3,300 euros. Made entirely by hand it has 70 pieces and requires 12 hours for the making.

Beauty is…

My beauty ideal is asian boys. In the show i want to present an other beauty ideal, different from all « this tall white boys » that you see in fashion.

Favorite designer

Sonia Rykiel, because it’s « happy », i don’t want to work in a completely « black » world, everything is already so serious…

Next

I move to Paris in august for love and because there is so many possibilities in there!

Niels Peeraer collection

Deux points sont à retenir:

– L’importance croissante prise par les accessoires, qui deviennent plus qu’un simple ajout à une tenue, un terrain d’expression à part entière.

– La collection de Niels Peeraer, n’est pas consensuelle, mais là n’est pas l’objectif de la formation à l’Académie Royale d’Anvers. En termes de débouchés professionnelles, l’historique de l’école n’a plus rien à prouver et le nombre des étudiants qui sont chassés dès la troisième année en dit long sur leur potentiel.

Reconnaissons à cette collection le désir de faire bouger les consciences et les idées reçues sur le genre. Les repères sont brouillés, un étudiant dessine des sacs à plus de 3000 euros , puis crée des vêtements qui n’en sont pas vraiment, fait défiler des garçons habillés en rose et blanc et prône une beauté différente à la silhouette, selon ses mots, « petite et androgyne »…

Ne pas laisser l’esprit créatif reposer en paix, doit être un bon postulat de départ à transmettre pour les futurs créateurs. S’éclater?

 

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New beat

Discover this video some weeks ago. The sound, somewhere between Acid House and Electro Body Music (EBM) is what was called New Beat during the late eighties. « Rock to the beat » was a belgian major dancefloor hit.

Everything is amazing on this video, the girl, the dance, the outfits and the throbbing rythm that you can’t forget.

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Notre ami Gaultier à  Montréal

Présentement, je suis à Montréal pour suivre De la rue aux étoiles, l’exposition (et non une rétrospective) magistrale consacrée au créateur français Jean-Paul Gaultier. Pourquoi Montréal et non Paris pour lancer un évènement d’une telle importance?
Quand on lit entre les lignes des interviews qui sont consacrées au créateur dans les journaux locaux, il semble, que de « bêtes » raisons politiques entre la France et le Canada soient à l’origine de ce choix…

Entre temps, Montréal profite de cet évènement au retentissement mondial pour damer le pion à Toronto, sa concurrente de toujours. C’est le résultat d’un travail de longue haleine, une vraie job de bras comme disent nos amis québécois, réalisé par les responsables de la politique culturelle. Réunissant quelques 140 pièces emblématiques couvrant 35 ans de création, il s’agit d’une manifestation qui fera date.

Jean-Paul Gaultier possède les qualités que tout créateur, même un jeune premier d’aujourd’hui, se doit de réunir: humilité, talent et créativité.

Jean-Paul Gaultier est un créateur qui arrive aussi bien à créer une panoplie punk, bondage, ethnique, urbaine ou chic, sans pour autant galvauder aucun de ces domaines.

Jean-Paul Gaultier est un créateur transversal, voire presque super-hybride (cf. Jorg Heiser). Il sait intégrer et réinterpréter les codes et les tendances de notre temps, utiliser les différents médias tout en y ajoutant la dose d’humour et d’intelligence nécessaires pour les rendre accessibles a tout un chacun.

Jean-Paul Gaultier est populaire sans être omniprésent. Il ne prend pas d’assaut notre espace quotidien comme d’autres designers le font au risque de se galvauder. Il défend ses valeurs, celles qui font de sa Maison une référence.

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Montréal !

I am now a member of a team whose quest is to show you, in the coming months, the world of Jean-Paul Gaultier. First stop the city of Montreal in Quebec where the biggest exhibition of this famous french fashion house is taking place.

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