Alexander McQueen

Transversalité… Égal à lui-même, Alexander « Lee » (de son vrai nom) McQueen, après Puma, adapte son style dramatique et d’influence morbide à la nouvelle gamme de bagages « Black Label » de Samsonite.

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Ci-dessus, valise « squelette humain », mise en scène théatrale pour cet ancien costumier de théâtre (des années pendant lesquelles il a appris à se détacher du pur style Savile Row dans lequel il évoluait depuis l’âge de 16 ans).

Samsonite comme de nombreuses marques désormais, fait intervenir des designers sur une de ses gammes de produit, afin de s’attirer une nouvelle clientèle plus soucieuse du luxe et des créateurs. Les précédentes collaborations ont fait intervenir Marc Newton et Mathew Williamson.

Photo Wallpaper
Le site de Samsonite Black Label

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Vault 49

Vault 49 est un studio basé à New-York, dont le style hautement créatif, mêlant illustration vectorielle et photo est parfaitement ancré dans l’époque. Leurs illustrations, dédiées aussi bien à l’édition, l’illustration de pochettes cédés ou l’affiche sont dynamiques, technoïdes et végétales, très fournies mais pas étouffantes. Elles ouvrent parfois les portes d’un monde onirique et me rappellent la couverture de Romantik cet ouvrage paru il y a deux ans et qui était consacré au montage photographique « chaleureux » via les logiciels type Adobe Photoshop et autres.

Tout a commencé ce week-end avec la lecture d’un vieux pdf du magazine Digit, le traitement de la typo, à mi-chemin entre végétal et liquide tel un Guimard moderne m’a coupé le souffle (voir ci-dessous).

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Gros plan, sur une des pages du magazine, je penche d’ailleurs plus pour un mix illustration à la main + Macintosh, plutôt que le « tout numérique » sur cette illustration…

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Une des nombreuses images « romantiques » réalisés par le studio.

Les images de Vault49, peuvent sembler hermétiques à celui qui n’est pas designer ou sensible à ces univers, or ce n’est pas le cas, ces images font parties de notre quotidien, on les a toutes croisées au moins une fois (voir ci-dessous).
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Dernière campagne Samsung, pour un lecteur mp3

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Campagne « in-store » pour Kookaï

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Couverture du magazine de mode Flaunt

Vault49 à étendu son champ d’action à la photographie et au motion design et compte parmi ses clients, des références aussi variées que MTV, Pepsi Cola, Bloomingdales, Mastercard, American Apparel, Nestlé, Clarks ou Levis Japon, bref on se les arrache.

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Campagne presse pour Pery Ellis

A consulter d’urgence !

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Bernhard Willhelm et la transversalité

Bernhard Willhelm, créateur d’origine allemande, diplômé de l’Académie Royale d’Anvers en 1998, a été successivement l’assistant de Walter Van Beirendonck, Alexander McQueen, Vivienne Westwood et Dirk Bikkembergs.

Son style, énergique, rempli d’humour, mêle parodie, recherches sur les volumes et imprimés très graphiques. Il fait référence aussi bien au costume folklorique de sa campagne bavaroise, qu’au boubou africain ou à la tenue de Superman…

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Ci-dessus Été 2006 ©vogue.com

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Ci-dessus Automne-hiver 2008

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Ci-dessus Printemps-Été 2007

Dès 1999, il crée sa propre marque et connaît un sacré succès lors du défilé de sa première collection femmes à Paris, Suzy Menkes lui adressant personnellement une lettre de félicitations !

De 2002 à 2004 il a été directeur artistique de la maison italienne Capucci, dont il lance le prêt-à-porter. En 2003, il fait défiler sa collection homme et plus récemment à créé une ligne de chaussures.

C’est cette personnalité à part, cet esprit « arty-intello », sans cesse en mouvement créatif, qui a déterminé le choix de l’artiste-chanteuse Björk. Le créateur s’est donc mué en artiste, en sculpteur plus précisement, le temps de la réalisation de la pochette du prochain album de la diva islandaise. On y retrouve les codes du style Willhelm, couleurs, volumes exagérés et humour. En marge du système dans lequel ils évoluent, ces deux créateurs semblent faits pour s’entendre et Björk, dont les précédentes collaborations l’ont emmené à cotoyer d’autres stylistes atypiques comme Jeremy Scott ou Alexandre et Matthieu est coutumière du fait.

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Ci-dessus, pochette de Volta, le prochain album de Björk. Sculpture par Bernhard Willhelm, photo de l’incontournable Nick Knight

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Les robes…

Ci-dessous toute une série de jupes « vintage » jamais portées, offertes par « belle-maman », des jupes Lanvin aux imprimés fous et l’envie de les customiser, de se les ré-appropprier.

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Robe Circus

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Robes, par Iro et « Marc » by Marc Jacobs

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Robes, par Jay Ahr et Sportmax

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Léonard, une marque qui opère son retour, tout en conservant l’esprit maison : des imprimés et des robes.
Féminité, légerté, élégance, dynamisme et un brin de sophistication, une publicité qui, soit dit en passant, n’est pas sans rappeler la campagne de communication actuelle de Lacoste

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Autre retour, celle de Louis Féraud, adorable…

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La réincarnation de Mademoiselle

Tout d’abord il y avait Gabrielle, puis vint Inès, réincarnation drôle, intelligente et impertinente de Mademoiselle, maintenant c’est Anna qui reprend le flambeau…
Ci-dessous Anna Mouglalis porte à merveille la dernière collection de joaillerie maison…

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Photo : Madame Figaro du 14 mars

mais cette photo est avant tout un vibrant hommage à celle prise par Horst en 1936 avec Gabrielle Chanel.

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Artistes et artisans

 

On traite souvent les couturiers « d’artistes », quand bien même leurs réalisations sont somptueuses, ils ne sont pas, du moins à la base, des artistes, mais des artisans. La fonction d’une robe à sa sortie d’atelier ou d’usine est utilitaire, sa finalité être vendue, portée et non être vue dans un musée contrairement à une œuvre d’artiste, c’est là une différence fondamentale… La couture est donc une industrie artistique…

Pourtant la tentation est bien grande au regard de certaines réalisations de couturiers de les hisser au rang d’artistes, non pas qu’ils accèdent à un statut plus élevé (il n’y a pas de hiérarchie de valeur), mais plutôt par le plaisir visuel procuré par leur réalisations.

De même, le processus de travail d’un couturier induit au départ de prendre en compte de façon répétitive (saison après saison) des critères commerciaux, d’aisance et esthétiques afin de produire des vêtements de prêt-à-porter là où l’artiste crée un objet unique à des fins esthétiques mais non dénué de sens. Cela n’empêche pas le couturier d’être artiste « par éclair », comme le dit le philosophe Alain, modifiant sa création au fur et à mesure de sa réalisation, selon sa sensibilité afin de l’adapter ou de la rendre plus conforme aux objectifs fixés.

La frontière est tenue entre ces deux mondes, il suffit d’observer par exemple les sérigraphies d’Andy Warhol, œuvres d’art réalisées selon un processus industriel et destinés à la vente ou plus près de nous certaines réalisations d’Hussein Chalayan, où il semble privilégier le sens et l’esthétique avant la portabilité et la vente.La tentation est si grande que ces deux univers ont historiquement, rapidement et souvent collaboré, sans conflits. Gabrielle Chanel et Jean Cocteau, Yves Saint Laurent et ses robes Mondrian ou encore Elsa Shiaparelli et Salvador Dali, créant ainsi ce « crossover », cette transversalité auquel je crois beaucoup.

Dans cet esprit, le magazine Another Magazine à organisé une manifestation baptisée Dress Art, où à travers quinze collaborations, artistes et créateurs de mode se rencontrent afin de réaliser un « vêtement ». La plupart des binômes créés existaient déjà , l’un connaissant le travail de l’autre ou ayant déjà  « œuvré » avec lui.

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C’est en créant des « objets de mode » plus qu’en organisant un défilé, que les designers (stylistes) atteignent les espaces de création sans contrainte comme les artistes. Ci-dessous une robe réalisée par la Maison Martin Margiela et Gotscho (site), les contraintes de portabilité sont abolies, la robe maintenue au sol grâce aux escarpins ne possède pas de pinces, elle a été moulé directement au fer « à chaud ».

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Ricardo Tisci explique que « collaborer avec un artiste permet à certains designers d’être plus abstraits et profonds (obscure) qu’ils ne peuvent l’être pour leur travail commercial » tout en conservant, pour lui en tout cas, une lien avec son travail chez Givenchy . Ci-dessous assemblage de pneus, pour un manteau improbable…

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Suite à un séjour en Egypte et la lecture d’un article sur l’islamisation du vêtement, l’artiste Ghada Amer à réalisé avec Francisco Costa pour Calvin Klein une robe semi-transparente sur le sens éthymologique du mot « peur » (ci-dessous).

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Ci-dessous modèle de Giles Deacon et Simon Periton

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Sur le site d’Another Magazine, il y a l’ensemble des collaborations, l’article complet ainsi que quelques vidéos (accompagnées de super musiques) des shootings.

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Vive les Flick’r !

Une note sur une association de technos que j’utilise quotidiennement pour mon information mode et que je voulais partager avec vous.

Chaque matin, je lance Firefox, mon navigateur web, celui-ci ouvre automatiquement ma page Netvibes. Cette application majeure et dont je ne peux plus me passer me permet de réunir sur une seule page plusieurs sites/blogs et d’en consulter les dernières mises-à-jour, grace aux fameux flux RSS. On peut aussi créer plusieurs onglets afin de classer ces liens par catégories.

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Ma page « Mode » sur mon Netvibes

Dans mon onglet Mode, j’ai ajouté un petit module (en haut à droite) qui me permet d’afficher des photos choisies au hasard sur le site Flick’r. J’ai donc programmé ce module avec les mots clés fashion et mode afin qu’il m’affiche les photos appartenant à ces catégories. Si la selection est certes, très éclectique et d’un niveau moyen (il faut que j’affine mes mots clés), elle permet de recevoir des photos venues d’ailleurs, prises par des photographes indépendants ou des pages « mode » intéressantes

Ma page Flick’r

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