Tendance fluo

 

Y aurait-il une tendance fluo à venir pour l’été prochain ?
Présent sur tous les supports, papier et tissu, préparez-vous à la vague fluo… J’en veux pour preuve quelques exemples glanés par ci par là, ces derniers jours. Des tenues des groupes Nu-Rave tels les Klaxons, aux invitations de la boutique ultra-pointue KokonToZaï, en passant par les pages de Dazed & Confused, mais aussi chez Balenciaga, Marc Jacobs ou encore chez Christopher Kane…

Christopher Kane, London Fashion Week, Été 2007 (via Vogue.com)

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Affiche de concert

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Chez Marc Jacobs, prêt-à-porter, automne 2007 (via Style.com)

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Les mêmes (?) déjà  dans les rues de Milan par The Sartorialist (étonnant non ?)

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Flyer, puis page d’accueil du site web de la boutique ultra-branchée Kokon to Zai

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À Paris, si la boutique existe toujours c’est : 48, rue Tiquetonne- Paris 2e

Les Klaxons (attention les yeux !) qui font danser les garçons et les filles sous des accords techno-rock

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Version streetwear, pour une série mode dans l’avant-dernier numéro de Dazed & Confused

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Prescription : Le total look fluo à réserver si vous avez moins de 18 ans… Au delà privilégiez-le par petites touches ou mieux sur vos accessoires.
Pour les couleurs, si vous hésitiez entre le rose, le bleu, le vert détergent ou autre, optez pour le jaune qui est la couleur la plus vue…

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Ré-habillage

Le Modalogue a changé de tenue(1), un moment que je voulais faire çà. Profitant d’une pause au bureau, je m’y suis mis et voilà la nouvelle version ! Concernant le graphisme, c’est toujours aussi drôle et très coloré, au point de me faire traiter d' »Amish par temps de novembre » par un ami informaticien… Désolé je ne sais faire que du sobre…
Le blog est toujours propulsé par le fabuleux moteur qu’est Worpress (version 2.1). J’ai opté pour le thème K2 développé par le non moins fabuleux Michael Heilemann du site Binary Bonsaï, thème que j’ai customisé pour le mettre à la sauce Modalogue, il ne me reste plus que les icônes à modifer afin que tout soit parfait.

Vos avis sont bienvenus.
Enjoy !

MAJ : Ce n’est pas sensass sous Firefox (Windows), la typo est petite et moche et pas lissée, c’est pire sous Internet Explorer 6.x ou 7.x par contre c’est nickel sous Firefox ou Safari (Mac OS X)

(1) tout comme Café Mode récemment

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Dress Code

Dress Code est une expo à voir à la Galerie AAA, je cite le communiqué de presse :

« Reines de la nuit, ou vrais princes dans la vie, ils auraient pu commander leurs portraits au peintre de la Cour, histoire de se voir sacralisés sur la toile. Aujourd’hui ces étoiles se font starshooter par les plus grands photographes. Mythifiées sur le papier glacé de magazines poids lourds.

Erigés en modèle de vie, de style, voir de style de vie, ils peuvent facilement devenir source d’inspiration. La preuve par quatre… Ou plutôt cinq artistes, réunis autour de l’exposition «Dress Code».

Des jeunes talents de la scène contemporaine se sont amusés à capturer ces visages connus, à l’aide de pinceaux, crayons, plumes, ou stylos BIC (seule l’utilisation de la photographie est interdite), et rendent un hommage sans complexe à nos idoles mythiques.

Une plongée dans l’univers glamour des reines de la nuit et dans la dimension mythique d’icônes de notre vie. » Les artistes présentés sont : Marie Perron, Artus de Lavilléon, Jeanne Detallante, Adrien Albert, Simon Henwood et Craig Atkinson. Certains comme Marie Perron sont connus des fashionistas, d’autres, comme Artus de Lavilléon sont plus proches du monde de l’art, tous gravitent dans cette sphère « art-mode-pop ».

Pour connaître le site et le style des différents illustrateurs lisez la suite.

Ci-dessous, Marie Perron, respectivement pour la Grande Épicerie et MiuMiu
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Ci-dessous, Jeanne Detallante, respectivement pour Vogue Italie et la créatrice Anna Sui

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Ci-dessous, Simon Henwood
, célèbre pour ses peintures de pop stars, ci-dessous les talentueux Roisin Murphy et Devendra Banhart.
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Ci dessous, Craig Atkinson, illustration pour WAD Magazine de décembre 2006

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Comme vous pouvez le voir la sélection est éclectique !

Galerie AAA – 75, rue Charlot – 75003 Paris – Entrée libre, exposition jusqu’au 31 mars 2007
PS : Visitez le site de la Galerie AAA, réalisé par Alice Lischter.

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La Cambre MODE[S]

 

Sur les conseils de mon ancien prof (Xavier Chaumette), auprès de qui j’ai la chance de travailler aujourd’hui, je me suis procuré le livre La Cambre MODE[S] 1986-2006, célébrant les 20 ans du département mode de l’École nationale des Arts Visuels de la Cambre. Le livre est gros pavé 500 pages largement agrémenté de photos, de notes et d’interview. Sa réalisation, sa mise en forme graphique est parfaitement en phase le sujet, le choix du papier, de la typographie, la mise forme des visuels véhiculent ces idées de rigueur et de créativité qui, à mon sens, font La Cambre MODE[S].

Le livre s’ouvre sur un face à face entre les deux directeurs du département mode, Francine Pairon, qui l’a créé et Tony Delcampe, ancien élève et son successeur. C’est un entretien informel, sur des souvenirs, des pensées. J’ai trouvé plusieurs passages de cet échange très intérressants, on y apprend énormément sur les méthodes d’enseignement, sur les attentes des élèves et des professeurs, sur la mode et ses rapports avec les autres disciplines artistiques.

Entre l’Académie d’Anvers (Dries Van Noten, Ann Demeulemeester, Dirk Bikkembergs, Martin Margiela, Raf Simons…) et La Cambre à Bruxelles (Oliviers Theyskens, Cathy Pill…) , la Belgique s’impose comme un grand pays de mode.

J’ai numérisé quelques passages de cet entretien, afin de vous faire partager ma découverte.
Bonne lecture !


The elusives

Francine Pairon

How to integrate fashion design into an art school? There is something ambiguous about fashion: we stand between art and commerce and we obviously have a slightly hybrid profile. We are part of the elusives. In an art school, fashion doesn’t have the same credibility as design or the graphic arts, since we are part of the applied arts, the « impure arts » so to speak. But nevertheless, our department has evolved and has won acclaim. We have always been very independent. It cost us dearly, but that was the price of freedom.

The Hyeres Festival

Francine Pairon

From the begining, I wanted the department of fashion design to have an international dimension. In 1991, our students took part for the first time in the Hyeres Festival. John Galliano and Paquita Paquin were members of the jury. They were amazed by my students’ propositions, that were utterly, completely personal, not at all trend-related, uncompromising. We started scooping all the prizes.

The teaching approach

Tony Delcampe

The teaching approach can only be devised with the final result in mind. Who do we want to train at La Cambre? If we want to train fashion designers, then our main focus should be on personalities. These can only grow through an unavoidable process that consists in developing the creative language by means of a formal vocabulary. This process also includes some experimentations. The method is a combination of visual creativity and technique. Through a series of exercises, the student explores as deeply as possible his or her own vision.

Francine Pairon
For long, the following issue has been a topic for discussion: do we want to train fashion designers or fashion stylists in our department.

It didn’t take us long to realise that if we consider fashion with all it’s complexity, it is not so easy to make a clear distinction between these two profiles. When you put fashion on the curriculum of an arts school, then you want to train fashion designers who have to develop their own personal idiom.

If you want to train fashion stylists, then the standards and requirements will obviously be very different. The people you would then prepare for the job market will have acquired abilities but not necessarily a personal form of expression.


Volumes

Tony Delcampe
Garments rest on supporting points; these are the same for everyone, they are universal. Our idea is to move away from the body by creating volumes, move away from the body to even better reveal it. The aim is to stretch the space between the body and its ‘outer skin’ as much as possible in order to gain awareness of volume, until reaching the most extreme point that the body and the supporting points can possibly sustain. The question is: « When are we out of reach of the body? »

Very quickly we have introduced different levels into our teaching with an increasing technical complexity that matches the requirements of each year. We begin to experiment with volumes during first year, then the following years, this approach is refined in the process of creating outfits that bear one’s own signature.
Step by step this personal idiom is enhanced and enriched by articulating one’s vision around a full-fledged collection. There is one specific technical difficulty that has to be mastered each time by introducing a main thematic piece such as the dress, the skirt, the shirt in first year, trousers, a lined jacket (perfecto, reefer or trench) and coat in second year. On this basis the personal vocabulary can be worked out.

Vocabulary

Tony Delcampe
Fundamentally, the first two years are the reservoir out of which the work for the years to come will emerge. During that time, we explore the projects so deeply that we end up with a wealth of resources in terms of colours, fabrics, volumes and techniques. For instance for trousers this can be; jeans, jodhpurs, cigarette, sailor and biker trousers, denim, wool, leather, front pleats, crotches, waistbands, pockets.

We study each piece from A to Z, we examine it and we try to imagine everything that’s left to invent. We are not trying to obtain a pure line but rather a volume that holds its shape and needs to have all the characteristics of a recognisable garment. Our aim is to help students to get all this into their heads. When they will be making trousers in fifth year, they will know where to draw ideas from, because they acquired this vocabulary like learning how to speak and write.

Nevertheless, they will use it in their own personal way. Of course, they will have their own references. This vocabulary will obviously be enriched all along the five-year curriculum through specific courses such as: graphic design in first year, knitwear in second year; fabric printing in second and third years; sound volumes and textures in fashion, ethnical costume and industrial patternmaking in third year and historical costume in fourth. The teaching staff has changed over the years with the arrival of new specialist lecturers such as Eric Chevalier, Maylis Duvivier, Marianne Janssens, Tiphaine Kazi-Tani, Billie Mertens, Catherine Piqueray and Aya Takeda.

Constraints

Francine Pairon
We always give a set of guidelines, because without a fixed framework there can be no creativity.

Tony Delcampe
Do we currently have enough ways out of this constraints framework? It’s difficult to tell. We are always expecting some sort of rebellion. Hopefully it should go beyond the constraints and lead to a final result, be it expected or unexpected. Some achieve to escape constraints by exploring alternative routes. This is where the most beautiful personalities reveal themselves.

Francine Pairon
Indeed, students find their way because they are given indications. However, sometimes your method is so directive that students find it hard to find their own one. A strong personality is required to break out of this. It’s like constructing and deconstructing.

Tony Delcampe
There really is no ideal pedagogical approach. But without giving constraints, nothing materialises, even if, by doing so, we are at risk of shaping people. We always want to set higher standards. We are catering for academic progress while the school has to defend the quality standards.


Emilie Zanon’s works

Things to say

Tony Delcampe
A fashion designer is definitely someone who has things to say, but he also has to be able to communicate his projects in a proper way, so that they can be understood and realised. Beyond personal expression, you also have to master a trade, which means to be the driving force behind the production chain. That’s the actual role of an artistic director. It’s a real profession, I insist, and we also teach this side of things.

[Ce paragraphe me rappelle les propos de Paul Rand, graphic designer, que j’ai cité dans ce billet il y a quelques jours. Un fashion designer est une profession avec des objectifs clairs et précis, on ne peut se contenter de faire du sensationnel ou uniquement de l’artistique sous peine de passer à la trappe rapidement.]

Seen from the inside

Tony Delcampe
All our endeavours, be they more or less successful or more or less failed are our real wealth. Here we anticipate the creation of tomorrow’s fashion. In most cases, novelty results from taking risks.

Interview, Anne-Françoise Moyson

Pour se procurer cet ouvrage : Amazon
Tous les livres de Xavier Chaumette

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Julie Verhoeven

 

Julie Verhoeven est une illustratrice dont j’aime beaucoup le travail et dont je voulais vous faire part depuis quelques temps déjà . Hollandaise de 37 ans, Julie Verhoeven dessine des femmes aux attitudes et au regard langoureux, mélancolique, habitants (hantant) des univers extatiques et oniriques ; un style que certains trouvent proche d’Aubrey Beardsley.

Ses collaborations avec le monde de la mode sont nombreuses, puisque tout juste diplômée du Kent Institute en 1987, c’est chez John Galliano qu’on la retrouve comme assistante, puis chez Martine Sitbon ; en 2002 elle collaborait avec Louis Vuitton, en 2003 la marque italienne Gibo lui avait confié sa direction artistique et cette année c’est le maroquinier de luxe Mulberry qui lui confie les rennes de la création (via Vogue).

A cela, il faut ajouter les collaborations régulières avec des artistes du monde de la musique, pour qui elle réalise des pochettes, mais aussi avec les « über-magazines » que sont I-D, The Face ou encore Dazed and Confused.
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Ci-dessous la collection Printemps-Été 2003 pour Gibo
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Photos via Style.com

Pour de plus amples informations :
Son portfolio
à la galerie CLMUK, cliquez sur artists, puis illustration.
Livres
Fat Bottomed Girls, livre de 48 pages réunissant certaines de ses réalisations sur Amazon.
Gas Book 13 chez Amazon US
Articles
Un article intéressant à lire sur Ideas Factory.

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Emperor Moth, Alena Akhmadullina et les autres…

 

La mode russe se limitait pour moi jusqu’à  il y a peu, a deux créateurs : Irina Volkonski, styliste en accessoires et le duo Seredin et Vassiliev, officiant régulièrement pour la Haute-Couture, créateurs au style un brin excentrique, fantaisiste et inattendu.

Il y a quelques semaines j’ai appris l’existence d’une seconde vague de créateurs russes, dont le chef de file serait Katya Gomiashvili.

Katya Gomiashvili est la créatrice de la marque Emperor Moth, qui sévit depuis quelques temps déjà  auprès de certains « people ». Sa collection est essentiellement constituée de vestes fortement inspirées streetwear (type survêtement…), retravaillées par des broderies, des perles et des découpes pour un résultat inhabituel très coloré. La déception pointe un peu quand on s’aperçoit qu’il n’y a, sur le site en tout cas, que des vestes, toutes sur le même modèle, l’effet de surprise vire à la monotonie.
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Modèles de la dernière collection

Toujours est-il que côté communication la créatrice sait y faire, puisque l’image de la marque a été respectivement interprété ces deux dernières années par « so beautiful » Chloé Sévigny, Devon Aoki et Kate Moss, pour obtenir une crédibilité pointue difficile de faire mieux !!
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Pour couronner le tout le studio Ab Rogers (graphisme, design industriel et illustration), qui travaille pour la Tate Modern ou encore Comme des Garçons, à conçu a Moscou et a Londres la nouvelle boutique de la marque, l’agencement intérieur étant influencé par Niki de St Phalle (photos ci-dessous)…

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Les dauphins de Katya sont (cliquez sur le nom des créateurs pour accéder à leur site) Konstantin Gayday, le duo Nina Donis (Nina Neretina et Donis Pouppis), Denis Simachev, Alena Akhmadullina ou encore le gothique Arsenicum, rien de révolutionnaire dans le style, mais juste le plaisir de voir des créateurs venant d’autres horizons défiler à Milan, Londres ou Paris, nous apportant un autre regard sur la mode, mais aussi de nouvelles sources d’inspiration, étendant ainsi notre champ de créativité. Au dire de certaines acheteuses, ces créateurs ont un potentiel intéressant et le meilleur reste à venir.

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Quelques modèles des collections d’Alena Akhmadullina, sans hésiter ma préférée, pour un style qui n’est pas sans rappeller le costume de scène.

A suivre

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Portail graphique

 

Newwebpick.com regroupe des sites de graphistes, d’agences, de designers, de photographes avec une sélection est assez variée.

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Le portail propose des liens vers des magazines online, des articles, des news et surtout son e-magazine (sur abonnement) également très riche dans ses orientations et dans ses choix ; profitez des larges extraits des numéros précédents disponibles au téléchargement gratuitement.

Ce site semble être un bon point de départ pour y puiser de quoi alimenter son imagination graphique.
Le site de Newwebpick

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Ellen Lupton: Design your life

J’avoue une admiration sans bornes pour l’écrivain, conservateur au Design Musem de New-York et graphiste Ellen Lupton, j’en ai déjà  parlé sur un billet précédent. Aujourd’hui je vous fais part de ses autres blogs et notamment de Design you life, qui traite du design et plus particulièrement du design fait soi-même (Design It Yourself, DIY) comme, je cite, « un mode de pensée et d’action qui peut être mis en application dans les situations de tous les jours ». Tous les « designs » y sont abordés, graphic design, fashion design, techno design, eco design, diy design… pour notre plus grand plaisir.

Visitez ensuite son autre site Design writing research et plus particulièrement la catégorie Essays où Ellen traite des sujets divers et variés autour du design allant de la déconstruction aux femmes dans le graphisme, mais aussi d’architecture, en passant par la typographie fluide ; je n’ai pas tout lu, mais tous les sujets font envie.
Attardez-vous dans la section Free Font Manifesto où la graphiste s’interroge avec d’autres designers sur la nécessité et les dangers des fontes distribuées en Open Source.

Puis pour finir son blog dédié au design pour et par les enfants : Do It Yourself Kids

Une interview d’Ellen Lupton, via Design Hub

Ellen Lupton – design zealot

by Nicole Bearman and Gabrielle Eade

Design communicator, and communication designer extraordinaire Ellen Lupton talks to Design Hub about the new National Design Triennial at Cooper-Hewitt, National Design Museum, and her personal quest to open up design to the broadest possible audience.

What are you working on at the moment?

My big interest right now is the opening up of the design discourse to the broader public. We are seeing this everywhere. The rise of the Internet has given people access to more tools and more information. Over the past four years, blogging and other « social media » have become especially powerful. At the same time, people are becoming more engaged with physical making – craft, knitting, D.I.Y. technologies. I published a book with my graduate students in 2004, called D.I.Y.: Design It Yourself, and I’m really excited about this line of discourse: addressing the public as designers. My next book is D.I.Y. Kids, featuring design work by children.

You define yourself as a writer, curator and graphic designer. What really excites you in your work and what are your ultimate goals?

I am excited about bringing people – all kinds of people – into design. I’ve become a bit of a zealot, a passionate church lady, but my church is the discourse of design, which has become an increasingly public, open discourse. I love to teach, and I’m teaching professional designers at the graduate and undergraduate levels at Maryland Institute College of Art, where I am director of the graduate program in graphic design. I also do workshops and lectures for everyday people, which is a different kind of teaching.

How has your career path evolved?

I studied design and art in the early 1980s at The Cooper Union in New York City. When I graduated, I was invited to run a small design gallery inside the school. I did that for seven years. I was a do-it-yourself curator, hanging my own shows, keeping the windows clean, trimming the labels. At the same time, I was publishing a lot, building a reputation as a writer and critic. In 1992, I was offered a ‘real job’ at Cooper-Hewitt, National Design Museum, also in New York City. Now, I had the opportunity to create much larger exhibitions for a bigger public. Each exhibition has been accompanied by a sturdy exhibition catalogue and ambitious public programming. I’ve also had the chance to work with amazing colleagues – great design thinkers. In 1997, I was invited to run the graphic design program at Maryland Institute College of Art, in Baltimore, a big, tough city that is two hours by train from New York. Baltimore is my hometown, and a fun place to live. Cooper-Hewitt has allowed me to live in Baltimore for the past ten years and continue as a part-time curator. It’s a hectic, sometimes scattered lifestyle that allows me to do all the things I want to do (and more!).

What attributes do you think you possess that have helped you succeed in this field?

I love to get things done. I love to get up early and start working. I love to see a project come into completion. I think that my fundamental enjoyment of doing, making, and writing has allowed me to be a highly effective person. I take genuine pleasure in communicating ideas in a way that people will understand. Whereas some scholars or critics are primarily interested in addressing their peers, I want to be understood by as many people as possible. Design is about communication, and I love to communicate.

Your website appears to be a testing ground for ideas and a place for discussion. Does this forum work?

My main web site, designwritingresearch.org, is primarily a way for me to communicate outward to the world. It’s an archive of my writing, and it’s a tool I use in all my teaching and workshops. I also have a blog that I edit with my sister, Julia Lupton, design-your-life.org. Our blog is an open medium. Anyone can contribute a post about design and living, and we have a small but avid following. People write about fashion, celebration, housekeeping, child-rearing, politics, and media. We also have a blog about design for kids, d-i-y-kids.blogspot.com.

Can you explain your curatorial approach to the 2006 National Design Triennial and the theme you have chosen?

Design Life Now: National Design Triennial was organised by a team of curators: Barbara Bloemink, Matilda McQuaid, Brooke Hodge, and myself. The exhibition is open through July 2007. We all brought our special interests and expertise to the curatorial table. I was especially interested in the rise of social media and do-it-yourself design movements during the past three years – again, the opening up of the design discourse to more voices. For example, the Triennial features Processing, a free, open-source computer language created for visual artists. Processing is not so much a finished design artifact as a tool that anyone can use. The Triennial web site has a blog; visit us at peoplesdesignaward.org/designlifenow.

What have been the key trends in American design since your last Triennial in 2003?

The last Triennial reflected a post-9/11 atmosphere. Called Inside Design Now, it focused on the interior-on handcraft, pattern, texture, and making. Craft continues to be a big part of design today, but what’s changing is the movement outward. Design is becoming less inwardly directed and more socially directed. Magazines such as ReadyMade and Make, both featured in the Triennial, invite people to engage in design activities. Designers are working in collaborative teams. They are creating furniture, textiles, and spaces that encourage conversation.

In your opinion, what characteristics define contemporary American design? And how does it fit in a global design economy?

American design is a huge and diverse phenomenon, and the Triennial doesn’t try to pin it down so much as give a picture of a big, messy, mixed affair, which ranges from high-tech military equipment and space-age robots to a vase made of PlayDough and a hand-beaded purse. A product like the iPod is designed in California but manufactured in China.

What inspired you to initiate the free font manifesto? Were you surprised by the response you received to the concept of free fonts?

Given my interest in ‘open’ design, I wanted to find out if there was an open-source movement in the typeface design community, which is a particular subculture within the broader graphic design world. Typeface designers have always been protective of their intellectual property, because fonts are so easy to steal and there is a huge problem with piracy. I had been invited to address typeface designers and typographers at an international design conference, so I decided to explore the topic of ‘free fonts’. I created a blog to accompany my talk – a new experiment for me. Given the controversial nature of the topic, I wanted to get feedback from my audience beyond the usual Q&A session after the talk. And feedback I certainly got! News of the blog spread like wildfire, and a heated debate ensued on-line. I learned a lot, not only about the passions and worries of the font design community but also about the nature of online communication.

Where do you hope the flourishing D.I.Y. revolution will lead us?

I’d like to see design education become part of general education, from kindergarten up through graduate school. Learning to communicate online and in print are basic life skills that empower citizens and connect them to all kinds of communities, global and local. Gutenberg’s revolution opened up reading to a bigger public, and eventually the idea of ‘universal literacy’ was born. Today, to be literate involves not only reading/receiving, but also making/producing in a range of media. It’s not enough to be in the audience any more.

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What are the big challenges facing designers in the 21st century?

As the design discourse opens up, professional designers will shape the discourse by creating better and better tools and environments for public communication. (I am speaking here primarily of graphic design.) The biggest challenge facing all the design fields is the global environment. How can we create objects, systems, places, and tools that will help reverse the degradation of the world? This challenge, too, demands that the public be involved. The problem can’t be solved by designers alone, but requires changes in how people live.

What is your philosophy, in life and design?

These are a few principles borrowed from my blog, design-your-life.org. I like these principles because anyone can use them, not just professional designers.

ORDER – Use design to organize and improve your environment at home, at work, and in the world.
OPPORTUNITY – Use design to expand your expressive, economic, and social horizons.
PRODUCE MORE, CONSUME LESS – Design it yourself using digital tools and craft skills.

How do you relax and play?

I love to cook, and I love to hang out with my gorgeous kids and husband. But work is play for me, too. Nothing thrills me more than being involved in a great book or web project. Authorship gets me going.

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Citation du jour : sens et esthétique

«Le design graphique (graphisme) s’adresse au final à un spectateur. A cause de cela, le but du graphiste est d’être persuasif, au moins informatif. Le problème du graphiste est donc double : anticiper les réactions du spectateur, et comprendre ses attentes esthétiques.

Il doit donc trouver un moyen de communication entre lui et le spectateur.

Nous vivons dans un monde de symboles et d’images, le graphiste doit connaître, comprendre et savoir utiliser à bon escient les symboles qu’il manipule, pour que le spectateur comprenne correctement l’information.

De même, l’utilisation du symbole, directement compréhensible, permet une lecture immédiate et rapide de l’idée directrice de l’image.»

(Paul Rand)

J’ai mis du temps avant de bien comprendre que l’esthétique ne faisait pas tout dans une création, que le sens y avait au moins autant de valeur. Cette citation destinée aux graphistes peut aussi s’appliquer à un styliste ou tout autre créatif professionnel. Une création sans contexte, vide de sens, n’a qu’une durée de vie limitée…

Logos de Paul Rand
Parmi les réalisations légendaires de Paul Rand on trouve le logo de Westinghouse, celui d’IBM, de la chaîne américaine ABC, l’ancien logo d’UPS, ou encore celui de l’ex-société de Steve Jobs (Next), etc.

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