Montre-moi ton sac…

Le tee-shirt est un bon support pour tout graphiste voulant « faire » de la mode, il en va de meme pour le tote bag.

Sur la plage de l’Ayguade, lors du dernier jour du festival de la mode d’Hyères, le sac en toile était un support en vogue, en témoignent les quelques photos que j’ai glanées de-ci de-là.


Mon préféré, très design avec son alphabet fantaisie, façon pochoir


Yo ! semble dire ce jeune homme et son sac imprimé « rayures »


Ubër-mode, le sac Preen


Un classique, le sac Dorotennis


Le plus rock

j j j

Twiggy (version 2008)

Il y avait cette photo prise lors du Festival de la Mode à Hyères en avril dernier, la première personne que j’ai photographié en fait.

Elle a un je ne sais quoi cette jeune fille. Ses cheveux très courts, son sourire, le tee-shirt Velvet Underground & Nico, le gilet loose, une dégaine quoi !

C’est vrai que cette jeune fille à un petit air de Twiggy non?

et la version 60′

twiggy

j j j

Typographie de luxe

En 2000, Christian Schwartz et Dino Sanchez designers et fondateurs de la fonderie Orange Italic ont mis en évidence certains traits caractéristiques des marques sybaritiques, soucieuse de procurer un plaisir raffiné: soucis du détail, qualité, artisanat, aisance, volupté, etc. Dès lors ils ont appliqué ces principes afin de créer une famille de polices de caractères justement nommée Luxury Display.

Rien est à négliger lors de la vente d’un produit de luxe, du choix de la couleur de l’étiquette, à la couleur du fil, au papier de soie pour l’emballage, au choix de la typographie.


Les polices de caractères de la famille Luxury Display disponibles chez House Industries


Ci-dessus la fonte Giorgio commandée en 2007 par l’excellent T Magazine et dessinée par Christian Schwartz.

La Giorgio répond a des attentes précises alliant minimalisme excentrique, élégance inspirée du tailoring et un regard modernisé sur les années 30.

Pour en savoir plus sur cette fonte.

j j j

Expo Courrèges

Le temps étant magnifique et propice à une flânerie matinale, j’ai jugé bon de faire un long détour par le Parc André Citroën. L’occasion, bien entendu, de prendre quelques photos de l’exposition dédiée au travail transversal d’André Courrèges. J’y suis allé immédiatement après avoir vu l’affiche le jour précédent, privilégiant l’effet de surprise.
À mon arrivée, les « nouvelles » aires de jeu pour enfants, dont j’ignorais l’existence, m’ont cruellement rappelé que je n’avais pas mis les pieds dans ce parc depuis des années… Mais quelques pas plus loin, à la vue des véhicules créés par Coqueline Courrèges, je compris que ce que je prenais pour une aire de jeu était en fait les sculptures du créateur !

EDIT 2014: La société André Courrèges novatrice, bousculant les codes dans les années 60 est aujourd’hui « en phase avec son temps »…  J’ai été sommé via son cabinet d’avocat de supprimer les photos prises lors de cette exposition en « plein air »…

courreges-29 copie

courreges-16 copie

courreges-26 copie

courreges-25 copie

courreges-23 copie
Sculptures ludiques et colorées, André Courrèges cite le peintre néerlandais Piet Mondrian comme une de ses références.

Ci-dessous, « Composition with Red Yellow and Blue », Piet Mondrian, 1927

courreges_mondrian-piet-composition-with-red-yellow-and-blue

Séminartiste puis ingénieur des Ponts et chaussées, avant d’apprendre la couture chez Balenciaga, Courrèges à créé dès le début des années 60 un style sportif et futuriste. Il a contribué à l’essor de la mini-jupe et par son élan à su bousculer des institutions comme Yves Saint-Laurent ou Chanel.
André Courrèges qui à bannit le mot « mode » de son vocabulaire se définit volontiers comme un artiste, passionné par l’architecture, qu’il définit ainsi :

« Il n’y a pas d’architecture contemporaine, s’il n’y a pas de trait d’union avec le monde cosmique, c’est-à-dire avec le monde de Dieu. »

Élévation cosmique…courreges-12 copie

Dynamisme… Le papillon, 1992

courreges-8 copie

 

Rigueur mathématique…

courreges-7 copie
Cette sculpture très constructiviste, me fait penser à deux sinusoïdes s’entremêlant sans fin ou à un long ruban replié sur lui-même tel un anneau de Moebius. Rien d’étonnant, quand on sait que le couturier est un inconditionnel des sculpteurs du mouvement artistique radical et géométrique Abstraction-Création (parmi lesquels on trouve Naum Gabo, Antoine Pevsner ou Alexander Calder).

Ci-dessous, Calder, Double Gong, 1953

calder-double-gong
Ci-dessous, collection Printemps-Été, Courrèges-Calstelbajac, 1994

courrèges_castelbajac copie

Cette abstraction, ce désir du non-figuratif, se manifestera pleinement dans sa couture aux lignes pures.

Ci-dessous, silhouette Courrèges de 1965, photographiée par Fouli Elia

courreges_fouli elia copie

 

Modèle « Quatre Cornes », Balenciaga, 1967

balenciaga_1967

La « simplicité » des lignes de Balenciaga imprègneront le jeune Courrèges pendant les dix années qu’il passa chez le Maître.

Suite de l’exposition

Poussin oreilles noires, 1990 (600 kg)

courreges-3 copie

Au premier plan, la souris rose, 1992 (1200 kg)

courreges-6 copie
L’insolent, 1990 (260 kg)

courreges copie

Avis tout à fait personnel, cette dernière sculpture peut nous rappeler certaines réalisations du mouvement artistique Memphis ou encore l’architecture Art-Déco de Miami.
Ci-dessous, Peter Shire, fauteuil Bel Air (1982) – Memphis

Peter Shire_bel air

Ci-dessous, Ettore Sottsass, 5 totems – Memphis

Ettore Sottsass_totem

Ci-dessous, architecture Art-Déco à Miami

art-deco_miami

Ci-dessous, les images du défilé-événement sur le thème « Tradition et Modernité », qui s’est déroulé à Kyoto au début des années quatre-vingt dix. 1000 invités triés sur le volet pour assister à un défilé défiant les règles du vêtement et projetant celui-ci vers la sculpture, cybernétique et cosmique…
(source l’Officiel, photos Hideo Fugii).

courreges_kyoto_1 copie courreges_kyoto_2 copie courreges_kyoto_3 copie

J’avoue ne pas avoir été très sensible à cette exposition, autant je serais ravi de voir plus souvent la silhouette inimitable de Courrèges dans la rue autant ces sculptures m’ont laissées indifférents. Heureusement je m’étais réservé le meilleur pour la fin, les voitures de Coqueline. J’avais eu l’occasion de les voir dans différents ouvrages et il me tardait de voir en vrai ces véhicules d’un monde où l’écologie serait au centre de nos préoccupations.

courreges-19 copie


Exposition André Courrèges
Parc André Citroën – Paris
du 23 mai 2008 au 8 juin 2008

j j j

Esprit de 1968 es-tu là ?

En ce mois de mai, des centaines d’ouvrages et de reportages sont consacrés à cet évènement qu’a été Mai 68, un trop plein dont on ne sait que retenir. En mode, rien d’hystérique, quelques articles de ci-de là pour nous rappeler ce que portaient les jeunes gens de l’époque. Les changements politiques, les mutations sociales et les manifestations que connurent Paris, Tokyo, Berkeley mais aussi Prague, les créateurs les avaient annoncés quelques saisons auparavant, à la manière de la présentation des collections femmes, six mois à l’avance…

Je vous propose un petit retour en images sur trois des révolutions vestimentaires qui marquèrent cette époque : le pantalon pour femme, la mini-jupe et le collant. Comme s’accordent à dire les analystes aujourd’hui, Mai 68, plus qu’un événement politique, est un soulèvement culturel et sociologique.

Le pantalon pour femme

Créé par Yves Saint-Laurent en 1965 ou 1966 selon les sources


Tailleur pantalon avec gilet, par Yves Saint Laurent (1967)



Tailleur pantalon à tunique longue, Charles Maudret (1966)
La tunique permettait à chaque femme, quelle que soit sa morphologie, de s’approprier le pantalon, gommant la saillie du bassin. Dès 1965 il se fabrique en France plus de pantalons que de jupes.


La mini-jupe

créée par Marie Quant, puis popularisée par André Courrèges (circa 1965)


À droite Marie Quant et deux de ses modèles


Mini, mini, mini
(source : Special Pop, Albin Michel)


Anne-Marie Boell, mannequin de l’équipe Courrèges, jupe au-dessus du genoux obligatoire, une attitude sportive et conquérante.
(source l’Officiel spécial Courrèges)


Outre les longueurs et les matières nouvelles, la mode s’industrialise, Yves Saint-Laurent devant la première boutique Saint Laurent Rive Gauche, 1967

Ci-dessous une photo emblématique, que je ne connaissais pas et qui montre l’implication de certains créateurs dans les événements du printemps 68.

Modèle Yves Saint-Laurent, 1967
(source Pierre Boulat, agence Cosmos)

Le collant

En 1967, vendus en boule dans un cube et non apprêtés, les collants Tels Quels de Dim sont quatre fois moins chers que le prix habituel.

« Si les hommes et une certaine catégorie de femmes – les moins jeunes et aussi les plus raffinées – ont gardé un goût vif pour les enveloppes de tulle au parfum de frou-frou, les jeunes garçons et filles, et les femmes d’aujourd’hui – qui travaillent, donc qui veulent être à l’aise, qui n’ont pas de domestique, donc qui veulent une fibre synthétique qui se lave facilement et ne se repasse pas et de préférence de couleur – ont un regard, disons plus sportif qu’auparavant sur le corps féminin (…) » (Katia D. Kaupp, Elle, 10 mars 1966)


trichromie en collant sur le mannequin Anne Pucie, 1968

Cette mode composée pour une jeunesse conquérante, faite de collants souvent opaques, aux couleurs vives et dans cette matière révolutionnaire qu’est le Lycra ™, ira de pair avec la mini-jupe. Le collant relèguera au rang d’accessoire érotique le porte-jarretelles. Ces bouleversements vestimentaires venus de la rue insuffleront un nouvel élan au Prêt-à-porter, mais aussi à la bijouterie.

Dinh Van a fait descendre le bijou dans la rue, l’a démocratisé en le réinventant par des formes épurées et ludiques. Son célèbre Pavé a justement été créé en 1968. Cet hommage rendu au symbole de cette période révolutionnaire est réédité. Et pour fêter l’événement une soirée fut organisée au Mini-Palais (le 21 avril dernier), réunissant people et plusieurs artistes du street-art dont Tanc et la célèbre Miss-Tic(1). Une rencontre entre le luxe et la rue bien dans l’esprit de ce bijoutier révolutionnaire.

dinh-van-libre
Dinh Van, le joaillier libre, campagne de communication

Que reste-t-il de l’esprit de 68 ? Il y a quarante ans, la rue voulait rompre avec une « vieille France », celle de la Couture et de Tante Yvonne(2). La rue est aujourd’hui une source inépuisable d’inspiration pour la mode, le Prêt-à-porter permet aux femmes occidentales de s’habiller comme bon leur semble et la première dame de France est un ex top-model ! L’esprit révolutionnaire, l’envie de rupture se sont peut-être déplacées sur le web. Peut-être allons-nous entrer dans le temps des cyber-révolutions ?


(1) L’agence Balistik’art m’a permis ainsi qu’à quelques blogueurs d’assister à l’événement, cliquez ici pour voir les photos de la soirée.
(2) Yvonne de Gaulle, première dame de France.

j j j

Promenade du samedi

La vitrine Erès ce samedi

Plus que tout autre vêtement, le maillot de bain (ainsi que la lingerie) nécessite une attention toute particulière sur le choix des matières et de la coupe.

Les jours entiers passés en usine à régler avec les patientes ouvrières-monteuses, une bretelle, une tension d’élastique; les jours entiers passés au studio, à choisir un tissu, à régler une échancrure, un colletage sous poitrine sur un mannequin-cabine ou les heures passées avec le créateur et le modéliste, à dessiner une courbe harmonieuse, qui ne baille pas-ne comprime pas, me font dire que voilà un domaine où la technique « qui ne se voit pas » occupe 70 à 80% du produit.

Les coupes et les matières de cette maison créée en 1968 par Irène Leroux, sont chaque année irréprochables, le tout pour un confort maximal et un style impeccable, reconnaissable entre tous. Quant au design, il est chaque année, moderne-épuré et subtil.
Cette saison, un orange (tangerine) très punchy et des imprimés colorés et très graphiques, plutôt inhabituel chez Erès.


On admire la ligne graphique audacieuse du soutien-gorge, très cinquante, du maillot au second plan.

j j j

Tout l’Officiel online

 

Les Éditions Jalou ont mis online l’ensemble des publications de l’Officiel depuis… 1921 jusqu’aux derniers numéros. Toutes les pages des magazines sont présentes, ainsi que le texte brut. Un travail remarquable d’archivage, qui ravira les passionnés, les étudiants et les professionnels. Pour en savoir carrément plus, consulter l’excellent billet de Peter Gabor

l-officiel-19358

Les archives sont ici

j j j

Grand Theft Attitude

Grand Theft Auto IV, produit culturel le plus vendu au monde(1), est dans les bacs. L’univers de la mode va-t-il s’approprier cette déferlante et créer ainsi une nouvelle transversalité, initiée il y a peu par la présence de Karl (jamais en retard d’une tendance celui-là) au sein de… Grand Theft Auto IV.

De même que les trash-girls, plus ou moins talentueuses, ont fini par être récupérées dans les pages de magazines de mode et les défilés, Paris Hilton, Britney Spears (dans le dernier VeryElle) ou Amy Winehouse (nouvelle muse de Karl Lagerfeld), verra-t-on, la saison prochaine sur les podiums, une nouvelle dégaine inspirée gangster ?


Ils ne se quittent plus !

Les mannequins hommes auront-ils la mine patibulaire ? Les filles auront-elles le look de professionnelles ? À l’instar de Steven Meisel surfant sur les réhab de l’hiver dernier, les prochaines séries photos seront-elles inspirés des attitudes violentes et sexuellement explicites de GTA IV ?

Et pour finir Karl in person !

Dans quelle mesure Karl Lagerfeld, sera-t-il inspiré par son expérience video-ludique ?

GTA IV c’est par ici

(1) C’est eux qui le disent

j j j

VeryElle ou Elle bis ?

Le 17 avril est sortie simultanément en kiosque et sur le web la nouvelle publication bi-média et bi-annuelle du magazine Elle. Pour l’occasion, nous avons été une petite cinquantaine (!) de blogueurs et blogueuses à avoir été conviés au siège de la rédaction afin de participer à la présentation de ce nouveau magazine « plus mode, plus luxe et plus tendance ». Alors VeryElle/veryelle.fr, c’est comment ?

Cette rencontre « informelle » destinée à créer des échanges avec les blogueuses/blogueurs a débuté par une (longue) présentation des bureaux de la rédaction de Elle, de la salle PAO, du chemin de fer des deux prochains numéros et pour finir par une présentation de la (très cool) équipe de rédaction; du timide DA à la pétillante Sophie Fontanel, chacun ayant une petite anecdote ou réplique à nous donner. La visite s’est conclue par une visite « express » de l’équipe du VeryElle.

Why for God sake passer une heure à présenter les locaux de la rédaction papier à des blogueuses/blogueurs ?


Cà se bouscule dans les couloirs


L’équipe : Valérie Toranian, le DA, Sylvie Fontanel…

Rendez-vous ensuite dans un petit amphithéâtre de la tour Lagardère pour suivre le « core » de la soirée, la présentation de la nouvelle publication par la directrice du Elle, Valérie Toranian.

VeryElle le magazine qui flashe !

Encore une fois j’ai trouvé le temps long, une grande place étant accordée à la présentation de la version papier, j’avoue que jusque-là je me demandais ce que nous, blogueurs/blogueuses, faisions là…

Quelle différence entre VeryElle et Elle, me direz-vous ? Elle parle des femmes depuis plus de 60 ans, VeryElle ira plus loin et parlera des héroïnes. VeryElle est un glossy magazine. Les séries photos qui occupent la grande majorité du magazine sont splendides (big up pour la photo de couverture, la série avec Chloé Sevigny et Charlotte Gainsbourg), il y a très peu de rédactionnel – au point que parfois on a du mal à savoir si on est sur la page d’un annonceur ou dans un sujet. Valérie Toranian parle d’écrin et de rendez-vous collector, cependant je n’ai rien trouvé ni dans la maquette ni dans le contenu, d’ailleurs, qui allait fondamentalement dans ce sens, rien qui ne se démarque non plus de Elle magazine.

Quelques pages du VeryElle


La photo de l’amie des stars est de médiocre qualité (floue), d’autant plus surprenant puisqu’elle vient d’une photographe (!); les blocs de texte qui « mangent » littéralement les trois photos de gauche semblent plus masquer un défaut sur les dites photos qu’apporter un argumentaire graphique. Le texte touche les filets des bords des blocs et son interlignage mériterait d’être revu – dur pour l’ouverture d’un magazine chic


Blocs images décalés, inclinés, sans doute pour créer des « pages dynamiques » comme sur le web. Effet Stabilo(tm) (papier donc) rappelant le résultat d’une sélection de texte (numérique), ajoutez à cela le symbole « tiret bas » présent à chaque début de phrase, détail emprunté au web, très « geek », VeryElle-veryelle.fr ne font qu’un. On se retrouve plus proche d’un magazine à l’esthétique underground-chic-années-80 à base de Polaroïd(tm) et couleur fluo que du petit écrin mentionné plus haut.

Elle bis plutôt que VeryElle

Il y a certes les pages de mode (ci-dessous) dont la mise en forme a été confiée au duo Jonas & François


Effet découpage pas transcendant, mais à la limite on aurait bien aimé voir la direction artistique du magazine confiée intégralement à Jonas & François.

Lorsque la présentation du site a enfin commencé, j’étais à point. veryelle.fr est donc un e-magazine en full Flash(tm)(1), jusque-là rien de révolutionnaire en soi ; dans le domaine du graphisme les e-magazines sont légion sur le web et ressemblent le plus souvent à des pdf que l’on aurait mis online.

Vu le nombre d’occurences du mot « Flash » dans les interventions des rédactrices et les fous-rires qui s’en suivent, on a l’impression que c’est la grande découverte de ces derniers mois et que tout le monde ici n’est peut-être pas très à l’aise avec ça… Que se passera-t-il quand on leur parlera de Web 2.0, d’Ajax ou encore de rich-media?

Le site possède quelques rubriques qui lui sont propres et des liens qui renvoient à la lecture du magazine. On y retrouve le minimum syndical, évidemment des vidéos (celles de Fonelle, réalisées dans « sa cuisine » nous ont bien fait rire) et des rubriques modes traitées de façon ludique (cabine d’essayage, test de rouge à lèvres). Dans le domaine de la mode on n’a rien vu d’équivalent, le design est agréable (un bémol pour l’effet page qui tourne d’un kitsch absolu). Mais là où l’on s’attend à un site de grande envergure, plus ambitieux, avec beaucoup d’interaction, on se retrouve finalement devant un site fermé et qui ne se démarque pas autant que je l’espérais(2).

Il y manque, par exemple, la création d’une ou plusieurs communautés, d’une newsletter exclusive pour cultiver et informer les lectrices/lecteurs entre deux sorties (6 mois c’est long !), il y a certes un groupe FaceBook, mais celui-ci se trouve dans Internet & Technology/Cyberculture (!), je pense que Entertainment & Arts/Fashion serait plus… adéquat. Il faudrait également rectifier l’adresse mail de contact de ce groupe qui est actuellement l’adresse d’un site web (cf. ci-dessous)…


pas très à l’aise avec tout ça…

Free your mind

Cette idée de bi-média, pour ce nouveau magazine, me laisse finalement perplexe; toute nouvelle publication papier qui se lance a aujourd’hui son pendant « complémentaire » sur le web, comportant vidéos, animations Flash(tm), articles, communauté virtuelle, widgets… Pourquoi ne pas tenter l’expérience veryelle.fr seule au côté de Elle et de Elle.fr? Est-ce la peur de se lancer sur un nouveau média qui pousse le groupe à conserver une base arrière sous la forme d’un magazine?

Valérie Toranian propose aux blogueuses/blogueurs d’intervenir, mais sous quelles formes? Pourquoi ne pas avoir interrogé la communauté de blogueuses/blogueurs en amont du projet ? Voilà un comportement qui aurait été novateur, puisqu’il concrétiserait l’importance que certains blogs ont acquis au cours de ces dernières années et aurait permis la création d’un véritable contenu adapté…

Avec internet VeryElle doit faire face à un véritable défi et se débarrasser de ses réflexes print (free your mind, quoi !); un peu à la manière des marques de mode, VeryElle doit créer un nouveau style (lifestyle) en rupture avec le magazine historique (comme l’a fait Hélène Lazareff en 1945). En attendant Grazia (cet automne) et Femmes (mai), qui adoptent aussi un positionnement luxe, sans précision sur leur déclinaison web, VeryElle est le premier des grands magazines de mode français à vouloir faire bouger les choses sur le web, et risque de faire des jaloux(3); reste à attendre que VeryElle/veryelle.fr prenne ses aises et ses… ailes.

(1) je croyais le full Flash banni, vu la difficulté d’indexation de ce type de contenu, il n’y a que très peu de temps que Google commence à indexer ce type de données.
(2) l’expérience de la cabine d’essayage, j’en avais parlé il y a un an ici et on peut en voir une application, certes moins design, mais bien achanlandée, là.
(3) certains magazines plus « tendance » que le Elle, n’ont pas développé de stratégie spécifiquement adaptée au web…

j j j