Streetstyle transversal : style Bauhaus

Arty

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Une silhouette très graphique, entre la rigueur quasi militaire de sa tenue, bottes, manteau kaki rehaussé d’un fantaisiste revers de col orange vif, cette jeune femme croisée cet après-midi, rue Tiquetonne à Paris m’a fortement fait penser à cette affiche du Bauhaus.

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De l’autorité d’Olivier Zahm à Virgine Mouzat 2.0

La semaine dernière j’ai lu une interessante interview d’Olivier Zahm, créateur de l’incontournable revue Purple. Après un an de tergiversations, le magazine se décline online, sous la forme d’un agenda, le diary d’Olivier Zahm. Un passage de cet entretien m’a fait bondir, je cite :

« What I want to test is this idea that a singular voice can operate as an interesting and legitimate filter for art and fashion and culture online. But to do that, you need the voice. »

L’autorité que l’on possède sur le média papier est-elle transférable sur web et vice-versa?

Certes, Olivier Zahm et sa revue sont un point de référence dans le domaine des arts, de la culture et de la mode, mais qu’en est-il via internet?

Peut-on choisir de s’ériger en modèle de référence sur le média internet? Olivier Zahm semble en être convaincu, mais reste intelligemment prudent et parle de « test ».

Le journaliste, surpris, ne manque pas de lui rappeler quelques fondamentaux des échanges sur le web.

Dans le domaine qui nous intéresse, la mode, certains blogs ont acquis une autorité par le talent de leur auteur et la communauté qu’ils ont su fédérer, le média les a « élu » et non l’inverse. Parmi ceux-ci certains ont même réussi à intégrer les rédactions web de plusieurs publications papier.

Mais alors, que penser de la réflexion de Pénélope Bagieu, star de l’illustration via son blog, pour qui le succès sur internet n’est rien comparé a celui que l’on a dans l’édition?

Dans la mode et le luxe les rédactions papier font toujours autorité et servent de référence; sont-elles en train de bâtir des forteresses impénétrables ou vont-elles jouer le jeu de l’ouverture (d’ailleurs ont-elles le choix)?

L’interview d’Olivier Zahm alimente une autre réflexion que j’avais entamé il y a quelques semaines au sujet du transfert d’autorité.

Que se passerait-il si Virginie Mouzat (ou Suzy Menkes), la rédactrice mode du Figaro optait pour une démarche inverse en quittant son employeur et en ouvrant son blog professionnel?

Avec une liberté de ton et un champ d’action sans doute plus élargi qu’aujourd’hui, l’autorité dont-elle jouit aujourd’hui et sa qualité éditoriale serait-elle toujours de mise si elle devenait indépendante?

Le blog de Virginie Mouzat pourrait-il devenir rapidement un lieu de référence, une affaire rentable et un lieu fédérateur?

En plus d’un « hypothétique » transfert d’autorité, y aurait-il, en plus, un transfert de crédibilité, une reconnaissance plus affirmée pour l’ensemble de la blogosphère mode?

Free Virginie Mouzat!

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What is cashmere ? – partie 1

Invité par Éric Bompard dans son studio de création, j’ai vécu une expérience étalée sur plus d’un mois que j’ai partagé avec Julie, Nadia, Francesca et Stéphane.

Éric Bompard, Lorraine Bompard, sa fille et une partie du personnel ont pris le temps de nous expliquer la fabrication d’un fil de cachemire ainsi que le processus de création d’un pull Éric Bompard, de la tonte de la chèvre jusqu’à  son arrivée sur nos épaules. Une expérience bespoke, qui nous amenait à créer notre pull, en choisissant le type de maille, la couleur et la forme de celui-ci.

Dans cette première partie, Lucille Léorat, styliste, nous parle des chèvres Capra Hisca, du twist et de techniques de lavage qui permettent aux pulls Éric Bompard d’obtenir une qualité sans égale. Je vous laisse écouter le podcast que j’ai réalisé pour l’occasion ainsi que les premières photos de l’événement.

Le poil après la tonte…

Après la tonte...

Le poil nettoyé

Le poil nettoyé
Le poil teint

Le poil teint

Un fil non twisté

Un fil non twisté

Un fil en bobine, prêt à l’utilisation

Un fil en bobine, prêt à  l'utilisation

Le croquis de mon pull…

Le croquis de mon pull...

Dans la seconde partie, nous découvrirons les différentes fantaisies que l’on peut apporter sur un Bompard ainsi que nos pulls revenus de Mongolie !

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Shopping 2.0 (collaboratif inside)

Ce qui est fantastique avec les nombreux outils collaboratifs dont nous disposons aujourd’hui et même si Google tombe en panne de temps en temps c’est le détournement que l’on peut en faire, les applications multiples auxquelles on peut les associer.

À partir de l’application Google Maps et avec l’aide de 6 amies, nous avons réalisé une carte collaborative du shopping parisien malin et intelligent, on y trouve du vintage (Falbalas Marché Dauphine), des coiffeurs à l’ancienne mais hype (Living Room), des dépôts-vente de luxe (Réciproque) et plein d’autres choses encore.

Je vous invite a jeter un coup d’œil en cliquant Fashion Maps

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Modoscopie | Kris Van Assche

Respectueux des codes du costume masculin, Kris Van Assche en détourne les détails pour proposer des tenues d’une étonnante modernité évitant toute forme de déguisement. Chef de file de la mode masculine, Kris Van Assche nous livre ici ses impressions sur la beauté, le statut de créateur de mode, ses influences et les nouveaux médias. Les organisateurs du Festival de la Photographie et de la Mode d’Hyères ne s’y sont d’ailleurs pas trompés en le nommant président du jury de l’édition 2009.

Vous êtes un jeune créateur responsable de la direction artistique d’une des plus prestigieuse maison de couture. N’est-ce pas trop difficile à porter? Quels conseils donneriez-vous à un jeune créateur qui veut débuter dans la profession?

Il faut revenir sur l’ensemble de mon parcours pour comprendre mon cheminement jusqu’à cette fonction au sein de la maison Dior. J’ai tout d’abord été le plus jeune diplômé de l’Académie Royale d’Anvers, puis j’ai effectué ma première expérience professionnelle chez Yves Saint Laurent pour la ligne Homme. J’ai ensuite rejoint Dior Homme que j’ai quitté pour fonder ma propre ligne puis finalement retrouvé pour en diriger la ligne masculine… Tout s’est passé relativement vite, sans temps mort. J’ai cependant vécu cette période intense avec beaucoup d’interrogations. Je savais ce que je voulais même si je n’avais aucune certitude quant à l’aboutissmenet de mes rêves… Il faut avoir à la fois de le achance mais aussi faire preuve de courage, d’un travail acharné et d’une concentration à toute épreuve. Il faut écouter les conseils mais ne pas être frileux. Alors, si je me permettais de donner un conseil à ceux qui veulent se lancer dans l’aventure, ce serait d’être fou et rigoureux à la fois.

A l’image de certains créateurs comme Karl Lagerfeld, créateur de mode, photographe et depuis peu réalisateur de court-métrage, éprouvez-vous le besoin de vous exprimer dans d’autres domaines artistiques?

Effectivement, je m’intéresse à l’art en général. Je me suis déjà  impliqué dans de nombreuses expositions, en particulier dans de nombreuses expositions, en particulier au sein de la galerie de Barbara Polla « Analix Forever » pour qui j’ai créé plusieurs installations: « Handsome » En 2006, « Working Men » En 2008. Nous avons d’ailleurs d’autres projets en cours. La photo tient également une place privilégiée dans ma vie. Ma contribution en tant que rédacteur en chef au A Magazine a été l’occasion de montrer quelques uns de mes clichés de voyages et de réunir des artistes qui représentent une influence dans mon univers, comme Nan Goldin, Jeff Burton ou Sarah Moon.

Etes-vous d’accord avec cette phrase : «Un créateur aujourd’hui doit pouvoir répondre à tout »?

Oui et non. Oui, car il nous faut être beaucoup plus polyvalents qu’auparavent, plus ouverts, plus « poreux » au monde qui nous entoure. Et non, car il est absolument ridicule et présomptueux de demander à un créateur de mode d’être omniscient et omnipotent. C’est totalement déplacé et vaniteux. Restons à notre place.

Ce qui touche beaucoup dans vos créations c’est la dimension poétique et une très grande sensibilité. Comment définiriez-vous la beauté?

Ma quête reste toujours la même. Celle d’une élégance radicale. Il faut qu’elle soit moderne et sensible, tout en traduisant l’énergie de notre époque. La beauté est un état de grâce, une noblesse naturelle sans caricature ni posture.

Dans le dernier défilé Dior Homme, il y a un pantalon coupe «baggy» avec une large ceinture repliée, comportant une poche plaquée au dos et une martingale au côté. Ce mix du sportswear et des attributs classiques du costume masculin semblent définir votre style.

Je souhaite revisiter les classiques, les bousculer pour atteindre une véritable modernité. Je souhaite revisiter les classiques, les bousculer pour atteindre une véritable modernité. Il ne s’agit pourtant pas de déguiser les hommes, de les caricaturer. Je m’attache donc aux détails, aux décalages. Le costume est comme une figure imposée qu’il faut maîtriser à tout prix pour mieux le faire « muter ». Tout doit se passer dans les glissements, sans que cela soit brutal ou défigurant. La subtilité réside là, dans ce carrefour d’influences.

J’ai trouvé dans vos collections personnelles et également dans la dernière pour Dior Homme des rapprochements avec l’esthétique du cinéma expressionniste (les angles, le noir et le blanc, etc.), quelles sont vos principales sources d’influence?

Cela varie énormément. La peinture flamande comme les photos de Desire Dolron peuvent être une piste de départ pour une collection. La musique électro de Justice peut en être une autre. Films, musiques, rue, tout m’inspire et me nourrit. Une collection résulte souvent d’une mosaïque d’influences quotidiennes (mon entourage proche) ou exceptionnelles (expos, créations diverses).

La mode Homme a beaucoup évolué ces dernières années. Comment définiriez-vous (en quelques termes choisis) l’homme occidental contemporain?

Il est plus complexe et subtil dans son désir de mode. Il est réconcilié avec l’idée d’élégance mais ne veut pas pour autant être apprété. Il est sophistiqué mais sans contraintes, moderne mais en refusant le déguisement d’une « Fashion Victim ». Il a trouvé un équilibre en somme…

Le chapeau est un accessoire oublié depuis longtemps. Il semble que vous ayez une affinité particulière avec cet accessoire. Est-ce un accessoire susceptible de faire son apparition chez Dior Homme?

Le chapeau est un accessoire intemporel, qui dépasse toute notion de nostalgie. Il est la signature d’une élégance radicale, assumée. En même temps, il est toujours très moderne, plébiscité par les plus jeunes. Il ne cesse de concrétiser cette nouvelle masculinité, très sophistiquée sans pour autant verser dans le déguisement. Je l’utilise souvent, mais pas systématiquement. Je l’ai mis en scène sous toutes ses formes au Pitti Uomo dont j’étais l’invité en 2007, au coeur d’une installation nommée « Desire ». Le chapeau est pour moi autant un symbole et un objet de recherche qu’un accessoire du quotidien, actuel et indémodable.

Internet vous influence t-il, y trouvez vous des sources d’inspiration?

Internet est un outil quotidien, complémentaire des autres supports. En ce sens, il participe à un ensemble, facilite l’accès à certains documents. Internet n’es pas mon seul outil de connaissance et de recherche mais je ne saurais pas m’en passer.

Pensez-vous qu’internet va modifier le rapport que nous avons avec la mode, les créateurs et les marques?

Peut-être, je ne suis pas assez visionnaire sur ce sujet pour faire des prévisions. Ce qu’il y a de certain avec Internet, c’est qu’il modifie l’accès au luxe et même à l’hyperluxe. C’est réellement une véritable révolution. Toutes les grandes maisons vendent en ligne aujourd’hui alors qu’il y a quelques années à peine cela aurait semblé être une hérésie…

Avez-vous des projets futurs?

Mon futur est largement organisé par le rythme des collections: deux pour Dior Homme, deux pour KVA Homme et deux pour KVA Femme. Il ne me reste que peu de temps pour le reste. J’ai quand même pu libérer mon agenda pour prédiser le prochain Festival d’Hyères en avril prochain. C’est une mission très importante à mes yeux. — Lire aussi Résumé du défilé Dior Homme Kris Van Assche, l’homme fleur Dis Hedi quand reviendras-tu ?

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Ykone = (Wikipédia+Facebook) puissance Luxe

On n’en pouvait plus d’attendre, voilà qui est fait. Après un an de travail, Mathieu Lebreton et Olivier Billon ont ouvert les portes d’Ykone le média social nouvelle génération dédié à la mode et aux tendances (béta publique).

Ykone c’est à la fois une encyclopédie de la mode (mise à jour régulièrement), un espace où trouver des news et des infos sur ceux qui font la mode, les défilés, des scoops.

C’est aussi un vaste espace communautaire destiné à échanger, partager et construire son propre réseau (dans un premier temps des passerelles avec Twitter et Facebook seront disponibles). Olivier Billon, directeur général, promet d’autres fonctions:

« Nous souhaitons aller plus loin encore. Au printemps, une fonctionnalité permettra aux membres d’échanger sur leur look, de tagger leurs photos et participer à l’émergence de styles. Nous avons dans nos projets une application permettant aux membres d’échanger leurs idées shopping avec la communauté via leur téléphone».

Pour finir on y trouve un espace baptisé Limited offrant un décryptage à 360° sur une marque ou un créateur, y interviendront des experts de la mode mais aussi des influenceurs d’autres sphères.

Du 9 au 15 février, Limited est en mode Dior Homme. Découvrez l’univers Dior Homme dès aujourd’hui et demain lisez l’interview de Kris Van Assche que j’ai réalisé récemment.

Ykone = (Wikipédia + Facebook) puissance Luxe c’est ici

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Accessoires manifestes

Il y a quelques semaines, un journaliste irakien a lancé sa chaussure à la tête de l’ex-chef d’état américain George Bush.

D’autres ont suivis depuis…

Si le vêtement est un moyen de communication, d’affirmation de soi et parfois de contestation, plus encore est le jeté de vêtement

Séquence humour.

« Jeter sa chaussure « (Louboutin/Berlutti), exprime le mépris;

« Baisser son pantalon » (Marité & François Girbaud), exprime la soumission;

« Jeter son gant » (Causse), pour engager un duel;

« Lancer son chapeau » (Philip Treacy), en signe d’allégresse;

« Rendre son tablier (Gelbard & Facchinetti), en guise de démission;

« Jeter son bonnet par dessus les moulins » (Stephen Jones), dit de la jeune fille bravant la bienséance.

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Nathalie Massenet

Un court billet pour vous inviter à lire une interview de Nathalie Massenet, femme d’exception, qui effectue un formidable travail avec son site haut de gamme netaporter.com.

Dès 1999 elle propose de vendre online des vêtements haut de gamme, monte son projet contre toutes les critiques, gère aujourd’hui près de 350 employés et distribue via son entreprise aussi bien du Vanessa Bruno, que du Roksanda Ilincic ou du Alexander Mc Queen et ce à travers 160 destinations.

Bel exemple de réussite (des bruits ont couru concernant un éventuel rachat par LVMH) et de l’importance du réseau internet dans notre quotidien. Le vêtement, notre seconde peau, quelque soit sa gamme de prix peut aussi se consommer online.

À lire ici sur Business of Fashion

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