Ces sabots sont fait pour…


Vintage sabot des années 70…

Cette année ce sont des sabots, trouvés au fond d’une armoire, qui nous font remonter 40 ans en arrière. Ils n’ont rien d’exceptionnel; bruts, taillés dans un parallélépipède de bois, rustiques (portables 10 mn sous peine de cou de pied meurtri!). On l’imagine aisément porté par des hippies ou par une fermière suédoise (celle avec nattes et longue robe fleurie).

Les créateurs ont reinterprété et adapté ce futur incontournable des étés à venir aux conditions de vie citadine… C’est donc en plexiglas (chez Prada), à talons (chez Chanel et partout), agrémentés de clous, en denim, avec des poils de chèvre (chez Louis Vuitton !), imprimés (chez Miu-Miu) ou PVC chez La Redoute qu’ils ont envahi les rayonnages.

Ci-dessous, un sabot de la marque André « made in Sweden »!

On les twiste avec des chaussettes hautes et cela fait surtour moins mal!

 

j j j

Les noeuds couture de Monsieur Jean-Yves

Après les fleurs couture, Monsieur Jean-Yves nous a concocté pour la saison nouvelle une merveilleuse collection de nœud papillons couture.
Utilisé généralement pour les réceptions et beaucoup porté par les clowns, comment lui faire quitter une image d’accessoire « gadget » qu’on lui confère ? Comment éviter de paraître apprêté pour un mariage ou d’être déguisé en Groucho Marx ?

Pour Monsieur Jean-Yves c’est tout simple il faut le rendre « ordinaire », un peu dit-il « comme un gâteau fait avec les ingrédients les plus simples et qui se révèle extraordinairement bon, alors qu’un truc recherché peut-être une grosse foirade… »

Faire du nœud papillon un basique de notre garde-robe, un accessoire fondamental réalisé à la main dans le respect des techniques traditionnelles et l’exigence de son créateur. À porter tous les jours de la semaine dit-il en me proposant de faire une sélection parmi une collection riche de 130 modèles toutes couleurs confondues!

Du jersey de coton d’entrée de gamme au très doux gazar de soie italien, en passant par le satin, le choix est difficile. Délicatement disposés dans de grandes boîtes noires, les nœuds rendent gourmand tels des petits biscuits anglais.

Le modèle en gazar de soie de la gamme Daylight (ci-dessous) ira très bien en journée, je l’ai pris en couleur claire, il ira avec tout. Les plus audacieux pourront opter pour des couleurs plus vives également disponibles. C’est mon modèle coup de cœur, il est facile à porter.

Le modèle Oversize (pas en photo), appelé ainsi car c’est le plus gros, se porte un peu comme une écharpe. En satin de soie, ce modèle est un avatar du visage dit son créateur, on peut en façonner ses deux ouvertures latérales, dites « bouches », de manière à faire varier son expression ou ses reflets. Un modèle plein de caractère.

Et puis il y a les modèles en tweed, python, crocodile ou en agneau plongé, déjà  noués ou a nouer soi-même, suffisamment pour ajouter ce petit supplément d’âme aux tenues masculines et féminines « élégantes » et « crazy » cher à Monsieur Jean-Yves.

Monsieur Jean-Yves par Laurent Fétis (tous droits réservés)

Ce samedi la Maison Monsieur Jean Yves ouvre ses boites de prototypes de noeuds papillon et de fleurs couture en séries limitées. Tous les renseignements ici

j j j

Complexe Cassandre

Ex-libris d’Yves Saint Laurent

cassandre-ex-libris-yves-saint-laurent-1961

Autour de l’exposition-retrospective sur Yves Saint-Laurent, j’ai réuni quelques informations sur Cassandre, créateur du logo YSL. Vous trouverez l’article que j’ai écrit pour Puretrend ici, une biographie sur un page spéciale que je lui ai consacrée ici et un billet ci-dessous.

Adolphe Jean-Marie Mouron dit Cassandre est né le 24 janvier 1901 d’une famille bourgeoise du bordelais. Mais c’est à Kharkov (Ukraine) qu’il passera une grande partie de son enfance, son père Georges Mouron, ayant hérité d’une affaire d’importation de vins français.

Après ses études, celui que l’on surnomme Dola(1) décide de consacrer sa vie à la peinture. Animé par une inquiétude intérieure et tourmenté par l’insatisfaction, qui laisse entrevoir une fin tragique, il dira plus tard de cette discipline « qu’elle est avare et ne lui donne guère ».

Il se tournera rapidement vers l’affiche, car il exècre la bohème et tient à son indépendance matérielle. Mais c’est surtout parce que l’affiche est ancrée dans la vie moderne contrairement à la peinture de chevalet.

L’art de l’affiche permet un contact plus direct avec le public. Ce choix est donc pour lui un acte engagé, assez proche de l’engagement des membres du mouvement Bauhaus dont le style l’influenceront beaucoup à ses débuts.

Dès lors, il deviendra le chef de file des affichistes français de l’entre-deux guerres et reste à ce jour un des artiste-graphiste le plus reconnu sur le plan mondial. Lui et quelques autres affichistes appliqueront les simplifications réductrices du cubisme à la publicité. Ils rompent avec le style art nouveau encore présent et créent une communication tournée vers l’efficacité et la transmission d’un message, ils inventent la communication visuelle.

Tout comme Walter Gropius voulait faire descendre l’artiste dans la rue, « l’arracher à sa tour d’ivoire ». Cassandre à fait de même en choisissant l’affiche comme terrain d’expression. Raymond Masson écrira à ce sujet en 1966 : « Le geste initial de Cassandre était le bon. Il est descendu dans la rue… ». Difficile de ne pas penser aux mots de Mademoiselle Chanel que Cassandre peint à l’aube des années 40 : « Il n’y a pas de mode s’il elle ne descend pas dans la rue ».

Gabrielle Chanel par Cassandre (1942)

cassandre-gabrielle-chanel-550-1942

Le théâtre et la mode

Cassandre à beaucoup travaillé pour la mode et la scène, réalisé de nombreux décors de théâtre et participé à l’élaboration de quantité de costumes. On retiendra ici son travail pour la mode. Il y eut tout d’abord les couvertures mensuelles réalisées pour Harper’s Bazaar (pendant son séjour aux Etats-Unis) puis après la seconde guerre mondiale, des travaux pour Lucien Lelong, Guerlain ou Hermès.

Couverture du Harper’s Bazaar, 1937

cassandre-harpers-bazaar-1937

Couvertures du Harper’s Bazaar, 1938-1939

cassandre-harpers-bazaar-1938-1939

Le couronnement de son travail typographique est celui que l’on trouve dans le logotype d’Yves Saint Laurent (1961). Cassandre s’inspire alors des écritures lapidaires romaines pour réaliser un signe destiné à établir une communication claire et puissante. La main libérée des contraintes géométriques y dessine une écriture noble et vive, laissant une large place aux verticales et à une inclinaison franche des obliques. Ce logo, très rythmé, est toujours empreint d’une grande modernité.

cassandre-yves-saint-laurent-circa-1960
Logo Yves Saint Laurent (aux alentours de 1960)

D’un naturel tourmenté et très éprouvé par le revers essuyé lorsqu’il apprend que le caractère typographique qu’il a créé (Le Cassandre) ne sera pas édité (à cause de son style trop subversif) Cassandre se donne la mort le 17 juin 1968.

Sources :
Cassandre (Alain Weill, ed. Bibliothèque de l’image)
Cassandre (Henri Mouron, ed. Skira)

j j j

cassandre-1944 

Cassandre en 1944, photographe inconnu Biographie
1901
Naît à Kharkov (Ukraine), enfance partagée entre la Russie et la France.
1917
La révolution bolchévique oblige la famille à retourner définitivement à Paris
1919
Il commence à suivre les travaux du Bauhaus et fait ses débuts en tant qu’affichiste.
1922
Il signe ses premiers travaux publicitaires sous le pseudonyme de Cassandre.
1923
« Au Bûcheron » (grand prix de l’Exposition internationale des arts décoratifs de 1925), grande composition synthétique pour un magasin de meubles lui apporte la célébrité.
1924
Signe un contrat avec Hachard & Cie qui éditera ses affiches jusqu’en 1927.
1927
Influencé par le futurisme italien.
Début de ses recherches sur l’espace et la vitesse dont l’aboutissement sont l’Etoile du Nord, Nord Express, l’Intran.
1929
Crée la police de caractère Le Bifur à usage publicitaire. Elle sera éditée par la fonderie de son ami Charles Peignot.
1930
Crée la police de caractère Acier, elle sera éditée par Charles Peignot.
Rejoint l’UAM (Union des artistes modernes).
Fondation de l’Alliance graphique (réunissant Maurice Moyrand, Charles Loupot et Cassandre).
Travaille pour les établissements Nicolas.
1933
Premier décor de théâtre pour Amphitryon 38 (Jean Giraudoux).
Professeur de publicité graphique à l’Ecole des arts décoratifs (Raymond Savignac est un de ses élèves)
1935
Signe un contrat d’exclusivité avec l’imprimerie de Georges Draeger (située à Montrouge) et réalise des prestigieuses publications pour les établissements Nicolas
Fait la connaissance de Balthus et de sa peinture
1936-1938
Rétrospective de ses affiches au musée d’Art moderne de New-York
Cassandre s’installe aux Etats-Unis à l’automne 1936
Signe un contrat avec Harper’s Bazaar
Il côtoie et tient une place d’honneur dans la scène artistique new-yorkaise, où il fréquente De Chirico, Dali, Raymond Loewy…
1938-1950
Il se consacre à la peinture « sa plus constante ambition » et aux décors de théâtre (Opéra, Théâtre des Champs-Elysées, Festival d’Aix, Comédie Française).
Correspondance avec Pierre Reverdy (1942-1944)
Création d’un jeu de carte de prestige pour Hermès (1949)
1950
Musée des Arts décoratifs (grande exposition bilan de vingt-cinq ans de création)
1950-1953
Couverture pour l’Illustration
Deux annonces pour Guerlain
Illustration de six portraits de femmes pour un catalogue de prestige pour Guerlain
1958
Crée pour Olivetti plusieurs alphabets de machine à écrire (Nuova Pica et Graphika 81)
Collaboration avec Pathé Marconi pour qu’il crée des compositions typographiques
1959-68
Création du logotype et de l’ex-libris d’Yves Saint-Laurent (1961)
Liquide son atelier parisien (1963) et part séjourner dans le Bugey (sud-est de la France)
Retour à Paris (1965)
Exposition rétrospective à la galerie Motte de Genève (1966), à la galerie Janine Hao (1966) et à la Rijksakademie Van Beeldende Kunsten d’Amsterdam (1967)
Création de son utlime alphabet, le Cassandre, qui ne sera édité qu’après sa mort
Le 17 juin 1968 Cassandre se suicide après une tentative ratée un an plus tôt jour pour jour.
1901 Naît à Kharkov (Ukraine), enfance partagée entre la Russie et la France. 1917 La révolution bolchévique oblige la famille à retourner définitivement à Paris 1919 Il commence à suivre les travaux du Bauhaus et fait ses débuts en tant qu’affichiste. 1922 Il signe ses premiers travaux publicitaires sous le pseudonyme de Cassandre. 1923 « Au Bûcheron » (grand prix de l’Exposition internationale des arts décoratifs de 1925), grande composition synthétique pour un magasin de meubles lui apporte la célébrité.

cassandre-au-bucheron-1923

Au bucheron, 1923 1924 Signe un contrat avec Hachard & Cie qui éditera ses affiches jusqu’en 1927. 1927 Influencé par le futurisme italien. Début de ses recherches sur l’espace et la vitesse dont l’aboutissement sont l’Etoile du Nord, Nord Express, l’Intran. 1929 Crée la police de caractère Le Bifur à usage publicitaire. Elle sera éditée par la fonderie de son ami Charles Peignot.

cassandre-bifur-1929

Police de caractère, Le Bifur, 1929 1930

Crée la police de caractère Acier, elle sera éditée par Charles Peignot.
Rejoint l’UAM (Union des artistes modernes).
Fondation de l’Alliance graphique (réunissant Maurice Moyrand, Charles Loupot et Cassandre).
Travaille pour les établissements Nicolas.

1933 Premier décor de théâtre pour Amphitryon 38 (Jean Giraudoux).
Professeur de publicité graphique à l’Ecole des arts décoratifs (Raymond Savignac est un de ses élèves)

1935 Signe un contrat d’exclusivité avec l’imprimerie de Georges Draeger (située à Montrouge) et réalise des prestigieuses publications pour les établissements Nicolas Fait la connaissance de Balthus et de sa peinture 1936-1938 Rétrospective de ses affiches au musée d’Art moderne de New-York Cassandre s’installe aux Etats-Unis à l’automne 1936 Signe un contrat avec Harper’s Bazaar Il côtoie et tient une place d’honneur dans la scène artistique new-yorkaise, où il fréquente De Chirico, Dali, Raymond Loewy… 1938-1950 Il se consacre à la peinture « sa plus constante ambition » et aux décors de théâtre (Opéra, Théâtre des Champs-Elysées, Festival d’Aix, Comédie Française). Correspondance avec Pierre Reverdy (1942-1944) Création d’un jeu de carte de prestige pour Hermès (1949) 1950 Musée des Arts décoratifs (grande exposition bilan de vingt-cinq ans de création) 1950-1953 Couverture pour l’Illustration Deux annonces pour Guerlain Illustration de six portraits de femmes pour un catalogue de prestige pour Guerlain 1958 Crée pour Olivetti plusieurs alphabets de machine à écrire (Nuova Pica et Graphika 81) Collaboration avec Pathé Marconi pour qu’il crée des compositions typographiques 1959-68 Création du logotype et de l’ex-libris d’Yves Saint-Laurent (1961) Liquide son atelier parisien (1963) et part séjourner dans le Bugey (sud-est de la France) Retour à Paris (1965) Exposition rétrospective à la galerie Motte de Genève (1966), à la galerie Janine Hao (1966) et à la Rijksakademie Van Beeldende Kunsten d’Amsterdam (1967) Création de son utlime alphabet, le Cassandre, qui ne sera édité qu’après sa mort Le 17 juin 1968 Cassandre se suicide après une tentative ratée un an plus tôt jour pour jour.

Autres réalisations

 cassandre-intransigeant-1925

L’intransigeant, 1925

cassandre-nord-express-1927 

Nord-Express, 1927

cassandre-spidoleine-1931 

Spidoléine, 1931

cassandre-dubonnet-1932-3

Dubonnet, 1932

cassandre-normandie-1935 

Normandie, 1935

cassandre-foire-de-paris-1957 

Foire de Paris, 1957

j j j

Tag ! Tag ! Tag ! | Commedia della moda

tag-tag-tag-silouhettes

Un titre mitraillette, pour illustrer l’activité frénétique et étonnante de certains streetstyleurs japonais pendant la dernière fashion week.

Clic-clac on se retrouve dans le Canon, puis on se soumet à un petit interrogatoire en bonne et due forme:

« Quelle est la marque de vos chaussures, de vos chaussettes, de votre pantalon, de votre chemise, de votre manteau, de vos lunettes, de votre écharpe… », le tout est consigné consciencieusement dans un petit carnet. C’est qu’au Japon le streetstyle c’est sérieux.

Tag ! Tag ! Tag ! Tag ! Tag ! Tag ! Me voilà donc taggé de haut en bas, réduit par le streetstyleur industriel à une succession de labels (Acne, Kris Van Assche, Le Coq Sportif, Junn J., etc.). Nous sommes tous des labels, étiquetté-classé-rangé !

Est-ce le désir brûlant d’être pris en photo qui accentue la multiplication, lors des fashion week, de ces Inc(r)oyables et Me(r)veilleuses du XXIe siècle, véritables paons aux tenues-amalgammes, freaky-looks constitués d’un amoncellement hétérogène (souvent) de pièces de créateurs. Que reste-t-il alors de la personnalité, de l’allure, voire du style ?

Il reste de tout çà le spectacle, le spectacle de la mode, un spectacle de mode dans la rue, la Commedia dell’arte devenue Commedia della moda !

j j j

Le polo BBR

polo-lacoste-red

BBR. Bleu Blanc Red ! Red comme Lacoste Red, la ligne mode destinée aux jeunes urbains. Tendance BBR, pour ce polo fidèle au L 12.12, le polo imaginé en 1927 par René Lacoste.

Pour donner un peu de pep’s à ce polo tricolore, le BBR se veut subtil. Le Bleu est glacier, le Blanc est vanille, le Rouge est coquelicot. À consommer tout de suite et sans modération avec l’arrivée des beaux jours.
Prêt à porter-détourné, dans un mix and match chic, sport et citadin. À porter à même une chemise immaculée aux manches retroussées et une cravate en coton rouge vif négligemment nouée.

Vous pourrez appréciez ici (malgré le floutage pas très heureux des photos) les autres tenues concoctées par les copines de blogs autour d’un vêtement de la marque au crocodile. Votez pour votre tenue préférée et offrez vous la possibilité de remporter une journée de shopping Lacoste d’une valeur de 500 euros. Enjoy !

j j j