Grazia Toderi, perceptions

Lors de mon séjour à Porto, une visite au célèbre Musée d’Art Contemporain Serralves (Fundacao de Serralves) pour y voir l’exposition de l’artiste italienne Grazia Toderi…

Ses installations résultent d’un mix entre photographie et vidéo, le tout manipulé par ordinateur. Des vidéos fascinantes représentant essentiellement des cités la nuit, Las Vegas, entre magma d’étoiles, mégalopoles insomniaques et cités sous les bombes. Les flashs sont alors des explosions. Autant le silence, le bruit sourd et le rythme très lent inhérent à ses vidéos peut être apaisant, autant il peut être inquiétant et angoissant.

Dans Rosso Babel où l’artiste explore le mythe de la Tour de Babel, elle présente un diptyque où l’on perçoit une cité-tour upside-down.

Dans Atlante, tourné au Portugal, c’est l’absence de ligne d’horizon (voir au début de la vidéo) qui nous interpelle et questionne sur le rapport entre monde terrestre et monde céleste.

Tout est affaire de perception, c’est ce que semble nous dire l’artiste. Un peu comme comme la présence de ces imprimés néo-psychédéliques vues la saison dernière, qui eux aussi stimulaient notre vision… (Voir ci-dessous)

During my stay in Porto, we visit the famous Museum of Contemporary Art (Fundacao de Serralves). I was in a hurry, but I had time to be mesmerized by the exhibition of the Italian artist Grazia Toderi …

Her cities rise up from aerial photographs of real cities, from computer modified nocturnal views upon which the artist draw cartographies of intermittent lights. These cities may be a Las Vegas, as they may be cities under bombardment. Both the silence and the slow pace inherent in her videos can be considered as soothing, as it can be uneasy too.

In « Rosso Babel » where the artist explores the myth of the Tower of Babel, a diptych show an upside down tower-city.

In « Atlante », shot on Portugal coasts, is the lack of horizon line (see the beginning of the video) that challenges us and asks about the relationship between earthly and heavenly world.

Grazia Toderi tell us that it’s all about perception. A bit like the neo-psychedelic printed shirts seen last season, which also, stimulate our vision. See below the 3D print at Jean-Paul Gaultier (must be seen with the proper glasses!) or the « broken windows » prints at Juun J.

Curator: João Fernandes

Les tenues imprimées « 3D » des hommes de Jean-Paul Gaultier (à voir avec les lunettes adéquates!) ou les imprimés « bris de glace » des garçons de Juun J. vus la saison dernière


Jean-Paul Gaultier, spring summer 2011


Juun J spring summer 2011

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PFW | Elie Saab, l’homme qui aimait les femmes

Paris Fashion week- Le défilé d’Elie Saab vient de se terminer. Difficile de résister aux rythmes de Diana Ross, Chic, Imagination ou Blondie sur lesquels des princesses aux jambes interminables viennent de défiler. On veut absolument faire partie de la soirée Elie Saab de la saison prochaine!

Gris poudré, nude et saumon, chiffon, soie et crêpe, les couleurs sont douces et les matières vaporeuses pour de luxueuses robes du soir, des petits tailleurs ou des robes de cocktail. Tout le registre fastueux de l’autodidacte libanais défile sous nos yeux.

Minaudières, cabas, sac baguette… Pléthore de sacs dans cette collection (la maroquinerie fut lancée en 2005 lors de la fashion week de Paris pour le printemps-été 2006)

Elie Saab célèbre une beauté intemporelle, la féminité et le glamour y occupent tout l’espace, à la manière d’un Valentino et nul autre concept ne vient interférer. La femme Elie Saab est tout simplement belle, belle et sûre d’elle-même, on ne se lasse pas de la regarder et de la suivre…

Elie Saab’s (Lebanese self-made couturier) show has just ended. Diana Ross, Chic, Imagination or Blondie made us and the endless legs princess who go down the runway groove. We want to be in the Elie Saab’s party of the next season!

Gray, powder and nude, salmon, chiffon, silk and crepe, Elie Saab use soft colors and light fabricss for luxurious evening or cocktail dresses and little jackets. His sumptuous register unfolds before our eyes.

Minaudières, tote bag, baguette bag… Many many bags this season (the leather collection was introduced in 2005 during the Paris fashion week for spring-summer 2006)

Elie Saab celebrates a timeless beauty featuring femininity and glamor, like Valentino, no other concept interfere. Elie Saab’s woman is simply beautiful, beautiful and strong.

 

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Aurore Thibout lève le voile sur ses vêtements mémoires

« Les vêtements ne sont pas anodins, ils sont rares, choisis, ils ont une raison d’être là… »

Aurore Thibout, grand prix du public 2006 au Festival de la mode d’Hyères et ancienne de la Maison Martin Margiela, nous parle de son travail sur le vêtement mémoire et sa vision transversale du métier de styliste. La jeune designer fait rimer poésie et technique, compose sculpture, photographie et couture, afin de créer une mode faite de pièces personnalisées.

Aurore Thibout, public prize at Festival de la mode d’Hyères 2006 and former Maison Martin Margiela talks about her work on memory clothes and her vision of fashion design as a cross over discipline . The young designer rhyming poetry and art, mix sculpture, photography and fashion to create custom garments.

Gros plan sur un vêtement-stèle, un plastron du début du XXe siècle appelé modestie – Close-up on a garment-stone

Depuis que j’ai fait sa connaissance cet été, j’avais très envie de connaître un petit peu plus son univers, c’est chose faite à travers cette interview réalisée lors du vernissage de l’exposition « Portez-vous bien? »qu’elle partageait avec d’autres artistes(1).

To know more about this designer is done through this interview, since I met her this summer, i am a fan of Aurore Thibout’s work. This video talk place at the opening of the exhibition « Portez-vous bien? » (do you wear it well ?) that she shared with other Artists(1).

(1) Emilie Faïf, Patricia Canino, Clay Apenouvon

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Joseph Altuzarra x Atelier Swarovski

Dear readers,

Meet Joseph Altuzarra early in the morning even if you gig all night with Courtney Love is inevitable !

With Alexander Wang and Proenza Schouler, Joseph Altuzarra is part of this new generation of designers who put fire on the runways every season. For Atelier Swaroski working with designers is always a good challenge. This time, the main goal was to find new technics and new way of shaping the stones.

Joseph Altuzarra x Atelier Swarovski’s style came from is love for the sixties and the wish to work with crystals and a clear thick material (bakelite). The thickness is for the wealth he said.

Atelier Swarovski’s team have done everything to bring to life the wishes of the young designer.

Bagues, bangles à accumuler, boucles d’oreilles… Le plastique utilisé est travaillé par l’atelier qui fabrique les bijoux d’Yves Saint Laurent – Rings, bangles (to wear by three or four), earings are made by the same workshop as Yves Saint Laurent’s jewels.

Avec Alexander Wang ou les Proenza Schouler, Joseph Altuzarra fait parti de cette nouvelle génération de designers qui affolent les podiums de New York City. Pour Swarovski, friand d’échanges, cette collaboration est un nouveau challenge. Comme nous le dira Joseph, il s’agit de mettre en place de nouvelles techniques et de nouvelles taille de pierre.

Son inspiration il est allé la chercher au sein des années 60 qu’il affectionne tant. Il y avait chez lui le désir de travailler autour du cristal, sur une bakélite épaisse (pour un rendu plus riche) et transparente. Le défi était de trouver une matière nouvelle, des cristaux spéciaux ayant des reflets particuliers.

Les équipes de l’atelier Swarovski ont tout mis en œuvre pour bring to life les idées du jeune designer.

Front – Des pièces au reflets particuliers ayant un rendu très graphique où le cristal semble flotter – Graphic: a necklace where the crystals seems to float.

Back – Le collier vue de dos, un long ruban noué qui descend jusqu’à  la taille, sensass ! – Back: the above necklace, a ribbon running down to the waist, beautiful !

Meet Joseph and see the collection at Colette

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Invest in fashion !

investfashion.com est une plateforme innovante, destinée à rassembler les investisseurs et les amoureux de la mode désireux d’être financièrement et émotionnellement lié à l’émergence d’une nouvelle génération de designers. En investissant ils participeront au financement du processus de conception, de promotion, de production ainsi qu’à la vente au détail de leur première collection.

investfashion.com is an innovative and sustainable platform, geared up towards uniting investors and fashion lovers who want to be financially and emotionally linked to the development of a new generation ofcreative designers. Together, investors will finance the design process, promotion, production, and retail of selected designers’ first collections.

La participation est ouverte à tous, que vous soyez un ami, un membre de la famille, un étudiant désireux de comprendre le processus de création et de production, que vous fassiez une étude de marché ou que vous soyez un investisseur. Depuis le 10 octobre vous pouvez acheter à partir d’un montant de 25$ (18€ environ) une des 3000 actions dont est composé chaque collection.

3000 shares per collection will be up for sale starting October 10. With as little as $25, an investor can be anyone: a dedicated fashion follower, a supportive friend or family member, a student looking to understandthe design or business process, a market researcher or a capitalist.


Akarasun Seanglai collection’s (preview)

La plateforme est ouverte à tout les créateurs de mode. Les 6 premiers sélectionnés, qui vivent et travaillent dans différentes parties du monde (New York, Paris, Bangkok et San Francisco) sont: Aurore Thibout, Natallia Pilipenka, Lucile Puton, Bora Han, Chelsea Snyder et Akarasun Seanglai.

The platform is open to any creative designers to register. The first 6 award-winning and entrepreneurial fashion designers have been selected: Aurore Thibout, Natallia Pilipenka, Lucile Puton, Bora Han, Chelsea Snyder and Akarasun Seanglai. They live and work in different parts of the world: New York, Paris, Bangkok and San Francisco!

Il n’est pas question ici de quantité, de saisonnalité, ni même de tendance. Il s’agit avant tout de promouvoir la vision d’un créateur, le caractère unique de son travail, son tempérament et son indépendance. Les modèles seront réalisés en édition limitée et numérotée en respectant de haut critères de qualité et d’éthique.

For these new investors, future clientele, and young creative minds themselves, it is no longer a question of quantity, of season, or even trend, but rather one of vision, uniqueness, temper and independence! The designer’s pieces will be limited and numbered with high quality and labor ethics standards.


Boran Han collection’s (preview)

investfashion.com facilite les relations entre les créatifs visionnaires et ceux qui ont la volonté de donner vie à ces projets.

investfashion.com facilitates relationships between those who have the vision and those who have the willingness to bring it to life.

Visitez le site investfashion.com, explorez ces collections uniques, non soumises aux tendances et soutenez ces nouveaux croisés de la mode.

You’re invited to navigate the investfashion.com website, explore these uniquely untrendy collections and support this new wave of fashion warriors.

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Oh Porto !


Final du show de Luis Buchinho

Trois jours non-stop sous un temps paradisiaque et idyllique, au pas de charge pour suivre une des fashion week lusitanienne.

Au Portugal il y a deux fashion week, celle de Lisbonne et celle de Porto. Pourquoi me direz-vous? Les créateurs que j’ai eu l’occasion de rencontrer non pas su me dire ce qui différenciait les deux manifestations. En l’espace d’une dizaine de jours des créateurs comme Fatima Lopes, Alves Gonçalves, Ana Salazar ou Luis Buchinho organisent deux défilés majeurs dans leur pays…

A Porto donc et ce pendant trois jours, se déroulent deux manifestations sis dans un même lieu. Portugal Fashion ou les défilés des créateurs établis. Felipe Oliveira Baptista y fait défiler sa collection vue à Paris, Luis Buchinho en profite pour y présenter une ligne plus orientée maille, Fatima Lopez, la star, déchaîne les passions parmi le public, avec une collection très inspirée par l’univers aquatique. Autour de ces pointures, des créateurs moins connus à l’international, Storytailors, Red Oak, présentent eux aussi leurs modèles, pas de créativité débordante, ni de prises de risque stylistique chez eux.

Pour trouver des créations plus agitées, il faut descendre de deux étages, au nouveau salon baptisé Bloom. Salon de la jeune création, il est orchestré par Miguel Flor, designer (ex-Martin Margiela), professeur à Lisbonne et s’occupant d’une écurie de jeunes créateurs où l’on trouve la talentueuse Joana Ferreira.

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Popy and Pugh

Chers lecteurs,

j’ai passé mon dimanche après-midi en compagnie de Myriam qui m’accordait une visite guidée et personnelle de l’exposition « Histoire idéale de la mode contemporaine vol. I : 70-80 ». Outre le fait qu’en une heure ma culture mode à fait un bond, j’ai découvert Marc Audibet (lire cette intéressante interview) et Sybilla, « l’héritière de Balenciaga » deux créateurs majeurs. J’ai aussi noté un parallèle amusant entre Gareth Pugh et Popy Moreni. Tous deux sont des adeptes de la fraise, cet élément ornemental du costume apparu à la Renaissance…

Dear readers,

I spend a part of my sunday with Myriam, for a private tour at Le Musée des Arts Décoratifs. It was the last day of an exhibition about contemporary fashion (1970-1980, part I). The visit give a boost to my fashion knowledge as i discover two major designers, the french Marc Audibet (ex-Hermès, Ferragamo, Vionnet) and spanish designer Sybilla, very famous during the 80’s, « the heiress of Balenciaga ».

During the visit i notice a parallel between french designer Popy Moreni and Gareth Pugh, they love ruffs…

Below Gareth Pugh, summer 2009, eccentric and precious

Chez Gareth Pugh et ses créations futuristes en 3D cet élément apporte un caractère précieux et montre un savoir-faire technique, tout en confirmant l’excentricité et l’extravagance de son style.

Below, Popy Moreni, spring-summer 1983, Commedia dell’arte and circus inspired

Le style baroque et théatral de l’italienne Popy Moreni, ex-designer de l’agence Mafia (Maïmé Arnaudin) fait référence à la Commedia dell’arte et au cirque. La fraise ou collerette est l’accessoire majeur de ses créations, décliné sous toutes ses formes.

Popy Moreni at Adeline André’s show (SS 2010)

Ne manquez pas le reportage ci-dessous datant de 1986 où l’on y voit les derniers préparatifs et un extrait du show de Popy Moreni à la Cour Carrée du Louvre. En regardant bien vous verrez des fraises réinterprétées à loisir. Une époque où les défilés duraient plus d’une demie-heure !

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PFW | Anthony Vaccarello, over the rainbow

Chers lecteurs,
Semaine de la Mode, Galerie Joyce, Paris le 28 septembre

Anthony aime travailler à même le corps, fidèle à son style graphique, le créateur italo-belge a fait défiler une dizaine de modèles moulés sur le corps. Sur un maillot du soir, un ruban entoure la taille et remonte sur la poitrine en un décolleté fluide.
Les vêtements dessinent des formes géométriques, de légères parties métalliques maintiennent le jersey créant des angles. Sur une robe, un drapé léger s’arrête net sous le sein, une veste asymétrique a un pan basculé en angle droit sur le nombril.
Tout çà est très contemporain.
Irina Lazareanu, open the show
Anthony explique qu’il a voulu structurer le flou, rendre son travail plus sensuel.
Avec des moyens modestes on peut faire passer des histoires. Le jeu de lumière coloré, vient également habiller ces modèles riches en découpes et rompt avec la rigoureuse monochromie chère au créateur. Cette mise en scène met en exergue le dessin que forment les vêtements sur le corps et laisse place à un certain onirisme.
Le style d’Anthony Vaccarello se situerait-il quelque part entre Madame Grès (les plissés de cette saison), Madeleine Vionnet (l’amour de la géométrie) et… Azzedine Alaïa (pour la sculpture sur le corps) ?
Lou Doillon la saison passée, Irina Lazareanu cette saison en ouverture du défilé : Anthony Vaccarello à ses supportrices. On lui souhaite le même engouement de la part des investisseurs, la jeune création en a cruellement besoin.
Last season Lou Doillon was Anthony Vaccarello’s muse, this season Irina Lazareanu open the show, this is a good support for this 30 years old designer.
Geometric: Anthony Vaccarello, stay trusty to his style. The ten garments we saw at Galerie Joyce this september 28th were literaly molded on the body, but unlike last season, with drapes and pleats. « I want to add sensuality to my work » said the designer. Anthony used little metallic pieces to maintain the shapes on little dresses, jackets or cocktail swimsuits… Very modern.
The lights (so 70’s) used for the show were very interesting to me as they contributed to add colors to the monochromatic garments, very dreamlike.
Is Anthony Vaccarello’s style living between Madame Grès (for the draped), Madeleine Vionnet (for the geometric style) and… Azzedine Alaïa (for the body conscious style) ?
As the support of actresses and top models, we wish to Anthony Vaccarello the support of investors.
The finale in video

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