L’Inde en Vogue

Je partage avec vous une série d’articles et news que j’ai trouvés cette semaine et qui font écho à l’article du Time Magazine, dont j’avais posté quelques extraits ici.

Ces articles confirment la place prépondérente que prend le marché indien dans le domaine de la mode et du luxe.
Le premier article, issu du FashionMag, fait état de l’ouverture de la première boutique Gucci en Inde (Mumbai, ex-Bombay), Mark Lee, PDG de Gucci s’y exprime en ces termes :

« … nous sommes absolument certains que notre héritage, fort de quatre-vingt-six années, incarné dans nos produits de grande qualité, made in Italy, encensant le luxe et l’innovation, sera apprécié par les clients indiens. »

Le second est un extrait issu du compte-rendu des défilés parisiens S/S 2008 écrit par Suzy Menkès dans l’IHT, elle fait référence au défilé Hermès entièrement dédié à l’Inde, je cite :

« Backstage at Hermès, it looked like Old Delhi during the Hindu festival of Holi. The models were shaking the leather turbans and silken hair twists and Jean-Paul Gaultier was wiping from his face the russet powder that had been falling in colorful puffs off the backdrop.
It was a Hermès-goes-to-India moment – literally, in that the house is planning to open a store in Mumbai and as a theme for the spring/summer 2008 show.
« The sari is the most elegant garment for women in the world, » said Gaultier, after his finale of saris in jewel shades of purple, orange and blue. But he added that he was fascinated by the Raj colonial world of polo and safari. All these ideas – and themed shows now seem a cliché – were given a coat of super luxury.
And often it worked beautifully for Hermès, as in the white crocodile jodhpurs, or just the same pants in a stone beige with a ultra-fine cashmere knitted vest over a full-sleeved white blouse.
The Hermès silk prints treated as free-floating tops and sari drapery, on the lines of the toga, looked very fine. Accessories like carved bangles, scarves and bags in colors of curry and spice carried only a light dusting of India. »

Hermès met donc le paquet pour aborder le marché indien, en dédiant un défilé à son nouvel objectif. Mais lorsque Jean-Paul Gaultier, parle de sa fascination pour l’Inde et ses traditions, du sari et des accessoires aux couleurs et matières adaptées aux coutumes locales, Mark Lee parle des produits « Made in Italy » appréciés par les clients indiens, une attitude que je trouve opposée. D’un côté on fait référence à la culture indienne, où le luxe n’est pas comme en Chine, une nouveauté, les maharajas élevés avec la joaillerie Cartier et les bagages Louis Vuitton en sont un bel exemple ; de l’autre on parle de produits qui s’imposeront d’eux-mêmes par leurs qualités intrinsèques. Or l’Inde, qui possède depuis longtemps ses propres marques de luxe, est plus un marché à apprendre qu’un marché à conquérir. Ces différences d’approches sont-elles juste le fait que l’un est designer et l’autre PDG ?

Le troisième est un lien chez BoF annoncant la sortie du premier numéro de Vogue India, avec qui les marques devront compter, en effet son éditrice, Priya Tanna prévoit de mixer mode locale et internationale. Pour finir, une citation de celle-ci concernant sa vision de l’Inde aujourd’hui :

 » … There’s no cultural revolution that’s been thrust upon us. It’s not as if we’re seeing our first red lipstick and going out and buying it in hundreds of thousands. India is getting richer. At a very micro level, I think every Indian woman who is now financially independant is realizing the joys of guilt-free consumption. We are kind of moving from a ‘we’ culture to a ‘me’ culture. »

Comment va réagir le marché indien et comment les marques vont-elles s’y adapter ? À suivre…

Quelques photos du défilé Hermès S/S 2008, la patte de Jean-Paul Gaultier

… et deux modèles « qui se battent en duel » chez Gucci (collection A/W 2007 et S/S 2008) où l’opération séduction est moins évidente.

Photos madame figaro et style.com

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Roisin, Gareth et Rei

 

Musique et mode font très bon ménage ces dernières années…
La dernière vidéo de Roisin Murphy (ex-chanteuse du groupe Moloko) présente un son résolument plus pop que son précédent et premier album.

Hormis l’électro-pop parfaitement calibrée, c’est le choix de la tenue, signée Gareth Pugh qui m’interpelle. On retrouve la touche de l’enfant terrible de la dernière fashion week londonienne sur la pochette du CD et sur le clip « Let me know ».

Photo tirée du clip « Let me know »

Pochette d’Overpowered

En visionnant le clip, deux idées m’ont traversé l’esprit, la première m’a fait dire que quelques années auparavant c’est Björk, qui se serait adjugée l’exclusivité de ces tenues, comme elle l’a fait auparavant avec Jeremy Scott ou Alexandre et Mathieu. Pour Volta, son dernier CD, elle avait choisi une création exclusive de Bernard Willhelm.

Le deuxième idée, vient surtout du vêtement présent sur la pochette de l’album et de celle ci-dessous. Ces tenues me rappellant celles créées (voir ici), il y a quelques années par Rei Kawakubo (collection Bump & Mind pour la compagnie de danse Merce Cunningham).

Gareth Pugh, Swatch fashion week, 2004

Gareth Pugh adopté par les artistes et la scène, cela semble être en passe d’être fait, en partie du moins, reste à conquérir la rue. On attendra donc avec impatience sa prochaine collection.

Roisin Murphy est ici

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Global luxury survey

Un des récents numéro de Time magazine (n° du 16 septembre), comprend un supplément dédié au monde du luxe et plus précisement à celui de la mode.

Encore un me direz-vous, sauf que celui-ci aborde, entre autres, un sujet rarement commenté : la place des femmes. Malgré leur nombre restreint dans les hautes sphères du milieu (aussi bien sur le plan créatif, que décisionnel), leur influence est essentielle voire déterminante, dans la réussite de ces grandes maisons nous dit la journaliste Géraldine Baum. De Victoire de Castellane, designer de la joaillerie Dior à Valérie Hermann, PDG de Yves St Laurent en passant par Tamara Mellon , présidente de Jimmy Choo, une série de portraits à découvrir.

A noter que pour la rédaction du magazine toutes ces femmes, sont en quelque sorte les descendantes de Gabrielle Chanel, en effet, une photo de la créatrice du n°5, ouvre la chronique et sa photo en médaillon, accompagne toutes les pages consacrées au sujet.

Valérie Hermann, PDG de YSL

Un second sujet est consacré à la stratégie des marques internationales du luxe dans les trois régions clefs du début de ce XXIe siècle, je veux parler de l’Inde, de la Chine et de la Russie.

Comment ces marques sont perçues localement ? Comment la Culture détermine le choix des acheteurs en termes de marques et de produits ? Quelles sont les personnes incontournables ? Sur quels critères les acheteurs font-ils leurs achats ?


Les marques les plus citées et les plus connues, respectivement en Inde, Chine et Russie.

Note:
L’âge moyen des indiens est de 27 ans, les prévisions annoncent que le taux de croissance du marché du luxe est de 25% par an pour les trois prochaines années.

Pour la Russie, qui crée des millionnaires chaque jour, le taux annoncé est de 15%. Enfin la Chine où Armani va ouvrir 24 magasins en 2008, est actuellement le troisième consommateur de produit de luxe au monde !

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Helvetica, la petite robe noire de la typo

Tout comme les maisons de couture qui célèbrent beaucoup d’anniversaires cette année, la sphère graphique fête cette année les 50 ans de la fonte Helvetica. Au premier abord et pour des personnes non averties ou peu sensibles, voici une police de caractère qui peut sembler quelconque, sans originalité, voire ennuyeuse. Regardons cela de plus près…

L’Helvetica fût créée en 1957 sur la base de la police Neue Haas Grotesk de Max Miedinger, graphiste suisse (helvétique quoi !), pour répondre à un besoin précis : dessiner un caractère qui colle à l’époque naissante, une époque moderne, en pleine accélération des techniques et des modes de vie.


Max Miedinger


La Neue Haas Grotesk…

… rebaptisée Helvetica en 1960 (habile repositionnement commercial), la police de caractère devient synonyme de « graphisme suisse », de rigueur et de précision.

Une époque moderne

Au début des années soixante, on voyage d’un bout à l’autre du monde dans un avion super moderne : la Caravelle, et les habitudes d’hier sont oubliées ; la société porte un nouveau regard sur les femmes et les enfants.

En art, on rompt avec tous les modes d’expression traditionnels, c’est l’époque de l’Art Contemporain, avec, entre autres, les mouvements Pop Art, Fluxus, Op Art. En architecture, des constructions radicalement nouvelles prennent vie : la nouvelle capitale du Brésil, Brasilia, pensée par Oscar Neimeyer, fût construite, dans ses grandes lignes, en à peine 3 ans !

A cette époque, toute entreprise voulant se donner une image dynamique et moderne choisit l’Helvetica pour sa communication.


Caravelle, Air France


Brasilia, Palais présidentiel et Cathédrale ©

1957 est l’année où Yves Saint-Laurent prend les rênes de la maison Dior, suite à la mort de son fondateur ; la même année, la mode fait sa révolution, avec l’apparition du prêt-à-porter et plus tard des premiers stylistes.

Dans les années qui vont suivre, Mary Quant va à sa façon bouleverser les mœurs et les attitudes et imposer sa mini-jupe comme référence dans les années 60. Pierre Cardin, André Courrèges, Paco Rabanne, des créateurs qui imaginent le futur, marqueront également cette époque.

Un nouveau mode de vie symbolisé par les Mods, puis le Swinging London et les mannequins The Shrimp, Twiggy,est en train de naître.


Twiggy


Mary Quant et Vidal Sassoon

L’Helvetica s’inscrit donc parfaitement dans cette tendance sociétale, ce désir de modernité et de lignes pures. Débarrassée de tout superflu, elle n’interfère pas avec le sens du texte, l’attrait artistique du caractère s’efface devant le message, voilà sa modernité.

Son dessin, sa très grande lisibilité, quelle que soit sa taille, sa grande richesse, sa neutralité et aussi le fait qu’elle puisse être utilisée dans toutes les occasions, fait le succès de cette police de caractère. Elle est d’ailleurs si populaire qu’elle a généré un véritable culte autour d’elle, il y a les pros, les anti, les fanatiques ou les obsédés.

Cette année un documentaire complet, Helvetica, réalisé par Gary Hustwit, lui est dédié. Gary Hustwit dit avoir voulu découvrir pourquoi l’Helvetica avait connu un tel succès.

«Je montre l’Helvetica en action dans différentes grandes villes du monde, je montre des gens qui sont en interaction avec cette écriture dans leur vie quotidienne.»


L’Helvetica dans le paysage urbain

Le film présente aussi des interviews de grands graphistes contemporains (Wim Crouwel, Hermann Zapf, Neville Brody, Stefan Sagmeister ou encore Rick Poynor…), qui donnent un aperçu de leur manière de travailler.

«Mon film est aussi une introduction à la typographie et à la manière dont elle fait partie de notre vie, sans que nous en soyons vraiment conscients.» (Gary Hustwit)

Il est devenu clair pour le réalisateur que son sujet traiterait aussi de l’histoire du modernisme et du post-modernisme des 50 dernières années dans le design.

L’Helvetica, petite robe noire de la typo

La petite robe noire et l’Helvetica présentent beaucoup de points communs, leur naissance tout d’abord, qui correspond à une période clef de l’histoire ; la petite robe noire, proposée avec succès au milieu des Années 20 par Gabrielle Chanel, s’inscrit à une période où les femmes découvrent une nouvelle liberté ; le vêtement participe à cette émancipation ; exit les vêtements corsetés, la petite robe de Chanel adoptera une coupe simple, confortable et aisément imitable, le noir alors couleur des veuves et des domestiques descend dans la rue. L’Helvetica, nous l’avons vu plus haut, correspond et accompagne ce besoin de modernité dans notre société.


Catherine Deneuve en Chanel et son double en version imprimé « maison » Helvetica…

La petite robe noire, aujourd’hui modèle incontournable de toute garde-robe, peut paraître à la fois sobre ou sophistiquée, elle peut se porter au bureau ou à un cocktail.

Selon la manière dont on l’accessoirise, le tissu dont elle est faite, sa coupe, sa longueur de manche, son encolure, elle peut adopter une infinie variation de styles, tantôt discrète, passe-partout, populaire et tragique avec Édith Piaf, bourgeoise portée par Catherine Deneuve (époque Buñuel), artiste chez les existentialistes, qui l’ont érigée en uniforme, sulfureuse, moderne, révolutionnaire, ou encore chic pour un breakfast chez Tiffany’s…


Robe noire solennelle pour Juliette Gréco, muse des existentialistes


Robe noire fourreau, pour Audrey Hepburn (Givenchy)


Robe noire, sculpturale et terriblement chic (Balenciaga, 1967)

L’Helvetica, de par ses caractéristiques intrinsèques, peut être utilisée pour tout type de communication, de l’image de marque de la boutique Colette, Muji, Comme des Garçons ou encore pour les magazines pointus Self Service et Surface.

On la retrouve sur les panneaux signalétiques du code de la route, les enseignes de magasins, en 1964 pour la signalétique des J.O de Tokyo, mais aussi pour des marques aussi variées que Lufthansa, Nestlé ou Evian…

L’Helvetica accessible à tous fait partie de notre paysage quotidien.


Colette, Bless, Evian, Pan Am, Kawasasaki, Intel… De multiples logos, dans des domaines très variés.

Ces deux symboles, procèdent donc de la même façon et ont été réinterprétés saison après saison par différents designers assurant ainsi leur caractère intemporel, incontournable.

De Yohji Yamamoto en passant par Azzedine Alaïa, Issey Miyake, Jean-Paul Gaultier, Christian Lacroix, Hugo Boss, ou encore H&M pour la mode…


Robe noire transparente, encolure et bandes noires géométriques, rigoureuse et sensuelle (Prada, automne-hiver 2001-2002)

H&M en version chasuble, légèrement évasée et robe tablier courte, à moins de 30 euros, la « petite robe noire pour tous » (automne-hiver 2007-2008)
… de David Carson à John Maeda, en passant par Paul Rand, Experimental Jet Set ou encore Neville Brody pour le graphisme.

Affiche éditée en 100 exemplaires numérotés, pour la sortie du documentaire de Gary Hustwit, par l’agence hollandaise Experimental Jet Set, lire l’explication de la naissance de ce projet ici.


Affiche réalisée par le studio londonien Build, édition limitée à 100 copies


Tribeca, Issey Miyake, affiche par Neville Brody


Tribeca, Issey Miyake, affiche par David Carson


Affiche par Peter Bradford


Emil Ruder, 1958


John Maeda pour Shiseido, 1997


H5, pochette de Midnight Funk l’album de Demon, 2001
Pour approfondir le sujet


A voir

Helvetica « curated by » Gary Hustwit.

A lire
La petite robe noire, de Didier Ludot
Helvetica, hommage to a typeface, Lars Müller

Sur le web
L’habit fait le moine, Arte TV
Apprenez à différencier l’Helvetica de l’Arial
Jouer : Helvetica vs Arial

Pour écrire
L’Helvetica qui s’est considérablement agrandie (environ 200 polices de caractères !) est aujourd’hui distribuée par Linotype. Elle est composée de 3 familles :
Helvetica
Helvetica Neue
Helvetica World
Comment différencier l’Helvetica de l’Arial ?

Pour la petite histoire…

L’Helvetica, police de caractère la plus utilisée dans le monde, à loupé son entrée dans le monde numérique, la plupart des utilisateurs d’ordinateurs connaissent parfaitement l’Arial, dessinée par Monotype et que Microsoft décida d’implanter par défaut, au début des années 80, afin de réduire les coûts, dans son système d’exploitation équipant 95% des ordinateurs de la planète : Windows. Apple dans le même temps, optait pour l’Helvetica et le distribue aujourd’hui encore au sein de Mac OS X.

Ce revers n’ayant en rien fait disparaître l’Helvetica, les graphistes professionnels ont toujours en tête cette consigne : « si vous ne savez pas quelle typo utiliser, prenez l’Helvetica », on pourrait ajouter en paraphrasant Christian Dior : « si vous ne savez pas quoi mettre ce matin, optez pour une petite robe noire ».

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Philips de se rapprocher du monde du luxe et de la mode

Au tour du géant de l’électronique et de l’audiovisuel Philips de se rapprocher du monde du luxe et de la mode.

Pour présenter son nouvel écran plat haute définition, le constructeur s’est allié des créatifs issus de la mode ou icônes de glamour, auteurs de sa nouvelle campagne.

Dès le mois de septembre, un court métrage du réalisateur de «In the Mood for Love» et «My Blueberry Nights», le cinéaste originaire de Hong Kong, Wong Kar Waï, sera à découvrir dans les boutiques Lanvin et celles du joaillier Lorenz Baümer à Paris.

Ces clips seront diffusés sur les nouveaux écrans Ambilight de la marque. Au même moment, une campagne de publicité « très mode » vantera les qualités de ce nouveau téléviseur dans les magazines.

Sept pages mettront en scène ce nouvel équipement dans le Vogue UK. Shooté par Vincent Peters, le modèle néerlandais, Rianne Ten Haken se reflète dans l’écran dont le slogan est : « La simplicité est une lumière qui séduit l’âme ».

source vogue.fr

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Rentrée

Les vacances furent courtes et agréables, la rentrée fût un peu plus mouvementée…
Concernant le modalogue, entre une vie familiale… que je qualifierai de « sportive », la reprise des activités professionnelles, le désir de repeindre le bureau et de ranger les milliers de magazines/livres/docs et une transition vers de nouveaux serveurs web : plus beaux, plus rapides en un mot les « meilleurs », le blog à lui connu de looooongues vacances…

Ce n’est pas pour autant que j’ai chômé, j’ai continué mon humble travail d’observation et de collecte d’informations concernant toutes les choses passionnantes qui se sont passées ces dernières semaines dans ces univers de plus en plus souvent en « crossover » que sont la mode et le graphisme, mais aussi la musique, la photo, l’art et la techno…

So Kick it !

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Dazed, Technikart, étapes, Citizen K, Vogue, Bulldozer, Numéro, Dedicate, Fashion Daily News et j’en passe… Voilà une petite partie des archives magazines du bureau qui ; après deux jours de tri ô combien difficile (faut-il garder tel article ? Telle série mode ?) à fini en don, à la poubelle ou sur eBay… Malgré çà j’ai trouvé le moyen d’avoir une pile de 70 cm qui ne trouve pas de place dans les étagères…

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eBay, notre ami…

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Vous prendrez bien une petite place…

Voilà à quoi ressemblait le bureau ces dernières semaines, je n’ai pas cadré les pots de peinture, la perceuse, le marteau et autres tournevis, les cables réseaux, bref le grand b…

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