Demain Hyères 2011

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Vue depuis la pelouse de la Villa Noailles

Hyères 2011, le Festival de la mode et de la photographie c’est demain ! L’occasion de rencontrer les Maxime Simoens, Steffie Christiaens, Viktor & Rolf, Jean-Paul Lespagnard, Sølve Sundsbø ou Camille Vivier de demain.

Se baigner dans un univers créatif, faire des rencontres, attendre la navette qui nous monte à la Villa, flâner au soleil, danser sur la plage à la nuit tombée, re-découvrir le vieux Hyères, attendre la navette qui nous monte à la Villa et assister au défilé sis cette année au salin des Pesquiers à la Capte. Voilà le programme de jours à venir.

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Le dédale de la villa où j’aime me perdre chaque année.

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On se retrouve entre copains…

 

… à la Conserverie pour partager l’espace d’un couple d’heures nos impressions sur la nouvelle fragrance de Marc Jacobs qui nous est présentée ce soir-là et qui est disponible depuis peu.

Une fragrance détonnante à base de poivre rose, blanc et noir. Immédiatement adoptée !

Bang ! Cette onomatopée à aussi une forte connotation sexuelle, c’est le côté érotique de cette fragrance incarnée par un Marc Jacobs en tenue d’Adam.

Bang ! Le profil dynamique et bruyant de ce flacon fait irrésistiblement penser à la posture du boxeur, ventre rentré, épaules en avant, regard droit, prêt à donner (recevoir) le coup de grâce? C’est le versant viril de ce parfum incarné par son géniteur, un Marc Jacobs body-buildé.


Jake Lamotta, surnommé The raging bull

 

 

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Paisible Basil Soda

 

 

Pour sa deuxième présentation de prêt-à-porter on sent que le créateur à du mal a se défaire des manières de sa Couture. Certaines de ses créations présentées ce jour-là conservent un côté « meringue » et surchargé…

Libanais comme Elie Saab, auprès duquel il a perfectionné son art en tant que chef d’atelier, mais dont le style est assez différent, on ne serai pas surpris d’apprendre que lui aussi possède une solide clientèle Haute Couture faite de particulières et de stars.

Revue de certains détails à suivre de cette collection.

Ci-dessus, détails de dos, deux mondes se rencontrent,des éléments géométriques cohabitant avec des empiècements brodés, des découpes rectilignes sur la souplesse du voile.

Idem ci-dessus, deux types de dentelles brodées et des empiècements géométriques façon « créneaux de chateau-fort » confèrent à l’ensemble un style néo-baroque. Les grosses agrafes métalliques « posées », permettent une fermeture bord à bord du vêtement et contrastent avec la tenue lui apportant ainsi une certaine modernité.

Robe bustier: comme précédemment, rencontre de matières et complication faite d’un pan devant entièrement rufflé. Le créateur modernise sa silhouette avec une grosse fermeture sur le milieu devant et qui souligne la taille.

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MUS by Véronique Leroy

Paris Fashion Week- MUS was created in 2009 by Myriam Ullens de Schooten and designed this season by Veronique Leroy. Collection MUS (the initials of the designer) was the good surprise of another exhausting day of fashion week.

Sitting quietly behind the windows of the Palais de Tokyo, the girls dressed in knittedcotton w/silk came and posed with spare elegance.

Fin du XXe siècle, alors en stage chez Véronique Leroy je me souviens de ses deux caniches royaux et des délicieuses soupes qu’elle nous préparait dans son petit atelier du XXe arrondissement de Paris…

Créée par Myriam Ullens de Schooten et dessinée cette saison par Véronique Leroy, la collection MUS (les initiales de la créatrice) était la cerise sur le gâteau d’une journée de fashion week éreintante.

Sises sagement derrière des vitrines du Palais de Tokyo, les filles vêtues de maille de coton/soie allaient et posaient avec une élégance détachée.


Dans une robe en agneau plongé, les mains délicatement posées sur les genoux on y verrait presque une réinterprétation des toiles de maîtres flamands du XVe siècle. Tout un art…

Intimate luxury and neo-preppy style (not far from Celine or Chloe). Some would say it’s boring and not daring and some would say it’s the simple pleasure caused by clothes that make you a lady-chic, or a casual chic (all in beige) and want to curl-up in what considered the best in knitted garments.

Un luxe feutré, sans fard, ni artifices, naviguant sur la vague néo-BCBG qu’affectionnent Chloé ou Céline. Boring et sans audace diront certains ou plaisir simple provoqué par des vêtements qui donnent envie…

.. d’être dame-chic, un peu hôtesse de l’air sixties (ne manque plus que le calot)

… de se la jouer décontracté-chic-cool en salopette et total beige (des pieds à la tête)

… de se lover entre copines

… et d’être fières en ponchos en grosse maille.

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The Kills, kills, kills !

The other night, inhabited by the demon of rock the magnetic duo were on stage at Le Bataclan. Each one in a corner of the scene, each one in his own universe, playing their sound, raw and minimal.

No partners, alone with their drum machine. Alison Mosshart, hanging on the microphone, her hair blocking her face, is a feline without artifice. Jamie Hince, firm and determined is sometimes holding his guitar like an assault rifle.

And despite all the hype, uncompromising rock, resisting of current trends and other ephemera.

The usual shitty video below (with Kate Moss and Stefano Pilati inside !)

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Meet | Mary Katrantzou, Arik Levy & Rodrigo Otazu x Atelier Swarovski


Close-up on Claire Adair collection for Swarovski

As last season Atelier Swarovski leave « carte blanche » to six designers to create a new collection of jewels. I met three of them this morning.

Rodrigo Otazu: push my buttons !

Rodrigo Otazu is obsessed with the desire to make « something new », something people will remember, he doesn’t want to be « one more ». He spend three months to design this collection that himself describes as punk-chic. For the first time he use a computer for the designs: « it give you a fresh edge in your work » he said.

The passionate guy design jewels for celebrities like Lady Gaga, an artist that « push my buttons », that keeps you « on the move » he said. Rodrigo is influenced by a rock’n’roll way of life and classical architecture. Some of his designs seems to have studs on it. In fact he uses the crystals upside down creating a new effect.

Rodrigo Otazu wants to see his jewellery worn easily by every girl, « from the office to the club ».

Mary Katrantzou: chromatics !

Like the previous seasons, Atelier Swarovski is acting like a talent scout and ask new british phenomenon Mary Katrantzou to design a crystal jewel collection.

I was very pleased to meet Mary as i am a new fan of her work. She is one of the new british designers who are using unique digital printing method to create a strong identity more than just a trend.


Beautiful iridescent effects

She adapts her fashion based this season on Fabergé and inspiration from objets d’art, perfumes bottles or interiors, to the jewels. She explores a wide scope. The idea was « to wear them with the garments » and that why they beautifully match together. The challenge was: being desirable, keep a sense of glamour and have a commercial credibility.

Mary was interested by the lightness of the stones and create this colorful collection where she combines the crystals with brass and enamel.

Arik Levy: Métaphores


Toujours aussi décontracté, plaisant et rieur Arik Levy nous a une fois de plus passionné.

Retrouvailles un an et demi plus tard avec Arik Levy ce matin-là, ce type est un vrai bonheur. On peut passer des heures à l’écouter parler de son travail.

Lors de cette collaboration « j’ai pu prolonger mon travail artistique, créer des métaphores ».

Ce qui l’intéresse c’est de créer une nature que l’on ne connaît pas, mais que l’on imagine. Dans les bijoux « cratères » (ci-dessous), Arik combine plusieurs tailles, des qualités et des couleurs différentes de cristal. Ainsi il crée un profondeur qui existe uniquement dans la nature. « On montre l’intérieur, on ne se contente pas de décorer la surface » dit-il.


Collier « cratère »


La démarche est similaire avec les bijoux diamants (ci-dessous). La modélisation filaire nous fait dire « diamant » or comme nous l’explique le designer « ce n’en est pas un », il en a l’aura. Arik Levy crée une réalité qui possède tous les codes sociaux du diamant sans l’être, il s’agit d’une métaphore. Il travaille autour de la notion de « présence-absence », avec le désir de provoquer de l’attraction et « de l’amour » autour de cette aura, de cette persistance.


Bijoux « diamant » et métaphore du diamant

On utilise souvent l’expression « ce n’est pas la mienne, c’est l’autre ». Le travail d’Arik Levy s’articule aussi autour du concept d’altérité: l’autre présence, l’autre nature, l’autre matière, l’autre impression, « c’est presque de la psychotherapie » nous confiera-t-il. Il s’agit du rapport qu’entretient le corps avec son espace de vie.

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