Le Modalogue weekly #4

Positively Melancholy
très beau blog divisé en quatre parties (design/fashion/phtography/life), bien rédigé, d’une designer qui dit aimer la mode sans la suivre (…) et qui se met joliment en scène avec ses American Apparel. Très bientôt elle mettra en ligne une boutique de vintage clothing. À suivre…

le costume dans tous ses états
une autre façon de voir les vêtements, parce que l’histoire du costume nous en apprend beaucoup sur les mœurs vestimentaires d’aujourd’hui.

The Selby
the selby features photographs, paintings and videos by Todd Selby of interesting people and their creative spaces.
Ce n’est pas du face hunting, c’est de l’interior hunting. Le site à un côté hand-made; une petite aquarelle en haut de page pour le titre, pour présenter la personnalité, des photos de son intérieur qui n’ont se sont pas digitally enhanced (la balance des blancs est rarement faite) et une interview rédigée à la main, le tout apporte une touche intimiste bien reposante. On y croise Jérôme Sans et Audrey Mascina (Liquid Architecture), Frédéric Beigbeder, Michael Stipe, Nadège Winter ou encore Daniela Kamiliotis (Ralph Lauren, vice-presidente des collections femmes). Mon préféré de la semaine.
Booooooom !
un site canadien qui parle de design/art/photo etc. Très créatif.

et aussi

Robin Hureau et Vincent Lavoux ont changé l’habillage graphique de leur excellent blog redingote. Très sobre, toujours pointu, à voir !

Mathieu Lebreton en solo sur le non moins excellent daaamn !

Isabelle Oziol de Pignol et deux copines sont parties à l’assault des mecs sur Men dpt.

Jetez un œil (voire deux) au blog que j’alimente quotidiennement et qui a passé fièrement les 1500 visites/jour la première semaine : vip.wearpalettes

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Tendance « Covered »

Figure incontournable de la tendance Li Edelkoort créatrice entre autre, du magazine Bloom, s’exprime en ses termes :

«…une tendance peut naître d’un vêtement, d’une parole, d’un mot, comme le mot covered que j’ai trouvé en 2006 pour lancer les bases de l’automne-hiver 2008-2009. Covered correspond à la mode de la capuche, du chapeau, des vêtements superposés, des voiles, des masques. C’est un retour à la discrétion, à l’intime, le contraire du show off, de la culture du people et du tapis rouge. C’est aussi une façon de se mettre en retrait de cette crise qui nous tombe dessus.» (Beaux Arts magazine, février 2009)

Voilà qui correspond exactement à une série de photographies prises ce week-end lors du défilé Dior et qui m’avaient étonnés par leur similitudes de style. À rapprocher également de certaines silhouettes vues sur les podiums.

« covered » façon moine bouddhiste

"covered" façon moine bouddhiste

« covered » à la romaine

"covered" à  la romaine

« covered » moderne et superbe

"covered" moderne et superbe (Margiela sans doute)

Beaucoup de sobriété et d’apaisement dans ces trois « enveloppements », j’ai parlé de refuge-wear dans le billet précédent, je voulais intituler le billet « wrap around my body » (1). On va nous ressortir la tendance cocooning

(1) enroulé autour de mon corps


À lire :
Une interview de Li Edelkoort publiée il y a deux ans : ici

 

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Étonnantes icônes

Charlotte Rampling fait partie de ces femmes «mûres», quasi-intouchables, qui inspirent toute une jeune génération de photographes, réalisateurs et stylistes. Elles sont, grâce à leur rôles à l’écran, leur carrière, des femmes-fantasmes. Elles sont ces femmes dont l’image soutient la comparaison avec celle de la génération de leur filles. Qu’elles soient trashy-borderline ou bourgeoises coincées, leur statut leur confère respect et admiration.

Je viens de découvrir Charlotte Rampling en poupée manga (O_O), sans retouches, ni artifices, posant pour Jacques Bosser.

Jacques Bosser – Léona, 2008

Jacques Bosser - Léona, 2008

Ces femmes, plus que des stars sont des icônes, il y a comme le premier sens du mot l’indique, quelque chose de sacré, de religieux chez ses elles que la star n’a pas encore.

Il en va de même pour Isabelle Huppert aussi à l’aise avec Chabrol que Joachim Lafosse, aussi sublime dans La pianiste que dans L’ivresse du pouvoir. Jeanne Moreau, sulfureuse dans Les Amants, ambiguë dans Jules et Jim et à la voix incomparable, bien qu’appartenant à une génération précédente, témoigne du même respect. Et que dire de Jacqueline Bisset ou Lauren Hutton? Bref elles sont étonnantes.

Il ne reste qu’à souhaiter que Cate Blanchett, Kate Winslet, Kate Moss, Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow ou Scarlett Johansson suivent la même voie.


Infos
Exposition du 22 janvier au 28 février – Galerie Phal – 26 rue Mazarine – 75006 Paris
Voir égalemment :
Juergen Teller x Charlotte Rampling (Louis XV) : ici
Sur le site de Purple Magazine : ici

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Défilé Dior homme par Kris Van Assche

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L e carton d’invitation noir et blanc annonçait la couleur, la collection nommée « Angles » sera expressionniste(1), l’homme Dior sera bichrome ou ne sera pas. Hedi Slimane nous avait habitué à ce discours bitonal, Kriss Van Assche emprunte à sa manière le même chemin cette saison et affirme plus que jamais son style. La transition au sein de la maison Dior continue sans heurts ce qui se confirmera sur le podium.

Première surprise le tailoring est à l’honneur, là où je m’attendais à une majorité de tenues sportswear-très chic dans des volumes amples, on trouve beaucoup de pantalons ajustés, des gilets et des détails de découpe.

Les vestes de tailleur sont ajustées portées tantôt sur des chemises, des pulls longs ou des chemises liquette, afin de s’adapter au style ou à l’humeur de chacun. Les pantalons sont tous très désirables, ils sont étroits, presque slim, ou à la fourche basse (forme que KVA à su nous faire découvrir lors des saisons précédentes). Les manteaux confirment leur retour et semblent très confortables. Les chaussures sont des boots à larges semelle rappellant le modèle 1460 de chez Dr Martens. Avec les mannequins dont un bonne majorité ressemble à Alex Kapranos ou Ian Curtis on reste dans un registre très rock.

C’est à un défilé très sensible auquel nous avons assisté et ce malgré la démarche martiale des mannequins sur le voguing électronisé-réactualisé(1) de Malcom Mc Laren et l’absence de couleur, les nombreux détails suivants sont là pour en témoigner :

De larges cols

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les larges cols sur des manteaux ou des pulls se drapent sur le bas visage dans un style très refugewear-chic. En détail, une boucle d’oreille triangle…

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des découpes

Parmi mes pièces favorites, ce gilet et cette chemise ouverte dans le dos, des détails très tailleur. Les pantalons, portés bas sur la taille, ne sont pas en reste…

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des broderies…

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des broderies romantiques sur le pull, et broderie 3D anguleuse sur la veste.

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Ci-dessous une pièce emblématique du style KVA ce sublime pantalon-sarouel qui mixe une ceinture retournée très sport, une martingale au côté et des poches à rabat très tailleur, porté avec une chemise rayée avec un boutonnage-dos dont vous apprécierez le détail d’encolure qui découvre la peau à la base du cou. Yes !

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Quel homme n’a pas un costume rayé dans sa garde-robe ? Rien que de très classique en somme, des rayures il y en a également dans cette collection, elles sont graphiques, dynamiques, tout en restant sobres elle sont aisément portables.

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et des bijoux

On a vu plus haut des boucles d’oreilles, beaucoup de silhouettes sont agrémentées de colliers apparemment faits d’un fil perlé enroulé sur lui même, pour un rendu très raw.

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En deux ans Kriss Van Assche semble avoir bien pris ses marques au sein de la maison Dior. Ce défilé montre que l’après Slimane est possible, chose impensable pour moi il y a deux saisons.

(1) transversalité : il est peut-être temps de revoir le Cabinet du Dr. Caligari, au noir et blanc dramatique et aux décors anguleux, qui sied si bien à cette collection.


Poursuivez votre lecture avec :
le billet très intéressant de Julie Perello @ bloc-mode,
les fuckin’ photo de James @ james Bort,
la vision artistique de Stéphane Galienni @ buzz2luxe,
et les anecdotes Matthieu @matérialiste.

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Wear Palettes, VIP

Agyness Deyn

L e Modalogue envahit par la couleur !
Désormais je m’occupe des gammes de couleur du site Wear Palettes VIP (cliquez sur la bannière à droite). Il s’agit d’une déclinaison « people » de l’excellent Wear Palettes dont j’ai déjà  parlé dans le passé.

Wear Palettes pousse l’expérience du street look ou du face hunting un peu plus loin; à partir de la gamme chromatique de la photo on élabore une gamme de trois à cinq couleurs dominantes que l’on peut imaginer réutiliser dans un projet de stylisme ou autre.

Je suis ravi de cette collaboration avec Daniel qui me permettra en outre d’upgrader mon pauvre niveau en connaissance people, car mis à part Scarlett, Angelina et Brad, je suis peu au fait des us et coutumes de ces personnes.

Maintenant il ne me reste plus qu’à m’améliorer dans ma sélection de couleur, je compte sur vos précieux conseils.

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Interview : Un cocktail avec Giles Deacon

Une interview de Giles Deacon, créateur très demandé depuis son succès lors de la précédente Fashion week londonienne, réalisée avec Stéphane Galienni.

On y parle de création, de ses amités avec Luella, Stella Mc Cartney ou Gareth Pugh, d’internet et des blogs, de Pac Man et de Moscou.

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Park Hyatt Paris Vendôme, december 4th, 2008

Me: In 2007, you won a BFA(1). This year, Luella won the BFA. You are friend of Gareth Pugh… is there a Deacon posse?

GD: I suppose it appears that may be from the outside, but Luella that I knew from St Martin’s was two year below me. I have known her for fifteen or more years. Gareth, his studio is very close to mine; I’ve known him for five years. I think it’s very different in London than it is say in Paris where people work very, very independently. There is no crossing at all. In London everyone is with each other all the time, it’s much more like a healthy competitiveness, than a kind of people are more willing to help out each other.
(1) British Fashion Award.

Me: It was the same thing with the previous generation, John Galliano, Alexander Mac Queen or Antonio Berardi?

GD: Yeah, I think it worked like that. I mean it’s…in particular with this group, kind of group you are talking about now…I was a bit of a funny one. I was in college with Alexander, Stella, but I set my own company relatively late, because I wanted to go work for other people. I worked with Jean Charles de Castelbajac in Paris, Gucci, Bottega Venetta, etc. I wanted to get kind of get experience about the cities and the way which other people work. I left college and I didn’t really know how it all worked. I really wanted to see that, I think that I really benefited me in the kind of outlook I have. I think I have, from a design perspective, a slightly different understanding of what customers and people around the world want.

Me: In 2003, you opened your fashion house. What does a designer need today to start in this business (except money -smile-?)

GD: First of all a good relationship with the bank manager who looks after your money (laughs). They need to have a very clear idea of what their esthetic is about, what they want to achieve from setting up a fashion house. I hate to use the word « DNA » that people seem to like to use, but you need to know what the thing is that you’re wanting to project.

Me: A lot of new designer are coming from London, you, Gareth Pugh… Do you think it’s easier for a new designer to start in England ?

GD: Yeah… so much easier. I think the reason is the colleges and I think the general kind of cultures in London is so diverse and it’s very ideas driven from music through to graphics, art. There’s a big interest in creativity and ideas. It’s kind of is everywhere and for some reason it seems to work. You sit and try analyzing it, as I’ve thought about it before… but I don’t really know what the answers are, but it kind of exists and it does. It’s just kind of one of those things, which is great…great for London

Me: Because there is more creativity?

GD: I don’t know if it’s that… I think that there is from an outside perspective from people all over the world, I don’t know why, there is a much bigger willingness to kind of accept something new from London than pretty much anywhere else. I don’t know if there’s lots of ideas…I don’t know, but it seems that if it’s « from London » it might be something. I don’t know, that seems to be the impression that I get. I think it’s a shame because there’s lots of great people starting up in all sorts of places that are really, really good and I think it’s all harder for them in certain worlds to get as far…you can reach a bigger audience much quicker in London, I think than lots of other places.

Me: You worked for Louis Vuitton and Ralph Lauren and they are very different in style, how difficult was it for you to adjust, question #1, and would you call it a useful experience ?

GD: I think it’s a very useful experience, if you decide to go want to go and get a job which is what the idea of what I wanted to do when I graduated from college, because you know that the number of graduates who end up working in design is tiny. I wanted to go and get experience working in other environments and you pick certain areas in your personality that you feel you have some connection with from a design perspective. It’s really important, as a designer, you should be able to understand what these different houses thing is about… and then put you take and understanding on how to design for that house. That’s why when people come and work for me and I set them a project to do, I don’t know, design some skirts or something for the collection; it’s no good if they come back and just come back with things just suitable for Comme des Garcons…they have to get an understanding of what the house is about and it’s a very, very important thing as a designer…especially if you want to work.

Me: There was in your last collection « some » Pac-Man, Pac-Man prints, Pac-Man hats… Giles are you a computer geek??

GD: I don’t think I’m a computer geek, I love all aspects of technology, and I embrace that very much so and if that means I’m a computer geek, then maybe…. The whole idea of using Pac-Man was something that came along from when we were doing fittings with Stephen Jones who is the milliner. Every season it works differently. For the forthcoming show, we’ve already designed all the hats and the clothes are going to be designed after the hats. The shoes that Christian Louboutin has done have been designed already, so the clothes will be designed around those. Whereas last season; it worked in a way that the hats came quite late in the process. The clothes were coming out quite graphic, the colors. It just worked, we played with shapes, we made these balls….and said, »They look like Pac-Man. »…then we decided, « Wouldn’t that be funny? Wouldn’t that be a nice idea? « . That’s how it came around. It wasn’t because I used to sit playing Pac-Man all the time. I like it when accidents and intuitive things come along. I like it when it’s not so all referential throughout the collection.

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.. in your last collection some Pac-Man, Pac-Man prints, Pac-Man hats…

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All catwalk photos Imaxtree


Me: I loved your prints and you mentioned graphics… Do you work with graphic designers on this collection?

GD: Yeah, every season I have. There is this guy called Rory Crichton who I’ve known for a long, long time and we work very closely together. Again, there is no set format of how we do it. Sometimes Rory will come along to a fitting and we’ll discuss things…tear sheets that I’ve saved over a period of time or things…might be something we see today, see something take a photograph of it, print it out. We keep big archive books of just images of things. You intuitively feel certain times, certain things feel right. Let’s do an abstract camouflage or something. It just works like that or Rory could have an idea of something that he maybe wants to do, some ideas he’s had and then we’ll design something for the print. So, it can work in many ways, which I really like, it keeps it fresh and the ideas exciting instead of seeing reams of ready to buy prints. I really like designing them. We work really closely on that.

Me: On the subject of that collaboration, today there are many cases of such a types of collaboration. There is Rei Kawakuko working with H&M and now you have architects that design shoes, illustrators that draw dresses and clothes. Do you think that’s a good thing, creative and positive or does it tend to makes things more common place?

GD: I think it’s a really good thing, I’m all for people trying to experiment in other areas of design. I think that designers and inherently creative people don’t like being compartmentalized. I think it’s great that people have got the opportunities to test other things. Some may work, some may not. Reach out to a larger audience to see ideas and creativity which can only be good things. It’s good as long as you retain the core values of what you are about and work really hard on that. I think it’s essentially a really good, interesting thing.

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Tanqueray No. Ten, world’s finest gin Martini. Art-Déco style designed by Giles

Me: About the internet, do you read fashion blogs? Do you know any of them?

GD: I go on a couple, yeah. I have a look on style.com. I have on look on boingboing. I often get to them by looking for something. This friend of mine does one blog on shoes, which is quite interesting.

Me: So you don’t specifically read fashion blogs?

GD: Sometimes, not everyday, no. But I do read them. I don’t follow them like a newspaper every day, it’s when researching or looking for something then I kind of get redirected around.

Me: Do you think internet is going to affect the relationship that people have with fashion, in general?

GD: Yeah, it increases your speed of seeing things, doesn’t it? You can see much quicker all around the world what’s going on. If you want to find out what’s going on in Reykjavik or Buenos Aires you can go in there and find things or find new stores. So, yeah… one thing that I do think is that it’s another channel for ideas to be seen.

Me: Isaac Mizrahi has asked web-surfers to send him some designs for a customized tee-shirt, then he’ll choose one and he’ll put it on his show and promote it. What do you think of this?

GD: Yeah, it’s great, it’s great fun. It’s brilliant for people to get access to things; you choose to enter the competition. It’s a bit of an interesting idea.

Me: What’s the last thing that struck you ? A movie, a picture you saw, trip you took?

GD: I was in Venice before it started flooding, about 7 to 8 days ago…which is really fantastic and I always really love going there. I was in Moscow the week before that, which I had never been to, which was really incredible. Kind of fascinating on lots of levels: of seeing the super amount of money to the complete lack of money. A very different dynamic to being in a European city, the way that everything is done. It’s really quite extraordinary; I’d like to have bit more of a look there. But in regards to a film, there was an interesting program on the television called Survivors. It’s about a group of people who find out that they are all alive after a large epidemic has wiped out a large amount of the population and I thought it was quite fascinating on how you would start dealing with all of that, it was pretty thought provoking.

Me: Future projects??

GD: Future projects…well, the collection which is paramount…and we do pre-collection now. We are doing a collaboration with Smythson, a kind of diary. We are doing some sketches of mine put onto some the notebooks and notepads and things which are being really beautifully done and really nicely printed. Um…what else are we doing? I mean, there are all sorts of things flying around, we are doing some more sunglasses, or tons of stuff.

Me: You are a great illustrator can you draw something for me (smiles)??

GD: Can I draw something for you? Dum, dum dum, what shall I draw for you ?… All right… (sketching noises)… This isn’t an example of a great illustration… But you can have, how about… there you go ! You can have a… mask ! Cut across the dotted line… Get the scissors out when you get home… There you go !

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Me: That’s great!!! Ha, ha, merci beaucoup!!!

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Le Modalogue weekly #3

Le site de yourfriends et sur leur réalisation I type Berlin, la typo utilisée sur ce projet me rappelle un peu celle utilisée sur une invitation des Galeries Lafayette que j’ai reçue cette semaine.

invitation_galeries-lafayette-typo

invitation_i-type-berlin

et puis aussi :

WGSN
style trends analysis by Juliet Warkentin
a new perspective on women and their world

Néojaponisme

Style Rookie
I am a 12 year old garden gnome with the brain of a wind-up monkey, posture of a crotchety old hag, and tact of Larry David. I like inappropriate wigs, rapping about Rei Kawakubo, and pointy hats. I wish I had a long beard…

the girl in the green dress
traci roloff and my background is in architecture and interior design. i’m the co-owner of filzfelt, a company that imports wool felt from germany and sells it by the yard and as products.

le club du style

Blue Note over 1000 great jazz album covers

Mademoiselle Robot

Swiss Miss

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1.2.3 Go Jean-Paul Lespagnard Go !

I l y a quelques semaines Jean-Paul Lespagnard, mon lauréat préféré du dernier festival d’Hyères, à présenté sa collection printemps-été 2009 pour 1.2.3-Étam. On y retrouve l’esprit supra-optimiste du créateur, qui campe un scénario se déroulant à la montagne, un brin « kitsch » évidemment. Les filles aux jambes interminables et à la perruque supra-oversized sont shootées devant des imageries montagnardes qui ont sans doute fait les beaux jours de certains living-room des années 70.

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Tout comme les frites étaient « l’accessoire » récurrent et marquant lors de la précédente collection, pour celle-ci c’est la corde d’alpiniste terminée par un gros nœud façon balle qui remplit cette fonction. On la retrouve sur les chaussures, lacée le long de la jambe, en ceinture ou en bandoulière; tantôt sur un sweat long, une combinaison-swing, une robe-short, ou sur une robe aux larges rayures rouges et blanches, motif que semble apprécier le créateur.
Une collection qui devrait permettre de prendre un grand bol d’air frais cet été.

Jean-Paul Lespagnard 4 1.2.3, summer-spring 2009

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équilibre instable en leggings supra-moulant irisés

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confortable en débardeur avec un imprimé placé façon « Fruit of the loom »

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un maillot une pièce imprimé photo représentant une marmotte en tenue de boxe…

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Le site de Jean-Paul Lespagnard
À lire égalemment : Palmarès de Hyères

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Madonna in ou out ? (ou Madonna au Café Muller)


Prestation musicale, plutôt moyenne, qui ne restera pas dans les annales. Pochette de cédé, oscillant entre vulgarité et mauvais goût…

Régressive pour la couleur rose sucette et le bleu layette, la typo arrondie infantile;

Violente pour la photo légèrement sur-ex, les jambes écartées, engoncée dans un body-gaine noir, les cuissardes, la bague bling-bling deux doigts et la ceinture de catch WWE (1). Je passe sur le symbole christique qui fait partie de la panoplie de l’artiste.
(1) le catch, une tendance 2009 ?

Jouant sur deux registres apparemment opposés (régression et violence) Madonna est une trashmamie. Un badtrash qui laisse indifférent, décevant lorsqu’il s’agit d’une artiste que l’on apprécie. On sent un manque de conviction évident dans cette production.

Néanmoins pour la saison prochaine on retrouve Madonna toujours les jambes écartées (!), une once de provocation donc, de défi et de la sensualité… Une métamorphose signée Steven Meisel pour Louis Vuitton, ici point de vulgarité dans ce cadre qui s’inspire des cafés parisiens. Une collection chargée d’accessoires, le sac monogrammé est agrémenté de pampilles et de grosses perles, un été très african-chic mêlant des mini-jupes à larges plumes, des motifs animaliers et des chaussures à donner le vertige.
Rien d’étonnant à ce que l’on arrive à un tel résultat, une entente parfaite existe entre le célèbre photographe et la chanteuse puisqu’il ont réalisé ensemble le sulfureux livre Sex en 1992.


Louis Vuitton, campagne printemps-été 2009
A des lieux de Hard Candy, Madonna au milieu de toutes ces chaises vides, nous fait « son » Café Muller, certes en beaucoup moins tragique et beaucoup plus fashion. Osciller entre les extrêmes de la création, sans doute une part du talent de l’artiste.

 

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