Décès de Liz Claiborne

Décès de Liz Claiborne : La styliste américaine, créatrice de sa marque en 1976, s’est éteinte mardi, à l’âge de 78 ans. Pas très célèbre en Europe, elle était très populaire aux Etats-Unis, connue comme celle qui créait des vêtements pour les « femmes qui travaillent » à des prix raisonnables.

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Interview : Anne Willi

Un second podcast avec la sympathique Anne Willi, créatrice de la marque éponyme. Elle nous parle de son parcours professionnel, de la mode en Israël, de la gestion et des contraintes de production au sein de son entreprise, ainsi que du marché japonais…

Ensuite filez vite voir son site et passez dans sa boutique pour y voir de bien beaux vêtements au 13, rue Keller dans le 11e arrondissement parisien.

Le prochain Modcast sera consacré à Isabelle Puech, de Jamin Puech.

© Photo de couverture: Les amazones

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PPR prend le contrôle de Puma

PPR prend le contrôle de Puma: L’engoument du secteur de la mode et du luxe pour le courant sportswear, le succès de Stella Mac Cartney chez Addidas, poussent le groupe PPR a investir (enfin) dans le sportswear ? PPR contrôle depuis mercredi 33,2% du capital de Puma.
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Le style de vie Monoprix

J’aimais bien la campagne de communication de Monoprix, de la saison dernière. La nouvelle que l’on voit depuis quelques semaines est dans la même veine, plus aboutie graphiquement et avec l’humour en plus. On y trouve un graphisme qui se veut naïf, ludique, désinvolte et tendance.

Monoprix n’est plus un « simple supermarché », mais un citymarché, visant depuis les années 80 à démocratiser le beau et le bon. À travers cette campagne d’affiche c’est a un style de vie (lifestyle) auquel il est fait référence. Un style de vie qui s’adresse à un consommateur plutôt féminin, citadin, branché et au niveau de vie supérieur à la moyenne.

Il n’est donc pas surprenant d’y voir des références à la mode via des silhouettes qui figureraient bien dans certains catalogues de mode. L’enseigne est d’ailleurs habituée à collaborer avec des créateurs comme Gaspard Yurkievich, Lolita Lempicka, Agatha Ruiz de la Prada ou encore Sir Conran.

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Affiche de la précédente campagne

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Deux affiches de la campagne en cours

Difficile de parler de Monoprix et de tendances sans penser à Denise Fayolle et Maïmé Arnodin, fondatrices à la fin des années 60, de Mafia, le premier bureau de style. L’agence à travaillé pendant des années avec Prisunic (racheté par Monoprix en 1997) en éditant toute une série d’objets design à bas prix(1) et en assistant les acteurs de la mode et du textile.


(1) « le beau au prix du laid » (Denise Fayolle)

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Bernard Arnault, Louis Vuitton, Marc Jacobs, Meryl Streep et les autres…

LVMH, déjà  propriétaire du quotidien La Tribune, veut mettre la main sur le titre concurrent, Les Échos. LVMH, Louis Vuitton-Moët-Hennessy, le plus grand groupe de luxe du monde, devant le suisse Richemont, réuni en son sein les marques les plus prestigieuses de la haute couture, du prêt-à-porter de luxe, des vins et spiritueux, de la joaillerie et bientôt, si les rumeurs de fusion entre les deux titres de la presse économique se confirment, un nouveau grand quotidien économique à l’image des grands quotidiens anglo-saxons.

Au milieu de tout ça, un homme : Bernard Arnault, qui a su mener son projet à bien et qui a fait de Louis Vuitton une des rares marques de luxe à maîtriser à ce point son processus de production, possédant ses propres ateliers, et laissant une large place à la créativité tout en restant fidèle à la marque.

Marc Jacobs, créateur quasiment inconnu en 1997, année où il a intégré le groupe, certes moins « diva » qu’un Karl Lagerfeld ou un John Galliano, est sans conteste l’un des créateurs les plus influents de notre époque, qui parvient en outre à proposer des produits radicalement diférents entre sa marque et le fleuron de LVMH.

LVMH a su projeter la mode dans le XXIe siècle, en faire une industrie respectée des autres industries, lui apporter une crédibilité et un poids jamais atteint, même au temps du grand Boussac. Rien n’illustre mieux, à mon sens, l’importance de la mode aujourd’hui que la célèbre réplique de Miranda (Meryl Streep) à Andrea dans Devil wears Prada (1).

Dans « Marc Jacobs & Louis Vuitton », le fabuleux reportage de Loïc Prigent, j’ai été très impressionné de voir ce savant équilibre entre marketing, communication et créativité, qui fait de Louis Vuitton une formidable « machine à gagner », tout est parfaitement sous contrôle, de la moindre broderie à un décor époustouflant organisé en périphérie de Tokyo à l’occasion d’un défilé exceptionnel, de l’anti-moustique à la tenue de chaque invité…

On y découvre un Marc Jacobs débordant de créativité, disposant de tous les moyens pour mener à bien les idées du studio créatif. Mais comme il le dit à la fin du reportage, le plus « grand », le plus créatif, ce n’est pas que lui, mais aussi Bernard Arnault, qui a su faire des choix et donner des orientations qui ont porté leurs fruits.

Pour que la « sauce prenne » il faut un génie créatif et un génie de la finance.

(1) « Je vois, vous pensez que tout ceci n’a rien à voir avec vous… Vous regardez dans votre placard et vous choisissez, disons, cet espèce de pull-over difforme, parce que vous voulez montrer au monde que vous vous prenez trop au sérieux pour vous soucier des vêtements que vous portez, mais ce que vous ignorez c’est que ce pull n’est pas juste bleu, il n’est ni turquoise, ni azur, c’est un bleu que l’on appelle céruléen et vous êtes aussi parfaitement inconsciente du fait que en 2002 Oscar de La Renta a présenté une collection de robes cérulénnes et que c’est Yves St Laurent, il me semble, qui a créé les vestes militaires bleu céruléen…

Et puis le céruléen est vite apparu dans les collections de 8 couturiers différents, il s’est ensuite infiltré peu à peu dans les lignes de prêt-à-porter et dans les grands magasins, et puis j’imagine qu’il a fini par se retrouver dans une petite boutique de vêtements misérables où vous l’avez sans doute sorti d’un bac de liquidation ; quoi qu’il en soit, ce bleu représente des milions de dollars ainsi qu’un énorme nombre d’emplois et j’avoue que je trouve ironique que vous soyez sûre d’avoir fait un choix qui vous exclue du monde de la mode alors qu’en fait, vous portez un pull justement choisi pour vous par les personnes dans cette pièce parmi une pile de truc divers. »

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Stéphane Mahéas n’aime pas les écoles de mode…

Un article intéressant, quoi que pas tout à fait juste, notemment sur le passage sur les écoles de stylisme ; les écoles comme Esmod, Mod’Art International ou autres n’ont pas pour vocation première de former des grands couturiers.
Deuxièmement, ces écoles ne forment pas que des futurs chômeurs, car elles alimentent égalemment l’énorme marché du prêt-à-porter, des centrales d’achats, des bureaux de style, des créateurs etc. en formant aussi bien des stylistes que des modélistes. Vanina Vesperini, Catherine Malandrino ou encore le grand couturier Franck Sorbier sont sortis d’Esmod, comme quoi…

En consultant le parcours de Stéphane Mahéas, je note quand même une chose, il a commencé sa formation haute couture par un BEP et un CAP « industrie de l’habillement », un cursus certes moins valorisé, moins « hype » et moins glamour que celui des écoles de mode, car non créatif, où l’on apprend les techniques nécessaires à cet artisanat.

Cursus à ne pas occulter, ni dénigrer, sans doute, pour ceux et celles qui veulent se retrouver dans un atelier de haute couture ou devenir grand couturier.

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