PFW | Juun J., l’envol des tribus urbaines

Cette saison Juun J nous transporte dans le désert… urbain, les mannequins portent tous le cheich pour se protéger des grandes chaleurs dû au réchauffement climatique

Panoplie emblématique de la collection. Ci-dessous un cyber-punk avec des envies de tailoring. Une veste tailleur ajustée, sur un pantalon legging-sarouel. Mieux que le baggy, ce pantalon sera-t-il un nouveau basique de l’homme urbain?

Baptisée « The flap », que l’on pourrait traduire par battre au vent, la collection de Juun J. inventeur du « street tailoring », oscille entre des volumes souples, comme ces grands tee-shirts débardeurs, ces tee-shirts capes, ou amples comme ces parkas over-size (voir vidéo) et des pièces plus fitted comme ces vestes tailleurs, ces perfectos ajustés portés sur de larges bermudas ou sur des leggings imprimés bris de miroir.


Ci-dessus Imprimé « bris de miroir » réalisé en collaboration avec Ground-Zéro

Cette saison les zips chers au créateur, ont une fonction plus que décorative. Placé en bord de col, ils laissent apparaître une autre pièce de vêtement (capuche ou blouson anti-pluie, cf. première photo) qui vient se superposer au premier.

Le vêtement devient modulable et s’adapte ainsi aux nouvelles conditions de vie des tribus urbaines. Un travail qui nous rappelle et concrétise en quelque sorte, certaines des expérimentations de l’artiste Lucy Orta (1) sur le vêtement-refuge.


Ci-dessus col tailleur zippé duquel s’échappe un blouson aérien (the flap) anti-pluie.

Juun J. tout comme Julius font parti de ces créateurs ayant des propositions pour un vêtement urbain, situé à mi chemin entre blade-runner et Savile-Row.

(1) Le vêtement-refuge de Lucy Orta, entre mode et architecture. Un extrait de son exposition diffusé sur Arte est visible ici.

 

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