I l m’arrive de rencontrer le long des trottoirs, des objets abandonnés à qui mon imagination prête une histoire, un vécu; quand j’en ai l’occasion j’emporte ces objets avec moi… Il y a quelques semaines de retour d’un shooting photo, mon chemin croise celui d’une valise. Simple valise populaire et anonyme en cuir dont la patine, les étiquettes de voyage colorées sur les côtés, les fermoirs en laiton, les coins renforcés, les surpiqures et même ses raccommodages lui confèrent un supplément d’âme que ma Lancel ou ma Samsonite auront peut-être du mal à avoir dans 50 ans.

