Londres | à  ville cosmopolite, mode cosmopolite…

 

LONDRES (AFP) – Inde, Japon, Brésil, Singapour, Serbie… la semaine de la mode de Londres est pour son édition automne-hiver résolument cosmopolite, à l’image de la capitale britannique.
Ni Paris, ni Milan, ni même New York n’accueillent sur leur « catwalk » autant de créateurs étrangers que Londres.

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En venant à Londres, ces créateurs espèrent se faire un nom dans l’industrie multimillionaire de la mode, et comptent sur l’ouverture d’esprit de cette ville où voisinent des dizaines de minorités parmi ses huit millions d’habitants.
Ils amènent avec eux un extrait de leur pays natal, enrichissent leur collection avec des tissus et des coloris rarement utilisés en Europe, pour nous offrir quelques saveurs de leur culture d’origine.

Le jeune créateur indien Manish Arora nous a ainsi projetés au beau milieu du Rajasthan, avec une collection osant les couleurs vives et brillantes de cette région du nord-est de l’Inde.

Les rose, vert, orange, bleu étaient partout, dynamisant des robes ou jupes à volants.

Avec la Brésilienne Issa, la « Fashion week » s’est retrouvée sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, en plein carnaval, entourée de robes à paillettes, de mini-strings, de seins nus et de corps peints en rouge, vert et jaune.

Le jeune Singapourien Ashley Isham a aussi fait sensation, en faisant défiler ses mannequins échevelés sous une pluie de pétales rouges ou dorés, dans de longues robes souples aux couleurs qui claquent (rouge vif, bleu turquoise…).

Quant à la collection de la Japonaise Michiko Koshino, elle était élégante et fraîche, avec un soupçon de la délicatesse d’une femme en kimono et un brin de la séduction d’une Geisha.

Nombre de ces créateurs connaissent un grand succès chez eux, à l’instar de Manish Arora, qui dessine des costumes de cinéma pour Bollywood.
Mais ils ont besoin d’une visibilité internationale, ce que Londres peut leur offrir, explique Andrew Tucker, un responsable du Conseil britannique de la mode, qui organise la manifestation.
Pour se faire une place dans le monde de la mode, il est impératif de défiler dans l’une des quatre capitales de la mode internationale, souligne-t-il.

Milan et New York sont très commerciales, Paris est inaccessible pour ceux dont le nom n’est pas encore établi, mais Londres est plus ouverte: c’est « assurément la meilleure piste de décollage » pour les jeunes créateurs, assure M. Tucker.
La capitale britannique s’est d’ailleurs faite une spécialité d’attirer les talents peu connus et de les lancer sur la scène internationale.

Parmi les autres créateurs étrangers au programme jeudi, la Serbe Roksanda Ilincic, les soeurs jumelles georgiennes Tata Naka ou encore le duo anglo-brésilien Bruno and Basso.

Les Britanniques Julien Macdonald et Paul Smith, ou l’Irlandais Paul Costelloe, sont apparus plus classiques dans leur collection, mais le chanteur anglais Boy George promet un bouquet final aussi branché que provocateur samedi.

photo:créateur Manish Arora
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Site de la Fashion Week

source: Yahoo et AFP

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Dictionnaire international de la mode

 

Un ouvrage de référence, publié une première fois il y a dix ans. Dirigé par une historienne de la mode, cet ouvrage recense tout ce qui a compté et compte dans la mode, depuis les créateurs, couturiers, financiers, marques, tissus, techniques, tendances, industriels, magazines, etc. Un outil indispensable de 600 pages et plus de 1000 illustrations.

Lien Amazon

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Marques locales

La mode ce n’est pas seulement la haute-couture, New-York-Milan-Tokyo-Londres, Kate Moss ou encore Gucci.
Pour preuve l’article ci-dessous nous rappelle que la solution est parfois tout près de chez soi.

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A l’initiative de l’office du tourisme de la ville, la station Courchevel vient de lancer une ligne textile de 110 références pour hommes et femmes, en attendant une collection de bijoux haut de gamme.Depuis le début de l’année, Mathias Chaize, un créateur installé à Barbès propose, sous sa marque Barbes Business School, des vestes militaires, des T-shirts et des sweat-shirts qui rappellent ceux des universités américaines. Quant à la marque de T-shirts branchés 64, elle célèbre depuis plusieurs années les valeurs du Sud Ouest. Il n’y a pas que Gap et H&M dans la vie.Hier, regardé avec une sympathique condescendance et apprécié pour la part d’exotisme que portaient ses « spécialités », le local trouve, plus que jamais en France, un nouveau rôle. Il devient signe de fierté d’appartenance, vecteur de revendication pour des alter consommateurs désireux de reprendre le pouvoir sur une offre de plus en plus standardisée.
Les marques « nationales », qui traversent actuellement une zone de turbulence, pourraient tirer profit de ce retour du local. Elles ont toutes dans leur portefeuille des recettes d’ici ou d’ailleurs : les valorisent-elles assez ? Ne les étouffent-elles pas un peu trop au nom de valeurs davantage définies pour une marque unique que pour un groupe de produits hétérogènes ? Leurs packagings jouent-ils assez la couleur locale ?
Le commerce équitable de proximité est peut-être en train de naître. Ne passons pas à côté.

Source Admirable design

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Tsumori Chisato

La styliste Tsumori Chisato, japonaise, est issue de la prestigieuse école Bunka de Tokyo. Assistante de Issey Miyake, elle fonde en 1990 sa propre ligne caractérisée par des formes amples, simples, ponctuées d’imprimés colorés et ludiques, de motifs géants et de broderies.

Très connue au Japon elle défile depuis 3 ans à Paris et a initié une ligne homme.

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Nawel

 

« Je fais de l’illustration, mais je ne suis pas illustratrice, comme j’utilise des vêtements, mais je ne fais pas du stylisme », c’est en ces termes qu’aime se définir Nawel, cette illustratrice qui se consacre à l’image de mode.
Cette définition rend compte de la situation dans laquelle se trouvent ces métiers aujourd’hui, avoir une connaissance des domaines connexes, non pas pour tout contrôler, mais pour être capable de créer une image plus globale, mieux maîtrisée(1) ou à défaut renforcer, créer des synergies avec des partenaires parfaitement choisis.
Son style, ses créations qualifiées de figuratif baroque (Vogue Italie, Sleek magazine, Levi’s, Bahlsen, Hermès etc.) ne tombent jamais dans la facilité et aspirent à l’essentiel. Sa technique mixe crayonné, peinture à l’huile et photographie (vêtement et accessoires) cette dernière est souvent subtilement intégrée au point d’être difficilement perceptible créant ainsi des effets matières étonnants.

Source : Étapes (février 2006)

Agent

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DSquared

Sexy, ultramoulant, énergique, métrosexuel et aussi très cool, les jumeaux de la mode s’appellent Dan et Dean Caten. Ils font souffler sur la mode un vent très dynamique qui met en scène des hommes et des femmes dans leur version exacerbé de la séduction, au point parfois de lorgner vers un style proche de la bande-dessinée ou d’une sortie dans une boîte branché, très show-biz en fait. Ce n’est pas sans surprise que l’on voit Justin Timberlake, Lenney Kravitz, Christina Aguilera ou récemment Madonna porter leur tenues.
Depuis la création de la ligne femme en 2003, le style est sorti de l’imagerie « ghetto gay », pour se diriger vers quelque chose de plus classique, plus sage et plus chic. Les robes ont des décolettés plus que vertigineux à en faire palir Mireile Darc, les hommes eux sont toujours musclés, en jean taille ultrabasse auprès de leur belle, magnifiée par eux.
Leur succès est fulgurant, en quelques années, les chiffres sont étonnants et les rumeurs veulent les voir à la tête d’une grande maison.

A suivre…

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