Louis XIII, longue vie au roi !

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La dégustation de cognac fait partie d’un certain art de vivre, pas loin de celui de la Couture et du luxe. Ce flacon façonné par le savoir-faire de 9 artisans de la cristallerie de Sèvres renvoie à une dentelle fine et précieuse dont l’origine pourrait-être Calais. Ne parle-t-on pas de la robe d’un cognac?

Voici une illustration qui m’a été commandée et que j’ai réalisé au trait unique, pour célébrer l’édition d’un jeroboam du cognac le plus prestigieux, le Louis XIII de la distillerie Rémy Martin.

Ce flacon de luxe, véritable chef d’œuvre, ne sera réalisé qu’en quantité très limitée et pour quelques happy few seulement.

A apprécier ici (avec modération).

 

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Anvers

Two little days in Antwerp, belgian capital of fashion, time for sightseeing, discover interesting places and of course, to see the show of the Royal Academy of Fine Arts .

I met Sandra Blacklund, smiling at Antwerpen Centraal, the main railway station, looking, like me, for the exit with taxis…

I discover Sien, Louis & Ra, the edgy shops of the city, also that vintage is a serious job in Antwerp. I spend a beautiful moment and learn almost  everything about knitwear in fashion at the museum of fashion (MoMu).

Meet, by chance, Zoë Vermeire (from La Cambre 2011) and creator of wonderful coats.


Zoë and Philippe Pourashemi

And see the show of the school led by M. Walter Van Bereindonck (below).

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Future talents | La Cambre 2011 « pot-pourri »

Raf Simons, president of the jury

Some photos of the amazing La Cambre show 2011.

Variations (1st grade)


« Dress-skirt » with embroidered belt and a work around the volume of the skirt.

Urban wear (2nd grade)

Transformers! Do not underestimate the power of urban wear. Motorcycle jacket, codes and volumes are amplified (2nd grade). Awesome job!

Knit (2nd grade)

This part of the show was astonishing. Colors, new techniques and unusual fabrics create a graphical knitted new body, in search of a new morphology (Alexandra Kengen).

Menswear (3rd grade)


Choregraphy by Mikael Chirinan


Pablo Henrad’s collection


A mysterious silhouette

I really like Louise Leconte’s collection (above), reminds me some Westwoodesque-crazy stuff, a chic-punk thing as if Hermes scarves meet Burberry’s coat meet a punk cap.



« My deer childw(h)ood » by Justine de Moriamé (above)

Below, « Chrysalide », a dream collection inspired by God with really amazing coats by Zoë Vermeire


Collars as butterflies by Zoë Vermeire…


Pictures above, « Out of vacuum » the amazing and very feminine work of Lucas Sponchiado (5th grade, 5e année). So beautiful you forget taking photos…

and more…

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Future talents | Céline de Schepper, La Cambre


Collection « Sadness is a color », by Céline de Schepper

« Claque de mode », deux heures de crescendo où les étudiants de l’école belge ont montrés tout leur talent au travers d’un show habilement mis en scène.

Les silhouettes des premiers étudiants ont un niveau technique et créatif époustouflant et on a du mal a imaginer qu’une marge de progression pendant leur cursus soit encore envisageable. Tout au long de leur cursus et jusqu’à son terme (5 années plus tard), l’équipe pédagogique de La Cambre pousse ses étudiants dans leur derniers retranchements.

La Belgique est un petit pays en superficie. Mais il est suffisamment vaste pour posséder deux écoles de mode (avec l’Académie Royale d’Anvers) à la renommée internationale. Au sein de ces établissement s’opère une sélection sans concession pour ne garder que les meilleurs (il y a huit élèves en cinquième année pour la promotion 2011).  Un cursus qui s’étend sur cinq années, soit l’équivalent d’un diplôme d’Etat d’architecte ou d’une grande école de commerce. Une approche de l’enseignement de la mode très différente de celle pratiquée en France. Comme le dit Tony Delcampe, le directeur pédagogique du département mode, « une pédagogie centrée sur le faire plutôt que l’illustration ».

Les silhouettes ultra-colorées de Céline de Schepper (ci-dessous) ont été un vrai coup de foudre.

Le souci du détail jusqu’au bout des ongles…


Imprimé marqueterie et jaune citron

Tête haute


Notez le soin tout particulier accordé aux accessoires de tête.


Des détails et un travail sur les volumes (que l’on peut voir sur l’ensemble des réalisations) fascinant… Des revers de col tailleur non symétriques qui naissent d’une couture devant, un col chemisier, un type de manche gigot à tête rectangulaire…

Il y a comme un grand mix and match dans les tenues de Céline de Schepper, des éléments aux couleurs vives, de gros bracelets en bois, des imprimés, de la dentelle, des accessoires de tête fleuris et très élaborés.

Bracelets sculptures

La longue traîne

Céline de Schepper à remporté le prix Prix Hunting & Collecting (Bruxelles).

A relire, un billet concernant le livre édité par l’école.

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Bruxelles entre art et mode


La biscuiterie Dandoy, deux siècles de savoir-faire

J’étais à Bruxelles le week-end dernier afin d’assister au défilé de La Cambre.

Trois lieux à visiter:

L’hotel Aqua


Hotel très arty-design avec une installation de l’artiste belge Arne Quinze

Christophe Coppens


L’imposant atelier-immeuble.


Christophe Coppens, illustre créateur de chapeaux.

Très connu et populaire dans son pays, Christophe Coppens l’est un peu moins hors de ses frontières. Cela ne l’empêche nullement de collaborer régulièrement avec les plus prestigieuses maisons de couture ou la jeune garde des designers comme Juun J. (cf. leur collaboration en vidéo)

Stijl


Rick Owens

Rue A. Dansaert 74, Stijl est une boutique qui distille les créateurs Tim Van Steenbergen, Ann Demeulmesteer, Rick Owens…

A suivre Conni Kaminski et M. Bul, jeunes créateurs belges que nous avons pu rencontrer pendant notre séjour.

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Arzu Kaprol | Leg Power !

Les mannequins de la jeune créatrice turque Arzu Kaprol étaient court vêtues ce matin à l’hôtel Westin, elles allaient d’un pas ferme et déterminé, dans des tenues en cuir, serpent, mousseline et mohair, tantôt très près du corps, tantôt sculpturales.

Les femmes d’Arzu Kaprol, chevalières futuristes, vont vêtues de noir, noir aile de corbeau, noir de carbone, noir réglisse. Powerful women in black!

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 Certains vêtements sont ornés de boutons noir d’ébène et de petites plaques d’onyx.

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«Les jambes des femmes sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie.» (Charles Denner, L’homme qui aimait les femmes)

Le final du défilé ou les über-sexy-galactic-women d’Arzu Kaprol (a must see)!

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Le vertige du funambule

Je viens de terminer la lecture de l’ouvrage d’Annick Lantenois: Le vertige du funambule, le design graphique entre économie et morale. Un livre où l’auteure nous apprend entre autres, que rien n’échappe au design, pas même les corps…

L’ouvrage dresse un récit historique du design, de ses fondements établis au XIXe siècle à nos jours.

Annick Lantenois y étudie comment le designer, traducteur et par ses prises de positions nous guide à travers la complexité des codes qui peuplent notre quotidien (logos, sites internet, affiches…).

Les propos tenus dans ce livre intéresseront les designers de tous bords (graphistes bien sûr, mais aussi les designers de mode, les illustrateurs, etc.).


Familiarité entre l’illustration des M/M à droite pour Yohji Yamamoto et celle dessinée par Aubrey Beardsley.

Tout comme le designer graphiste, le designer de mode se doit de décoder les signaux qui nous entourent.

Tout comme le designer graphiste se doit d’être, aujourd’hui, un peu programmeur, le designer de mode se doit d’être en phase avec les nouveaux déclencheurs (essentiellement numériques) qui lui permettront de favoriser l’échange et de faire naître des expériences créatives singulières.

J’ai numérisé certains passages du livre qui m’ont semblé intérressants:

Une crise du temps, patrimoine, storytelling, etc. ?

Ci-dessous des extraits où l’auteur étudie le passage du blason au logo dans l’identité des villes et le changement de sens inhérent à celui-ci.

– « Le blason est une traduction symbolique de l’enracinement d’une collectivité dans la durée et dans un territoire. »

– « Le blason est une des manières de raconter l’histoire de la cité, lieu sédentaire, localisable, quantifiable, datable… »

–  « C’est un récit stratifié où chaque élément iconique (tours, roues dentées, etc.) symbolise les diverses couches temporelles qui racontent chacune une période de l’histoire. »


Evolution du logo de la ville de Bezons

–   « Les logos des années 80, ne portent plus les symboles des traçes matérielles, l’Histoire s’absente, l’enracinement dans la durée s’oublie. »

–   « Les logos semblent conçus pour annoncer les qualités de cette ville à la manière du slogan, voire de l’injonction (essor, dynamise, vitalité). »

–   « Le blason privilégie la durée et la stabilité de la cité, le logo affirme le présent de la ville par le mouvement et la métamorphose. »

–  « Ainsi la forme globale du blason et la syntaxe qui articule les symboles et les codes couleur traduisent-elles la conception d’un temps continu, structuré par la tradition et par la transmission, par l’héritage. »

Je n’ai pas pu m’empêcher de faire un rapprochement avec le secteur du luxe où ces dernières années fut privilégié l’instant. L’an passé lors du International Herald Tribune Luxury Conference les notions d’héritage et de savoir-faire ont été élues comme point de salut et de reconquête pour l’industrie du luxe par Suzy Menkes.


Les deux premières images représentent l’évolution de l’emblème du Bauhaus (Karl Peter Röhl, 1919 puis Oskar Schlemmer, 1922), la troisième image montre la ressemblance troublante entre le logo de Schlemmer et les premières icônes du Macintosh d’Apple dessinés par Susan Kare.

Le livre, l’e-nomadisme, l’hypermodernité: morceaux choisis

Annick Lantennois aborde d’autres sujets adjacents à son récit, traitant de la culture du livre, du numérique, du développement technologique, de l’e-nomadisme… des notions qui de près où de loin concernent également les métiers de la mode (designer, presse traditionnelle ou électronique, bureaux de tendance, etc.). Morceaux choisis, à méditer.

–   « L’histoire est un récit de la connaissance dont le rôle est de transmettre et faire comprendre les conditions où s’exercent les actions, l’expérience des hommes. Le design graphique, quant à lui, est un ensemble de compétences à la fois intellectuelles (conception) et plastiques (mise en forme de contenus) dont se dotent les sociétés pour contribuer à rendre au monde une lisibilté que l’industrialisation, la mécanisation et l’urbanisation avaient opacifié. » (p. 42)

–   « Le livre est un objet emblématique dont s’est doté le christianisme dès le IVe siècle pour traduire sa conception du temps et repondre a ses pratiques intellectuelles. La culture du livre est alors l’ensemble des comportements programmés par cette structure de pensée et que l’imprimerie radicalisa. (…) La conception téléologique du temps -orienté vers une finalité- qui structure la culture du livre est ce qui la distingue de la culture numérique marquée, quant à elle, par la conception présentiste du temps, ce -présent omniprésent-« . (p. 66)

–   « Hypermodernité, hyperindustriel selon le philosophe Bernard Stiegler, surmodernité selon l’anthropologue Georges Balandier: des superlatifs comme si le langage s’épuisait à s’adapter à l’accélération du développement technologique depuis les années 80, telle une balise permettant à l’intelligence de se repérer dans un présent où le passé et le devenir semblent s’y noyer. » (p.67)

–   « Les téléviseurs, mobiles, ipods voient leur statut se modifier ils ne sont plus des terminaux mais des relais. » (p. 69)

–   « C’est pourquoi au terme « dématerialisation » devrait se substituer celui de « numérisation » qui permet de mettre en avant le processus de transformation qui mène les contenus d’un état vers un autre: des supports imprimés vers les techniques industrielles (cinéma, radio) puis vers les technologies hyper-industrielles en réseau et réciproquement. » (p. 70)

Designer, what else?

–   « Au fond, privilégier les relations entre les objets pour y revenir, permet de poser les questions de la fonction et du sens à leur assigner. Ce mode d’analyse n’est en rien nouveau. déjà  en 1947, Laszlo Moholy-Nagy écrivait: « Faire du design c’est penser en termes de relations ». (…) . » Ainsi, que conçoit Otto Wagner, en 1902, pour le Bureau des Dépêches de Die Zeit? Ou Stanley Morison lorsqu’il dessine en 1932 un caractère spécifique pour le journal The Times? Ou encore, lorsque Harry Beck, en 1933, dessine le plan du métro londonien?

(…)

Tous dessinent, designent, des identités bien sûr, tous conçoivent des objets fonctionnels destinés à aider, à accompagner les individus dans leurs lectures des informations et des espaces. Mais, au-delà de ces fonctions, ce que ces designers inventent est également, voire avant tout, les conditions nécessaires aux échanges, à la circulation des biens, des personnes et des informations. En concevant un dessin de lettre en adéquation avec l’économie de la presse moderne, en dessinant un Bureau des dépêches – l’un des maillons dans la chaîne du traitement et de la diffusion des informations – , en schématisant les parcours du métro qui favorise et rationalise le déplacement des individus, en particulier, vers leur travail, S. Morison, O. Wagner et H. Beck contribuent au processus de transformation de l’énergie en principe même. »

–   « (…) ce qui les unit est leur volonté de trouver des formes et des syntaxes en adéquation avec leur présent. »

–   « (…) réinvestir les fondements du design graphique et (…) interroger leur actualisation au regard non pas d’une dématérialisation des contenus mais de leur transformation par la numérisation, au regard non pas d’un monde dissocié entre concret et dématérialisé, mais d’un monde concret augmenté, étendu dans des environnements numériques. »

Blogs vs journalistes, un combat d’arrière garde

–   « Les instruments nomades de captation et les logiciels de traitement des images, des textes et des sons ouvrent les champs experts historiques à la participation des amateurs. La profession du journalisme en sait quelque chose qui s’inquiète de la part prise par les documents amateurs dans le traitement des événements par les grands médias, qui s’inquiète également de la multiplication des blogs d’information échappant au cadre de la presse écrite et télévisuelle. Alors, nous pourrions pleurer sur la mort du journalisme. Mais n’est-ce pas, au contraire, l’opportunité de repenser le métier de journaliste? »

Ci-dessous, un passage dédié à tous les streetstylers, car le monde de la mode s’est aussi étendu grace à l’avènement du numérique. Découvrir les looks de rue de Stockholm, Athènes, New-York ou Tokyo n’a jamais été aussi facile.

Les non-experts de mode, mais passionnés, peuvent assez simplement mettre en ligne leur propres créations sur des sites comme Etsy et pour certains même en faire leur profession. Les sites de partage et d’appel à contribution se multiplient.

La facilité d’accès aux outils fait de chacun de nous, en apparence, un designer graphiste, qui manipule les typographies et les images glanées çà et là ou un designer de mode qui montre quotidiennement ses tenues sur son blog et donne son avis sur la dernière collection de Marc Jacobs.

–   « À cet élargissement de l’espace de paroles aux non-experts, il faut ajouter l’invention puis la généralisation de la photographie qui permit aux individus de s’approprier la fabrication des images et contribua à la démocratisation des connaissances grâce, notamment, à la reproduction des oeuvres. »

Extension, Expertises et Expériences

–   « La découverte dont nous faisons l’expérience aujourd’hui est, de manière similaire, celle de l’extension et de la diversification des compétences, celle du rôle de la technologie dans les processus de démocratisation et d’élaboration de nouveaux savoirs et de nouvelles idées. À chaque fois, en contribuant à démocratiser l’accès aux savoirs et aux informations, c’est la distribution symbolique et économique des rôles et des statuts qui se redéfinit. Ce double processus de dé/refonctionnalisation impulsé par la culture numérique crée les conditions de formation d’un continuum qui remodèle les distances symboliques, économiques et juridiques entre les rôles de producteur/auteur, de diffuseur, de lecteur. Ce continuum ne signifie pas leur fusion. Il s’instaure sur un principe d’alternance volontaire, une alternance qui autorise l’extension des domaines de compétences, des rôles et des responsabilités. Il naît de la logique du réseau fondée sur l’instabilité des contours et structurées par la circulation hyper textuelle et hyper-média. »

Reste aux bureaux de style, aux créateurs, aux amateurs, à savoir comment exploiter cette masse d’information, de compétences, cette diminution des distances, ce flot-flux responsable du vertige afin d’éviter de sombrer, trop facilement, dans cet océan numérique.


Angelique Lantennois est historienne d’art et enseignante à l’école régionale des beaux-arts de Valence.

Le vertige du funambule, le design graphique entre économie et morale est disponible aux Editions Cité du design.

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Gang of four: #3 Julien Fournié, radical

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Pour l’été 2011, la Fédération Française de la Couture avait inscrit trois nouveaux entrants à son calendrier, trois frenchies au style bien marqué, au parcours passionnant, trois frenchies à suivre. Ajoutés à Quentin Véron, voici quatre shows, un gang of four composé de quatre garçons dans le vent, censés donner un peu de vavavoum à notre chère dame Couture.

La collection de Julien Fournié pour l’été prochain à été maintes fois citée depuis sa présentation, notamment dans plusieurs publications print. Controversée, certaines rédactrices ont détesté ce show, d’autres l’ont encensé. Nul en tout cas, ne fut insensible au choix du créateur de ne faire défiler que des mannequins noires…

Une décision en guise de protestation envers des podiums qui ne représentent pas toujours le monde dans lequel nous vivons…

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Etre out of the boundaries (hors frontières) ne semble pas effrayer Julien Fournié, au contraire. Ne pas suivre le sens du courant, une attitude presque « punk », une radicalité qu’il revendique au fur et à mesure de ses défilés. Ainsi il est capable de passer d’un extrême à l’autre, d’une saison sur l’autre. Souvenez-vous de sa collection précédente « Premier Hiver », très « gothique » avec ses broderies sang dégoulinant (ci-dessous).

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Au son d’un requiem, les mannequins allaient les paumes noircies, tournées vers l’extérieur comme lorsque l’on prie, les yeux vers le ciel, comme sacrifiées. Julien était mélancolique.

Pour l’été on est transporté aux antipodes de tout çà, les couleurs éclatent, la musique est festive. En backstage c’est aussi un autre Julien Fournié que je découvre, détendu, toujours souriant, heureux semble-t-il.

Que nous réserve-t-il pour la saison prochaine? Continuera-t-il ce mouvement oscillatoire ou bien est-il réellement entré dans une nouvelle ère?

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