Alix Malka

On ne sait que regarder dans le portfolio d’Alix Marka, tellement ses compositions sont intéressantes, autant d’un point de vue stylistique que technique. Il développe un univers un brin modern’baroque, très graphique et dynamique, tout en étant extremement varié, sachant s’adapter à toutes les commandes (faisant le grand écart de H&M à Barney’s en passant par les couverture de Flair et du Vogue allemand).

Que ce soit en noir et blanc ou en couleur ses photos sont devenues immédiatement une véritable source d’inspiration autant pour le styliste que le graphiste que je suis, à vrai dire je suis sous le charme.

 

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Au retrouve également au sein de l’agence JGK (Jean Gabriel Kauss), d’autres photographes de mode alors ne boudez pas votre plaisir de voir les photos de Gisèle, Gwen Stefani, Lou Doillon ou encore Madonna par Gilles Bensimon ou les photos plus conceptuelles de Gian Carlo Barbieri.
Profitez-en aussi pour jeter un coup d’œil au site de l’agence Jed Root, pour qui j’ai réalisé un cédérom il y a quelques années et qui fourmille de photographes tout aussi talentueux.

 

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Mercato d’hiver

Lu la semaine dernière dans la presse (Le Figaro), un état des lieux des directions artistiques des différentes maisons de couture. Force est de constater que cela a énormément bougé, que ce soit pour la mode homme ou la mode femme.

La tendance est d’intégrer sur la plus haute marche de la création non pas une diva, mais un créateur au profil « studio de création ». Chloé et Gucci avaient lancé la tendance, précise l’article ; en effet Phoebe Philo a remplacé Stella Mc Cartney et Frida Giannini a succédé à Tom Ford ; le mouvement s’est accéléré et d’autres maisons ont suivi (Calvin Klein…).

En plus de cette tendance de fond, une série de « transferts » se sont opérés depuis le début de l’automne, chamboulant la carte des DA des maisons de couture parisiennes ; ainsi on retrouve Paulo Melim Andersson chez Chloé (exit Phoebe !), le talentueux Olivier Theyskens chez Nina Ricci, Dai Fujiwara chez Issey Miyake, Giles Deacon chez Daks, Nicolas Andreas Taralis chez Cerruti, Sophia Kokosalaki chez Vionnet, Damian Yee chez Guy Laroche ou encore Peter Dundas chez Ungaro.

Plus dure est la situation de la mode masculine : plusieurs maisons ont en effet pris le virage du relifting, mais sans le succès connu par Dior Homme, hélas… Au vu du travail réalisé par Oswald Boateng chez Givenchy, ou encore Jason Basmajian pour ST Dupont, cela me semblait prendre bonne tournure, les lignes se modernisant, attirant de facto une nouvelle clientèle. Mais les résultats financiers n’étant pas bons, ou en tout cas pas assez rapidement bons, Franck Boclet a ainsi quitté Smalto, Oswald Boateng est sur le départ, Jason Basmajian a été remercié et Pierre-Henri Mattout est également sur le départ chez Dormeuil…

Les maisons de couture masculine ou féminine n’ont aujourd’hui plus le temps, ni l’argent, les résultats financiers doivent se voir quasi-immédiatement ; les créateurs ont donc pour mission de « générer du cash » le plus rapidement possible, sous peine de se voir remercier rapidement, et ce, quel que soit leur talent.

Dans un autre registre, mais concernant toujours les changements de créateurs, Irène Leroux a quitté Erès (groupe Chanel), LA marque de maillots de bain et de lingerie qu’elle avait créée en 1968. Elle sera remplacée par la styliste Valérie Delafosse. Il sera intéressant de suivre les nouvelles (?) orientations de style que cette dernière va y apporter.

Au milieu de ce constat, seule la maison LVMH et ses énormes moyens financiers peut se donner le temps de « recadrer » un John Galliano – avec le succès que l’on sait – et de redéfinir la mode masculine avec Hedi Slimane. Karl Lagerfeld et ses 24 ans chez Chanel fait figure de héros… génial héros, qui a su relancer, moderniser, recréer et propulser la maison de la famille Wertheimer. Quel créateur intégrant une maison peut « espérer durer » autant que lui aujourd’hui ?

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Concours Chartered Society of Designers

 

Le Chartered Society of Designers organise un concours réservé à tous les étudiants designers du monde en 2e année de leur école (le formulaire d’inscription est a télécharger en bas de la page citée). Tous les champs du design participent indépendamment, graphic design, fashion design, interactive media design, textile design, interior design etc.

La clôture des inscriptions est fixée au 1er mai et les frais d’inscription sont de 32,5 livres. Le vainqueur se voit attribué un chèque de 1000 livres, plus une carte de membre étudiant du CSD(1) ainsi qu’une médaille du CSD !
Le CSD, établie à Londres peut être considéré comme la plus vieille et la plus grande charte professionnelle consacrée aux designers, elle fut fondée en 1930 et comporte parmi ses anciens vainqueurs et membres quelques noms « célèbres » : Mary Quant, Charles Eames, Alberto Alessi, Sir Terence Conran, Milton Glaser ou encore Saul Bass (excusez du peu !!).

Son objectif consiste à protéger la profession, mais aussi de promouvoir le design sous toutes ses formes, ainsi que son apprentissage afin d’en faire bénéficier toute la communauté.
Le CSD édite également une revue baptisée The Designer (discontinued).

(1) Donc si vous voulez voir votre nom associé avec « CSD Student Member »… Faites chauffer les méninges !

Via Étapes
Sources Wikipédia

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Unique

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La nouvelle de la semaine fut pour moi, d’apprendre l’existence d’Iconofly, très intéressant concept de magazine qui se place dans deux des domaines porteurs de la mode aujourd’hui: le luxe et l’accessoire.
Posséder un porte-clefs Gucci ou un sac Vuitton, voire une chemise Cardin (!) pouvait laisser croire que l’on avait un produit de luxe, or c’est loin d’être le cas… Le luxe obéit à certaines règles strictes. Pour répondre aux exigences d’une nouvelle clientèle fortunée et aussi repositionner son image, ces maisons de luxe se sont données les moyens et ce secteur a le vent en poupe désormais.
Tout comme dans le prêt-à-porter, la multiplicité de l’offre à nivelé les styles, rendant difficile d’être différent au sein de la foule. L’accessoire a ainsi su tirer son épingle du jeu comme moyen de personnaliser sa tenue, son style.

Chez Iconofly, on entretient l’exclusivité jusqu’au bout puisqu’un seul accessoire est traité par parution, de son histoire à sa fabrication ; ainsi le magazine prend des chemins rarement abordés, mais parfaitement en phase avec le luxe, celui du recul et de la réflexion.
À cela, le magazine a ajouté une dimension créative en faisant appel à Ich & Kar, talentueux duo de graphistes pour réaliser sa direction artistique.
Ich & Kar ce sont Helena Ichbiah et Piotr Karczewski deux « concepteurs d’images » comme ils aiment à se définir. Ils interviennent en équipe suite, je cite, « à des conversations à bâtons rompus » dans des domaines variés, créant des identités et des images aussi bien pour une marque de bonbons que pour le luxe.

Dans ce premier numéro d’Iconofly consacré au sac, que je vous conseille de lire de bout en bout, appréciez la nouvelle de Jean Claude Ellena « nez » de la maison Hermès, qui se fait poète pour ce numéro, ainsi que la bande dessinée de Marjane Satrapi, l’entretien de Jérome Dreyfuss au sein de son atelier et les nombreux articles autour de cet accessoire et de son rôle dans l’histoire humaine.
Chaque exemplaire d’Iconofly devient collector, (donc luxueux… C.Q.F.D.) puisque chaque contribution est inédite, unique…

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Le prochain numéro sera consacré aux montres (la montre de luxe est un domaine en forte expansion ces dernières années).

Cerise sur le gâteau, un brin iconoclaste, cette parution est… gratuite et disponible en version électronique sur le site d’Iconofly (lien ci-dessous) ou en version papier chez Colette (213, rue St Honoré – 75001), au Printemps du Luxe (Printemps Haussmann 64, bd Haussmann – 75009), à l’Hôtel le Faubourg (15, rue Boissy d’Anglas – 75008), aux Musée des Arts Décoratifs (107, rue de Rivoli – 75001), chez Christie’s (9, avenue de Matignon – 75008), à Marseille, aux Émirats Arabes et Londres…
Bien entendu une version collector limitée à 100 exemplaires est également disponible à l’achat. Cet exemplaire spécial est consacré à l’incontournable Diane Pernet (A shaded view of fashion).

Le site d’Iconofly
Le site d’Ich et Kar
Ich & Kar sur Amazon

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Mode à la télé

Ce week-end Carine Roitfeld, ex-collaboratrice de Tom Ford et rédactrice en chef du Vogue France était l’invitée de l’émission « la Blonde et Moi » sur Paris Première, le 21 janvier à 12 h 45, Alexandra Golovanoff recevra le célèbre parfumeur Serge Lutens et le 28 janvier ce sera au tour de Jean-Paul Gaultier.
La Blonde et Moi avec Carine Roitfeld rediffusée le : mercredi 17 janvier à 07h30, jeudi 18 janvier à 07h55, samedi 20 janvier à 10h40 et dimanche 21 janvier à 07h10.
Le site de l’émission

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Robes de papiers

 

Encore une manifestation mode qui flirte avec une activité artistique. Il s’agit cette fois d’une activité scolaire, Gaspard Yurkievich, dont j’apprends qu’il est professeur à l’Ensad ; invite dans le cadre des Soirées nomades de la Fondation Cartier, neuf de ses élèves à concevoir des vêtements de papier mis en scène et en mouvement par les élèves vidéastes de Brice Dellsperger. Cela se passe le 18 janvier à partir de 21 heures au 261, boulevard Raspail – Paris 14. Il y aura des installations, des performances etc. Réservation indispensable au 01 42 18 56 72, entrée â € 6,50

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Papiers peints

 

  • Il y a eu ces quelques derniers mois une tendance papiers peints dans les magazines de déco ; avec la présence d’une nouvelle génération d’illustrateurs et de graphistes, ce support jugé « has-been » retrouvait les feux de la rampe des consommateurs avertis. Julien McDonald, le tonitruant créateur de mode crée cette saison pour Graham & Brown une collection de papier peints composés de plumages, de volutes graphiques et colorées, tantôt d’inspiration baroque, exotique (Exotic), voire hypnotique (Dazzle). On retrouve l’univers un brin excentrique de l’ancien directeur artistique de Givenchy.
  • De son côté la maison Graham & Brown poursuit la tradition, en effet depuis sa création en 1946 elle fait régulièrement appel à la créativité des anciens élèves du Royal college of Arts ou des designers les plus talentueux de son époque.

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Dazzle

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Exotic

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Ornate

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Y’s Mandarina

J’ai trouvé cette info en feuilletant quelques publications, Yohji Yamamoto déjà  responsable de la ligne Y-3 en partenariat avec Addidas s’est associé à Mandarina Duck pour créer une ligne de sacs et bagages innovants, correspondant à nos vies nomades. Multipoches en gabardine ou nylon, les sacs se muent en vêtement, les vêtements se muent en sacs…
Un travail qui me rappelle un peu les vêtements-architectures de l’artiste-styliste Lucy Orta et notemment sa réalisation de 1992, d’habits-transformables selon la nécessité.

Ci-dessous la ligne de « sacs » pour le Printemps-Été 2007

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